10 septembre 2016

Tous les chemins...

mènent à l'homme.

Ce que me rapportent les pèlerins c'est que le plus important sur le chemin, ce sont les rencontres. Je les crois. Ces rencontres sont magiques. Pourquoi ? Parce qu'elles sont simples. Je ne sais pas qui ils sont, ils ne savent rien de nous. Ils arrivent exténués, rouges, suant, usés, l'air en forme, ayant très soif, blessés.... le gros sac sur le dos, souvent les batons dans les mains. Les gros godillots font parfois mal. Je ne sais pas s'ils sont riches ou pauvres, ils ne sont pas grand chose sur le chemin à côté des arbres immenses, des étangs immenses, des routes immenses, des paysages immenses.

Tout cela pour dire que je pensais ne plus recevoir de marcheurs à cette date et j'ai encore eu une demande de deux amies marchant à l'envers. A l'envers ? mais oui dans l'autre sens. Et pourquoi pas ? C'est la première fois pour moi. J'ai vu une belle amitié entre elles, elles se connaissent depuis l'enfance. Encore une fois, je ne me suis pas du tout tracassée. De plus, j'ai eu une autre visite au moment où elles arrivaient et je n'ai pas pu préparer le dîner prévu. Je m'en suis arrangée, j'ai simplifié. Cà n'a posé aucun problème. Pour la première fois aussi, elles m'ont demandé d'écrire un mot sur leur petit cahier. Je l'ai fait. Et sur mon tableau, elles ont noté des mots agréables. Hier soir nous avons dîné toutes les trois nous racontant quelques petites histoires de vie, mon mari est arrivé plus tard. Et ce matin, je les ai avancées un peu en voiture, 10 kilomètres, sinon l'étape était un peu forte pour elles. Elles étaient ravies.

Je me demande pourquoi ce n'est pas aussi simple avec tout le monde, pourquoi les pèlerins sont tellement en quête de simplicité et sont heureux de rien, ou plutôt de tout ce qu'on leur propose.

J'ai tant de plaisir à les recevoir. On en est à 17.

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09 septembre 2016

Participation aux Impromptus littéraires

 EN ATTENDANT LA PLUIE

Il joue avec les feuilles mortes
En attendant que le vent les emporte
Ca l'amuse le petit gars
Car ça craque sous ses pas


Il grandit le petit gars
Il est bon d'être là
En attendant la pluie
Pas encore aujourd'hui


Sous le charme je ris
De le voir étourdi
Devant une pomme de pin
En ce si beau matin

 Le paysage crie
Il est prêt à pleurer
Il n'aime plus l'été
En attendant la pluie

 L'enfant aime l'été
Il peut tant turbuler
En attendant la pluie
Pas encore aujourd'hui

 

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08 septembre 2016

SEPTEMBRE à ma façon

J'en ai fait un toute seule, vous pouvez aussi :

 

S i les feuilles tournent en rond

E mportées par le vent

P erdues dans l'horizon

T out juste un bruissement

E t si mes pieds  fredonnent

M a chanson de l'automne

B aton en main, je pars

R êver au doux hasard

E t cultiver l'espoir

 

Et voilà Suzame à sa façon  :

Sourires
Emerveillés
Pour
Ton
Enfant
Malicieux
Beau
Rêveur
Espiègle

 

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07 septembre 2016

la vie tout simplement

N'oubliez pas de terminer mon jeu d'écriture sur le post d'avant, je n'aime pas abandonner les travaux, mais là j'avais envie de vous parler de ma vie. Après la pluie, revient toujours le beau temps. Parler de pluie en ce moment, c'est risqué. Mais je vous parle plus de ma météo à moi que de l'autre. Il a su mon mécontentement, c'est juste une maladresse de sa part, il n'y a pas volonté de me nuire. D'après ce que je lis, je ne suis pas la seule à vivre ces maladresses.... Nous ne venons pas de la même planète paraît il. Bref, j'ai digéré, oui parce qu'il faut digérer ces choses là.

