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sensiblement
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30 novembre 2015

encore ....

Encore ressentir cette langueur ... encore. Me laisser engloutir, si souvent écrit ça ici. A qui le dire ? A qui l'écrire ? Peu de gens savent à quel point je peux parfois me noyer. Heureusement il suffit d'un coup de vent, souvent, pour nettoyer tout ça. Mais là, elle me tourne encore autour. Je me suis beaucoup trop vue dans les yeux des autres ce week end, et j'y ai vu une OVNI. Je me suis sentie lasse, et hors de tout. C'est comme ça. Pourtant j'y crois encore à la métamorphose, j'ai cru que c'était fait, mais c'était juste une illusion. Des raisons ? pas vraiment. Juste une mauvaise perception des choses, du moment, un grand manque d'estime de soi.

Avant j'allais me réfugier dans la chambre de ma mère, et je vivais là bas l'instant présent, peu de dialogue, juste quelques mots, et le toucher, et quelques jeux télé pour passer le temps, et même le silence, et quelqu'un à qui je ressemblais, sauf qu'elle n'avait jamais trop parlé de ses états d'âme, mais moi j'avais vu son isolement, ses manques, et puis sa résilience. Enfin sans doute quelqu'un qui pouvait me comprendre sans me parler.

Maintenant je vis sans savoir où je vais. J'ai senti mes lacunes à parler avec elle, qui est passée l'autre soir, qui a eu la bonne et grande éducation, et qui peut parler des heures de sujets divers, entre autre l'islam, je ne pouvais jamais intervenir, je ne sais rien du sujet. Au bout d'un moment c'est enquiquinant de ne pouvoir échanger. Et aussi avec eux, avec elles, je ne trouvais pas ma place à l'apéro, je ne savais que dire, j'aurais du m'asseoir et attendre, et faire silence. J'aimais communiquer, je me demande si je ne suis pas en train de désaimer.

Ne me dites pas que je dois me remuer, qu'il faut avoir confiance, que c'est du ressassage, que mon blog est triste, que ci, que ça,    NON !    parlez moi de vous si vous voulez .....  on ne guérit sans doute pas d'une si longue  mélancolie ! je les ai vus joyeux au bar et j'ai trouvé ça triste, parce qu'ils sont joyeux à cause de ce que contient leur verre, à s'en rendre malade !

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25 novembre 2015

Quoi ? c'est presque Noël ?

oh les boules ! tous les ans c'est pareil, ça arrive sans prévenir. Hier, j'ai commencé à voir les illuminations installées, quelques vitrines déjà prêtes, et des photos de sapin sur F.B. Je ne serai jamais prête comme d'habitude. Aucun cadeau d'acheté, d'ailleurs je ne sais pas ce que je vais acheter, je leur ai dit de faire une liste, pourtant j'étais contre mais c'est finalement bien pratique, autant que ce soit utile pour eux. Et on enjambe encore plus loin pour penser aussi au réveillon du nouvel an, on prend les mêmes et on recommence, ce sera "l'organisé" même si au fond de moi, ce n'est pas vraiment ce que je voudrais, mais c'est des coups à se retrouver toute seule. On fera simple, on choisit un endroit, et voilà. Tout sera prêt, le menu, la danse, etc....  Cette année, j'ai un petit à (ne pas) trop gâter. Mais à cet âge, quoi ? mais quoi donc ? L'autre famille a déjà commencé ces achats... Cà met la pression.

Et puis ces repas qui ne sont pas encore définis. C'est que les agendas des uns et des autres ne sont pas élastiques.

En attendant tout ça, hier soir, je suis allée au spectacle de danse dans la ville d'à côté. 6 hommes sur scène dans une pièce qui s'appelle "Tutu", fort drôle et belle. La salle était quasiment pleine. Les gens ont retrouvé le besoin de sortir, et puis à la campagne, il semble qu'on ne craigne pas grand chose. J'y retournerai mardi prochain sur la proposition d'une amie qui avait une place.

