20 août 2014

le premier pas

Je n'ai pas beaucoup à saisir les mains qui se tendent. Pas d'invitation particulière. Pourtant la plupart sait que j'aime sortir. Certes il fut une époque où je refusais les mains, parfois je recevais des propositions et la peur, ou la non-motivation, faisaient que je refusais, sans état d'âme. C'était une autre époque où je trouvais mille raisons de refuser.

Soudain, j'ai élargi mon champ de vision. J'ai vu que je pouvais aussi goûter à la vie, à de bons moments en sortie, de beaux paysages à voir, j'ai pris conscience. Avant je ne sortais quasiment qu'avec lui et les enfants, je ne m'autorisais pas grand chose, et la peur gagnait la partie. Nous prenions quelques vacances, j'ai même l'impression de n'avoir pas su bien regarder, trop occupée à ci ou à ça.

Je n'avais jamais vu ma mère sortir de chez nous, libre comme l'air. Ma soeur si peu. Au début de ma vie, je n'en éprouvais même pas l'envie. J'ai lu, je me suis initiée grâce à des gens, et j'ai compris qu'il n'y avait rien de mal à s'offrir de bons moments en dehors de sa maison. Mais il fallait trouver les clés. Une amie m'emmenait de temps à autre à la grande ville, je refusais parfois parce que elle c'était magasin, magasin, et magasin. Et je n'aimais pas tant que ça faire les magasins. Je suis allée à la gym, j'ai connu l'association, puis l'atelier d'écriture, j'ai pris un peu confiance pour sortir seule de chez moi, j'ai arrêté de culpabiliser ou bien d'avoir peur. J'ai rencontré de nouvelles personnes et j'ai pris goût aux sorties qui cassent le rythme routinier. Cà ne le dérange pas du tout. Il ne m'a jamais empêchée, bien au contraire.

Et pourtant, cela reste toujours difficile. J'ai peu de proposition. Quasiment rien de la part de la famille, à part les invitations officielles : cérémonies, anniversaires, qui se passent avec toute la famille et les week end. Pas de petit truc magique : "viens donc avec moi au cinéma" ou "je t'emmène au théâtre" ou "et si on allait pique niquer". C'est pourtant simple. Mais non, RIEN.

L'autre jour, deux personnes que je côtoie m'annonçaient leurs vacances sans rien de prévu. A la première, je lui dis que nous pourrions faire quelques sorties. Elle semble d'accord, puis plus de nouvelle. Quand je lui envoie un sms, j'apprends qu'elle est partie en vacances avec une collègue qui lui a proposé une petite semaine avec elle et sa famille. Je comprends qu'elle n'ait pas refusé mais elle aurait aussi pu me prévenir. Elle vit seule, et finalement reçoit souvent de très gentilles propositions. Nous avons passé la journée ensemble hier, parce que je les ai stimulées (elle et une autre personne), sans cela, je crois qu'on ne se serait pas vu.

L'autre personne qui m'a dit n'avoir rien de prévu semble prête à faire quelques sorties avec moi. Elle pourrait bien sur aussi me proposer quelque chose. Est ce que j'attends ? est ce que je propose ? Si j'attends, je risque d'être déçue. Nous pourrions aller à Paris, mais est ce bien raisonnable ? Je n'ai jamais fait de grandes sorties avec elle, je la connais par l'écriture, et si finalement j'étais déçue ? peut être c'est plus prudent de partir à la journée.

Je me demande ce qui fait que si je ne propose rien, je ne reçois aucune offre. Vous allez dire que je titille. Peut être. Mais je me pose aussi la question, si je ne reçois pas d'offre, c'est peut être que les gens n'ont pas envie de m'avoir à leurs côtés, peut être suis je ennuyeuse, pas intéressante ? Pourquoi ça fonctionne toujours dans le même sens ?

J'ai sans doute refusé quelques propositions aussi pour de bonnes raisons, rendez vous, travail, mais très peu.

Pour la marche avec ma voisine, c'est pareil, il faut sans arrêt la stimuler.

Pour aller au marché artisanal, j'ai déjà contacté une autre voisine avec laquelle j'étais allée l'an dernier, elle aurait aussi pu venir vers moi.

