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31 juillet 2008

difficile !

Je ressens la fatigue. Physique et morale. La cohabitation avec ma fille devient lourde. Pourquoi ? Je le savais avant déjà. C'est comme ça depuis toujours. Est ce parce que c'est l'enfant du milieu ? On dit ça parfois. J'aimerais que ce soit autrement. Hélas, c'est électrique entre nous. Hier après midi, par exemple, je découvre que depuis déjà longtemps, elle n'est pas remboursée par sa complémentaire pour ses différentes dépenses. Raison : pas de liaison entre CPAM et mutuelle. Elle n'avait rien vu et de surcroit moi non plus puisque je ne regarde pas son compte. Y a pas de mal. On peut revenir en arrière. Mais bon c'est pas étonnant qu'elle avait des problèmes d'argent si déjà elle ne récupère pas ce qui lui est du. Je lui ai expliqué hier soir et ça s'est envenimé car elle ne comprend rien à ça et me pose plein de fois les mêmes questions. J'ai l'impression de me retrouver en face de mon père quand petite, il fallait que j'acquiesse à ses rituels de malade TOC. Je ne peux rien supporter. Je suis à vif. Ils ne peuvent pas comprendre. Donc elle est montée au créneau, me reprochant mille et une choses. Ne pourra t on jamais vivre en paix ? Suis je faite pour toujours être en conflit car je ne le cache pas, j'y suis souvent pour quelque chose. Si j'étais patiente et douce, ça n'arriverait pas : avec mon mari, avec mes enfants et même d'autres personnes. Il y a de la colère qui sort par tous les pores de ma peau. Ma fille, aussi, je la sens à cran. Est ce cette histoire familiale qui dure et dure encore ? Que faire pour la stopper ? J'en ai gros sur le coeur. J'ai mal dormi. Je n'ai rien dit à mon mari mais peut être elle lui a dit. Et ce matin, ça va mal encore. Elle avait un petit boulot de prévu pour la rentrée et elle n'avait pas de nouvelle. Sur mes conseils, elle appelle et apprend que quelqu'un d'autre a pris sa place. Faut donc se remettre en recherche. Elle est à la fois grande et petite. 23 ans, j'étais mariée j'avais un enfant et ne comptait pas sur mes parents. Comme le monde a changé. Elle me dit qu'elle n'est pas encore indépendante puisque financièrement elle a besoin de nous, elle a une voiture à nous et donc elle COMPTE encore beaucoup sur nous. J'en ai marre.

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28 juillet 2008

Je suis la méchante, je ne vous l'avais pas encore dit !

Et oui chez nous, je suis la méchante. Il en faut bien une, n'est ce pas. J'ai endossé ce rôle et mon mari lui c'est le gentil. J'aurais préféré l'inverse mais je n'ai pas eu le choix. Celle qui rouspète car tout est resté sur la table, c'est moi. Celle qui rouspète car ils ne savent pas gérer leur argent, c'est moi. Celle qui "gueule" car ils n'en font qu'à leur tête, c'est moi. Celle qui "pense" qu'ils ressemblent bien plus à leur père qu'à moi, c'est encore moi. Le gentil, c'est lui. Zen. Pourquoi rouspéter ? Les chambres sont en bordel, lui ça ne l'effraie pas. L'argent, ils vont bien s'arranger en vieillissant. D'ailleurs, tout va bien dans le meilleur des mondes avec lui. Y a un problème ? Y a toujours une solution. Chez ses parents, c'était la même chose : c'était elle la "méchante" et lui le gentil. On reproduit ?   Chez mes parents, c'était lui le méchant et elle la gentille. Ras le bol de ce rôle ingrat qui fait que je vois bien qu'"ils" le préfèrent, il est tellement cool, on peut tout se permettre avec lui. Je me sens de plus en plus exclue. Y a eux et moi. Pas les mêmes attentes, pas les mêmes besoins. Ils parlent peu, moi j'adore parler. Ils ne racontent presque rien. Et si j'ai le malheur de poser des questions, je ne vous dis pas .......     J'aimerais partager plus de choses avec eux, surtout avec ma fille, qui pourrait avoir des idées de fille, mais non ! Elle partage plus avec son père qu'avec moi.   Quand je vois encore l'état de la chambre du plus jeune ce matin qui de plus laisse toujours sa porte ouverte, ben je l'ai fermé la porte et comme ça, je vois pas le bordel. Au secours !