Hier soir, la dame près de moi était seule, je n'osais pas vraiment lui parler, mais ça s'est fait tout seul, grâce à nos rires partagés et j'ai aimé ça.

Lundi, je suis sortie également pour l'atelier d'écriture. Là aussi c'était la pression, depuis que les quatre nouveaux nous ont rejoint, ce n'est plus pareil. Il en faut de peu pour modifier une atmosphère. Ils sont forts, très forts, et je me sens tremblante avec mes petits mots, mes petites histoires, faudrait pas que je me laisse m'en aller ...... vers la sortie.

Quoi c'est presque Noel ? Et vous en pensez quoi ?

 

22 novembre 2015

Une tablée !

C'était décidé depuis quelque temps, nous nous réunirions au restaurant. L'appel avait été lancé. Une bonne dizaine a répondu oui, les autres avaient peut être autre chose de prévu, ou bien ils n'avaient pas envie, ou bien pas assez d'argent, ou trop la trouille. J'étais contente, ça faisait longtemps que nous n'avions pas eu une sortie en groupe. C'est passé beaucoup trop vite. Une grande tablée, forcément, on ne peut pas vraiment parler à tout le monde, et puis on dit plutôt des bêtises, des blagues, on rit, surtout que certains ne sont pas ennemis de la joie.

On s'est rencontré parce que nous avons tous des soucis d'anxiété ou de phobies, on se connaît de mieux en mieux pour certains.

Le repas était bon, l'endroit très joli.

Voilà, c'est fait.

J'attendais ce moment, il est passé vite, trop vite ! J'espère qu'ils ont tous bien apprécié.

 

20 novembre 2015

J'écris sans rien ....

J'écris, sans vocabulaire, sans entrer en matière, sans atmosphère, sans bouc émissaire

Je reste dans les vestiaires,

j'écris sans outil, juste mes mots à moi, tournés vers l'indicible,

j'écris sans faire de bruit, sans distribuer l'ennui,

j'écris, je ne sais pas pourquoi,

Juste ces mots et moi,

Emoi dans cette vie, sans vie ?

Est ce que quelque chose change ici ou à Paris ?

Il parait que oui

Ici je ne vois rien

Où sont ils les humains ?

Mes rêves sont irréalisables

Je ne sais pas les dire, ni même les décrire,

J'écris un peu l'histoire, moi qui suis sans histoire,

qui en fais toute une histoire.

 

18 novembre 2015

temps si sombre !

Je suis dans mon bureau, j'ai tant de tâches devant moi et pourtant je n'avance pas. Je me laisse embarquer pour me changer la tête, je pars sur le net visiter des idées de déco de Noel. C'est qu'il fait si sombre dehors, et dans ma tête, qu'il faut trouver une respiration quelque part. Des gens viennent pour des devis, je ne m'en occupe pas, c'est lui. Je ferais mieux de sortir mais je n'en ai pas envie. Hier soir, j'ai appelé ma soeur, on a parlé presque que des actualités.

J'attends les peintres depuis longtemps, ce matin il y en a un qui est venu voir, il est reparti en me disant à cet après midi. Et cet après midi, il n'est pas revenu. J'en ai marre de les appeler.

 Hier soir, on a regardé l'émission avec le célèbre animateur, N.... et le célèbre docteur M C. On a fait les tests. Je n'ai pas brillé. Et puis ce matin, se réveiller encore au son de l'actualité.... C'est trop pour la sensible que je suis.

Hier soir j'ai aussi appelé quelqu'un de l'association pour prendre de ses nouvelles.

Et les jours passent, lugubres.

Si Dieu existe, pourquoi laisse t il faire tout ça ?

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17 novembre 2015

Oser un peu ....