C'est vraiment beaucoup plus souvent moi qui fait le premier pas, qui prend les initiatives, c'était pareil en famille aussi mais de ce côté là j'ai freiné, parce que c'est fatigant de toujours s'avancer, c'est usant, surtout pour une anxieuse, pour une hypersensible, ça prend tant d'énergie, si vous saviez....

Alors de temps en temps, si les choses s'inversaient, ça me ferait du bien.

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18 août 2014

aout

 

Nous sommes allés à un mariage le 9 aout, un fils d'ami, nous y connaissions la plupart des invités côté marié. Cela se passait dans un joli endroit, et ainsi j'ai compris que la fête n'existait pas que dans sa propre famille. Nous étions importants pour eux, nous avons fini très tard dans la nuit. Cela resserre les liens. L'autre couple qui était présent comme nous, ceux avec lesquels nous sommes partis en voyage, nous avait invités de la même façon aux mariages de leurs deux filles, nous avions été honorés. Le lendemain, nous étions bien fatigués.

Le week end du 15 aout, nous n'avions absolument rien de prévu et je me suis laissée vivre. Une petite balade un matin avec l'homme, des travaux de ci de là au jardin, du rangement à la cave, une sortie photo (juste moi et mon appareil) une fin de matinée au bord de l'eau avec un soleil juste comme il faut, le pied, et hier une visite à ma mère et une rando de 10 km le soir, avec l'homme, nous sommes rentrés Il faisait brun. Je regardais mes pieds tandis que le chevreuil est passé, il l'a vu, moi pas, je l'ai juste entendu. Après j'ai cru voir un renard, mais je me demande si ce n'était pas juste un gros chat. Nous étions seuls dans la forêt, c'est ennivrant de calme et de beauté.

Voici quelques clichés de ce beau matin du 14 :

 

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vers la fin

vers la fin de l'été ? oui nous y allons en espérant que malgré tout les beaux jours vont revenir.... ras le bol de cette flotte, ras le bol de la grisaille, c'est pas que j'aime tant la chaleur mais il y a des limites quand même

vers la fin de ma colère ? j'ai l'impression que ça s'apaise doucement. On s'envoie des sms polis au sujet de notre mère, je n'ai pas encore le courage de la voir, même si finalement elle n'y est surement pour rien, mais elle ne me le dit pas. C'est surement mon orgueil qui est touché. Je me suis crue si importante, la tante adorée, enfin j'aurais surement voulu ça.

vers la fin de ses jours ? non elle est encore présente. Elle ne parle plus qu'en charabia avec des mots la plupart du temps incompréhensibles, je la ballade en fauteuil roulant, ce n'est pas si facile.

 

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11 août 2014

la lune

Sur deux blogs amis, on parle de la lune, ce n'est pas si souvent qu'on parle de la lune. Elle ne m'intrigue pas plus que ça, elle m'empêche parfois de dormir, enfin à ce qu'on en dit..... je l'ai pris une seule fois en photo, c'était en 2012, c'était ça.....

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est ce qu'elle se marre la lune ?

 

 

J'ai ce vague souvenir du premier homme qui a marché sur la lune à la télévision, je crois qu'il n'y avait pas longtemps qu'on avait la télé, je ne pense pas avoir mesuré à ce moment là tout ce que cela représentait......

Et depuis, ben elle vit sa vie de lune, et moi je vis la mienne .....

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06 août 2014

le truc pour moins penser

Je m'offre de temps en temps des pauses, soit ici, sur mon blog ou sur les votres, ou sur FB, et aussi des pauses SUDOKU. Au début de l'été, en faisant mes courses, un tout petit livre à 2 euros avec uniquement des grilles de sudoku m'a fait de l'oeil dans le grand magasin et je l'ai acheté. Il y a longtemps que je n'en avais pas fait, il y a quelques années ça m'avait fait pareil, j'étais devenue addict. Puis ça passe. Et ça m'a repris. Regarder la montre au début, trouver une tactique, pas facile à retrouver d'ailleurs, se croire maligne au point de le faire au stylo et quand par malheur y a deux mêmes chiffres sur la même ligne, se dire qu'on aurait du utiliser un crayon de bois qu'évidemment on n'a pas. On s'empresse d'aller en acheter, avec une gomme au bout, c'est pratique. Et on se lance dans une grille, puis deux, puis trois..... les chiffres s'affolent, faut les caser de 1 à 9..... chouette, c'est bon, ça marche. Aïe mais qu'est ce qu'il fait là celui là ? y a deux 9 maintenant. J'efface, on recommence.....

