07 février 2012

Dire 7 choses que je n’ai pas dites

Jeanne m'a tagguée ce matin, je vais m'y coller, sans savoir si je l'ai déjà dit ou pas :

- J'ai toujours le dos qui me gratte et j'adore qu'on me le gratte.

- Mes premières vacances un peu loin furent "Lourdes" et mon patron de l'époque avait bien rigolé : une jeune fille de 18 ans qui partait en vacances à Lourdes, pour lui, c'était surréaliste.

- Je suis la reine de la procrastination : j'ai un tas de linge à raccommoder qui attend sagement.

- J'ai zappé beaucoup de cours de gym dans ma scolarité, surtout sur le tard, ma mère me faisait des mots disant que j'étais un peu malade, c'était juste que j'avais une trouille......

- Gamine, je voulais être chanteuse, genre Sheila ou Sylvie Vartan.

- Je n'ai parfois pas ouvert à des gens qui sonnaient chez moi, tout comme le faisait mon père. Je ne le fais plus.

- J'étais tellement maigre quand j'étais jeune que les garçons disaient que je n'avais pas de fesse (enfin c'est ce qu'un copain m'a dit qu'ils disaient entre eux au lycée, il m'a dit ça y a pas longtemps, surtout avec un pantalon que ma mère m'avait fait, ça venait peut être de la coupe, c'était avec la fermeture derrière). Bon, ben ils n'ont qu'à venir voir aujourd'hui, j'en ai.......

 

J'en rajoute une huitième que j'ai déjà dit : je ne sais plus comment faire les liens hypertexte, j'aurais voulu mettre Jeanne en lien, je ne sais faire;

Je refile le bébé à qui le souhaite, et c'est de bon coeur.

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06 février 2012

saison du blanc

Comme j'avais décidé, je ne suis pas allée à l'AG samedi matin, j'avais pensé que j'aurais peut être un sursaut et que je me déciderais au dernier moment, non, je n'y pensais même plus. Je suis allée voir ma mère l'après midi, suis passée faire quelques courses pour deux ou trois trucs qui manquaient pour le soir. Pour la première fois, j'avais invité ma nièce et son mari avec leurs deux garçons à venir dîner. Il y avait un repas d'asso organisé dans la commune et ils proposent pour ceux qui le souhaitent (au lieu d'aller manger dans le brouhaha) de livrer à domicile, ben oui, on commence à être vieux. Ma nièce m'avait interpellé pour aller à ce repas avec eux, j'ai proposé la solution de "vieux", ben ils ont accepté eux qui sont jeunes. Et nous avons réglé les repas. Comme ça je n'avais quasiment rien à faire : soupe - pâté - coq au vin - fromage - éclairs étaient tout prêts. J'ai juste fait un petit plus pour l'apéro (foie gras sur pain d'épices, j'adore ça !!!) et pour le dessert j'ai rajouté un crumble, j'ai bien fait car leurs éclairs avaient mauvaise mine. Ils sont partis tard et déjà il y avait un peu de neige.

Je me disais que la météo annonçait tellement de neige, que peut être ils allaient se gourer, et qu'on serait déçu, parce que OUI moi j'aime ça la neige. Et bien au réveil, je n'en revenais pas, BLANC partout. Le gars du restau appelle "vous venez ou pas ce midi, toutes les tables ont annulé, il ne reste que la vôtre". On appelle les autres : "euh non, on a trop de route à faire, on annule". Pas de restau, depuis le temps qu'on essayait de mettre ce repas, on avait réussi à fixer une date, et bien c'est encore reporté. Alors on avait carte BLANCHE (neige) pour ce dimanche et mon jeune fils n'ayant pas de foot, nous sommes allés nous ballader et admirer. C'est comme si le temps s'arrêtait. C'est grandiose. Et même qu'on a rencontré un gars qui n'est pas toujours vraiment sympathique, et bien là, il était tout gentil. La neige a des effets....... Et puis la nuit dernière, j'ai vraiment bien dormi, la neige a des effets........