26 juillet 2008

c'est pas les vacances !

Pas de festival cette semaine, et heureusement, car je n'aurais pas tenu le coup. Il reste deux concerts en fin de semaine prochaine. Cette semaine, c'était "moisson" avec des jours où tout se passe bien et des jours cata avec des pneus qui crèvent, des machines qui tombent en panne, de la pluie qui arrive et qui empêche de terminer. Mes hommes courent dans tous les sens, ma fille aussi puisqu'elle aide son père et elle me surprend, elle fait des trucs que je n'ai jamais voulu faire et ça semble lui plaire. Elle s'occupe de l'irrigation, également elle aide à la réfection d'une toiture, le soir elle est crevée et dort bien. Moi, je cuisine beaucoup, je gère la paperasserie, je vais conduire quelqu'un à droite, un autre à gauche, je ressens la tension et c'est pas bon pour moi. Et puis, j'ai accueilli ma petite nièce de 5 ans qui était en vacances chez sa grand mère, c'est la fille de ma belle soeur. Elle est venue chez nous jeudi après midi après la sieste, on a joué aux raquettes (manque de synchro), on s'est promené, été voir le cheval, les poules, les oies, on a écouté des chansons. Le soir elle voulait rester dormir à la maison alors on est allé chercher le pyjama et les petites choses qui manquaient et elle a dormi avec ma fille, tout s'est bien passé. Pourtant c'est une trouillarde ! ça m'a fait plaisir et en même temps, ça m'a bien crevé. Je ne suis plus habituée. D'ailleurs, en ce moment, je suis complètement décalée, ce n'est plus du tout ma petite vie de l'année. Ce soir on n'avait rien de prévu donc j'écris ce post et demain nous allons pique niquer avec un couple d'amis. Ouais, bof, je sais pas si j'ai envie ! A part ça, ben voilà, c'est pas vraiment les vacances chez nous !

En plus, j'ai des trucs bizarres sur mon ordi, des annonces commerciales qui m'arrivent, en veux tu, en voilà ! je dois cliquer tout le temps pour fermer. C'est l'horreur ! Qu'est ce que je peux faire !

Bon dimanche à vous qui me lisez !

20 juillet 2008

une soirée d'anniversaire

Encore une fête hier soir, décidément c'est tout ou rien. Nous passons de longs moments sans jamais rien de prévu, et parfois c'est le contraire. On a failli pas y aller : "je travaille et ne serai pas dispo pour 18 h, tu peux y aller seule, je te rejoindrai en fin de journée, vers 23 h...."  Aïe, non, je n'irai pas seule, je ne peux pas, pourtant je connais du monde là bas mais non, je ne le sens pas. Finalement, le chantier ne va pas comme il veut, il arrête, et nous y allons vers 20 h. On se croit en retard mais non, tout le monde est à l'apéro, ce sont les 30 ans du fils de notre cousin et les 30 ans du beau frère de celui-ci. Cà se passe dans la salle des fêtes de notre commune. Il y a famille et amis. Je connais la famille de mon cousin bien sur, quelques amis, je prends mon courage à deux mains, je dis bonjour à ceux que je connais. Il y a un paquet de femmes vers l'entrée, puis plus loin, beaucoup d'hommes au bar. L'apéritif s'éternise puis nous passons à table. Il y a des animations mais on n'entend rien, le micro marche mal, on n'est pas bien placé. Tant pis ! Les serveurs à boire remplissent bien les verres, de trop à mon goût. Il y a beaucoup de jeunes, j'ai du mal à les reconnaître, vu que mes grands enfants ne les fréquentent pas. Il reste un peu de temps pour danser, dommage pas beaucoup, le temps de l'apéritif a tout retardé. Moi qui n'aime pas l'alcool, je suis servie. Le père du "fêté" est bien éméché, il paraît qu'il a commencé dès le matin, sa femme désespère, nous dit qu'elle en a marre, qu'elle n'ose rien dire sinon ça va mal finir. A chaque fois qu'on la voit, c'est le même discours. Et dans l'assistance, il y en a d'autres bien éméchés, ça me dégoûte. J'ai envie de rentrer, mon mari me dit oui mais discute encore, et danse, et rediscute, et reboit. Pas de problème pour lui, il n'a pas "trop bu" enfin plus que d'habitude quand même. Je m'impatiente. Nous rentrons. Dans la voiture, je lui dis que finalement, je n'aime pas ces gens qui se jettent dans l'alcool, je trouve ça irrespectueux pour les autres. Certaines femmes aussi étaient bien parties. Ce n'est pas pour moi, ce n'est pas mon monde. On se dispute un peu car il me dit que je suis trop rigide. Ben oui, je suis comme ça. Il y a des jeunes hommes qui ont laissé femmes et enfants à la maison et qui sont là. Comment vont il rentrer ? Vraiment je n'aime pas l'ALCOOL.

