14 octobre 2013

mais où la sagesse ?

Je suis toujours agacée des autres comportements, je me crois guérie lorsque ça revient au galop.  Et je suis lucide en plus. Je m'observe. J'observe mes sensations lorsque ça se passe.

Nous passons dans ma belle famille et ma nièce me dit : "on a pensé à toi hier soir lors de la rando, je l'ai fait avec maman, tu serais peut être venue ?". Alors là, je commence à avoir chaud, froid, je sais pas trop et je rétorque : "ah mais j'étais occupée hier soir, j'étais chez E..., nous étions invités" De plus c'était vrai. Pour une fois, la fille de ma soeur nous avait conviéS et nous avons passé une bonne soirée, j'ai apporté un cadeau pour son petit, des vêtements, et un cahier à colorier pour la petite, tout s'est bien passé.

Est ce la peine de faire remarquer à quelqu'un qu'on a pensé à lui un peu tard ? je n'ai pas eu à réfléchir si je la faisais ou pas la rando, je n'étais pas libre. Mais si j'avais été libre, elles me le disaient un peu tardivement les filles.

Dans ce cas là, il faut respirer un grand coup, avoir l'air totalement détaché, se dire qu'on n'est surtout pas le centre du monde, se dire que ce n'est pas grave, et c'est vrai en plus que ce n'est pas grave.

Ce genre de situation se reproduit à jamais.

Allez l'univers, débarasse moi vite fait de ces merdes dans ma tête, et débrouille toi avec, je veux plus y penser.......

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12 octobre 2013

on ne rattrappe rien

Depuis quelques années, j'ai envie de faire plein de choses, alors qu'avant je végètais, je n'avais pas encore reconnu cette phobie sociale, je crois qu'à partir du moment où j'en ai eu pleinement conscience, les choses ont avancé. Petite, je n'en avais pas du tout conscience, j'avais seulement honte de ma situation sociale. Ado, c'est pareil, j'ai composé avec ma vie. Une fois adulte, c'est là où j'ai commencé à galérer me rendant compte qu'il y avait des étapes que je n'avais pas bien passées. Il me manquait le modèle.

Alors, au lieu de faire, j'ai fui. Combien de migraines sans doute psychologiques (enfin je ne sais pas) m'ont mises de côté. Combien d'excuses bidon j'ai pu trouvé. Je me souviens : on était en vacances (de ce temps là on arrivait à en prendre plus facilement) et nous étions invités à une fête juste le jour du retour, il aurait fallu donc revenir un jour plus tôt. Ah quel alibi j'avais là ! on ne va pas raccourcir nos vacances quand même, et le tour était joué, on n'irait donc pas à la fête. Ils ne nous ont plus jamais invités ! Je composais toujours pour éviter, mais tout cela presque malgré moi..... c'est difficile à expliquer. La peur prenant tellement de place que le cerveau était guidé de façon à éviter, sans que je sois totalement consciente.

Ce que j'ai fait malgré tout : j'ai assisté aux réunions d'école parce qu'intérieurement je m'étais juré de faire mieux que mes parents. Au moins j'étais vue, j'existais pour les profs, mais ça n'allait pas bien loin. J'ai fait partie de l'asso des parents, mais là j'ai bien galéré, je m'arrangeais encore une fois de ne faire à peu près que ce qui me convenait, donc rien de naturel. Et pas réussi à me faire de vraies relations alors que c'est le moment où j'ai contacté des gens de mon âge et de mon secteur. Et puis j'avais l'impression de ne pas avoir d'avis sur les choses.

Depuis qu'on m'a aidé à y voir plus clair, je tente de faire des choses : j'ai fait du développement personnel et j'ai vu que je pouvais avoir ma place dans un groupe. J'ai fait de la gym. J'ai fait de l'écriture. J'ai fait de l'anglais. Je prends des cours de photo. Je suis dans une asso pour l'anxiété et une asso pour ma commune. Tout cela bien sur c'est un long chemin de difficultés, mais au moins je suis sortie de mon trou.

Mais toutes ces années gâchées ne peuvent se rattrapper. Tout ce qui aurait pu naître et être encore aujourd'hui n'est pas au rendez vous. Même si je noue des relations aujourd'hui, il y a un grand vide d'une époque passée où je n'ai pas semé. Et je le sens.

