sensible Françoise
J'ai regardé hier soir l'émission sur Françoise Hardy... je crois l'avoir déjà vue. Je n'ai jamais acheté un seul disque de cette chanteuse, je l'aimais bien, mais ce n'était pas à ce point. Pourtant j'avoue que je lui découvre quelques pépites.... et puis surtout j'aime ce qu'elle dit, ce qu'elle ressent. Elle a parlé de la honte éprouvée parce qu'elle vivait avec sa mère, sans père. A priori, cela l'a marquée pour toute son existence, la honte étant un sentiment développé chez elle très petite, à cause de sa situation familiale. Et là, ça me fait tilt. C'est si rare d'entendre ça. Pour ma part, j'en ai souvent parlé ici de ce sentiment qui m'habite depuis si longtemps, même si ça paraît totalement disproportionné.
J'ai développé ce sentiment à cause de mon père et de ses tocs. Les tocs, on n'arrête pas d'en entendre parler maintenant, comme d'une maladie presque honorable, ce n'est pas rien pour les proches, et patati et patata. Vivre cela dans les années 60, 70, 80 même, c'était beaucoup moins confortable. Aucune aide, aucun partage, aucun appui. Rien. Le néant. De la honte en face, de la honte ! et rien d'autre.
Voilà pourquoi j'ai aimé Françoise, parce qu'elle en a parlé aussi. Parce que peu de gens abordent un tel sujet. Parce que ça m'a pourri la vie, et cela arrive encore, même si j'ai fait de grands progrès. C'est un sentiment qui se déclenche à la moindre étincelle. Oui, cela m'arrive encore !