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sensiblement

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13 janvier 2011

Le film

Je viens de voir ce film "l'adversaire" cet homme qui ment à tout le monde, qui supprime sa famille, qui est tellement mal. Quand on est si mal, peut on faire n'importe quoi ? Cà me fait peur. Demain, il vient me voir parce que je lui ai suggéré, on va parler de l'asso, si je reste, si je pars, j'en fais vraiment une affaire d'état, c'est comme si ma vie se jouait là. Personne ne prend de mes nouvelles, à part lui. J'ai l'impression que c'est une sacrée décision : être capable de surmonter cela et continuer, me surpasser ou abdiquer et être enfin tranquille, en acceptant les conséquences, plus de contact. Il me restera la famille, les quelques amis que je vois de temps en temps, les relations de travail (peu), les gens de l'écriture. Peut on vivre sans voir beaucoup de monde ? Je voudrais croire que oui. Je culpabilise à cette pensée. Comme si c'était obligatoire d'être très entourée. Parce qu'aujourd'hui, c'est ce qu'on voit partout, des groupes, des amis, des soirées. Mais est ce obligatoire ? Je veux une réponse là, tout de suite. Pourquoi j'ai ça dans la tête ? Pourquoi ? Parce que mes parents étaient seuls, et que j'ai peur de faire comme eux. Cà ne me lâchera jamais cette vie. Et si je décide d'arrêter, que pourra t il m'arriver ? N'être utile que chez moi. J'ai cru étant jeune que j'avais de l'ambition, je vois bien aujourd'hui que non. Mes peurs et mes doutes sont plus forts que moi. Vais je tomber le masque devant lui demain ? Je peux soit tout dire, comme je suis, soit en dire le moins possible, juste dire que j'en ai marre. Et si je lui dis tout, peut il comprendre ? C'est incompréhensible pour la plupart des humains sans problème. Que la peur des autres nous hante à ce point, comment comprendre ça. Et parfois, délivrée, je ne le ressens plus du tout, en toute confiance, par quel bonheur, cela m'arrive. Puis la bataille reprend. C'est ce que je vis en ce moment. On verra demain. J'ai très envie de tout lui dire, ce sera surement la première fois que je parle comme ça à quelqu'un que je connais peu. Aurais je le courage ? Lui dire que j'aime ce que je fais, que j'en suis fière, mais que j'ai peur des parents, des gosses quand on est en situation. Que j'ai peur des autres bénévoles, qu'ils voient mes faiblesses, moi qui rêvait être forte. Moi qui rêvait être quelqu'un d'autre.

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12 janvier 2011

j'attends

J'attends que ça passe. Ce rhume n'en finit pas, je dors mal, il me bouffe mon énergie dans la journée, je ne sors pas. J'ai quand même réussi samedi dernier à assurer le repas familial de "nouvel an". Nous étions 22 : ma mère, la famille de ma soeur, et la mienne. Je n'avais quasiment pas de voix. J'ai fait le maximum et apparemment, tout le monde était content. Seulement, depuis, je suis k o. J'ai sans doute tout donné. Je n'ai pas de résistance, quand je suis malade, ça prend des proportions. Je me laisse vivre, fais l'indispensable et le reste attendra.

Un mail reçu : une nouvelle réunion aura lieu bientôt pour préparer l'AG de notre asso. Rien qu'à le lire, j'ai mal au ventre. Cela fait 2 fois au moins que je zappe. J'ai commencé à dire au nouveau président que j'étais sur le départ. Il ne fait rien pour retenir, me dit que c'est à moi de voir, je suspecte que ça l'arrange, je pense toujours qu'on ne m'apprécie pas, je ne dois pas toujours être agréable dans le groupe, j'arrive parfois à dire "trop" ce que je pense, je ne fais pas les choses à la légère. Mais là ça me donne la colique. Je vais faire la liste :

- arrêter cette activité = Négatif

Ne plus avoir de contact avec les gens de ma commune, Ne plus me sentir utile, Les laisser se débrouiller alors que personne n'a été préparé à me remplacer, ne plus être au courant de ce qui se passe dans la commune, passer pour une irresponsable, être critiquée, être moquée, être beaucoup plus seule

- arrêter cette activité = Positif

Avoir l'esprit en paix, ne plus me prendre la tête, avoir plus de temps pour me consacrer aux miens, au jardin, être disponible pour faire autre chose,

Cà semble facile comme ça, mais non je n'y arrive pas. Quoi leur dire si j'arrête, dois je me justifier, leur dire que je suis "hypersensible" ? Comprendront ils ?