 

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11 octobre 2013

je suis seule, ce soir .....

et même pas peur !!!!

J'arrive de mon second cours de photo, y a de la jeunesse qui débute, et moi c'est la "moins jeune" qui débute. Le groupe s'est divisé en deux avec les anciens et les débutants. On a abordé les bases et on a regardé nos appareils. J'ai avancé un peu car il y avait des fonctions que je n'avais même pas vues.

Mon homme était parti toute la journée, et ce jusqu'à demain soir. Mon jeune fils n'est plus à la maison. Je suis complètement seule. Aujourd'hui, ma fille est venue et notre salarié. Je suis seule depuis ce soir seulement.

Cà fait quoi d'être seule ? C'est très calme, j'ai mangé les restes du frigo ce soir. Comme je suis sortie cet après midi, je ne me suis pas bien rendue compte : j'étais chez le kiné, puis j'ai visité ma mère et fait quelques courses. Ensuite, le cours de photo.

Cette nuit, je vais dormir seule, enfin j'espère que je vais trouver le sommeil. Demain, j'aurai de la visite en fin de matinée, puis je déjeunerai seule.

Ainsi, je pense à tous les gens qui sont seuls et ça doit pas être marrant tous les jours. Pour moi, c'est un peu rigolo pour une fois mais dans le temps, je n'aimerais sans doute pas ça.

Après avoir eu trois enfants, les voilà tous hors de la maison, je ne me suis pas encore bien rendue compte de ce changement, la vie va, c'est ainsi.

 

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10 octobre 2013

photos

J'ai remis le nez dans les vieilles photos : des très vieilles du temps de mes parents voire de mes grand parents, d'autres de mon enfance. Beaucoup de tout petit format, ça se faisait avec 1 grande et 2 petites et du coup on me donnait la petite. Y a t il des solutions pour les classer, les conserver, les numériser en les agrandissant, comment s'y prend on ? Elles sont dans des boites en carton tout en vrac et j'aimerais bien améliorer. Comment faites vous de votre côté ? Je suis sure qu'il y a des bonnes idées chez vous.

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ça chauffe

Je ne suis pas assez sure de moi pour prendre position. Selon la personne avec laquelle je discute, je me laisse influencer par ses arguments. Alors quand il y a de grand débat, ça me perturbe.

En ce moment, il y a un projet près de chez moi d'une usine et depuis quelques jours, les esprits s'échauffent. Ce soir il y a réunion publique. Je me sens trop fatiguée pour y aller et de plus j'ai peur que ce soit houleux. Je n'ai jamais été une grande combative. Peut être que mon mari va y aller, de plus c'est très technique, faut comprendre, j'ai des doutes que je comprenne.

La population habitant près du projet se rebelle à l'idée d'une telle usine qui générerait d'après eux des odeurs pas du tout agréables. Alors que certains disent que non, les autres ont très peur et le font savoir.  C'est une fois mis en place que cà se saura et ce sera trop tard. Dans tout projet il y a des pour et des contre. Comment trancher ?

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08 octobre 2013

se sentir universel

Toute petite j'ai un vague souvenir que, lorsqu'on me demandait mon nom, de suite je répondais pas timide à l'époque par mon prénom, mon nom, mon adresse avec le département qui se poursuivait par France - Europe - Terre - Monde. Et ça faisait rire !!!!!

Ainsi je me suis toujours sentie de partout, moi la sédentaire. Je n'aime pas l'idée des frontières. Je n'aime pas penser que l'autre, celui qui habite ailleurs, il doit rester chez lui. Je sais que c'est compliqué, je le sais bien, je ne sais quelles réponses avoir à cela. A l'école, la maîtresse nous avait demandé de peindre des africains et les autres élèves n'avaient pas obéi à la consigne, tandis que moi je m'étais éclatée avec mes pinceaux et la peinture bien noire.

Je ressens souvent comme une pointe de racisme dans les discussions au sujet des étrangers alors que chez nous, on n'est pas trop concerné.

Jamais je ne penserai qu'ils valent moins que nous, jamais.

