01 novembre 2011

Poésie

Je pourrais raconter mes idées grises, car il y en a, c'est sans doute la saison, les insatisfactions, les imperfections, les conneries, tout ce qui fait aussi la vie, mais non, je vais parler poésie.

A l'atelier, j'ai découvert la poésie. Je suis très très très très apprentie.

A l'école j'ai appris poésie et poème comme tout le monde sans rien y comprendre, sans même trouver ça beau, il fallait juste les savoir, les réciter, pour ne pas se faire gronder, je n'aimais pas ça, il fallait dire devant tout le monde, je n'aimais pas ça.

Aujourd'hui, me viennent dans la tête des phrases que j'essaie d'arranger, et lorsque je trouve que c'est joli, je suis enchantée, c'est du bien être, du beau, ça fait du bien.

Aussi je vous propose, quoique vous ne soyez pas nombreux à venir ici ou du moins à vous manifester, un premier vers que j'ai trouvé ce matin et j'aimerais que celles ou ceux qui veulent bien continuent avec chacun un vers pour qu'a la fin ce soit un joli texte d'automne, je sais que les mayennaises vont s'y coller car elles jouent bien le jeu en général, et puis faut pas grand chose pour faire monter la mayennaise. Et je compte aussi sur les personnes que je connais dans la vraie vie pour qu'elles jouent le jeu avec un pseudo bien à elles.

Bon et bien avec l'espoir que ça fonctionne, je me lance :

 

Mes souliers chantent octobre sur le sentier doré

D'un matin clair auréolé de rosée

Mais qu'est ce donc, un scarabée ?

Bois parsemé, lueur étrange, feuilles orangées

 

Ces couleurs ocrées se fondent dans la verdure

Ce chemin du dimanche est d'une poésie pure

Potirons, châtaignes et noix pour les écureuils

Lisbeth est assise là, comme dans un fauteuil.

 

Le trésor du farfadet de l'arc-en-ciel

Lui paraît maintenant assez immatériel

La marmite de pièces d'or est trop lourde à porter

 Qu' importe la fortune ! Lisbeth préfère aimer

 

FIN.

 

 

 

A vous maintenant ............................ en commentaires

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26 octobre 2011

les vieux

Si tu voyais les yeux des vieux
Quand je leur parle un peu
Si tu voyais leurs yeux, heureux,
Qu'on s'intéresse à eux

Instants précieux de nos vies
Evitons les remords
Prendre le temps encore
Avant qu'ils soient partis

Les yeux des vieux pétillent
Quand je m'adresse à eux
Ils me trouvent gentille
J'aime qu'ils soient heureux
Juste encore un petit peu

 

  

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23 octobre 2011

saison

AVANT

2011 08 083

APRES

 

2011 08 028 

 

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cantique de jean racine

J'ai galéré pour mettre cette video, ouf ça marche !

Ecoutez moi ça, c'est magnifique ! Dans ma rando de cette semaine, elle m'a tant parlé de cette oeuvre que je l'ai cherchée et que je trouve superbe. Je ne connais rien aux oeuvres classiques. Cà donne envie de découvrir ! Et en belles images !

 

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20 octobre 2011

J'avance

Non pas dans mon travail où là tout s'accumule.

Dans ma vie sociale, oui, je vois de plus en plus souvent du monde. Samedi dernier, je dis oui à ma cousine pour aller voir une amie ensemble l'après midi. On a refait le monde. Hier, j'avais invité deux amies pour un café avant la gym, elles sont venues, on a fait une ballade. Aujourd'hui, j'ai fait la rando avec R. comme prévu, elle a 70 ans passé et je lui ai parlé comme à une copine, de tout, de ma vie, de mon anxiété, de l'écriture vu que je la connais par l'atelier, c'est elle la présidente de l'asso, de mon père, de mon beau père, de généalogie, de nos enfants, je n'ai pas vu le temps passer. C'est une femme passionnée par tant de choses, j'adore ça. J'ai oublié l'autre après midi après mes courses, je suis allée rendre visite à une amie en arrêt de travail. Je n'aurais pas fait tout ça avant. J'ai progressé, c'est sur, au niveau vie sociale.

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17 octobre 2011

17 OCTOBRE REFUS DE LA MISERE

   

LES DEUX SŒURS

 

J’ai marché dans la Ville et j’ai vu le clochard

qui dormait sur un banc avec une bouteille

vide, à ses pieds, pleine de rêves de l’hiver

Ce clochard c’était moi car je reste son frère…

 

J’ai marché dans la Ville et j’ai vu le voyou

roder d’un pas si lourd entre les murs des banques,

il sifflotait cynique un air de drapeau noir …

Ce voyou c’était moi car je reste son frère…

 

J’ai marché dans la Ville et j’ai vu le curé

défroqué qui parlait avec son pauvre gosse ;

une femme suivait n’osant lever la tête

Ce curé, c’était moi car je reste son frère…

 

J’ai marché dans la Ville et j’ai vu cette femme

qui mendiait quelques sous devant la cathédrale,

dans ses yeux on voyait l’éclair du désespoir

Son âme, c’était moi car je reste son frère…

 

J’ai marché dans la Ville et j’ai vu mes Deux Sœurs

Douceur et Charité, distribuer du pain

tout tirer de leur amour, dans les âmes dolentes

Et mes Deux Sœurs m’ont dit : « Viens, travaille avec nous ».

 

Alain GREINER – Octobre 2005


 

 

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12 octobre 2011

Perdue !

2011 08 002 x

 au beau milieu des champs,

Est il plus compliqué de vivre ici ou ailleurs ?

La solitude est plus palpable.

