06 mars 2014

surjouer !

J'en ai vraiment marre de surjouer, de faire des choses qui me demandent un max d'énergie que je n'ai pas. J'ai voulu exister. Dans notre campagne, rien à faire, si on ne fait pas partie d'association, on a du mal à avoir des relations. Ou alors il faut être né ici, et du coup connaître la moitié de la population. Ou alors il faut travailler à l'usine Machin et là pareil, on connait plein de gens, et les relations se font toutes seules. J'ai voulu forcer tout cela. Mais je suis épuisée. Cà ne me convient sans doute pas. Finalement qu'est ce que j'y gagne. Même pas de considération plus que ça. D'ailleurs ce n'est pas ce qu'il faut chercher, tout le monde le sait. J'ai souhaité être plus vue, reconnue, car je souffrais d'être transparente, et après je souffre d'être vue. C'est terrible cette sensation de "jamais contente", c'est terrible. Il n'y a pas de situation idéale pour les phobiques sociaux, à part de se retrouver seul, sauf qu'à ce moment là on prend conscience de notre différence.

Parfois je fais fi de ce handicap, je n'y pense presque plus, et je me sens vraiment bien, presque sortie du trou. Et vite, un léger trouble, une parole de trop, un regard, un sourire ironique, la machine s'emballe. Ah oui, j'avais oublié que non, je ne suis pas si bien que ça dans cette société. Cà reprend le dessus, ça bouffe. Alors là je rêve de nuits interminables, de vacances très loin, de ballades rien que pour moi, de douceur, et puis tout le reste, basta.

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05 mars 2014

ça va ?

A la sortie de la boulangerie, j'aperçois quelqu'un que je connais de l'autre côté, pourvu qu'elle file et qu'elle ne me voit pas, ça m'est arrivé de la voir par là et d'habitude elle file, elle ne me regarde pas. Le temps de ranger mon pain dans la voiture, je regarde de l'autre côté, je ne la vois plus, elle a disparu, et hop qui est juste à côté de moi, qui a traversé et qui passe près de ma voiture, c'est ELLE. Grand sourire, elle me demande si ça va. Oui, ça va. Sans me poser de question, j'ai répondu ça va, surtout avec du soleil. C'est venu tout seul. De toute façon, elle n'avait pas le temps de m'écouter, elle débauchait et rentrait déjeuner. Je suis contente d'avoir dit : oui ça va.

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04 mars 2014

Tenter

tenter de reprendre une vie "normale".... La fatigue s'est fait longuement sentir après l'escapade parisienne. Dès le lendemain du retour, nous avions une A.G. au bureau et là encore, j'ai eu du mal à me concentrer.

Pour faire les courses, j'ai encore besoin d'être accompagnée, j'ai moins de vertige mais je crois que la peur l'emporte et je "crains" les vertiges. Du coup, je crains de rencontrer des gens. C'est ce qui s'est passé vendredi dernier. Plusieurs personnes que nous connaissions et j'ai du avoir l'air ahuri, tant ça me stresse de les renconter et de rester immobile. Faut que je bouge, faut que j'avance, je n'ai pas l'air du tout naturel à ce moment là. Samedi, nous avions un restau programmé avec des amis. La soirée a été fade, mais il faut accepter aussi les soirées fades. Sortir de chez soi est déjà une victoire.

Dimanche, nous sommes allés voir ma mère : 15 jours sans y être allée et une culpabilité ressentie bien entendu. De plus, à la fin de la visite, elle ne voulait pas rester là, réclamait de rentrer chez elle.... angoissant pour moi.