Dimanche, il m'avait donné carte blanche. Cà devait être la mer. Non, ce fut un spectacle en campagne que je souhaitais voir depuis longtemps et dont c'était la dernière représentation. Et on est bien tombé parce pour la dernière, un pot était offert. Cà, c'est du pot. Cà ne nous arrive jamais d'habitude, et là voilà comment ça ratrappe un peu le coup. Un p'tit jus d'orange et quelques gateaux, pas mal même. Et puis j'ai rencontré quelqu'un là bas que j'avais cotoyé sur un site de généalogie, on est sans doute de la même famille mais loin, loin, loin. Et j'ai osé lui parler, dites donc. Trop fière. On doit reprendre contact. Et puis on a filé dîner dans la jolie ville aimée où on n'est pas allé beaucoup cette année. Une pizza et un dessert, en terrasse, tous les deux. Je me suis dit qu'il en fallait peu pour être heureux.

Lundi, c'était chorale, c'est dur et agréable à la fois. Quand on chante, il y a une énergie, et on ne pense plus à rien. Il faut juste que mes jambes me portent, et avec la chaleur, c'est une autre histoire. Je suis à peu près à l'aise dans le groupe. Après je devais rejoindre l'atelier d'écriture. Finalement je me suis retrouvée toute seule avec l'animatrice. On a papoté et je suis partie. Atelier annulé. Cà commence fort.

Hier soir, pour une fois, nous avions convié à l'apéro nos voisins d'été et un couple d'amis. Tout cela dehors sous les étoiles. J'avais cuisiné un cake, des verrines de betteraves, des salades de fruits, coupé du saucisson, du fromage, ajouté des petits trucs salés, ça l'a fait avec quelques verres. On a révisé notre anglais puisque ces voisins sont anglais, c'est un peu fatiguant mais hilarant. Cà ressemblait à une pause vacances.

Voilà comme quoi de petits moments on remonte et on se dit que rien ne vaut la vie.

 

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05 septembre 2016

S E P T E M B R E 2

Bon, et si on s'en faisait un deuxième ?  sur le thème de l'école - en faisant rimer - vous êtes prêts ?

Sur les cahiers tout neufs ils écrivent leur nom

 

Voilà le texte terminé avec quelques modifications de ma part :


S ur  les cahiers tout neufs ils écrivent leur nom
E t  sur leurs tables d'écolier, ils gribouillent des ronds
P atientant  déjà de la récréation à venir
T out  à la joie de bientôt courir, sauter, crier et rire
E n  refaisant le monde selon leur imagination d'enfant
M odelant  les lendemains sans punition, juste des compliments
B onheur  et espièglerie gambillent ces beaux diablotins
R arement  ou jamais, ils n'ont la peur du lendemain
E mbrassant   la vie de leurs bouches et de leurs mains

 

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03 septembre 2016

S E P T E M B R E

Ne perdons pas les bonnes habitudes.

Ecrire en commençant chaque vers par S E P T E M B R E - le texte doit parler de l'automne qui arrive - comme d'habitude chaque personne écrit un seul vers à la fois (sinon bonjour les dégâts) et l'écrivant suivant reprend ce qui a déjà été écrit en commentaires ... je me perds dans des explications tellement simples .... au boulot    et s'il y a plein d'idées on peut en faire plusieurs SEPTEMBRE.

Voilà le résultat :

 

S i  j'avais la patience de peindre ce tableau
E t  si j'avais autant de couleurs qu'il me faut
P our  toi je saisirais tous les bleus de la mer
T u  me diras alors tes belles envolées lyriques
E t  déjà quelques odeurs de terre
M onteront  au ciel gris pour parfumer l'horizon
B aies  et champignons ambrés dans la forêt
R utilantes  feuilles pourpre prêtes à s'enflammer
E n  attendant que la neige recouvre tout

 

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02 septembre 2016

Rechute

Aïe je ne suis donc pas guérie. J'y crois parfois lorsqu'il y a du répit, quelques jours, quelques semaines. Lorsque j'arrive à me satisfaire du jour présent, et que les émotions ne sont pas trop importantes ni variables, ça peut me faire rêver de sortir de tout ce merdier.