Et pour clore, quelques clichés

 

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C'était un BLANC DIMANCHE !!!!

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02 février 2012

vie de phobique

Anouchka dit que personne ne peut comprendre la vie des phobiques. C'est sur que c'est dur à comprendre pour ceux qui ne sont pas du tout concernés. Moi je l'ai été très tôt concernée par la vie que j'ai eu avec mon père, d'ailleurs je me demande toujours si je ne copie pas encore aujourd'hui. J'ai appris vite à mentir, à le couvrir, à faire comme si, à m'adapter, mais aussi à pleurer, à hurler, à attendre des heures et des heures, à compatir, à le haïr, à le comprendre, à ne rien comprendre. Il avait des tocs et des heures et des heures par jour/nuit de tocs.

Cela n'aide pas à prendre confiance en soi dans l'enfance, et dans la jeunesse. Je n'ai pas pensé que j'étais différente moi aussi, ou du moins je me sentais différente car j'avais une vie différente. Quand je me retourne, je me rends compte que j'avais quand même pas mal de symtômes, quoique beaucoup d'enfants les ont sans doute et qui s'arrangent en grandissant. J'avais quand même pas mal de peur, je craignais d'être interrogée en classe, le coeur qui palpite à en sortir, le rouge qui monte si vite aux joues, peur de ci, peur de ça. J'ai fait plusieurs évanouissements, des malaises. Puis plus tard, de la dépression au vu d'un psychiatre. Je me demande maintenant si c'était bien ça. La phobie sociale se déclarait. J'avais peur des humains, pas de tous, mais de beaucoup. Je devenais agressive pour m'en sortir. Je pratiquais l'évitement. J'étais migraineuse. J'en ai bavé. Puis j'ai trouvé l'asso des anxieux qui m'a fait comprendre qu'on était nombreux à souffrir. Alors ça m'a soulagé un peu. Je pense que ma nature ne changera pas de si tôt. Mais comme d'autres sont myopes, ou boiteux, ou je ne sais quoi, et bien je souffre de phobie sociale. Que dire de cela. Ce n'est pas simple à expliquer, car je ne m'enferme pas pour autant chez moi. Certaines situations ne me gênent pas du tout, et d'autres beaucoup. Et parfois, je ne le sais pas à l'avance. Je m'améliore, je comprends mieux. Mais voyez vous ce soir, logiquement, je devrais être à la réunion de préparation à l'A.G., je n'y suis pas, j'ai dit non, j'ai envoyé un mail, maintenant ils savent, dire qu'ils comprennent je n'en suis pas sure, mais ils savent. Dès ce matin, je ne le sentais pas d'aller là bas ce soir. Alors mon cerveau a dit "non" et après, ça ne m'a plus cassé la tête. Sinon j'y aurais pensé toute la journée, je n'aurais quasiment rien fait, obsédée par les efforts à faire pour y aller. C'est un choix, pas très social, bien sur, mais je pense qu'il faut parfois être égoïste pour sauver sa peau.

La plupart des gens vont et viennent dans des lieux et des situations très différentes toute la journée, sans qu'ils se posent de question, tout est fait naturellement, pour les phobiques, ce n'est pas le cas, tout devient compliqué à gérer. Alors pour ma part, j'essaie de me protéger. Ce serait bien que plus de gens comprennent.

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01 février 2012

quelques nouvelles

Moins envie d'écrire tout à coup, c'est vraiment irrégulier. Dimanche, c'était l'anniversaire du décès de ma belle mère. Ainsi la famille s'est retrouvée à la messe et pour le repas dominical. Nous sommes allés au cimetière également. Le temps passe et la douleur s'apaise. Mes fils sont venus aussi à la messe, je ne leur avais rien dit, ils sont venus de leur propre initiative, c'est bien. Ma fille nous a rejoint dans la soirée, elle est toujours très occupée à mille projets à la fois.

Pas eu d'atelier d'écriture lundi, à cause de la neige. Il a eu lieu l'après midi, j'aurais pu y aller, mais j'ai eu peur de conduire et puis j'ai plein de choses à faire au bureau. Cà m'a manqué mais en récompense, j'ai regardé une famille formidable, c'est distrayant.

