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sensiblement

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30 juin 2010

Coup de chaud

J'ai trop chaud, je me sens ko. Je me lève fatiguée après une nuit mal dormie. Le soir, bien sur, je me couche tard. Non non pas pour avoir pris l'apero des heures, juste pour attendre que l'air soit plus frais. J'ai zappé la gym ce soir, pas envie. J'ai des soucis d'internet en ce moment. Là ça semble marcher alors que depuis 15 jours il y a des coupures à chaque instant. Nous avons un contrat pro : normalement dépannés en 2 jours. Et bien là, ça fait 2 semaines que je les appelle, qu'on se loupe, qu'ils ne respectent pas les rendez vous. Le dernier qui s'est déplacé hier m'a dit qu'il fallait changer le cable, c'est donc prévu, mais là ça marche. O range, O déspespoir. Mon jeune fils va avoir son résultat de bac pro demain. Il pense l'avoir et pourtant je vous dis qu'il ne s'est pas foulé. Ma fille est en vacances puisque l'été elle ne donne pas de cours. Elle reprend ses marques car elle a délaissé beaucoup de choses chez elle ces derniers temps à cause des galas. Lundi c'était le dernier atelier d'écriture que nous avons fait dans une exposition. C'était bien. Cà reprendra donc à la rentrée. Je n'ai rien de tellement prévu cet été, à part le festival comme tous les ans depuis 3 ou 4 ans maintenant. Cette année, je vais voir Souchon, Dutronc, Cranberries, Mika, et d'autres dont j'ai oublié le nom. Je dois finir mes enregistrements de compta rapidement, j'avais un peu délaissé. Et il y a aussi le jardin qui réclame. Ce n'est donc pas vraiment les vacances chez nous. Envie de me mettre dans une chaise longue et de lire. En rêve, seulement pour l'instant.

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15 juin 2010

les produits

Au début de notre passage en bio, plus de produit chimique dans les champs bien sur. Par contre, autour de la maison, nous avons continué à utiliser le désherbant. Personne ne pouvait nous l'interdire, ce n'était pas dans les champs. Et puis un jour, j'ai dit : ça n'a pas de sens. On ne peut pas penser d'une façon et agir d'une autre. Alors on a abandonné le déherbant. Au début, on s'est fait débordé, du coup il y avait de l'herbe partout, je passais la tondeuse de temps en temps. Puis nous avons acheté un désherbeur thermique, c'est avec du gaz et on brûle l'herbe, il faut y passer du temps quand même, mais ça marche. Là on vient de refaire toute notre allée d'entrée et cour, pas de bitume, une toile au sol, des gros cailloux pour drainer, du calcaire compacté, et du petit caillou couleur terre, c'est enfin propre, je pense qu'on devrait avoir moins d'herbe. Et vous comment faites vous ?

15 juin 2010

le métier

Mon homme a choisi de travailler la terre, tout comme son père le faisait. Il est allé à l'école et a appris ce qu'on a bien voulu lui apprendre. Malgré tout il a toujours cherché à améliorer, à réfléchir autrement. Après avoir renoncé au peu d'élevage qu'il leur restait, avec son père, ils ont tout misé sur les cultures, ils avaient la possibilité d'irriguer. Ils ont marché avec le système : les produits phyto, les primes, etc. Puis quand malgré tout le travail, on n'arrivait plus à dégager de marge, il s'est posé des questions, d'ordre de santé en même temps. Ces produits sont dangereux. De plus en plus, on en parlait. Il a choisi de changer de méthode. Il a abandonné les produits chimiques. Ce n'était pas rien. Il fallait penser autrement, s'équiper de nouveaux matériels. Nous avons été aidés financièrement pour ça. Tout le monde pouvait le faire aussi. Cela fait 10 ans que nous n'utilisons plus de produits chimiques. Nous essayons de moins dépendre également des primes. Certaines cultures ne sont pas subventionnées. En ce moment, il faut biner, le temps est humide, l'herbe pousse très vite, ce n'est pas facile d'aller dans les champs quand il pleut, le terrain est trop gras. Si le binage mécanique est raté, alors il faudra arracher à la main et là c'est difficile, il faut trouver la main d'oeuvre, et c'est coûteux.

