je me sens seule....
à ressentir tout comme ça, à avoir mal pour peu parfois, à analyser, à broyer du gris, du noir, à ne pas savoir faire la part des choses, à tout amplifier, à souffrir de peu. J'en ai marre. Ce n'est même plus de l'anxiété. Alors que j'ai cru trouver à un moment donné de ma vie le souci exact. Oui, il y a toujours un peu de phobie sociale, mais il y a aussi tant d'autres problèmes de sensibilité. C'est relié. C'est toujours une histoire de relation. Je suis donc faite pour vivre seule. Mais ce n'est pas ce que je veux. Pourtant, c'est plus reposant. Je voudrais éteindre mon cerveau, qu'il soit au repos et qu'il ne pense plus. Dimanche, nous avions un pique nique prévu qui s'est vite transformé en repas à la cafet' vu le temps frisquet. Nous avions prévenu nos amis que tôt dans l'après midi, nous les quitterions pour aller voir notre fille dans un spectacle. Je leur ai proposé de venir. Ils ont refusé, au début ils avaient soit disant compris que c'était tard et que ça les embêttait, puis j'ai redit l'heure, il restait des places, ils pouvaient venir sans avoir réservé, un m'a dit au téléphone le matin que finalement, pour être honnête, ça ne les intéressait pas. Et là j'ai encore ressenti comme un coup de couteau dans le coeur. Ils n'avaient rien de plus à faire après le repas. Ils ont choisi de ne pas venir. Bien sur nous y sommes allés et le spectacle était magnifique. Depuis je me dis que l'amitié n'existe pas. Ils n'ont pas fait l'effort de nous accompagner, pas fait l'effort de soutenir notre fille, et en plus c'était pour une bonne cause. Alors depuis dans ma tête je les déteste. Mais ce sont les amis de mon homme au départ et pour lui, il est hors de question de couper la relation. Pourtant, qu'y trouve t on dans cette relation ? Pour ma part, pas grand chose. Plus ça va, plus je cherche chez les gens autre chose. Mais ce n'est pas simple, chacun a son réseau d'amis, qui est prêt à changer, qui est prêt à rencontrer d'autres ? Ici, les groupes sont quasiment faits. Tout ça pour dire qu'une nouvelle fois ça m'a pris aux tripes. Et ça ne devrait pas, puisque chacun est libre, n'est ce pas. Mais je sais que moi dans un autre sens, je n'aurais pas agi de la sorte. Encore de quoi nourrir mon cerveau de gris, de mauvais, et c'est l'automne, et ce sera de plus en plus gris.