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31 août 2015

Qu'avons nous fait ?

Ce week end, j'ai laissé tomber une invitation pour la présentation d'un livre. Je n'ai pas vraiment laissé tomber, j'ai juste oublié. Je n'aurais sans doute pas été très à l'aise dans cet endroit. Samedi, nous voulions aller dans un lieu où se mêlent balade et spectacle, sauf que le spectacle est le dimanche seulement alors on ira une autre fois. A la place, sur sa proposition à lui, nous sommes allés en forêt. Il faisait une chaleur presque insupportable, nous avons pris le temps. J'ai fait des photos et j'ai marché en admirant les endroits. C'est à deux pas de chez moi, mais j'avais l'impression d'être loin, ailleurs, spectatrice de la nature si belle et si bienveillante pour nous remonter le moral. Quand on prend des photos, on est à l'affût des effets de couleurs, des reflets dans l'eau, de détails qu'on ne voit guère si on marche sportivement. Nous sommes rentrés tout transpirants de cette heureuse balade, et après nous étions invités chez les nouveaux voisins pour un apéro. Nous y sommes allés avec une autre voisine et nous avons pu rester dehors toute la soirée, avec la superbe lune comme invitée de dernière minute. Ce fut une soirée paisible, amusante, captivante et riche des savoirs des uns et des autres, avec de la bienveillance, et plein de petits trucs à grignoter et à boire sur la table. Je suis contente de mon voisinage, il fut un temps où entre voisins, nous nous ignorions complètement. Ce n'était pas ceux là.

Hier nous avions pique nique entre amis. C'était le deuxième de l'été pour nous deux, les autres ont plein d'occasions. Il n'est pas fan des pique niques. Mais nous avons passé une bonne journée dans un lieu très fréquenté justement pour les pique niques et les baignades, et les jeux. Je n'en revenais pas de tout ce monde. Pas de grande conversation, pas de prise de tête, juste manger et se laisser vivre. Les autres ont raconté leurs vacances. Ils ont aussi pesté sur leur feuille d'impôt. Une balade a fait la digestion et nous avons remis le couvert pour le soir. Nous sommes partis les derniers, il faisait quasiment noir. Pas sur qu'il y ait d'autre pique nique désormais. Nous n'en faisons pas en famille, aucune proposition de ce côté là. C'est pourtant ce qu'on voit le plus : des grandes tablées familiales. Pas pour nous.

Voilà, de quoi moins penser, de quoi avoir l'esprit distrait et continuer notre route.

Et vous qu'avez vous fait ?

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28 août 2015

je plane

C'est drôle, en ce moment, j'ai peu d'attente. Je sais que je vis une drôle de période, celle d'un deuil. Je ne me souviens plus trop comment j'avais vécu celui de mon père. C'était différent, j'étais enceinte et j'avais déjà deux enfants. Et puis surement qu'à ce moment là, quand ça n'allait pas, j'appelais ma mère ou ma soeur. J'avais 32 ans. Et puis il avait tellement réclamé de mourir. Quelques mois après mon troisième enfant était né et j'avais beaucoup à faire.

Pour ce deuil ce n'est pas pareil. Nous ne sommes plus que tous les deux à la maison. Je suis grand mère et je vois mon petit fils régulièrement.

Qui appeler pour parler de tout ça ? pas envie d'embêtter les gens.

Je suis entre deux eaux. Je ne suis pas complètement dépitée, mais je n'ai guère d'envie. Je me laisse vivre. Je fais le minimum. Je n'ai pas plus envie de sortir que ça. D'ailleurs je sors beaucoup moins vu que je n'ai plus ces visites à faire qui finalement me faisaient sortir de chez moi et croiser tant de regards : le sien, les autres. Je me couche assez tôt, car je me sens très vite fatiguée le soir. Je lis quelques pages du livre d'Alexandre Jollien : vivre sans pourquoi. Ce livre me va bien en ce moment. On dirait qu'il est un peu écrit pour moi.

Toutes ces attentes que l'on peut avoir, qui sont si fatiguantes : l'autre qui n'a pas fait ça, qui n'a pas dit ça, qui n'a pas pensé à moi.... etc etc etc

Et dire qu'on peut tout simplement vivre l'instant présent, sans se soucier de rien d'autre.

Et dire que ça fait si longtemps que je sais que c'est ce qu'il me faut.

Peut être est ce le début d'une vie différente.

 

26 août 2015

j'ai failli oublier

Le temps passant, ma mémoire me jouerait t elle des tours ? Avant, même si c'était noté nulle part, je me souvenais de mes rendez-vous, de mes obligations. Mon mari s'en offusquait car il disait que c'était risqué et que du coup, lui ne pouvait pas savoir vu que c'était marqué nulle part. Récemment, j'ai loupé un rendez vous chez le dentiste (en plus il était noté celui-là), un rendez vous chez le kiné (noté aussi), mais si je ne regarde pas mes petites notes, hein !