Le monde agricole est difficile. Dernièrement, on sent l'agressivité monter. Il nous est difficile de parler de notre métier sans sentir l'agressivité de ceux qui continuent comme avant. On essaie de ne pas provoquer. Ce week end encore, parlant de l'herbe à arracher, nous avons entendu "on ne va retourner comme au moyen âge à travailler à la main". Ils sont énervés, au bord du gouffre, ils ne supportent pas que certains décident de faire autrement, d'évoluer je dirais, car c'est une sacrée belle évolution. Nous sommes allés voir récemment le film de Coline Serreau, un de plus sur le sujet. Dans la salle, très peu d'agriculteurs, seuls ceux qui ont décidé de changer déjà, le public est surtout composé d'urbains. Ceux qui auraient besoin de voir ça sont absents une fois de plus. Qu'est ce qui les retient de changer ? Ils ont du mal à y arriver et ils continuent droit dans le mur. Nous avons la chance de vendre mieux nos produits, et surtout de les vendre quasiment en direct. Peu d'intermédaires pour éviter les marges à chaque fois. Tout le monde peut décider de faire autrement. Mais ils préfèrent nous regarder faire et nous jalouser, se montrer agressifs. Difficile d'avoir de bons contacts dans ce métier, sauf avec ceux qui travaillent pareil mais ce n'est qu'une petite minorité. Pourquoi ça les agace ? Si ça les agace, cela veut bien dire quelque chose. Le paysan est trop fier. Il ne veut pas comprendre qu'il a pu se tromper. Il faut être humble, très humble. D'ailleurs, nous aussi, il faut que nous soyons humbles pour accepter cette violence autour de nous.

10 juin 2010

Petit moment d'orgueil !

J'ai un mariage samedi, enfin messe et dessert, et bal. La fille d'une amie. Je pensais mettre une robe, mais j'ai les jambes dans un état, je suis en train de les soigner sérieusement. Alors je dois me rendre à l'évidence, ce sera pantacourt blanc, ça j'ai déjà, et tunique, il m'en faut une nouvelle. Je vais chez M.n.ukian, trop cher, trop habillé. Je repars chez C.m.ieu. C'est plus mes prix, je repère une tunique, puis j'interpelle une vendeuse pour qu'elle me conseille, je vais dans la cabine avec trois tuniques : la première jolie mais tissu t shirt, pour un mariage, je sais pas trop ? la deuxième en voile, plus classe. La troisième ne me va pas. Je suis devant les cabines, et là trois femmes dont une essaie également me disent que la marron me va très bien, elle veut aussi l'essayer. Sur elle, elle n'aime pas. Elle me dit que à moi elle me va car je suis plus mince. Puis la vendeuse me propose un gilet, j'essaie, elles acquiessent, je prends le tout. Pour les chaussures, celles que j'ai devraient aller, pas besoin d'acheter autre chose, d'autant plus que je suis super à l'aise. Et mes cheveux, ben ils sont toujours noirs et blancs, naturels quoi. Arrêtez, n'en jetez plus, je n'ai pas l'habitude, des femmes que je ne connais pas qui me disent que je suis bien dans les vêtements que j'essaie, mais ça fait du bien ça, dites donc, de temps en temps, des petits compliments. Je suis partie voir ma mère aussitôt toute guillerette, les batteries rechargées à bloc. Je suis donc présentable, en voilà d'une bonne nouvelle.

9 juin 2010

ouf c'est fait !

J'ai assuré la première soirée vendredi avec un mal de tête terrible, tant pis. J'étais aux entrées, j'ai fait deux, trois boulettes, difficile de rester concentrée avec une file d'attente importante. J'ai donc mal rendu la monnaie, etc, etc. Puis à l'entracte, j'ai vendu un peu au stand, puis j'ai volontiers laissé la place aux parents qui s'étaient portés volontaires. J'ai peu vu le spectacle, trop énervée, trop par ici, par là. Puis ça s'est terminé, et un peu de ménage, un peu de rangement, hop, je pars me coucher. Le samedi, ils remettront ça sans moi. Mon samedi, je le savoure, vu que le plus dur est passé. Il y a la live box qui me joue des tours, il faut que j'aille la changer. Je pensais que cette journée serait longue, très longue, non, c'est une journée normale et du coup, je n'en fais pas grand chose. Je me suis levée trop tard. Le soir arrivé, je pars voir le spectacle de ma fille avec une voisine, et mon mari nous rejoindra. Je suis bien. Je fais des photos. Je mesure tout le travail de son année. C'est très beau. Les spectateurs paraissent contents, frappent dans leurs mains en accompagnant quelques moments musicaux. Son final est top. Je suis très fière d'elle. Dimanche, nous avons un pique nique, je commence à être sur les genoux. Depuis le début de la semaine, je me sens fatiguée. Je fais un peu le bilan des soirées de notre asso, ce n'est pas fini, je n'ai pas tous les éléments. Je sais que maintenant je n'ai plus de stress à avoir. J'ai planté mes fleurs hier, ce n'était pas encore fait, je suis toujours en retard. Je suis allée à la gym ce soir. Il me reste un tas de linge à repasser. Et je voudrais aussi beaucoup dormir. Tout ça pour ça, ce n'était vraiment pas la peine. Je vais dire : "on ne se refait pas". Bien moi, j'aimerais bien me refaire.

