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sensiblement
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31 mai 2008

Ouf, une de faite...

J'ai choisi ce que je voulais faire. J'étais aux entrées avec une autre personne très connue donc tous les regards et tous les mots étaient pour elle. Je donnais les tickets et les programmes. J'étais assise. Puis j'ai pu profité du spectacle (grandiose, j'ai aimé), entracte : un petit coup de main aux stands café-gateaux-bonbons, un peu de discussion. Re-spectacle. Puis rangement du soir. Quelques paroles à droite à gauche. Puis je pars avec ma fille (elle participait au spectacle) et dodo. J'ai dormi. Re-belote ce soir. Je me demande bien la tête que j'avais. Je devais avoir un regard ahuri. Ben tant pis !

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30 mai 2008

Put.... que c'est difficile !

Hier, donc visite chez le cardio : ben alors là, stupeur, tout va bien côté coeur ! Tension correcte, examen correct ! Je lui explique pourtant que je suis dans un drôle d'état, il m'écoute, il comprend (pour une fois) mais ça ne semble pas jouer au niveau cardio. Donc pas de traitement. Je suis rassurée mais en même temps je me demande comment je peux ressentir autant de malaise sans que ça ne cause préjudice. Hier soir, retour au spectacle, enfin à la répétition, je m'occupe à la déco, là cà va à peu près, puis il y a ts les parents qui arrivent chercher leurs enfants, là je suis déjà moins bien, mais en fait je les connais peu, ils me connaissent peu, alors j'évite de parler, seulement à ceux que je connais mieux. Et puis il y a d'autres personnes avec moi, qui sont bien mieux dans leurs pompes, et ce sont elles qui gèrent davantage.     Je parle de mes sensations à quelques uns qui n'ont pas l'air de comprendre ma situation. Cà c'est l'enfer : expliquer que ça me torture et voir qu'ils n'ont pas l'air de me croire. Je me demande vraiment si ça ne serait pas mieux que je démissionne. Je suis donc faite pour vivre seule avec mes proches, il ne me faut donc aucune mise en danger, est ce que ça ne s'appelle pas l'ennui ! Ce soir c'est la première, et il y a une autre soirée demain. Sinon il y a tous les ingrédients pour que spectacle soit magnifique. Est ce que je vais pouvoir en profiter ?

29 mai 2008

excessive je suis !

Il me l'a dit ce matin, comme tant de fois, tu es excessive !!!! Et je le sais et je souffre et ça fait mal et j'en ai marre, marre, marre !!!!!!!!!!   Hier fut une journée d'enfer. En attendant le soir où on se retrouvait pour préparer le spectacle du week end, je "stressais à mort" et ne pouvais quasiment plus rien faire d'autre que ça. Oui j'étais occupée à "stresser" ! Cà occupe bien ça. Les bras, les jambes, la tête ne savent plus rien faire d'autre, ils sont OCCUPES. Et puis y a les douleurs, oui oui, dans les bras, dans les jambes, dans la gorge, dans l'estomac, bref, partout. Tout ça pour qu'à 17 h je rejoigne le groupe et que je m'adapte à eux pour faire ce qu'il y avait à faire, soit la mise en place du sol, des coulisses, etc etc. Rien n'était bien prévu (tout comme j'aime pas). On y est allé à tâtons. Je me suis occupée un max, ça m'a libéré un peu la tête. Mon mari était avec nous (oui lui qui m'a dit que j'étais excessive) et ça me rassurait de le savoir près de moi. On était les "vieux" de l'équipe, oui les autres sont bien plus jeunes. On a quitté à 22 h et puis, j'ai très mal dormi, encore très énervée, tous les sens en éveil. Et on remet ça ce soir pour la répét générale. Y a encore des choses à faire : préparer les confiseries, faire du ménage (la salle est dégueu), finir la déco...

Ben oui, j'aimerais qu'ils comprennent les efforts que je fais. J'aimerais aussi qu'ils soient plus coopératifs vis à vis de moi. IL m' a dit qu'ils avaient autre chose à faire que s'occuper de mon cas. Pour eux c'est une petite parenthèse dans leur vie : ils ont leur job, leur famille. Et pour MOI j'ai une toute petite vie chez moi et du coup, ça c'est l'EVENEMENT. Finalement, je vis les choses bien autrement que M. TOUT LE MONDE.

Tout à l'heure, j'ai rendez vous chez le cardio. Je me demande si mon état va influencer l'examen. On verra bien. Ce sera peut être direct l'hosto !