5 janvier 2011

hier

hier matin, je lutte contre mal de gorge, sinusite, etc. Les microbes ne m'ont pas épargnée, fatiguée comme j'étais, ça devait arriver. Je traîne au petit déj avec un moral ds les chaussettes et nous parlons avec mon jeune fils. Je dis quelques mots sur mon désarroi actuel, tout en discutant, il dit qu'il me ressemble, que lui aussi se trouve très sensible. Je lui fais remarquer qu'il a l'air parfaitement à l'aise dans son groupe de copains, et qu'on n'y voit rien. Il m'explique que ce sont ses copains de toujours, qu'ils le connaissent comme ça, et ne l'embêttent pas. Je lui dis qu'il a de la chance, que moi je me suis mal intégrée dans cet endroit, mais lui, il est né là, il les a toujours connus, donc c'est plus simple. C'est un peu comme moi quand je retrouve mes amies d'autrefois et avec qui tout se passe assez facilement. Selon les âges de la vie, avec plus ou moins de difficultés, les choses se passent. Il est vrai qu'à 20 ans, arrivée ici, je ne savais vraiment pas comment m'y prendre pour avoir une vie sociale, je pense que je refoulais toute démarche, et je fermais les yeux là-dessus, pensant que tout se ferait tout seul. J'aurais du profiter des connaissances à travers les enfants, j'ai bien essayé un peu plus tard, mais ça n'a guère marché. C'est comme ça. Je pense que mon fils me comprend. Je lui parle des mes interrogations au niveau de l'asso, il me dit que je dois pourtant être importante, mais que si ça me barbe, il faut que j'arrête, il me dit de faire tout ce qui me plait, qui ne me prend pas la tête, il existe tant de loisirs. Je ne sais pas si je pourrais, je l'ai fait pour l'écriture mais après ? J'ai réussi hier à tout vider mon placard de salle d'eau, faire le tri, jeter (yes, j'ai rempli un sac) et tout bien nettoyer. Cà, c'est une sacrée victoire. Il faut que je continue. Autrefois, j'étais super maniaque, maintenant c'est devenu le contraire, et plus je procrastine. J'espère que les microbes vont me lâcher.

3 janvier 2011

Nous sommes inscrits à l'école de la vie. C'est

Nous sommes inscrits à l'école de la vie.

  C'est un emploi à temps plein.

  Chaque jour, l'occasion nous est donnée d'apprendre une leçon.

  Qu'elle nous plaise ou non, elle est inscrite au programme.

  Chaque circonstance de la vie est une occasion supplémentaire d'apprendre.

  Si vous souffrez, vous apprenez une leçon.

  Si vous éprouvez de la joie, vous en apprenez un autre.

  Chacun de vos actes, chacun des événements de votre existence, vous enseigne quelque chose de nouveau.

  Il n'y a aucun moyen d'échapper à cette évidence.

  Peut-être ne comprendrez vous jamais pourquoi vous avez la chance d'avoir trouvé le partenaire idéal, alors que vos amis se déchirent en vaines querelles et finissent par se quitter ou par divorcer, ni pourquoi vous vous débattez dans les difficultés financières alors que vos amis n'ont qu'à ouvrir leur portefeuille pour résoudre leurs problèmes.

  Mais une chose est sûre : un jour ou l'autre, la leçon dont vous avez besoin pour progresser se présentera.