Hier soir, nous étions invités chez un couple pour l'apéritif. Dès le lundi, ça ne me ressemble pas. Mais j'avais dit oui lors de l'appel téléphonique du samedi. Oui parce que c'était important. Nous avons rencontré ce couple lors d'une soirée. Et nous avions bien sympathisé. Ils sont venus chez nous pour chercher quelque chose que nous vendons. Ils souhaitent l'emporter en cadeau lors de leur voyage au Mexique. Je n'avais pas mis les petits plats dans les grands, un apéro tout simple, plein de conversation intéressante. Ils sont charmants. Comme je ne veux pas qu'ils paient leur tout petit achat, ils nous promettent une invitation à leur retour. Je n'y crois pas tant que ça, c'est tellement arrivé souvent ces promesses "bidon", même moi j'en fais, des "on vous invitera" que je ne respecte pas forcément. Mais eux sont sincères, ils l'ont fait et nous ont raconté leur voyage. Nous avons passé une soirée intéressante. Malgré tout, ils ont une "pêche" que je n'ai pas et je crains de ne pouvoir suivre cette amitié naissante. Elle, c'est une tornade...... lui plus posé, mais ils ont vie riche d'échanges et de savoirs, ce sont des entrepreneurs.

Vous me direz que je suis pessimiste. Oui hélas. Il y a longtemps que j'ai vérifié qu'avec les problèmes de phobie sociale, on n'est pas dans le moule et on n'y sera jamais. Je devrais le savoir, l'accepter. Cela reste difficile.

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28 février 2014

revenue

Samedi dernier, nous avons pris le train, sans avoir réservé. Du stress pour moi car rien n'est sur dans ce cas là. Mais trop d'incertitude sur nos horaires, sur ma forme. A l'heure de partir, je me demandais encore si c'était raisonnable. Je partais presque pour aller mieux car ici, plus rien n'allait, ni ma forme physique, ni le chantier peinture que je ne supportais plus. Nous sommes arrivés en cours d'après midi, j'étais fatiguée avant d'attaquer, nous avons d'abord retrouvé notre hotel (que nous connaissions déjà) puis nous avons pris nos marques, nous avons réservé un spectacle en face de l'hotel dans un petit théatre où se jouait une pièce comique. Je n'y tenais pas, on nous offrait des places à l'étriqué, il a insisté, il a eu raison, sauf que pendant 2 heures on ne bouge plus. Mais on a ri, beaucoup ri. En sortant, juste la rue à traverser.... cà c'était un bon plan.

Dimanche, on a pris le temps de petit-déjeuner. Cà c'est le pied le petit déj à l'hotel. Vraiment j'adore. Il y a tout ce qu'il n'y a pas d'habitude chez moi. C'est vrai qu'on pourrait faire la même chose. Mais non, il n'y a pas tout ça. Et là, tout vous met en appétit. C'est un petit hotel tout simple mais avec une bonne literie et une bonne douche. Ce sont de nouveaux propriétaires, ils prennent le temps de parler avec nous. Nous partons pour "le père Lachaise", nous décidons de marcher, il faut bien que je me refasse une santé. C'est dur, heureusement il y a les bancs le long des rues. Au départ, on s'est trompé, on est parti dans l'autre direction, du coup on visite très vite la gare de l'est. Puis redirection vers la Place de la République où les gens flanent un peu. Il fait beau. On y arrive au Père lachaise, il y aura une visite à 14 h avec le monsieur que j'ai trouvé sur internet qui m'a l'air d'un sacré personnage. On déjeune avec grandfils qui vient nous retrouver, il est juste rentré du matin en train. On vient presque nous chercher dehors dans cette brasserie, vu qu'on est pressé on entre, le personnel n'est pas hyper sympa. L'après midi, nous passerons plus de 3 h à visiter et écouter notre conteur des cimetières. Je vous le recommande, c'était totalement hors du commun. Le soir nous dinons encore avec grandfils dans un restau indien mais la journée a été difficile, je suis ko, je ne me sens pas très bien dans ce restau, ni avec les gens bruyants, ni avec la nourriture que je ne connais pas du tout. Avant, nous sommes allés à l'appart de grand fils qui y vit avec colocataires.