Quand nous sortons de notre formation CNV, nous envisageons mettre en place au plus vite quelques petites choses en mieux dans notre vie. A la prochaine date de formation, elle nous demandera ce que nous avons fait, comment nous avons évolué, comment nous avons fait avancer certaines situations très concrètes qui nous embêttent. Parfois, on a quasiment rien à dire, parfois tout a évolué en mieux, ou en moins bien, ça dépend. Mais nous verbalisons, et à la manière de la CNV : sans accuser l'autre. En partant d'une observation, nous parlons du sentiment que l'on ressent, nous exprimons le besoin que nous avons, et nous pouvons formuler alors une demande. C'est la théorie exacte. Quand j'ai quitté le groupe dimanche, je n'ai pas pensé exactement à ce que j'allais mettre en place. Il y a des tonnes d'attitudes à mettre en place.  Je n'ai rien d'hyper concret à régler de suite.

Ce matin, je suis allée faire des courses au supermarché. J'étais devant un pantalon magique à vendre, celui qui ressemble plutôt à un legging à la manière du jean, que j'ai vu dans des magazines, et que j'ai déjà pensé acheter : le pantalon qui nous rend maigre.... Il y avait deux tailles et j'hésitais, quand une dame est arrivée aussi près de moi, et m'a tout de suite demandé ce que je pensais de cet article. Bien des fois, j'aurais vite répondu et me serais enfuie. Là j'ai osé discuter avec elle, dire que je ne savais pas pour la taille, elle me disait qu'elle préférait les leggings noirs parce que ceci ou cela, je lui disais que j'en avais un peu marre du noir, parce que j'en portais tout le temps. J'ai parlé à la vendeuse pour me conseiller, elle lui a aussi parlé pour trouver un legging noir. J'ai retrouvé la dame à quelques pas, on a reparlé un peu et je lui ai souhaité une bonne journée.

Je suis fière de moi.

Cà m'est arrivé plein de fois d'avoir envie de parler à quelqu'un en faisant les courses, devant un étal, pour demander ce que la personne en pense. Au spectacle c'est pareil, je l'ai fait une fois déjà. Là je n'ai pas eu trop d'effort à faire, c'est l'autre qui a commencé.

Oui, aller vers les autres, c'est essentiel. Surtout en ce moment.

 

16 novembre 2015

perdue !

Vendredi soir, je me suis couchée avant lui, je n'étais pas vraiment dans mon assiette, comme contrariée, pourtant sans raison. Vers minuit, je me suis réveillée, il n'était pas couché. J'ai rejoint le salon, et là il m'a dit "il se passe quelque chose de très grave". Je me suis assise et j'ai commencé à regarder, j'aurais voulu que ce ne soit qu'un film, c'était l'actualité. Je n'ai pas eu peur pour mon fils, il était chez nous à ce moment là. Je me suis dit que le monde était devenu fou.

Le lendemain, il est reparti, parce qu'il avait du boulot. Je n'étais pas tranquille. Il était allé lui même à un concert quelques jours avant dans cette même salle.

Nous n'avons pas réussi à avancer dans le dossier que nous avons à faire, celui du sinistre arrivé chez nous. Finalement à côté de ce qui s'est passé, c'est devenu presque rien....

Hier, je reprenais ma formation de CNV. J'avais loupé la première de la saison, ainsi j'intégrais un nouveau groupe, composé de deux groupes distincts que certains ont quitté. Donc deux petits groupes n'en font plus qu'un. Je n'avais pas trop d'énergie pour reprendre, je me demandais même si ça en valait la peine. Après y être allée, j'ai pensé que j'avais bien fait. Le fait de mettre en place une communication différente, mesurée, nous fait comprendre comme il y a des efforts à faire pour que ça se passe mieux, en faisant très attention aux autres. Ce n'est pas évident à pratiquer couramment, mais ça enclenche un mécanisme, et même si parfois on s'en éloigne, soudain ça revient à l'esprit. C'est un outil. Et puis nous étions en rond, avec des personnes agréables et qui cherchent quelque chose de mieux, nous avons pu parler un peu de nos sensations et cela nous faisait du bien d'être rassemblées justement pour de la non violence.