18 juillet 2008

une visite

à ma maman cet après midi. Une bonne demi heure, c'est tout, c'est peu. J'arrive, elle m'a vu par la fenêtre et me reconnait, me faisant un signe de la main. Cà va, elle nous reconnait encore. Les petits enfants, elle se trompe de prénom parfois. Elle ne faisait rien, pas de tricot, pas de télé, dans son fauteuil. Je consulte l'agenda où ceux qui passent peuvent noter quelques mots, hélas, ça ne fonctionne pas assez. Le personnel ne joue pas le jeu. Ma soeur et moi notons nos passages, d'autres personnes de la famille (très peu d'ailleurs) écrivent aussi. Ma mère écrit aussi les rituels de la semaine : chapelet, douche, messe, jeu de cartes, elle écrit même les choses à l'avance. Aujourd'hui, pour dimanche prochain, c'était noté : "regardé messe à la télé". Bref ! c'est pas le top. Je discute un peu, elle avait eu une visite de son frère, je lui demande comment il va, elle n'a rien à dire : on dirait qu'ils ne se sont pas parlé. Elle a tout oublié. Je mets un bouquet de fleurs fanées à la poubelle. Je regarde dans ses tiroirs : il y a un yaourt et des morceaux de pain : je mets tout à la poubelle. Je vérifie le linge. Je prends le magazine qu'elle reçoit et je le survole. Elle me demande par trois fois ce que fait mon mari en ce moment. Elle me parle un peu du temps. Je vais dans le couloir consulter le tableau d'informations : programmes, menus, etc. Elle, elle ne le regarde jamais. L'heure du diner approche, je lui dis que je pars. Elle n'essaie jamais de me retenir. Moi une demi heure ça m'a suffit. Cette impression de parler toute seule... c'est dur. Finalement, cela fait 4 ans passé qu'elle est là dans cette modeste chambre. Elle est calme et se porte physiquement assez bien, malgré un coeur défaillant. Elle dit toujours qu'elle se demande comment cela se fait qu'elle soit encore en vie puisqu'elle a eu une petite santé toute sa vie. Et si on lui parle de sa mémoire défaillante, elle me dit : tu seras peut être pareille ! Finalement elle perd pas le nord, elle a simplement perdu la mémoire.

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15 juillet 2008

12/13/14

le 12 : le midi : repas à 7 : pour la première fois, toute la famille réunie : mon fils et son amie, ma fille et son ami, mon petit dernier et nous deux. Rarissime. Sympathique. Pas fait exprès, le hasard car quand je réclame, je n'obtiens rien. Ils sont contre certaines traditions comme celles de se retrouver tous autour d'une table le même jour à la même heure.

Au concert on y était à deux (une manquant à l'appel en train de préparer une fête de famille du lendemain), nous y avons retrouvé ma fille et son ami. C'était bien, pour ma part, mais j'ai senti que mon amie n'avait pas trop aimé. Cà me gêne un peu mais bon...