 

 

25 mai 2008

envie de vous raconter ....

fin de semaine agitée : jeudi je reçois de la banque la copie d'un chèque (je m'étais aperçue qu'un chèque était disparu, débité et aucune trace de cette dépense). Je vois qui l'a encaissé. C'est un proche (employé). Il faut qu'il avoue : non pendant trois jours, il dit ce n'est pas lui. On le cuisine pourtant. Mais rien. Il joue son scénario. Samedi matin, il craque. Dépôt de plainte, etc. etc. On est crevé par cet épisode. Cà prend trop d'énergie. Il a refait 3 chèques pour rembourser. Que va t on faire maintenant ? On a besoin de lui mais comment retrouver la confiance ?  On n'a pas encore décidé.

Vendredi soir, j'étais à l'A.G. de l'asso (dont je suis membre : asso sur l'anxiété). J'y suis allée volontiers me sentant en famille avec ces personnes. J'ose prendre la parole. Je suis contente.

Samedi : anniversaire de ma grande fille, on a fêté ça en famille autour d'un gros gateau en fin d'après midi puisque le soir mademoiselle préférait rejoindre son ami qui l'emmenait au resto.    En début d'après midi, j'étais à autre A.G. celle de la maison de retraite de ma maman. Disons que j'ai fait acte de présence. Les chiffres, les chiffres, bouh j'ai pas bien compris. Et j'avais la tête ailleurs. J'ai revu quelques personnes qui cotoient ma maman. Je parle facilement là bas. Y a des fois comme ça où je me sens portée.    Samedi soir, on n'est que tous les deux.   Ouf ça fait du bien ! les nerfs tombent.

Aujourd'hui : RIEN de prévu.   Je suis là en robe de chambre à vous écrire. Ah c'est la fête des mères, bonne fête les mamans !

 

 

 

21 mai 2008

je voyage sur vos blogs...

Et je découvre de très belles pages d'écriture. Cà me complexe, je ne sais pas écrire comme ça. Avec autant de poésie, autant d'humour, pff c'est dingue. Tant pis, je continuerai donc mon blog comme je le peux. Ce que je découvre, ce sont de belles âmes comme j'aime. C'est drôle, des gens comme ça, on dirait qu'en vrai ça n'existe pas. En tout cas, j'en connais peu. Peut être que ces gens là se cachent ?

Bref, je vois que nous sommes quelques un(e)s à souffrir de nos vies passées, peut être souvent à cause d'un père qui a mal joué son rôle. En vous lisant, j'ai l'impression de m'entendre raconter presque les mêmes choses. C'est très touchant pour moi. Et puis les parents âgés, les mêmes réflexions à ce sujet. La disparition des parents et tout ce que ça représente...

Lorsque mon père est tombé malade, il est resté quelque temps à l'hopital. Puis il est allé en maison de convalescence plus longtemps que prévu car, pour qu'il revienne chez lui, il était impératif de faire des travaux à la maison : en effet, il n'y avait encore pas de toilettes ni salle d'eau en 1991. Je n'ai jamais connu ce luxe chez mes parents le temps que j'ai vécu chez eux, jusqu'à mes 20 ans. Ce n'était pas rien de le convaincre pour cela. Il avait beaucoup perdu au niveau motricité et ma mère n'aurait jamais pu s'occuper de lui sans un minimum de confort. Alors je suis allée le visiter très souvent, c'était à environ 20 km de chez moi. Je me disais qu'il fallait le soutenir pour qu'il tienne ce temps et je l'ai fait de bon coeur. Souvent je lui apportais un pain au chocolat. D'ailleurs, quand je n'en apportais pas, il me le réclamait. Puis il est rentré chez lui. C'est le moment de sa vie où il est devenu très gentil. Il n'y avait quasiment plus d'agressivité. Il était ramolli. Cà a duré quelque mois. Un matin, il a fait un AVC et a fait trois semaines de coma, puis est parti sur l'autre rive. J'ai eu un immense chagrin. Finalement, j'aimais beaucoup mon père.

 

 

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16 mai 2008

j'ose ....