Hier en fin d'après midi, après une séance chez l'esthéticienne (et oui, je m'y colle une fois par mois, je ne me pose plus de questions, ils m'en ont fait trop voir ces poils autrefois), je me suis souvenue qu'il y avait réunion de rentrée le soir même. J'avais reçu l'invitation, mais je ne l'avais pas imprimée. Mon cerveau a rattrapé le coup (pas tout à fait "out" le cerveau). Donc je vérifie et c'est bien ça, il y a réunion. Je ne sais pas dans l'instant si j'ai très envie ou pas d'y aller. Mais elle est importante. Il y a vote du bureau. Et puis au moins, je ne chercherai pas de programme de télé pour le soir.....

Nous voilà réunis presque au complet. Nous rediscutons du programme de 1er trimestre. Beaucoup de thèmes avaient été soumis, il y a le choix. Le programme est fait, les dates sont calées. Pour le bureau, à force de discussion, chacun prend ou reprend sa place. Quelqu'un est parti l'an dernier, c'était ça le plus compliqué. L'une de nous a bien voulu reprendre le flambeau. Moi je garde le comptage des sous. Nous rions beaucoup à ces réunions de préparation, parce que chacun y va de sa petite histoire, parce que nous nous connaissons assez bien depuis le temps, et parce que à force de parler d'anxiété, nous faisons beaucoup de dérision. J'ai ri hier soir comme je n'avais pas ri depuis longtemps, et c'était bon. Je me suis dit que c'était donc encore possible.

En sortant, j'ai évoqué le fait que pour moi, cela manquait de piment. Que nous ressassions beaucoup les mêmes choses, les mêmes problèmes aux réunions, et que parfois je doutais. J'aimerais y voir entrer l'art. Déjà depuis quelques années, une fois dans le programme, nous faisons un atelier d'écriture, il y a peu de monde, mais ceux qui le font en sont très contents. Et pourquoi pas le théatre, le dessin, le chant, la danse ???? Tout cela est une autre histoire à faire et à écrire. Pour ma part, quand je vais mal, c'est vers là que je me tourne.

Alors je croise les doigts pour que ça évolue.

25 août 2015

A quoi j'aspire ?

A plus de sérénité, bien sur.

Non, c'est pas de ça qu'on parle. Aujourd'hui c'est une question pratique : avec quoi j'aspire moi, vu que mon bon vieil aspirateur a rendu l'âme ?

Dites moi TOUT sur vos aspis. SAC ou PAS DE SAC. Cher ou pas cher. Comment dénicher celui qui va me soulager moi et la femme de ménage ? Celui d'avant était lourd, tout en un, moteur, sac et tout et tout dans le balai, rien à traîner derrière, mais si lourd !

Lâchez vos aspirations sur les aspirateurs ici même. Et je ferai le tri.

23 août 2015

suite

Cette nuit, j'ai dormi. Mais ce matin au réveil, j'ai encore mal partout. Est ce à cause du rhume, ou à cause de la séance d'ostéo, il m'a bien prévenue que je serai k o un à deux jours ?

Hier soir, après un après midi à rien faire, j'ai proposé une petite balade à pieds histoire de me forcer un peu. Nous l'avons faite, lentement. Puis j'ai proposé une sortie en voiture pas très loin afin de pouvoir admirer un feu d'artifice. Certes, il aurait été préférable d'être sur place pour le voir, mais là je ne me sentais pas du tout avoir les jambes pour. Nous y sommes allés à l'heure annoncée, et sommes restés au bord d'une route pas très loin du site. D'autres aussi ont fait comme nous. Sans doute ne voulaient ils pas non plus être dans la foule ou peut être payer l'entrée ? C'était beau, j'étais contente de le voir.

Mais ce matin, je suis déçue de me sentir aussi mal. Du coup, l'homme est parti seul à cette fête sur deux jours, qui comprenait le feu d'artifice : une fête de notre métier mais nous n'y sommes pas du tout impliqués. Cela représente notre métier, mais par le biais d'un syndicat auquel nous ne sommes pas affiliés. Autrefois, mon mari y avait sa carte. Puis il a jugé que rien n'y était intéressant, que leurs idées n'étaient pas les siennes, que c'était magouille et compagnie. Aujourd'hui, nous n'avons pas d'étiquette syndicale. Nous voulons être libres. Il y est parti ce matin faire le tour des stands où il croisera sans doute des têtes connues. Il faut savoir être sociable, même si l'on se sent avoir des idées différentes. La plupart des gens y sont affiliés de génération en génération, sans trop se poser de questions, à cause de l'ambiance (bonne parfois, pour les fêtes par exemple) malheureusement beaucoup moins bonne parfois par les prises de décisions ou les manipulations....