Et je sais que j'ai cette capacité à me mettre à la place de l'autre. Ainsi si moi, j'avais été lui ou elle, j'aurais fait pareil, j'aurais cherché l'eldorado, j'aurais sauvé ma peau. En disant cela à une personne de mon entourage, elle m'a répondu qu'elle : NON, elle se serait laissée mourir. Mon oeil ? l'être humain cherche toujours à sauver sa peau. Faut pas croire.

Alors, à l'école, je n'ai jamais rien compris aux guerres. Pourquoi se battaient ils exactement ? quelles étaient les stratégies ? Impossible pour moi de comprendre. C'est toujours pareil d'ailleurs. Les conflits de pays, je n'y comprends rien.

A plus petite échelle, en ce moment, près de chez moi, il y a un conflit par rapport à un projet d'installation : les pétitions circulent. Je n'aime pas ça. Tout le monde s'enflamme. Je ne me sens pas bien là dedans.

Je suis peut être une extra terrestre.

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06 octobre 2013

mes journées

Après la séquence émotion, j'aime bien égrener un peu mes temps forts. Histoire de garder en mémoire. Il m'arrive de revenir chercher sur mon blog les faits et dates, car je sais que le principal y est noté.

J'ai attendu le jour de la reprise des cours pour envoyer un mail mardi à ma prof d'anglais, que je connais perso, et à l'organisation pour annoncer que je ne reprendrais pas les cours cette année. Je ne peux pas être surchargée. Le lundi soir, une semaine sur deux, c'est atelier d'écriture, ça j'y tiens, et donc une semaine sur deux, ça me faisait sortir aussi le mardi soir, de plus l'anglais vaut mieux réviser un peu pour la semaine d'après, du coup je n'y arrivais pas alors j'ai renoncé pour cette année. J'ai mis du temps à savoir.

Je vais toujours au rythme de deux à trois fois par semaine chez le kiné, pour épaule gauche (capsulite) et depuis la visite chez la rhumato, il travaille aussi l'épaule droite pour une simple tendinite, ça me prend du temps.

Je vais aussi une fois par semaine voir ma mère à la maison de retraite, j'y reste 45 mn à 1 h car hélas, je m'y ennuie bien vite. Nous allons marcher à l'intérieur ou dehors (selon le temps), ensuite je mets la télé qu'elle n'allume pas toute seule, et comme il n'y a quasiment pas de conversation sauf si c'est moi qui l'a fait, je n'ai pas franchement la force de m'attarder.

J'ai innové vendredi soir en rejoignant le club photo de ma commune (celle dont je dépends mais pas celle où je vis le plus). Depuis longtemps, j'ai envie d'apprendre un peu, au moins à me servir bien de mon appareil. Je connais l'instigateur du club, je travaillais avec lui autrefois. J'étais allée à leur exposition magnifique. En discutant, des personnes du club m'ont encouragée à venir. J'ai retrouvé ces mêmes personnes récemment qui m'ont relancée. Alors je m'y suis rendue, non sans stress, mais j'ai géré. Nous étions 20 je pense. Mais j'ai senti tout de suite que la plupart étaient déjà très pro et n'étaient pas forcément attentifs aux nouveaux, parlant dans leur coin, visionnant des photos sur leur tablette, avec des mots techniques dont j'ignore le sens. Vais je bien y trouver ma place ? Il y a deux réunions par mois, avec des genres d'atelier pour apprendre, puis il y a des sorties "photo". Je ne pense pas m'y sentir aussi bien qu'à l'atelier d'écriture mais on verra bien. Si j'y apprends quelque chose, après je peux partir si les liens sont décevants.

Hier, P. est venue en repérage car bientôt un atelier d'écriture aura lieu près de chez moi et un peu chez moi, pour le pique nique et le temps d'écriture. Il faisait beau, elle a apprécié et s'est réjoui de l'endroit. Il est clair que la nature est plutôt belle avec les étangs, la forêt, le chateau, les chemins..... C'est inspirant.

Je passerai l'épisode "venue de mes neveux" que j'ai relaté hier.

Hier soir, j'aurais du aller à un concert, enfin je n'avais pas réservé. Mais à l'origine, j'aurais du.

Et ce matin, j'aurais du aller à la rando pédestre de mon autre commune.