Hier ce n'était pas un jour comme les autres. C'était un anniversaire. Mais il n'y a pas fait attention, rien, pas de mot, pas de signe, au début je me suis dit que c'était déjà arrivé et que ce n'était pas grave. Plus je pensais que ce n'était pas grave et plus ça envahissait mon cerveau, et ça devenait grave. Je suis devenue odieuse hier soir. Et aujourd'hui, je ne suis pas bien. Trop bouleversée par les émotions négatives. J'aurais souhaité quelques attentions mais on ne peut pas faire pour les autres.

Il y a de la fatigue dans l'air, de la saturation. Un été sans légèreté, ou si peu.

Je m'en veux de cette réaction mais ne peut on pas rêver d'autres scénarios qui collent avec nos attentes ?

Nos attentes ? voilà bien le problème. Elles sont bien là, pourtant je les ai chassées, chassées, zigouillées...... et les revoilà.

Comment les chassez-vous, vous ?

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31 août 2016

J'attends

Je serais bien allée au jardin mais il va arriver. Le 15ème pèlerin m'a appelée tout à l'heure. J'en ai refusés récemment, faut pas que ça devienne l'usine. Je serais moins disposée. Je ne suis pas toujours de bonne humeur, surtout si je suis fatiguée. Tenir des chambres d'hôtes ne doit pas être de tout repos. L'accueil pèlerin, c'est moins compliqué. Le tarif est si peu élevé, ils ne s'attendent pas aux 4 étoiles. Et puis ils réclament de la simplicité. Tandis que les chambres d'hotes maintenant, ça devient la compétition....Faut dénicher la meilleure.

Le rythme des récoltes est bien huilé. Tout se passe pour le mieux. Ce n'est pas vraiment ma partie. Je suis le mouvement tandis que le paquet de paperasse à droite de mon PC est épais. Peu de motivation. Va bien falloir que ça revienne. Il y a des dossiers à boucler.

Hier soir j'ai raté la réunion de préparation de rentrée de l'association. Puis notre salarié qui part souhaitait nous offrir un petit repas au restau entre collègues. Alors j'ai opté pour la 2ème proposition parce qu'un salarié qui part, c'est quand même un peu sentimental. 4 ans. Il travaillera pour lui désormais. Il connaitra les joies du patronat. A petit niveau, mais c'est déjà ça. J'aurais aimé être à la réunion de préparation pour revoir les gens du bureau parce que ça fait 2 mois qu'on ne s'est pas vu mais c'est raté. L'été, faut faire sans. Sans écriture, sans chorale, sans asso. Mais l'été passe si vite que tout revient très vite.

La chorale a repris ses fonctions. J'en avais le trac. Cà y est, la rentrée est faite, et c'est très sérieux. Même si parfois je ne sais pas si j'y ai bien ma place. Toujours ces questionnements. Mon cerveau ne me laisse jamais tranquille.

Bientôt l'écriture. Moins de trac pour ça. C'est vraiment ma famille. De mon côté, je sens ça. Il y a cette sensibilité que je ne trouve guère ailleurs, cette bienveillance qui m'aide tant. Alors je resigne cette année encore.

Le pèlerin n'est toujours pas arrivé. J'ai eu le temps de vous raconter ma vie.