Bref pendant ce temps là, aucune autre pensée.... Mon cerveau est occupé à tout bien caser ses 1, ses 2, ses 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.

Vous aimez le sudoku ? c'est bizarre comme nom.

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05 août 2014

Tais toi

O tais toi ma douleur,

A m'en fendre le coeur, à noyer l'intérieur,

A cacher tant de larmes,

O tais toi ma douleur,

Laisse entrer la lumière, qu'elle vienne soulever

ce tas de désespoir,

O tais toi ma douleur,

N'as tu jamais assez crié en ma demeure,

Ton lit est bien trop beau, il faut que tu t'y couches

Sur mon coeur en morceaux

Va t en, mais va t en donc, on se connaît bien trop

Et tu n'es pas farouche,

Pourtant il serait temps que tu me laisses vivre

Tous mes autres printemps

Loin de toi, loin de toi

truc 

photo trouvée sur le net

 

 

 

 

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04 août 2014

l'été passe .....

Nous voilà en aout. Comme ça file. Je quitte les prunes un instant, j'en ai préparées pour de la confiture, et je viens écrire ici quelques dernières nouvelles. Vendredi soir, mon jeune fils fêtait son anniversaire dans sa nouvelle demeure. J'ai stressé sans le dire car j'avais peur qu'il n'ait pas trop prévu pour ses invités. J'ai fait une grande salade, c'était ma contribution. Je n'avais pas vraiment l'idée à la fête, je ne sais pas pourquoi, peut être parce qu'il m'échappe vraiment, il est vraiment installé et j'ai l'impression de n'avoir rien vu venir, même si parfois c'est plus confortable de vivre à deux quand ils sont très grands, à cause de leurs horaires et occupations bizarres. Mais je me souviens de notre complicité il fut un temps. Maintenant j'ai l'impression de l'agacer tout le temps. D'ailleurs pour les deux autres c'est pareil, je les agace. Il avait convié ses copains de toujours, ceux de la première école, quelques autres, et quelques voisins. Finalement c'était bien sympathique, la soirée s'est fini fort tard mais je les avais quittés bien avant la fin.

Samedi et dimanche, rien n'était prévu, et je ne vous étonnerai pas en disant que ça n'a dérangé personne semble t il. Samedi, j'ai fait la cuisine pour grand fils avec deux invités à lui (une nièce, et le cousin australien de la nièce). Puis j'ai visité ma mère l'après midi et fait les courses. Dimanche, re-belote, déjeuner à 4 avec un petit extra : une tarte à la rhubarbe (première fois que j'en faisais une et c'était bien bon). Et puis ranger, et puis souffler, et puis surfer, et puis sudoker. A vous ne savez pas ce que ça veut dire SUDOKER ? c'est faire des sudoku. J'y ai pris goût et j'y passe du temps, ça me vide la tête complètement.

Samedi à la maison de retraite, il y avait une requête sur le carnet. J'ai donc envoyé un SMS à ma soeur pour lui proposer de m'en occuper. Il me fallait un alibi pour reprendre contact. Ce n'était pas de gaieté de coeur mais ça devait arriver. Aussitôt elle m'a répondu. Nous avons échangé quelques SMS sans rien ajouter de plus. Puis ce matin elle m'a appelée, encore pour parler de la requête. J'avais du monde à la maison, j'ai été plus que brève. D'ailleurs je n'avais pas envie de plus. Elle n'avait aucun mot de plus pour moi. Juste : ça va ? auquel j'ai répondu : OUI (ouh la menteuse). Vous savez bien, on répond toujours OUI à cette question si bête. Puis elle a enrayé sur l'achat des serviettes, la requête. Là, j'ai coupé court. Pas un mot sur mon silence. Pas un mot de compassion. Tant pis je ferai avec. Je sais maintenant que je n'ai pas d'autre choix que d'accepter la situation. Lorsque je marierai mes enfants (si cela arrive un jour) et bien j'inviterai tout le monde (enfin s'ils me le permettent, mais ils ont plus le sens de la famille que ceux de ma soeur, je pense sincèrement que je pourrai).