  A ce moment-là, il vous appartiendra d'accepter ou non de l'apprendre.

  Ne cédez pas à la tentation de comparer votre destin à celui des personnes qui vous entourent.

  N'oubliez pas que les leçons qui vous attendent sont toujours adaptées à vos besoins et que vous êtes capable de faire face.

  C'est le seul moyen d'avancer sur le chemin de la vie.

Si vous êtes capable de relever ce défi, vous comprendrez ce que vous faites sur terre, et vous vivrez plus intensément ce mystère.

  Vous cesserez d'être une victime des circonstances ou du destin, et vous donnerez libre cours à la force qui est en vous, pour maîtriser votre  vie.

  En cherchant à vivre l'existence pour laquelle vous êtes fait, vous verrez s'épanouir des dons inattendus, à côté desquels vous auriez pu passer sans jamais les voir.

  Le processus n'est pas simple, mais les résultas valent très largement les efforts que vous serez appelé à faire.

 

  C.Carter-Scott

3 janvier 2011

difficultés

de début d'année ! Aïe aïe aïe comme si j'avais vraiment du mal à me projeter, à avancer. Tout s'est bien passé pourtant le soir du réveillon. Je m'étais mise en mode "lâcher prise", nous arrivons tous les 6 les derniers dans le petit restaurant qui ne paie pas de mine. Aussitôt le DJ nous soumet un jeu : chaque tablée doit venir danser au centre et ensuite il y a le sonomètre qui mesure les applaudissements, j'avoue que j'aime pas trop qu'on me presse comme ça, mais bon arrive notre tour et on ne se dégonfle pas, on se cache comme on peut derrière les autres, et hop la magie opère, ça nous dégourdit, et on est dans le bain. L'ambiance est bon enfant, les plats se succèdent, on danse entre chaque, de bons vieux tubes nous émoustillent. Finalement je suis là, moi, comme les autres, anonyme, et je m'amuse. Personne ne sait comme je suis, sauf lui et encore ? Je pense que je dois porter un masque ce soir là. Nous rentrons à 5 h 30 du matin, et je dors jusqu'à midi, puis c'est télé tout l'après midi, puis nous visitons mes beaux parents, je me sens ko. Depuis, c'est l'enfer dans ma tête : je me sens mal, je n'ai goût à rien, on s'est encore pris la tête avec mon homme, et ça dure. Il a du mal à me supporter, je le vois bien. Et moi aussi, il y a tant de choses qui m'agacent. Peut être que finalement toutes ces fêtes me déstabilisent, je ressens que tout ça n'est que du cinéma, je ressens beaucoup trop tout. Je suis au début 2011 et ça ne va déjà pas, mon Dieu, pourvu que ça passe vite. L'impression que les passages à vide reviennent de plus en plus, besoin d'aide, besoin de compréhension. Mon fils (jeune) me regarde d'un drôle d'air, ça l'agace mais on n'en parle pas. En ce début d'année, je ressens fortement que ma vie ne ressemble pas à celle de mes amies (si peu soient elles) et ça me fout le bourdon, c'est sûr. Je trouve des blogs où je saisis quelques mots réconfortants, mais j'ai peur de décliner vraiment, j'ai peur. Je suis capable de faire semblant, mais pas longtemps.

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31 décembre 2010

Etre sur son 31 !