Ici, je n'ai pas eu connaissance de rassemblement de population. J'avoue que je me suis sentie assez seule, et perdue....

Je ne regarde pas trop la télé, ces images sont insoutenables.

Je rêve d'un autre monde. Je rêve de gens doux et bienveillants. Je ne veux pas de cette barbarie.

9 novembre 2015

Se rendre à l'évidence !

Nous n'y sommes pour rien. Mais l'enthousiasme est bien atteint. D'habitude je suis la seule à me laisser engluer dans un état de veille dont il me faut plusieurs jours pour émerger. Là nous sommes plusieurs. Nous ne savons pas à quelle sauce nous serons mangés. Nous avons une assurance mais déjà, il y a des points noirs. D'autres structures se proposent de nous aider, de nous défendre, moyennant une somme bien sur. Peut être aurons nous besoin de nous défendre ? Qu'en savons nous ? Trop de trucs, de chiffres, de noms, d'adresses, dans la tête.

Je vais à l'atelier d'écriture ce soir, sans aucune motivation. Nous sommes comme des pantins. Peu de sensation, peu d'émotion, est ce que nous vivons encore ? Oui, nous sommes vivants.

8 novembre 2015

le feu

Cette semaine fut catastrophique. Le feu a détruit une partie de notre outil de travail. Pas tout, mais nous avons une activité de service qui ne peut plus fonctionner avant longtemps. On ne prévoit pas ce genre d'évènement. On se retrouve dans un drôle de truc, on est dépassé par l'ampleur, et les jours d'après, on réalise de plus en plus.... les jambes sont molles, la tête est vide.... Le temps passe, on ne fait pas grand chose. Il passe son temps, lui, au téléphone à dire, et redire les mêmes choses. On n'arrive pas à avoir ceux que l'on veut. On ne voit pas les gens qu'on aurait pensé voir, on reçoit des messages de gens qu'on ne pensait pas. On se sent assez seul.

Bref, ne pas tout raconter, ça ne servirait à rien. Déjà trop raconté. Concours de circonstance. Cela n'arrive pas qu'aux autres.

C'est un peu comme la vie s'était arrêtée ce matin là.

1 novembre 2015

Et puis ....

Et puis je me suis forcée, l'autre soir, pour y aller à la réunion. Mon cerveau me disait : t'es fatiguée, tu as gardé ton neveu, ta nièce, toute la journée, tu serais bien dans le canapé, télé, tricot..... J'ai bataillé. J'ai pensé aux autres fois où j'avais abdiqué, et dès le lendemain, je m'en voulais de ne pas avoir fait l'effort. L'effort, celui qui nous met un peu en danger, qui nous fait quitter ce qu'on connait le mieux, le nid douillet, mais qui apporte le réconfort de revoir des amis. Depuis le temps, ce sont comme des amis. Chacun vient ou ne vient pas. La soirée était agréable, bien animée.

Et hier, j'ai gardé mon petit. Pas fait grand chose d'autre. Etre aux aguets, le regarder sourire, rire, jouer. Avoir du mal à le laisser pleurer. Avant qu'il n'arrive, nous avons eu le temps d'aller faire les courses à 13 h, peu de monde. Nous avons aussi acheté des fleurs, des pensées, pas de chrysanthèmes cette année, des pensées parce que ça porte bien son nom, pour nos deux tombes de famille. Vite fait, nous les avons déposées, il y avait déjà beaucoup de monde dans les cimetières, lieu de retrouvailles et de bavardages, même que ça nous a bien agacé. Du mal à se hisser jusqu'à la tombe de ma famille, quatre personnes discutent tout près, ne semblent pas vouloir bouger et discutent fort sur des relations communes, ils me cassent les oreilles, nous sommes tous les deux près de la tombe à installer les fleurs pour que ce soit heureux à regarder. Nous sommes dans ce vacarme. J'ai regretté ne pas leur avoir demandé de se reculer un peu pour nous préserver, j'ai regretté .....

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