Finalement ce sera NON. Figurez vous que ça fait trop. Je n'ai pas l'énergie pour.

Cette semaine a été très intense pour les récoltes, j'ai ressenti la pression même si je ne suis pas sur le terrain. J'ai plus de monde autour de la table.

Du travail dans les champs pour mon mari et en après midi j'irai je pense accueillir les nouveaux locataires de la maison de ma mère. Après un locataire qui est resté trois mois et demi (travail dans le coin pour la saison), un couple qu'on n'a jamais vu vient s'installer dans la région pour trouver du travail. Nous y sommes allés à l'intuition espérant que tout se passe bien. Ils traversent la France pour venir.

Je vous souhaite un bon dimanche automnal.

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05 octobre 2013

le coeur en miettes

c'est facile de se retrouver le coeur en miettes ! mon neveu et sa femme sont passés avec leurs filles. Ils m'ont montré, car j'avais fourni des photos pour l'occasion, toujours prête à rendre service, le diaporama qu'ils avaient fait pour leurs parents, c'est à dire ma soeur. Bien réussi ce diapo ! je n'y parais pas beaucoup pourtant elle n'a que moi. Cà me confirme que je n'ai pas beaucoup d'importance, enfin c'est ce que mon coeur ressent.

Cette douleur là, elle n'est pas prête de partir. N'avoir qu'une soeur qui a été presqu'une mère et aujourd'hui, nos relations sont ce qu'elles sont. Nous avons traversé des années difficiles. Mais ça semble loin.

Ils leur ont fait ce diapo pour leurs 40 ans de mariage, le jour de l'anniversaire, j'ai envoyé un mot avec une photo pour le fêter, mais c'était déjà fêté dignement au cours d'un week end avec leurs enfants. Rien de plus pour moi. C'est pas beau de réclamer. Mais toute ma vie je crois que je réclamerai un peu plus d'amour de sa part, c'est ainsi.

Et là ce soir, les larmes ne sont pas bien loin. C'est l'émotion. Ses enfants ne comprennent donc pas ? Ils ne savent donc pas notre histoire. Je crois que les miens savent combien elle compte pour moi. Sans doute que chez eux ce n'est pas le cas. Il va falloir m'en remettre.

Même à son mariage, il n'y a aucune photo de moi.

Je ne compte pas, et ça n'aide pas à traverser la vie.

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29 septembre 2013

tout ça pour ça

Dans l'après midi, j'ai eu comme un souffle qui m'a dit que ça allait être bien, alors j'y ai cru ; ce qui n'empêchait pas vraiment le stress, mais il y avait la confiance. Je n'ai pas été déçue par mon intuition. Déjà, le fait que tout le monde arrivait avant le "fêté" était amusant, il fallait donc être là pour l'arrivée, j'ai salué ceux que je connaissais. Nous restions dehors pour saisir l'instant. Ses amis proches lui avaient concocté un programme de journée jusqu'à l'emmener à la salle avec un motif bidon.

Et nous étions tous là : sa famille, ses amis d'univers différents.....

On a senti l'émotion qu'il a quand même maîtrisée. Puis un groupe de musiciens a joué pendant deux heures, avec des chansons revisitées, alors pas le temps de s'ennuyer, si certains on collé le bar, d'autres ont profité de cette prestation, tout en prenant l'apéritif. Puis, il y a eu le groupe des danseuses qui avait créé juste pour lui une très jolie chorégraphie (vu qu'il s'occupe de la danse), il a été vraiment très ému. Quel beau remerciement pour tout ce qu'il fait !

Ensuite, c'était plat unique et nous pouvions soit nous installer à une table très simplement, la part était dans une barquette, ou bien manger debout. Nous sommes allés nous asseoir avec quelques personnes, ça s'est fait tout seul......

Puis nous faisions une animation, on est parti se changer pour devenir un peu africains, et pouvoir danser sur un classique de J. Clegg (morceau adoré par le fêté), il ne s'est pas fait prier pour danser tout de suite avec nous, d'ailleurs lui connaissait la choré tandis que nous pas trop.

Une fois partie dans le groupe, je n'avais plus peur. Ce n'est pas l'alcool qui m'a déshinibée, j'ai carburé au jus de pomme.....