C'est la mise à l'écart qui est difficile, je l'ai si souvent vécue, à cause de la vie de mes parents.

Ces jeunes là ne savent ils pas ? Ont ils le coeur si sec ?

Moi je clame trop mon histoire, ça les agace, ma sensibilité les agace, mais en tout cas ils savent. Quoiqu'ils ne savent pas tout non plus. Il y a des choses inracontables.

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30 juillet 2014

à la maison de retraite

Hier, la retrouver dans la salle à manger, un peu perdue dans un coin , dans son fauteuil où désormais elle passe tout son temps, voir un petit groupe qui discute sans avoir l'air de se soucier d'elle,  ce sont des bénévoles, on dirait qu'elles l'ont oubliée dans ce coin.

Je pousse le fauteuil pour retourner dans la chambre, quand quelqu'un derrière moi dit quelques mots, je réagis qu'ils s'adressent à ma mère, ou à moi peut être. Une dame, souriante et agréable, me fait comprendre qu'elle est surprise de voir maman comme ça, elle vient régulièrement voir sa mère et elle avait l'habitude de parler un peu avec la mienne. Elle ne la voyait plus, elle me questionne. Nous parlons de nos mères. Je ne connais pas du tout cette personne, elle habite une commune pas très loin mais depuis peu de temps. Je lui dis comment tout cela a évolué. Elle me parle de sa mère qui semble avoir un peu le même cheminement, mais qui a 10 ans de moins.

Je suis contente, je croise si souvent des gens qui disent à peine bonjour, cette personne est humaine. Peut être je ne la reverrai pas mais ça me rassure ce genre de situation. Elle a pris son temps, pourtant elle avait un enfant avec elle qui avait peu de patience. J'ai fait cette démarche si souvent moi même, tant mieux si d'autres aussi le font.

Je me suis baladée dans les couloirs en poussant le fauteuil, et à mon tour, j'ai pris le temps d'adresser quelques mots à une résidente qui semble bien seule, je ne vois jamais personne avec elle. Elle m'a remerciée. Il ne faut pas grand chose parfois pour faire du bien.

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29 juillet 2014

le frigo.....

Pff... jamais assez de place dans le frigo, il y a les restes, il y a ce dont on a besoin chaque jour : le pot de mayonnaise, le fromage, les fruits, le beurre, quelques charcuteries... quelques bouteilles... quelques légumes, yaourts, crèmes..... j'oublie le lait, le citron. Bref, c'est plein. Et quand on veut y caser autre chose, faut commencer par re-ranger tout ça bien pour trouver une petite place.

Mais au fait, jusqu'en 1977, nous n'avions pas de frigo chez mes parents. Le premier qui est arrivé, c'est avec mon premier salaire d'été qu'il a été acheté, la première paie de ma vie : 1 300 F et des poussières à l'époque. Cà ne m'avait pas choqué de donner l'argent à mes parents, ce que j'ai fait jusqu'à l'âge de me marier (enfin presque). De toute façon, je n'avais aucun mot à dire (sauf éventuellement de foutre le camp, ce que je n'ai pas fait), c'est mon père qui commandait.

Où est ce que ma mère rangeait donc la nourriture ? je me souviens d'un vieux buffet. Je me souviens d'un autre placard. Et à part ça ? je ne sais plus très bien. Ce que je sais, c'est qu'on mangeait quand même. Sans doute différemment.

Ce que j'avais surtout aimé en achetant le frigo, c'est d'avoir des "glaçons" des vrais.........

Sans le frigo, c'était totalement impossible.

Je ne vous parle pas de congélateur, bien sur mes parents n'en ont jamais eu.