Lundi c'est visite du Parc des Buttes Chaumont, un tour près du Canal st Martin, je marche, j'ai très mal aux pieds, je me concentre sur mes efforts. Nous déjeunons dans un restau bruyant, on n'a pas choisi, je n'ai pas regardé à l'avance. L'après midi on se ballade vers l'Elysée, les Invalides, le grand Palais, etc. Nous allons voir le lieu de travail de grand fils mais on n'arrive pas à se joindre au tél. Nous ne verrons que l'extérieur. Puis nous rejoint  un couple qui vient pour le lendemain, ils sont à Notre Dame, on n'arrive pas à trouver comment s'y rendre, je capitule, je suis ko. Je me sens perdue. Je suggère  un taxi. Ouf, c'est fait. Le métro commence à m'angoisser sérieux, il faut tellement chercher, j'ai du mal. Puis nous retrouverons l'hotel tous les 4. Je les connais par le travail, mais je ne dois pas trop m'épancher sur mon état de fatigue. Avec eux aussi, pour nous rendre à l'hotel, nous reprenons un taxi, bien plus simple.

Le mardi se passera au salon de l'agriculture où nous avons rendez vous pour une mini conférence, chez un client. Puis nous visitons un peu. Et le soir, c'est l'heure des réjouissances : une ballade en bateau mouche et un restau sur l'eau près de la Tour Eiffel qui scintille. J'ai oublié de dire que nous avons du changer d'hotel car celui ci était reservé par la boite en question pour une nuit. C'est un hotel luxueux, je ne m'y sens pas mieux que ça, ce ne sont que des hommes d'affaires on dirait. Ma copine bave parce qu'il y a une piscine et qu'elle a oublié son maillot. Et elle m'embarque dans les rues pour en acheter un sauf qu'on ne trouve rien.

Allez j'ai du oublier des trucs, je ne sais même toujours pas pourquoi je viens de raconter tout ça...... Nous sommes revenus en voiture avec les collègues, au retour, nous nous sommes arrêtés à Chartres, ultime petite visite sur la route du retour. Depuis je ne m'en remets pas, je ne fais quasiment rien de mes journées. Le chantier peinture est quasi terminé, maintenant faut tout remettre en place. Je suis sur les genoux. J'ai tout donné là bas, je me suis malgré tout étonnée de puiser dans les vieilles réserves. Mais à force de puiser, va t il en rester encore un peu ? Pour l'instant, je me préserve, ne vois quasiment personne, reste en retrait. Faut dire que j'ai quand même vu du monde à Paris.

 

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18 février 2014

resaisissons nous

cette journée a été bien difficile, je suis k o, prête à me mettre au lit, et juste avant, j'ai besoin de vous. Bientôt je pars à Paris quelques jours et je n'ai pas trop le temps de préparer. Nous y allons pour une journée de travail mais il y aura quelques jours aussi pour vagabonder. Si vous avez des idées sur des coins moins connus mais qui méritent de l'être, dites moi tout. Nous avons tendance à chaque fois à retourner voir ce que nous connaissons déjà. Et en plus je me  perds dans les guides touristiques. J'espère que d'ici là, la forme sera revenue.

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18 février

Ce matin, je tourne, je vire, je n'arrive pas à concentrer mon attention. Il est vrai qu'en ce moment, je n'ai pas la grande forme. Cà ne change guère, me direz vous, il est rare que je dise que je pète le feu. Vous n'avez pas tort. Mais de là à ne pas arriver à me mettre à la tâche sans raison !!!! Tout à coup, je me rends compte de la date. 18/02 : cela fait 23 ans que mon père est parti, après 3 semaines de coma, j'ai le coup de fil de ma soeur pour me dire que ça y est, c'est fini, l'hopital l'a appelée, il est parti tout seul dans la nuit. Depuis trois semaines, nous nous relayons en journée pour être avec lui. Je ne sais plus trop comment j'ai vécu ces journées, je sais que j'ai conduit sur la neige, le verglas, je sais qu'à ce moment là je suis enceinte, je sais que ma mère est complètement en vrac. Je sais qu'on ne nous donne pas d'espoir. 23 ans que c'est arrivé. Il avait 65 ans. C'est jeune, 65 ans, aujourd'hui un homme de 65 ans peut faire encore plein de choses, a plein de projets, plein d'espoirs, il peut aider ses enfants, s'occuper de ses petits enfants. Pour nous, ça s'est terminé là. Il nous était arrivé d'espérer sa disparition bien avant, lorsqu'il faisait ses scènes, ses colères, lorsqu'il nous pourrissait la vie, mais on n'imagine pas après quand c'est arrivé qu'on ait pu dire ça. Il est parti au moment où il était calmé parce qu'il avait eu une autre maladie (hydrocéphalie), il était beaucoup diminué, n'était plus agressif.

