Mon thérapeute me l'a conseillé. J'applique, j'applique. Euh, et les autres, faudrait bien leur dire de venir vers moi. Bon, c'est pas grave. Je m'occupe de mon cas. Chacun pour soi. Samedi, j'invite une cousine de mon mari, qui fait que c'est ma cousine aussi, à prendre le café. Elle vient, et vu que c'est assez tard, le café se transforme en jus de pomme. Nous discutons, elle est à l'écoute et moi aussi je pense. Nos hommes font le même métier, ils sont très occupés en ce moment dans leurs champs. En se quittant, mon mari qui passait par la maison, nous dit que le lendemain donc hier on ferait bien de projeter une ballade ensemble. J'y pensais mais je ne veux pas me montrer accaparante et vu ma démarche du jour je n'osais pas parler du lendemain. Elle semble prête. Et hier, comme je n'avais pas de nouvelle, je l'appelle : "c'est comme tu veux, où tu as envie de marcher et on fait un grand circuit que j'ai mijoté, ou tu n'as pas envie, et je fais un petit tour toute seule". C'est oui. Il fait beau. On prend les petites routes de chez nous, elles sont peu passagères. Nous avons presque tout le goudron pour nous. Après quelques kilomètres, nous passons dans un beau village et là, quelques promeneurs dans l'autre sens. C'est merveilleux la marche à pieds, les gens s'arrêtent pour parler, ou tout au moins s'ils ne s'arrêtent pas, ils disent "bonjour" avec un beau sourire. Nous avons échangé avec quelques connaissances : les enfants d'amis, une dame qui pratique le même cours de gym que moi, une collègue d'association. Ma cousine découvre ces endroits qu'elle connait peu. Puis nous passons devant la maison d'un oncle et une tante de mon mari et de ma cousine. Cà commence à faire tard, si on arrête, ouh la la il va faire nuit. Ben si on arrête quand même. Ils sont ravis de nous voir, l'oncle a passé 2 mois à l'hopital dernièrement. Tout le monde est content d'échanger. La tante veut nous garder plus, mais ce sera une petite demi heure. Leur fille arrive. Il faut partir il nous reste quelques kilomètres à faire dans le noir. Pas grave. C'était donc un bel après midi. Quelles ont été les actions ? Un coup de fil, une proposition. Cà je sais faire. Et vous, savez vous le faire ? Cet après midi, je vois mon thérapeute. Je me demande vraiment si je le consulte uniquement pour ma phobie sociale, serait elle prétexte à consulter, je m'en sors pas trop de mal de ce côté là en ce moment. Mais c'est tout de même latent en moi pour certaines situations. Il y a un magasin où je n'arrive pas à mettre les pieds, il y a des réunions que j'évite. Hélas ! Déjà tant de frustrations au niveau familial, il faut que j'en rajoute !