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27 juillet 2014

fait chaud

Fait trop chaud pour moi. Je n'aime pas les excès et surtout pas celui de la chaleur, c'est sur. Depuis mardi soir, j'avais deux enfants en garde, des neveux. Ouh la la .... je n'ai plus l'habitude des enfants, surtout ceux d'aujourd'hui : il y a le côté agréable : leur spontanéité, les rires et les jeux, les mots délicieux, les regards complices, mais il y a aussi les "je m'ennuie"  et tout le temps qu'il faut pour s'occuper d'eux et  ne plus pouvoir faire ce qu'on a l'habitude de faire. J'ai donné avec mes trois enfants. Il est déjà loin ce temps là. Ce soir, ils ont rejoint une autre maison qui les accueille pour quelques jours. Je ne regrette pas, il faut savoir s'adapter, c'est toujours un peu difficile mais c'est à moi de faire les efforts, et puis si j'ai des petits enfants un jour, faut pas trop perdre la main. Mais j'avoue que ça me fait un peu peur, je manque d'énergie.

Je n'ai pas donné de nouvelle, elle non plus ne m'en donne pas. Que pensent ils ? bien sur, ils vont vite deviner, ils me connaissent. J'ai tort, je sais. Mais je me sens incapable de lui téléphoner. Cela reste trop dur. Certains doivent penser que c'est du grand n'importe quoi, qu'il n'y a pas mort d'homme à ne pas être invités à un mariage. Pourtant pour moi, c'est un échec total. Celui de tout ce qu'on a vécu avec eux, nos joies, nos peines. Finalement je me rends compte que c'est surtout moi qui court après elle, qui la cherche depuis toujours, qui cherche des bras, des bisous, des "je t'aime ma petite soeur" qui ne viendront jamais de toute façon. Et là j'ai presque une preuve que je ne suis plus rien, plus rien du tout dans leur coeur. Alors ma gorge se serre et je suis incapable d'appeler.

Je vais voir ma mère plus souvent, trois fois la semaine, je cherche dans ses yeux encore de la vie, de l'amour qu'elle n'a pas toujours su bien donner non plus, je n'ai plus qu'elle en ce moment. Son état stagne, elle est bien prise en charge, cela peut durer surement plus longtemps que je ne pensais. Je ne sais pas bien si elle me reconnait. J'ai besoin d'elle, pourvu qu'elle ne me lâche pas tout de suite.

Hier, dans la grande surface, quelqu'un s'est approché et je l'ai vite reconnu : une amie que je n'avais pas vu depuis plus de vingt ans. Nous étions en BEP ensemble et puis nous sortions ensemble le week end. Nous nous sommes vues au début de nos mariages respectifs puis tout à coup, un vrai déclin. Plus rien. J'avais quelques nouvelles par sa soeur que je rencontrais de temps en temps. Nous n'osions plus ni l'une ni l'autre reprendre contact. On s'est retrouvé presque comme quand on avais 16 ans, même mieux, les larmes étaient là, surtout moi, et on s'est serré. J'ai osé la question : pourquoi ? et nous nous sommes dits que nos vies avaient pris le dessus, et qu'après on n'a pas osé. Je dois lui rendre visite cette semaine et on s'est promis de ne plus se perdre. Je suis heureuse de cela car j'ai besoin de liens forts en ce moment, pour affronter mes déboires.

Et puis pour terminer, je suis allée au festival pour la dernière date. J'avais longuement hésité, la soirée s'annonçait déjantée. Comme un couple d'amis avait réservé, on s'est décidé et on a pris nos places. Aucun regret même si je ne ferai pas ça tous les jours. Pour commencer il y avait F. Vincent (Alice.... Vas y F......) il ne chante que le sexe, il ne parle que de sexe, jamais vu ça...... quel cas !, pas top..... puis la Compagnie Créo.... là bien sur, ça chante, ça danse bien, c'est beau à voir et bon à écouter, même s'ils ont bien veilli, tout comme moi d'ailleurs, mais leurs mélodies vont bien avec la fête, et ne vieillissent pas, elles, et puis on a terminé avec P. Sebast..... Et bien, il a assuré, formidablement. Il sait faire la fête. Et il y avait tous ces gens déguisés, et tous les artifices. Du vrai déjanté qui vous vide bien la tête de ses peines et vous la remplit de joie, le temps d'une soirée. Franchement, là c'était une très belle grand-messe.

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