enfin vous en parler. En visitant pas mal de blogs, j'en ai trouvé qui traitaient de la phobie sociale, ces mots qui sont durs à écrire ou à dire. Aucun médecin ne les a prononcés pour moi et pourtant je sais au fond de moi que c'est cela dont je souffre. J'en parle très peu. Je préfère dire que je suis fragile, que je déprime facilement, que j'ai des hauts et des bas, que je suis anxieuse. Oui la phobie sociale est bien une forme d'anxiété. J'ai ouvert récemment un courrier de mon généraliste pour mon cardiologue que je dois voir prochainement. Il me décrit comme "dépressive chronique". Voyez j'ai même honte de parler de mon vrai problème avec mon propre médecin. J'ai honte, encore une fois j'ai honte, comme j'ai eu honte toute ma vie. Avant c'était de mon père, maintenant c'est de moi. Non, je ne peux pas faire tout comme tout le monde. Quand j'étais plus jeune, j'aimais assez l'école mais ce fut pourtant quelquefois un calvaire. Comme appréciation, je n'avais que "travaille bien mais trop effacée". Les cours de gym m'angoissaient à mort. C'était ce cours là le pire. Puis à l'adolescence, j'avais quelques copines et ça allait malgré tout. Je ne parlais jamais de mes problèmes. J'essayais de vivre à peu près comme tout le monde. Une fois mariée, j'ai refusé pas mal de sorties, j'ai eu des migraines qui parfois me donnaient une bonne raison de ne pas assister, mon mari a supporté tant bien que mal. Il s'est habitué et s'est donné à fond dans le travail. Maintenant j'aimerais sortir plus. Je me suis lancée des défis : faire partie d'associations. Cà me demande une énergie folle et je le paie cher. Là où ça bloque le plus, ce n'est pas avec les gens que je ne connais pas du tout, ni avec ceux que je connais très bien, c'est avec ceux que je connais un peu.... Ce soir j'aurais pu aller à une petite soirée de ma commune (théatre). Je me suis dégonflée. Je n'ose pas y aller seule. Faire face à ces regards ni amis, ni étrangers, je me sens dévisagée, jugée, moquée, je ne sais pas pourquoi. Voilà, j'avais envie de vous le dire car c'est très dur et je sais que je ne suis pas seule à vivre ça. Je fais partie également d'une association d'anxieux. Et là je cotoie des cas très différents. Je vois la souffrance du quotidien et l'isolement.  J'en reparlerai car cà me fait du bien.

15 mai 2008

cerveau débordé

Je vous l'ai déjà dit : je suis engagée dans une asso. Voilà, le grand week end que je n'aime pas est bientôt. Et il faut déjà tout mettre en oeuvre. A partir de maintenant, je dois me contrôler car je suis comme un volcan. Mon mari m'a dit encore aujourd'hui : c'est bien toi qui le veut.  Oui oui bien sûr que c'est maintenant que je vais démissionner, maintenant alors que tout est enrayé. Alors il faut que je tienne le coup, il faut que je me calme, il faut que, il faut que et il faut que....  Hier soir, on avait réunion. Et il va y en avoir d'autres d'ici l'évènement. Cette pression qui monte ! l'horreur ! ce n'est pourtant pas moi qui danse ! Je vais demander à l'univers de me donner l'énergie et le calme pour affronter. J'ai eu mon cours de développement personnel cette semaine. Cà me fait tellement de bien. Notre petit groupe est tellement sympa. C'est comme ici, on peut tout se dire, il n'y a pas de jugement. Et on arrive même à rire de nous ! Je les ai fait marrer car j'ai expliqué que j'étais une éponge (quoique la formatrice n'était pas vraiment d'accord) car par exemple une réflexion que se prend mon mari, sur lui elle glisse et moi derrière, pan dans la figure, je reçois tout en direct. Bien sûr j'ai mimé la scère, grosse rigolade ! ça fait du bien. J'ai besoin d'exprimer tout ce qui s'accumule au fond de moi. Sinon c'est trop lourd.

15 mai 2008

quelques nouvelles !

comme je suis contente d'avoir ce blog ! et de vous lire les unes et les autres ! C'est tellement intéressant ces chemins de vie différents ! mais ce qui nous rapproche c'est bien cette envie de communiquer n'est ce pas. Dans la vraie vie, pour moi, ce n'est pas aussi simple que sur le blog. Communiquer cela me rappelle mes 17 ans, je ne faisais pas de grandes études, simplement un petit BEP. On avait une dissertation à faire et le sujet justement était : La communication. Je m'étais lâchée et étais très inspirée. Je souffrais à l'époque du manque dans ma famille, de cette introversion, et je me rendais compte aussi que les gens étaient de plus en plus indifférents. Je ne me souviens plus très bien de mon texte. J'avais eu la meilleure note : 18/20. Et la prof m'avait bien félicitée. Même gardé la copie pour montrer aux autres profs. Je n'ai jamais eu le courage de lui redemander.

Voilà, ce petit détour juste pour dire comme j'aime venir ici. Je me sens bien ici.

 

9 mai 2008

je les ai aimés comme j'ai pu .....