Le 13 : trêve, pas de concert aujourd'hui car obligation familiale. Il y en avait un (de concert) mais j'ai jugé que l'anniversaire de l'oncle et de la tante de mon mari (quatre vingt printemps) était plus important. L'amie de mon fils est déjà repartie avec ma fille pour prendre son train et l'ami de ma fille est parti aussi renjoindre des copains. Ils ne restent jamais en place ces jeunes. Je comprends pas tout. Ma fille est partie chercher une amie pour ensuite aller ensemble à un concert réservé depuis longtemps. Nous, l'après midi, on sort nos beaux vélos tout neufs et on fait une virée. Dur dur pour mon souffle et mes jambes. Depuis le temps que je voulais m'y mettre au vélo, voilà une bonne chose de faite. Le soir, c'est à vélo également que nous rejoignons la famille pour l'anniversaire fêté entre proches le midi et fêté avec tous les cousins le soir (grillades et compagnie). Cacophonie, trop de monde, difficile même de dire bonjour à tous, je ne me suis pas forcée. Puis un mot pour un, un mot pour l'autre, va falloir gérer. Nous entrons dans la salle pour manger car il fait froid un 13 juillet, pff....   Bien sur, j'arrive, la plupart sont installés, y a même plus de place, on nous installe une table, mon homme est déjà avec ses cousins, je me retrouve avec moi même et quelques cousines rapportées comme moi. On s'entend pas parler, je fais semblant de tout comprendre, je hoche la tête, pas facile. Cà traine, ça traine. Ouf, on rentre à 1 h du matin en vélo, ça caille.

Le 14 : encore un anniversaire, celui de ma petite nièce, la tite dernière de la famille : la soeur de mon mari l'a eu à presque 40 ans. Cette petite et son petit frère sont devenus les grandes attractions de toute la famille, tout le monde est gaga devant eux. Bons gâteaux pour fêter ça chez ma b.m. et je file au concert "spécial jeunes", je sais déjà que ça va pas me plaire. Mes consoeurs veulent y aller, je ne me dégonfle pas. Musique de ouf. Migraine de ouf. Heureusement on est parti avant la fin. J'ai pas aimé du tout. Décalage total, j'ai pris 20 ans d'un seul coup. J'ai observé leur espèce de danse : on se tape dedans, on se bouscule, heureusement on s'était mis bien loin. Qu'est ce que c'est que cette jeunesse ? Et le mien, quand il est là dedans, il fait pareil ?????

Deux autres concerts prévus cette semaine et ce soir, réunion pour préparer la rentrée de l'association que je n'ai pas encore lâchée. En serai je capable ? Je me dis souvent que je préfèrerais entrer "aux petits frères des pauvres" au moins peut être que ce que je donnerais serait apprécié à sa juste valeur. De toute façon, si j'arrête, il faudra absolument retrouver autre chose, sinon je moisirai chez moi.

12 juillet 2008

je vis au rythme...

du festival d'à côté. Et oui, ça fait la 2ème année que je m'offre le pass qui permet de voir tous les concerts pour un prix tout à fait correct. Il y a deux personnes qui m'accompagnent (une cousine et une ancienne voisine). Mais c'est crevant : j'ai déjà vu 4 concerts et j'y retourne ce soir, et lundi soir prochain et encore, et encore,  on en fera 10 je crois. On est sans doute un peu folle mais moi j'aime. On est mal assis, on est dehors, mais moi j'aime. Certains disent que je dois encore avoir mal aux pieds à la fin de l'été, mais moi j'aime. Cà fait se coucher tard, et donc se lever .... tard, mais moi j'aime. On est peut être bien les plus vieilles qui avons pris le pass, mais moi j'aime. Par contre, je ne cherche pas à voir qui est là, mes amies sont toujours à la recherche d'un visage qu'elles connaissent, moi pas du tout, j'ai vu du monde et à l'intérieur, je disais "Hé ho, je suis LA !" mais la voix ne sortait pas, ils ne m'ont pas vue et c'est tant pis. Je crois que j'ai un peu honte...

8 juillet 2008

s'ouvrir enfin..... pour pouvoir recevoir !

Avoir le coeur léger, rien de grave dans la tête, avancer gentiment.... ne pas avoir peur quelque temps, enfin,     et pouvoir recevoir !   Oui, observer que l'on reçoit mieux si l'on s'est mis dans ces conditions. On me l'avait dit, j'y croyais mais parfois ça ne marche pas. Et puis on ne sait pas pourquoi un jour ça fonctionne, et plus ça fonctionne, plus on reçoit, et plus on reçoit, plus on donne ! quelle belle énergie ! merci mon dieu, pourvu que ça continue !

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