 

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29 août 2016

le travail

Il fait plus frais mais je ne suis pas encore dans mon assiette. La chaleur m'a bouffée. J'avais l'impression de ne plus arriver à penser, ce qui parfois n'est pas plus mal, mais chez moi c'est surtout pas normal. Le week end fut intense de travail, pas surtout pour moi, mais pour eux. J'ai aidé hier soir tard à de derniers travaux, eux ils dorment deux ou trois heures et se relèvent pour de nouvelles tâches qui doivent se faire de nuit. Je ne sais pas comment ils font pour tenir, je me demande. Je suis fatiguée rien qu'à les voir s'activer autant.

La valeur travail est si importante chez nous. Ils ne conçoivent pas la vie autrement. Le peu qu'ils gagnent, c'est à la sueur de leur front.

Ce qui m'interpelle, c'est l'absence de solidarité, comme j'en parlais dans mon dernier post. Même que peut être ils refuseraient, il n'y a aucune proposition d'aide. Ces travaux sont totalement liés à la météo, il ne faut rien repousser, c'est le bilan d'une saison. Et vraiment j'ai du mal à observer les humains qui nous tournent autour. Est ce dans tous les métiers ? la solidarité n'existerait elle plus ? Sauf dans les catastrophes naturelles .... Même trouver des chômeurs par l'association est difficile en ce moment. Comme il dit, les chômeurs sont en vacances, il préfère en rire. Il n'est jamais blasé, ni défaitiste.

Je reste amère, ils savent tous qu'ils seraient récompensés d'une façon ou d'une autre, mais rien... personne ne veut se salir. Ils sont à la retraite, en vacances, en week end, ils ont déjà pris leurs vacances, mais voilà, on en reste là.

J'aime à observer la société, la toute petite. Quand on voit ça, comment imaginer que le monde puisse aller bien à grande échelle, puisque déjà, en mini, c'est le moi qui l'emporte.

Donner sans attendre, donner un coup de main, quelques minutes, une journée. Non, ça ne leur monte même pas au cerveau, cette simple idée. Même proposer ne fait pas partie de leur vocabulaire.

Dans deux jours, un de nos salariés partira. Un nouveau arrivera. J'espère sincèrement qu'il va bien démarrer. Deux mois pour faire ses preuves. Il semble brave et prêt à bosser les heures qu'il faut.

Cà se saurait si pour y arriver il n'y avait qu'à regarder pousser.

Non, ce sont des heures et des heures de boulot, pour un résultat correct, sans plus. Mais nous vivons. Ils sont heureux de ce qu'ils font.

Reste il encore des gens heureux par leur travail ?

 

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28 août 2016

Je les enverrais bien promener

Pas de détail. Pas de dimanche. Le dimanche est un jour de travail comme les autres. Déjà hier, y en avait qui se promenait tandis que chez nous ça bossait dur, très dur. La nuit, le jour, en ce moment. Même venir cueillir, ils trouvent pas le temps parce qu'ils ont trop de loisirs dis donc. Au lieu de venir comme prévu, ils me posent un lapin.... Ils vont au restaurant à la place. Ah ben, c'est sur que ça fait moins mal au dos. Remarquez, je m'en fiche, je n'attends pas ça pour vivre. Mais quand même, je les préviens, et tout et tout. Ils m'envoient quelques messages me tenant en haleine jusqu'à la fin de la semaine pour qu'à la fin, le dernier appel me dit qu'ils vont au restaurant. Je m'en tape qu'ils aillent au restaurant. C'est vrai que dans le champ y a rien à manger pour l'instant. Enfin, ils auraient pu cueillir et puis faire cuire, mais ils n'auraient pas mangé de bonne heure.

Tout ça pour dire que la vie d'ouvrier et la vie de patron, et bien c'est pas la même du tout.

Quand faut y aller, faut y aller.... On rate aujourd'hui un anniversaire, tant pis ça peut se faire sans nous. On a raté d'aller reconduire le petit à deux. Finalement ça peut se faire seule.

Et personne qui propose ses services, ce n'est vraiment pas dans l'air du temps.... Et le mien qui ne sait jamais demander ! et qui pense toujours qu'ils y arriveront malgré tout.

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