J'ai réussi à discuter avec pas mal de personnes, enfin discuter avec un tel brouhaha c'est un peu difficile, échanger quelques mots sans gros effort......

Nous avons dansé sur les succès habituels : JJG, Téléph., et j'en passe.

C'était bon enfant et il a aimé. Sous son air gêné et un peu bourru, c'est vraiment quelqu'un de bien qui a des connaissances extraordinaires dans tout ce qui est le monde du spectacle. Et puis un peu d'alcool, et il se déshinibe, il change de personnage........

J'ai trouvé que c'était beau tout ce monde rassemblé pour quelqu'un, je l'ai dit, j'ai dit aux gens que j'étais très contente d'être là.

J'ai fait des photos, je les ai envoyées.

C'était une belle soirée. J'adore ça quand ça se passe bien.

Cà ne marche pas à tous les coups, j'ai parfois des déceptions, cette fois c'était top.

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28 septembre 2013

la peur !

Hier soir, j'étais à la première réunion de saison de notre association qui traite de l'anxiété. Nous nous connaissons bien maintenant pour quelques uns d'entre nous. Il y avait aussi de nouvelles personnes qui, après avoir vu sur le journal un article relatant l'action de notre association, sont venues découvrir. Ils arrivent sans trop savoir de quoi ça retourne pour certains, ils sentent qu'ils pourraient peut être trouver là quelques solutions. Le médecin nous a fait un petit temps de relaxation. Nous étions assez nombreux, il faisait chaud dans la salle, ça n'a pas été si simple de se décontracter. Puis il a parlé de l'accueil, que nous devions accueillir ce que nous étions sans jugement. La parole étant donnée à tous sur comment nous avions vécu le temps de relaxation, le sujet est parti surtout sur la dépression. Comment sortir d'une dépression ? comment stopper les médicaments, comment se faire aider ?

Moi même je n'ai pas fait une grosse dépression comme il est raconté par certains obligés d'être hospitalisés avec des soins draconniens. Je pense avoir un terrain anxieux depuis toujours, est ce génétique ? c'est possible, car dans les deux familles, surtout celle de mon père, il y a ce problème. Et puis mon père étant tellement atteint, j'ai baigné dans un climat de peur tout le début de ma vie.

Difficile à comprendre pour certains. Nous souffrons justement beaucoup de nous sentir incompris.

La dame assise à côté de moi découvrait qu'on pouvait être anxieux social. Elle n'avait jamais entendu parler de cela. Elle est anxieuse pour certaines choses : face à certains évènements, la maladie, la mort. Mais elle était totalement étonnée d'avoir peur d'être en société.

Je lui ai dit que j'avais peur pour le lendemain soir, c'est à dire ce soir, parce que j'allais être confrontée ..... et elle me répond : "mais vous allez l'air tellement bien, à l'aise, ............................ ????"

Oui, hier soir pour moi il était facile d'en parler.

Ce soir il faudra le vivre.

Comment expliquer : les groupes sont quasi composés, je fais partie de celui d'une asso, il y aura le groupe des copains A, le groupe des copains B, le groupe des copains C, le groupe d'une autre asso ....... bref différents groupes. Certains font même partie de plusieurs groupes à la fois. J'ai peur de ne pas m'y retrouver, j'ai peur qu'on ne s'adresse pas à moi, j'ai peur de ne pas savoir quoi faire de moi, j'ai peur de ne pas savoir où me placer, j'ai peur de ne pas savoir me mettre dans l'ambiance, j'ai peur.........................

La semaine dernière, il me fallait beaucoup moins d'effort pour aller à l'atelier d'écriture puisque ma place était définie : je serais une écrivante parmi tous, et puis c'est plus délicat un atelier..... Y a pas le bar qui peut délier des langues plus ou moins agréables .......

Dans une fête comme ce soir, il faut être prêt à tout entendre : les bonnes choses comme les moins bonnes, c'est parfois sur fond d'alcool ou même sans le lieu des critiques, je connais ça.

Si j'avais dit non, je ne me serais pas heurtée mais pas confrontée non plus.

Je me suis réveillée avec déjà un peu mal au ventre.

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