et voir l'année 2010 qui se termine. Ce ne fut pas le meilleur cru. J'avais préféré 2009 qui m'avait appelée à faire du NEUF. 2010, bof ! je n'ai pas été brillante, envahie par mes démons, et j'ai si mal supporté leurs séparations, je dois tourner la page. Alors apparaît 2011. Nous irons au restau ce soir à 6. Hier soir, je me cherchais le vêtement qu'il me fallait. Moi qui n'essaie presque jamais, là j'ai essayé pour constater que tout ce que j'aimais me collait et me marquait beaucoup trop. Une vendeuse est venue à mon aide et à trouver la tunique idéale qui cache tout (grande et asymétrique), c'est bon, ce sera celle là, "vous pouvez la mettre avec un legging",    "euh vous croyez, on verra",      j'essaie ce matin, non pas de legging j'ai l'impression de ne pas être habillée, ce sera un pantalon noir que j'ai déjà. Même pas fait appel au coiffeur, mon dieu, la tête que j'aurai parmi toutes ces princesses d'un soir. Faut assumer ma vieille ! t'es plus toute jeune. Je suis déjà fatiguée à 16 h 21 et faudra tenir ce soir. Et en plus, c'est dansant, ce sont les autres qui voulaient. Heureusement demain et après demain, rien, rien, rien. Les enfants font chacun des réveillons différents : l'aîné avec ses grands copains sur la côte, ma fille avec sa nouvelle bande d'amis en grand groupe avec pleins d'animations, et mon jeune fils avec un grand groupe de notre commune. Pourvu que tout se passe bien. Qu'est ce qu'il faut pas faire quand même pour changer d'année. Alors bon réveillon à ceux qui en font, belle soirée à ceux qui n'en font pas, et on se retrouve en 2011 désormais. Je vous embrasse.

28 décembre 2010

Au jour le jour

Les fêtes se passent. Bien, pas d'appréhension pour l'instant. Le 24 au soir, nous étions avec nos deux fils avec au menu : raclette et télé (beurk, rien de valable) puis dodo pas tard pour être en forme le lendemain. Jour de Noël : j'ai la cuisine à faire pour le midi, nos enfants sont là au complet et le copain de fifille, ainsi que ma mère que je suis allée chercher à la maison de retraite. Pour la petite histoire j'arrive là bas à midi 10, ils étaient prévenus par ma soeur que ma mère serait chez moi ce jour, et bien elle a déjà été embarquée à la salle à manger, heureusement elle n'a pas commencé à déjeuner. Je me demande si un jour la communication fonctionnera dans cette maison de retraite, ils hurlent qu'ils n'ont pas le temps, mais ils sont si mal organisés, ils viennent chercher les gens dans leur chambre quand ce n'est pas nécessaire..... pff...... j'ai même plus envie de me battre de ce côté là. Nous nous sommes offert les cadeaux et puis petit repas bien sympathique. Vers le soir, nos enfants repartent et nous avançons avec ma mère voir mes beaux parents. Ma b-m- n'est pas en forme. Le dimanche 26, c'est la fête avec famille élargie, nous sommes 50 et nous assurons l'intendance. Cà se passe bien, pas de grande conversation, trop de monde, apparemment tout le monde est content d'être là. Je m'occupe beaucoup de la cuisine et cela me convient. Depuis je suis un peu k.o., sans doute trop mangé, mal dormi, etc. Ce matin, j'ai aidé mon homme à ensacher des haricots. J'ai eu très froid, bâtiment pas chauffé. Cà m'a fait pensé aux gens qui sont dans la rue. J'ai tellement apprécié rentrer chez moi ce midi. Comment cela peut il exister ? Je suis dégoûtée. Vendredi soir, ce sera réveillon à 6 au restaurant, ça ne me dit rien. Je n'ai plus envie de me forcer pour rien. Je voudrais que ma tête soit plus légère que jamais. Je me demande comment s'annonce 2011. Plus trop envie de me battre ? Serait il temps d'accepter définitivement ce que je suis ? Et pourtant ça ne me plait pas ce que je suis ? Mais à forte d'être deux à l'intérieur (la forte et la faible), la lutte devient insupportable. Qui va remporter ?

24 décembre 2010

JOYEUX NOEL

Je vous souhaite à tous, vous qui passez par là pour la première fois, vous les fidèles, vous que je connais dans la vraie vie, vous qui me suivez en restant très anonymes

UN JOYEUX NOEL

Une pensée particulière pour ceux qui sont seuls ce soir.