Le voyage approche, je ne nous sens pas prêts du tout, il faudra bien pourtant.

Je pense à L., vendredi dernier, j'étais à une réunion de l'asso des anxieux et j'ai appris que pour la enième fois, elle avait encore tenté de disparaître. Pourtant je la trouvais bien dernièrement. Hélas, la vie ne tient vraiment qu'à un fil, il a intérêt d'être solide.

A la fin de la semaine, c'est l'assemblée générale de l'asso de danse et gym, je ne sais pas encore si j'y serai présente, disons que pour l'instant je n'ai pas très envie.

J'ai fait un peu de généalogie dernièrement, enfin quelques cueillettes sur des sites internet, et j'ai fait quelques petites découvertes qui m'ont bien plu sur une branche que je connaissais moins. Je ne sais pas trop à quoi ça sert de fouiller dans le passé, mais ça me plait.

 

 

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26 janvier 2012

la croix

J'aperçois en revenant une croix qui se dresse, je ne l'avais jamais vue sous cet angle là et me vient à l'idée que :

Tant de croix par ici
  Les riches propriétaires
    Les ont plantées sur leurs terres
      Nos familles ont vécu à genoux
        Tout le temps de leur vie
          On les avait priées de se taire
           Ainsi elles ont porté leur croix
            Celles qui ne se voyaient pas

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les barrières

Il faut ouvrir les barrières
Chasser les plus gros chagrins
Plus jamais se laisser faire
Encore croire à son destin

Il faut ouvrir les barrières
Pour que puisse entrer la joie
Entendre chanter la terre
Et s'endormir dans ses bras

Il faut ouvrir les barrières
Respirer le jour nouveau
Aller boire à la rivière
D'un demain qui sera beau

 

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le mercredi

Dès que je me lève, le mercredi, je sais que c'est un jour différent, un peu comme un jour d'examen, j'exagère un peu. Mais il y a la gym le soir et parfois, ça me fait encore peur. Un genre d'obligation, heureusement, sinon je ne verrais jamais personne de ma commune, ou si peu. Si le moral n'est pas bon, si c'est compliqué pour les horaires car je suis ailleurs avant et il faut trop me dépêcher, je zappe, je décide de ne pas y aller. Parfois c'est dès le matin que je sais que je n'irai pas. Parfois je culpabilise de ne pas y aller à chaque fois, car l'exercice me fait du bien. La prof est sympa avec moi. Il y a des personnes à qui je n'adresse jamais la parole et qui ne font pas d'effort non plus. J'y suis allée hier soir. Tout s'est bien passé.

Après j'avais décidé de me rendre à une soirée dans la ville voisine, une soirée organisée par l'asso de l'écriture mêlant textes et chants. Hier soir, c'était chansons de Barbara par les élèves d'un Choeur, ils chantaient seuls, accompagnés d'un pianiste, puis les textes étaient lus par deux pros (beaux textes de divers auteurs). Je ne pouvais plus reculer, j'avais décidé et invité une voisine qui aime la chanson à venir avec moi. Un peu d'appréhension quand même en arrivant. Suis je bien à ma place ? Je reconnais deux, trois visages, ça me rassure. On se salue. A la fin de la soirée, je vais féliciter l'ami J. qui écrit parfois le lundi soir avec nous, il a chanté la Dame Brune, et fort bien, les autres aussi ont bien chanté, et les textes lus étaient d'une belle poésie. En sortant, je tombe sur M. avec qui j'ai écrit il y a deux ans. On discute un peu. Tandis que R. nous rejoint nous offrant la brioche. Tout s'est bien passé, j'avais bien ma place.