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manque

J'ai l'impression qu'elle me manquera toujours cette partie de vie, où j'aurais vécu seule, où j'aurais appris à me gérer, moi, à décider moi, je ne l'ai pas eue, c'est ainsi.

Alain X parle de savoir décider.

Je ne sais rien décider. Avant c'était mes parents qui décidaient toujours pour moi. Puis il n'y a pas eu de transition. Je me suis mariée comme c'était à l'époque. Je ne me suis pas pour autant écraser, non. Mais je n'ai jamais quasiment décidé seule de quoi que ce soit. Enfin rien d'important. LUI, il sait décider pour notre travail. Il sait moins entreprendre pour notre vie privée. Et moi je n'ose pas décider toute seule. Je n'ai pas appris. J'envie nos jeunes qui ont des vies si différentes. Ils partent tôt. Ils mènent leur vie d'abord seul puis après ils décident de rester seul ou pas.

J'aimerais savoir mieux décider. D'ailleurs on m'y invite. Mais je ne sais pas bien. J'ai toujours besoin d'un autre avis.

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11 octobre 2011

la patience

Voilà presque un an que nous l'avons commandé cette véranda (ben oui, comme Jeanne). C'est la solution d'agrandissement de notre maison. Depuis que nous avons mis la cuisine dans l'ancienne salle à manger, la cuisine est tout à fait convenable. Mais à l'inverse la salle à manger dans l'ancienne cuisine, c'est vraiment tout petit. Du coup, la cuisine avec plein de monde dedans, je n'arrive plus à cuisiner et recevoir en même temps et je ne peux pas entasser tout le monde dans la mini salle à manger. Donc après beaucoup d'hésitation, après plusieurs devis de plusieurs solutions, nous optons pour la veranda extension. A bas le mur de la petite salle à manger et hop, nous voici avec 18 m2 de plus, ce qui fera un séjour de 30 m2, ça devrait aller. Même nos enfants nous disent que c'est de la connerie, qu'on veut toujours plus grand, oui mais quand ils sont là ils prennent un peu de place, surtout s'ils ne viennent pas seuls.

Seulement voilà, nous avons versé un acompte et cela devait se faire en mars. Sauf qu'en mars, l'assainissement qui devait être refait avant ces travaux là n'était pas fait. Et on en est toujours au même point. C'est en cours. J'ai vécu l'été avec les fosses septiques bien dégagées, et l'odeur qui dégage bien aussi, la tranchée qui attend le tuyau, les bacs construits au jardin mais non terminés.

Cà avance très très doucement, le poseur de veranda ne nous appelle même plus. Le maçon doit faire les murettes dès que ce satané assainissement sera fait.

Il faut de la patience dans la vie et j'en ai si peu.

J'ai toujours beaucoup attendu pour des travaux chez nous, mais là j'ai pété un cable ce week end à cause de ce chantier. Bon ben ça n'a rien changé, il me faut encore attendre.

 

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04 octobre 2011

phobie

J'ai tenté pendant quelque temps sur le net de moins parler de ma phobie sociale, évidemment c'est possible d'éviter le sujet, de parler d'autre chose, mais elle n'est pas disparue pour autant, ou du moins pas totalement. D'avoir vu Anouchka (je veux faire un lien hypertexte et ne sais toujours pas comment faire), elle est dans ma liste de blogs, à la télé samedi, j'ai quand même envie de reparler de ça un peu. Elle a fait fort en tournant cette émission, c'est bien de montrer les détresses qu'on ne peut soupçonner pour beaucoup. Son mari et sa fille partagent intensément ces problèmes.

Moi je n'ai pas voulu trop les mêler à ça. Pas de vraie discussion là dessus sauf avec mon homme. Pas avec mes enfants. Ils doivent percevoir une sensibilité, susceptibilité, faiblesse. J'ai beaucoup somatisé, donc ils ont vu des dégâts physiques. Ils m'ont vu aussi en crise de nerf mais le problème de fond, on a évité. Et je ne me sens surtout pas prête à aborder le sujet. Je l'ai fait avec les collègues de l'asso (surtout un) dernièrement et là ce soir, j'ai une réunion, et je stresse, alors que ça devrait être plus facile. Non, c'est peut être même pire qu'ils le sachent. Avant j'essayais toujours de cacher, maintenant j'ai l'impression d'être à poil quand j'arrive. Et puis comment peuvent ils comprendre ? Parfois je suis totalement comme les autres, la plupart du temps d'ailleurs car je prends tellement sur moi. Mais je ne vous dis pas à quel prix de grosse transpiration, respiration, exitation, mal de ventre, envie de partir, dégoût, envie de pleurer, et j'en passe et des meilleures. Souvent quand j'embrasse en arrivant, même en plein hiver, on me dit que j'ai les joues très chaudes, cette remarque est très désagréable, cela me prouve encore une fois à quel point cela bouillonne là haut pour sortir, et les mains elles sont glacées. Ce qui engendre des fatigues intenses, parfois des insomnies, des tracasseries, des jugements de moi sur moi totalement horribles, des envies de partir. Et puis je recommence encore, et encore. Rien n'est simple, RIEN.

Mais comme ANOUCHKA, je veux me battre, espérant qu'un jour tout sera derrière moi. Je ne veux pas que mes enfants sachent tout ça au détail. Je fais semblant ou je suis mal ou je suis bien car cela arrive aussi parfois.

La petite enfance est si importante et lorsque le modèle est défaillant, comment voulez vous ? Et puis d'autres faits et gestes, surtout gestes d'ailleurs, ont fini de m'anéantir.

Pourtant je suis toujours là..............................

Posté par melancolie85 à 16:04 - Commentaires [3] - Permalien [#]