2010_12_056

22 décembre 2010

à l'abri

Par ce temps si gris, je suis à l'abri. A l'abri de la pluie, à l'abri des regards et des mots qui m'effraient. Je suis sortie dernièrement : dimanche une journée "noel" avec repas et spectacle grandiose, avec un couple d'amis, j'étais bien. Puis j'ai fait des courses, une fois avec ma belle soeur pour un repas prévu avec famille élargie en fin de semaine, une fois avec ma fille pour la déco de ce repas, j'ai acheté aussi quelques cadeaux avec elle. Je me sentais protégée. J'ai acheté un manteau pour moi, je le trouve très beau, j'ai eu la chance de tomber sur une vendeuse conseillère comme je n'avais pas vu depuis longtemps. J'adore ça qu'on m'oriente, me dise si ça me va ou pas, me trouve d'autres modèles, je me laisse faire. Je l'ai pris. J'ai peu de relations aux autres en ce moment. Sauf par mail. Pas d'écriture, trève de Noël. Etre à l'abri des dangers potentiels, c'est ce qu'il me faut.

12 décembre 2010

J'aurais pas du

écrire sur la sérénité hier. Aussitôt écrit, aussitôt envolée la sérénité. Mes démons sont revenus. Mal partout, torturée. Ce week end mon grand fils s'était annoncé. Vendredi soir, personne. Coup de fil samedi, il vient dans la soirée. Il arrive avec la voiture d'un copain en fin d'après midi, prend un bain, discute un quart d'heure et repart voir sa grand mère puis rejoindre ses copains sur la cote, en guise de week end, je n'ai eu sa présence que d'un quart d'heure. Il parle de son travail, de partir plus tard travailler à l'étranger. Où est mon petit garçon ? Il m'a largué il y a longtemps. Quant à ma fille, elle, elle était juste passer déjeuner vendredi midi, et samedi midi, mais pas le temps, pas le temps, elle est pressée, un courant d'air. Le plus jeune a rompu également avec sa petite copine, je m'y étais préparée, je me suis interdite de souffrir, car je l'aimais aussi cette fille, même si je savais que ça ne durerait surement pas vu leur âge. Interdite de souffrir = je souffre quand même. Je souffre pour tout de toute façon. Je crois que je souffre de vivre tout simplement. Hier soir, on s'est pris la tête avec mon homme. Aujourd'hui, idem. Je suis seule à l'heure qu'il est, il est sorti, j'ai passé une partie de l'après midi dans mon lit, mon refuge. Je ne suis pas sereine du tout malgré mes grands discours sur la sérénité : ça c'est en théorie mais c'est zéro de pratique. Je me sens hors du temps. L'autre jour, j'étais à la banque avec mon mari, un homme plus âgé lui dit bonjour et à moi aussi en demandant si j'étais sa femme, ça fait 30 ans que j'habite ici, il ne me connait même pas, et moi je le connais, je lui ai même rappelé qu'on s'était vu chez un médecin à Nantes par hasard. Voilà, dans la foule, moi qui ai si peur des autres, je pense et ça doit surement être vrai que je deviens transparente pour m'en sortir au mieux, et donc on ne me connait pas. Ainsi mes problèmes ne sont aucunement réglés. Je crois que je suis parano, schizo, agoraphobe, et déprimé à vie. Je devrais me réjouir à l'arrivée des fêtes et bien, j'ai du mal. Peut être que ce moment de l'année est morbide pour moi puisque le 10 décembre 1954 naissait et mourrait mon frère ? Peut être que c'est cet anniversaire qui me poursuit. Les larmes viennent. Où trouver le réconfort ? Attendre que ça passe. J'ai une réunion mardi soir de l'asso pour la gym, je ne me sens pas du tout la force d'y aller. Envie d'envoyer un mail à tous les membres de l'asso : "bonjour, j'ai tenu ma mission aussi bien que possible, j'ai essayé d'y croire, mais je baisse les bras, je suis agoraphobe, etc. etc., veuillez m'en excuser, je pensais trouver ici un peu de chaleur et de réconfort, hélas une asso comme ça ce n'est pas fait pour ça, désolée, j'arrête".

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