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24 janvier 2012

l'âme

L’âme en silence au bord du précipice

Soudain une main tendue avant qu’elle ne glisse

Surtout ne tombe pas

Je prendrai soin de toi

L’âme sauvée retrouve ses esprits

Merci à toi la main d’être là aujourd’hui

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21 janvier 2012

la nuit

J'ouvre les yeux, c'est le matin, c'est donc fini. Pourtant c'était magique, enfin le calme, la chaleur, la douceur, le moelleux, l'heureux, le vide, la deconnexion. Mais la vie ce n'est pas ça pourtant ? Ce n'est pas le noir, la nuit ?

La nuit, je me sens plus à l'abri que le jour. Et ça me va bien. Plus d'agression possible, plus de pensée, sauf les rêves, mais les rêves ce n'est pas réel. Alors que le jour, tout ce qui se passe est bien réel. Et en ce moment, je suis sensible à tout : les mots des autres, les actions des autres, les jugements des autres, ce que les autres ne disent pas, ou ce que les autres ne font pas. Je voudrais bannir ces mots : "les autres". Pourquoi, sans qu'ils le sachent, me font il tant souffrir ?

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Hier soir, chez moi, une réunion de produits : c'est rare car je suis plutôt contre ce genre de choses. Mais là je fais une impasse, et tous les 3 mois avec quelques voisines nous nous retrouvons autour de l'hotesse et de ses produits d'entretien. C'est plus pour la convivialité que pour les produits mais bon. A la fin de la réunion, quand les voisines sont parties, je discute avec l'hotesse, et lui dis que je serais incapable de faire cette activité. Et là nous discutons de son parcours : timide maladive dans l'enfance et l'adolescence, voire après, elle a progressé grâce à ses efforts, elle a travaillé dans les assurances où elle a reçu des formations qui l'ont beaucoup aidée, puis elle a quitté, elle travaille avec son mari en exploitation agricole et a choisi aussi cette activité, pas pour l'argent me dit elle, mais pour le contact et pour continuer d'avancer. Elle me scotche. Elle me parle de ce qu'elle entend sur elle parfois encore "tu te souviens comme tu étais timide"....  "ben dis donc t'as drolement changé". Cà elle n'aime pas. S'entendre dire ce qu'on a tant détesté de soi. C'est le couteau dans la plaie. Et moi je lui ai dit aussi vite fait mon parcours, et que j'ai plus ou moins baissé les bras. Elle a fait un beau parcours professionnel, pas moi. J'ai manqué de volonté. Et je me déçois.

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18 janvier 2012

un mail reçu

J'aime découvrir les mails reçus. Je n'aime pas ceux de publicité, je ne m'y arrête guère, je les supprime vite. Parfois, il y en a qu'on n'attend pas et qui font du bien. J'aimerais d'ailleurs que ça arrive plus souvent. J'ai envoyé beaucoup de mails pour les voeux, quelques uns sont restés sans réponse, et j'ai hésité à envoyer d'autres....... J'ai tellement hésité que je ne l'ai pas envoyé. Et puis un matin dans la boite de réception, c'est elle qui m'envoyait une carte de voeux. J'étais touchée, elle avait osé. C'est la mère de l'ex de mon grand fils, nous avions tellement sympathisé, peut être trop vite sympathisé, mais comment regretter de sympathiser avec des gens aussi charmants, ils nous avaient reçus, nous les avions reçus, et puis silence après la rupture. Déjà l'an dernier, nous nous étions échangé les voeux, mais après, je me disais qu'il valait mieux se détacher. Puis elle a osé cette année encore. Et j'ai répondu que j'étais touchée, que moi je n'avais pas osé, je ne voulais pas remuer le passé. Elle m'a de nouveau répondu et donné quelques nouvelles de C. sa fille. Je n'en parlerai pas à mon fils. Elle nous dit que si nous passons par chez eux, il faut aller les voir. Ce n'est pas au programme mais qui sait ? J'aimais ces gens là, ils étaient proches de ce que nous aimons : la nature, la simplicité, la spiritualité, l'émotion, la forêt, les plantes. Cela m'a fait plaisir. Sachez quand même que dans mes turpitudes je sais voir et entrevoir les quelques lumières de ma vie. Il y en a, seulement je suis gourmande, j'en voudrais tellement plus..............

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