Ne pas en faire partie n'est pas forcément la situation la plus sociable. C'est se mettre en marge et cela peut susciter des critiques. Mon homme a toujours été un peu en marge, dès l'enfance je pense, par ce qu'il a vécu. Il n'a pas envie de faire comme tout le monde pour leur plaire. Il y a un truc qui le caractérise : c'est qu'il ne lésine pas sur le travail, qu'il a toujours plein d'idées novatrices, et qu'il s'en fout de ne pas avoir que des amis. Une remarque également : la semaine, son téléphone sonne sans arrêt : cela va du simple coup de fil de travail au coup de fil de l'autre bout de la France pour prendre des renseignements sur comment il travaille, car untel a dit que ..... il pourrait l'aider. Le week end (hormis le travail), il reçoit beaucoup moins de coups de fil (voire aucun) car là il n'y a personne. Du coup, c'est plutôt moi qui gère comme je peux ou pas.

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22 août 2015

Coup de mou

Je n'arrive pas à sortir de mon rhume, je n'ai vraiment rien fait en début de semaine. J'ai même passé du temps dans mon lit en journée. J'ai cédé ma place prise pour une petite rando nature, j'étais incapable d'y aller. Hier je me suis décidée à appeler un ostéopathe. Le remplaçant m'a proposé un rendez vous ce matin. J'y suis allée.

Apparemment, du côté des cervicales, c'était le vrai fouillis. Et aussi les trapèzes. Sans doute normal avec mes capsulites. Une bonne séance sur le crâne devrait m'aider à évacuer ce rhume. Pour le reste, je crois que je suis toujours en vrac, beaucoup trop stressée, avec toutes les conséquences sur le corps. D'ailleurs, les capsulites ne sont surement pas venues par hasard. Il dit que c'est plus long à guérir avec ce genre de tempérament.

Bref, je suis vidée, ko, pas d'énergie, pas d'envie. En revenant du rendez vous je me suis allongée. Puis j'ai déjeuné. Là je vous écris. Et après c'est sieste. Heureusement que ce week end, rien n'était prévu.

Et puis aussi, peut être que le corps relâche. Le décès de ma mère remonte a plus d'un mois maintenant. Peut être que j'accuse le coup maintenant. J'avoue ressentir le vide. Ne plus prendre la route pour aller la voir, ça fait vraiment bizarre.

Va vraiment falloir me ressaisir.

Pour l'instant, j'essaie de laisser passer et de ne pas culpabiliser, ce qui n'est pas si simple vis à vis de l'entourage.

19 août 2015

Toujours revenir écrire !

Dès que ça se bataille à l'intérieur, toujours venir mettre en mots ici pour s'alléger un peu. Bataille ? pas vraiment. D'abord c'est avec le rhume que je me bataille, il m'a sauté dessus, la tête est pleine, le nez bouché, les sinus pas en forme, j'éternue à tout va en plein mois d'aout...

Hier malgré tout, j'ai honoré la journée prévue avec mes deux amies. Enfin je n'en ai eu qu'une, l'autre a du décommander, à cause du décès d'une proche. C'est la deuxième année qu'on se fait une petite journée balade. Nous avons donc commencé par rendre visite à la défunte comme nous avons l'habitude de faire ici.

Puis à deux nous sommes parties vers la jolie ville déjà visitée deux fois récemment mais dont je ne me lasse pas. J'avais proposé la visite guidée de journée, je l'ai fait l'autre soir avec les lumières. Elles avaient accepté. Elles n'ont rien proposé d'autre d'ailleurs, nous n'avons donc pas eu à choisir. Je n'étais donc pas au mieux de ma forme, le rhume s'étant bien installé, et quand c'est comme ça, j'ai l'impression qu'il me manque la moitié de mes sens et de mes neurones.

La visite était assez semblable mais axée sur l'architecture, avec une autre guide que celle de samedi, groupe moins important. C'est très intéressant, j'apprends plein de choses jusque là totalement inconnues.

La difficulté, c'est que je sens mon enthousiasme et que je vois souvent les autres rester assez réservés. Ils ne semblent pas voir le beau, le ressentir, s'en ébahir ! ce fut le cas encore hier.... et je ne le comprends pas.

Pour moi, ces paysages sont magnifiques, les maisons, les ponts, l'eau, tout ! et être accompagnés de gens déambulant sans s'en émerveiller, ça me fait mal.