Aujourd'hui on en fait vraiment beaucoup pour les enfants. Les miens sont grands maintenant (presque 30 ans, 23, et 17). J'ai pas du faire tout ce qui fallait quand il fallait. Je n'avais pas le mode d'emploi, pas eu de modèle valable non plus. Alors ça n'a pas été facile. Je me suis souvent beaucoup énervée. J'ai pas pris beaucoup le temps de jouer, ou de les ballader. Je me sentais toujours dépassée. Le temps de l'école primaire, je suivais leur travail scolaire et j'étais intransigeante. D'ailleurs, je crois que j'étais intransigeante pour tout. Et ça n'arrangeait rien. J'étais aussi souvent malade (migraines à répétition) et là, Mamie prenait le relais  (ma belle mère), je n'avais qu'à passer un coup de fil.  Ou bien je désignais mon aîné pour s'occuper des autres (il me l'a reproché il n'y a pas longtemps). Puis il y a eu le temps de l'adolescence, pas facile non plus. Beaucoup de peurs bleues : accidents de cyclo, puis accidents de voiture. Oui oui, on a eu droit à pas mal de choses pas intéressantes du tout. On a eu aussi à gérer une relation amoureuse pas du tout, mais pas du tout convenable.  Ah la la   j'en passe et des meilleures.   En tout cas, nous avons fait comme nous avons pu. Avec le recul, je sais que j'aurais du être plus tendre, plus ceci, plus cela, mais c'est fait et maintenant que deux sont adultes, je réalise comment la vie passe vite et comme il faut profiter d'eux quand ils sont petits. Je n'en étais pas du tout consciente. Maintenant, ils font leur vie et ont beaucoup moins besoin de nous. Bien sur, s'il y a une merde, c'est nous qui sommes appelés les premiers. Pour le reste, ils me manquent. J'ai fait parfois des petites remarques mais ils m'ont dit que je devais les lâcher. Que c'était normal, que c'était la vie.

8 mai 2008

une vie sociale à quel prix ?

Puisque je ne travaillais pas à l'extérieur, ma fille m'avait proposé un jour de m'occuper d'une association. Vu que souvent je m'ennuyais et voyais peu de monde, je pense qu'elle a cru bien faire. J'ai dit oui et me suis proposée pour succéder à une personne qui s'y dévouait depuis longtemps. Sans doute, je n'ai pas mesuré et je devais être dans une phase "haute" où je me sens capable de plein de choses. Une fois l'engagement pris, ça n'a pas été aussi simple. Il y a eu une représentation deux soirs avec les membres de cette asso (danseuses) et là j'ai senti à quel point j'avais du mal avec les gens. Après la première soirée, impossible de dormir, crise d'angoisse,  obligée de voir un médecin,   puis il y avait un deuxième soir. J'y suis allée. Cela remonte à quelques années. J'ai consulté ensuite mon médecin à moi qui m'a dit que je n'étais pas faite pour ça, que j'avais visé trop haut. J'ai été mal pendant quelques semaines. Puis la personne de l'asso (celle que je devais remplacer et qui était encore là pour faire la transition) m'a appelée et je lui ai tout dit. Elle a semblé comprendre. Alors on a convenu que je reste mais qu'avec les autres personnes de l'asso on allait répartir les tâches qui conviennent le mieux à chacune. Puis il y a eu des vacances et j'ai pu reposer mes esprits. Depuis je suis toujours dans cette asso (trésorière) mais il y a des fois où c'est très dur car nous avons une réunion mensuelle avec toutes les autres activités, puis de temps en temps nous nous retrouvons que pour notre activité. J'ai souvent des "prises de bec" avec les autres qui sont tellement cool que ça me désole, qui n'anticipent rien, qui laissent venir. J'ai l'impression de tout faire, mais ce n'est pas vrai, c'est seulement que souvent je les relance à propos de ci ou de ça. Bientôt je vais revivre les deux soirées de fin de saison. Je meurs de trouille à l'avance. Et si on n'avait oublié quelque chose ? Et si ceci, et si cela ? Et puis tous ces gens ? Que pensent ils de moi ? Je dois vraiment paraître ridicule. Je dois être rouge, extrêmement rouge.  Bien sûr, grâce à ce bénévolat, j'ai au moins une vie sociale mais quel bénéfice ? Je pourrais aussi ne rien faire et n'avoir aucun souci. C'est toujours très contrasté dans ma tête : le pour, le contre. Qui peut décider ? Qui peut me dire ce qui est bien pour moi ? Une personne qui fait du développement personnel (je la vois tous les deux mois avec un petit groupe) nous dit toujours : faites le si vous sentez que c'est bon pour vous.  Je ne sais jamais ce qui est bon pour moi. Mon coeur ne me le dit pas.

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