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3 juin 2010

Des nouvelles !

Hier, c'était la journée "migraine", il fallait bien que ça sorte, ce stress, et aujourd'hui courses ce matin, cet après midi, je suis allée à la sépulture de mon ancien voisin que j'aimais beaucoup et que je voyais encore de temps en temps. Il a été emporté par un cancer du pancréas, lui si sportif, si jovial, si agréable, si .......  oui, lui. Pour la première fois, j'ai écrit quelques mots sur le registre à l'église, des mots d'aurevoir. Elle va continuer seule maintenant et ça me fait de la peine. Après la sépulture, j'ai rejoint l'équipe qui préparait le gala, je suis retournée chez moi chercher des choses oubliées puis j'y suis repartie pour la répétition générale. Vous n'allez pas me croire : ça s'est bien passé. J'étais zen. J'ai pris les choses comme elles venaient alors qu'en début de semaine, je stressais terriblement. Mardi, j'ai tout dit à ma collègue. Je lui avais dit de passer à la maison. J'ai tout balancé. Je crois que ça m'a fait un bien fou. Je crois que ça me donne le droit d'être comme je suis. Je suis contente. Les enfants ont été faciles. Voilà, demain soir, c'est la première soirée. Et je ne serai pas à la deuxième puisque c'est ma fille qui de son côté donne son gala en tant que prof dans un autre club. J'irai donc là bas en spectatrice. Merci de me lire.

1 juin 2010

Il explique bien !

J'ai trouvé cette video suite à un article sur cet écrivain dans la presse. C'est un peu long mais tellement explicite. Si ça vous intéresse, écoutez le

30 mai 2010

BONNE FETE LES MAMANS

30 mai 2010

Franchement

Mais qu'ai je donc à craindre de tous ces gens ? Franchement RIEN. C'est plutôt de moi que je dois me méfier. Allez, commencer à méditer là dessus. JE N AI RIEN A CRAINDRE DE TOUS CES GENS.

27 mai 2010

periode de stress

Autant le week end dernier était bon, autant les jours à venir me font peur et pourtant je dois trouver la solution. Hier soir je vais à la gym (je n'y suis pas allée depuis 3 semaines), et la prof me le fait bien remarquer. A la fin du cours, on discute un peu et je lui dis que c'est bientôt le gala et que ça me tracasse. "Arrête ça me dit elle, tous les ans c'est pareil, tu te rends malade, qu'en pensent tes collègues, ils devraient faire quelque chose ?" Oui, je me torture, mais dans la T.C.C. il faut s'exposer, ça fait partie de la guérison. On ne peut pas toujours fuir. Et pourtant ça m'arrangerait tellement. Alors j'ai écrit un mail à une collègue lui exposant mes angoisses. J'ai eu une réponse compréhensive mais évasive, qui ne me dit pas ce que je peux faire et ne pas faire. Finalement, j'aime préparer ce gala, mais dans l'ombre. Quand je serai confrontée à toutes ces gamines, et ces parents, et ces spectateurs, je perds pied. Ma tête est vide. Je ne sais même plus rendre la monnaie. Mais comment voulez vous que mes collègues me comprennent. Quand j'en parle un tout petit peu, vraiment un tout petit peu, c'est à peine s'ils m'écoutent, pensant juste que c'est un petit trac. Et puis l'une d'elle m'a dit un jour à la maison qu'elle ne supportait pas les gens qui se plaignaient. Alors je ne me donne à peine le droit de me plaindre. Pourtant c'est un appel au secours quand j'en parle, mais je n'ai pas de réponse, pas celle qui me convient. Pour être bénévole, faut il être performant partout ? Encore une fois, je me dis que si je démissionne, alors là je n'aurai plus aucun contact avec les gens de ma commune puisque toute la semaine je suis isolée en campagne, et que je ne vois pas ce qui poura m'entraîner vers les gens. Là, c'est le motif. Gérer une asso. Mais sans s'exposer c'est dur. Je sais, je rabache, tout le temps la même chose, tout le temps à la même époque. Mais à force de sortir le mal, à force d'y mettre des mots, est ce qu'à un moment, je ne vais pas trouver la solution ? A l'asso des anxieux, on nous dit de parler de nos maux, de nos émotions. Les gens qui n'ont pas de problème sont ils prêts à entendre ?

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