Moralité = j'irai peut être seule la prochaine fois, au moins je ne serais pas déçue. Je dis ça, je dis rien.

17 août 2015

des mots qui viennent...

En regardant la mer,

Le visage bien clair,

Mes deux grands yeux s'étonnent

de n'être plus personne.

Je suis la vague qui s'abandonne,

Je suis le vent marin,

Je suis la mouette qui s'envole,

Je suis l'écume légère,

Je suis le galet sur le sable,

Je suis le petit bout de verre,

Je suis le ciel qui se couche,

Je suis le cerf volant du soir,

Je suis la douce journée,

Je suis ce rire entendu par là,

Je suis le panier de pêche qui attend le pêcheur,

Je suis l'été qui passe ….

17 août 2015

le beau

J'ai fait partie pendant quelques années d'un groupe de paroles, avec l'enseignement de Lise Bourbault. C'était le début de tant de découvertes. L'animatrice avait le don de nous faire comprendre tant de choses, de nous faire évoluer, de nous faire partager. J'ai rencontré là de belles personnes avec lesquelles je suis restée en lien. Elle nous avait parlé si bien du "beau". Le "beau" nourrit notre âme, nous fait tant de bien. A partir de là, je n'ai plus jamais regardé les paysages ou les gens de la même façon. Et j'ai compris comme cela était nécessaire de s'en imprégner.

Samedi, j'avais réservé une visite dans une jolie ville pas si loin que ça, mais que l'on ne connaissait guère. En y allant le 14 juillet, déjà nous avions compris qu'il y avait à voir encore, et encore. Depuis j'ai communiqué avec l'office de tourisme qui m'avait renseignée sur toutes les randos. J'avais proposé aussi à un couple d'amis qui ont dit oui. Alors nous y sommes partis, avons visité tranquillement avant la rando le parc près de la ville. Puis nous avons dîné dans la pizzeria, il y a beaucoup de restaurants, à quatre, c'est toujours difficile de choisir, l'un veut plutôt manger des galettes, l'autre une pizza. Dans ce cas là, nous avons tendance à laisser les accompagnants choisir. Pas de regret, c'était vraiment très bon, la pizza et la salade de fruits. Ben oui, en ce moment, je laisse tomber les tiramissu, les pêches melba, les tartes tatin et les crèmes brûlées.... pff..... Et puis à 21 h, il fallait être à l'O.T. Un petit groupe se forme juste devant. Sans doute 30 personnes environ. La guide est jeune et charmante, elle nous entraîne vers le chateau, puis sous les halles, et vers l'église, et dans les ruelles, celles qui sont en escaliers, vers les petits ponts pavés, tout cela en belles lumières. Elle ne tarit pas d'anecdotes sur les lieux. Nous sommes sous le charme de la ville et de la guide pendant une heure et demie. Il fait tiède, un gilet sur les épaules peut suffire.

Je sens que je vis un beau moment, cela vaut bien des fêtes où l'on s'ennuie parfois !

Se mettre en action, il y a tant à visiter, tant de propositions .....  Je suis de ces personnes qui font le pas.

15 août 2015

presque un mois

Bientôt un mois qu'elle est partie.... Je pense à elle presque tout le temps. Elle m'apparait. J'ai même l'impression d'être plus avec elle qu'avant qu'elle ne parte. Je cherche dans tous mes souvenirs sa trace, ses mots, ses cheveux, ses yeux. Je voudrais lui ressembler. Je lui ressemble déjà, mais je voudrais encore plus. Je n'ai pas son calme, je n'ai pas sa maîtrise. Je n'ai pas son humilité. Je n'ai pas sa foi.

J'ai souvent pensé que sa vie était détestable, mais qu'est ce que j'en sais ? Elle a manqué de confort, a connu cela à l'automne de sa vie. Elle a eu si peu de vie sociale après avoir épousé mon père. Je pense qu'avant elle avait été une petite fille plutôt obéissante, un peu timide, mais les photos de sa jeunesse la montrent très souriante. Elle n'est jamais allée travailler chez les autres comme la plupart des jeunes filles de l'époque. Pourquoi ? était elle préservée ? Sa mère avait elle même peut être souffert de cela et n'avait pas voulu que sa seule fille vive ce temps là ? Elle travaillait avec sa famille, au sein de la ferme.

Détestable pourquoi ? parce que mon père lui avait imposé une vie pas très confortable.

Mais qu'est ce qui me prouve qu'elle ne s'en était pas accommodée ?

Comment juger si les autres sont heureux ou pas ?

J'aimerais prendre le temps de retrouver les photos, j'en ai rapportées, j'ai rapporté aussi d'autres choses.

Tout est en sac, je n'ai pas encore ouvert.

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