Est ce que ce matin mon corps savait se souvenir ? Maintenant que j'ai conscience, ça ne m'étonne guère que j'étais dans la tourmente. Moi j'avais 32 ans quand c'est arrivé. J'attendais mon 3ème. Je n'ai pas été beaucoup entourée pour affronter ça. Je me suis surement endurcie une fois de plus sous une carapace plus que fragile.

 

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11 février 2014

Au fil des jours.....

Je redoutais cette réunion vendredi au club photos, finalement sans trop d'effort j'y suis allée, lorsque j'y vais, je pense toujours que c'est la dernière fois, que je n'arriverai pas à suivre, et qu'ils sont trop forts pour moi, et qu'à un moment je vais décrocher. J'ai du présenter quelques photos à moi, nous avions un fil rouge à composer, il fallait 10 photos, je n'en avais que 6. Ces photos ne sont pas trop critiquées, l'important était surtout de respecter un thème. Je m'en suis sortie.

Samedi, dîner chez des amis de longue date. J'ai travaillé longtemps avec lui, je le considérais un peu comme un frère, moi qui n'en avais pas. Moi j'ai quitté la boite, il est resté jusqu'à aujourd'hui, il en a marre.... Je sens qu'ils s'ennuient, leurs enfants loin, pas de petits enfants, ils ont pourtant plein de copains, mais on sent l'ennui, le manque.... Peut être prévoierons nous plus de sorties ensemble ? il y en a une de prévue dans quelque temps.

L'anniversaire d'un grand âge : mon beau père .... beaucoup de dizaines. C'était hier et nous lui préparons une petite fête. Mon fils fait un film pour l'occasion, nous l'avons découvert en partie ce week end, et je n'en suis pas revenue. Ainsi on connait mal ses enfants. Sous ses airs un peu brouillons et son jenfoutisme, il a concocté un petit bijou, plein de rires et sans doute de larmes.... J'ai été touchée. Nous serons une cinquantaine autour d'un repas. J'espère que les autres apprécieront aussi.

J'ai annoncé à mon président d'asso que je voulais réellement arrêter. J'ai décliné la réunion pour ce soir. C'est clair, je ne veux plus participer à ces réunions. Mes sorties du soir sont réservées à l'atelier d'écriture tous les 15 jours, ça ne me coûte pas, et à la photo, tant que je tiens le coup. Sinon, j'ai envie de calme. Je verrai moins de monde c'est sur, je perdrai le lien. Mais il faut bien en arriver là. L'énergie n'est pas suffisante pour faire face à tout.

Coté santé, j'ai visité un nouveau médecin. Tension haute, et pincée. Pas bien. Demain, analyse de sang. J'ai beaucoup de vertiges depuis quelque temps et je me fais peur.... Je ne fais plus mes courses, ou du moins pas toute seule.

Régression.

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06 février 2014

arrêt

Je n'avais plus de nouvelle, je lui ai adressé un mail pour le remotiver à écrire. Il m'a répondu qu'il allait bien, mais qu'il faisait une pause parce que écrire et lire à la suite lui demandait trop d'effort. Je l'ai vu, j'ai vu ses efforts lors de nos ateliers. Il m'a promis qu'il viendrait au prochain qui serait dans le cadre d'une autre association. Je l'ai dit à notre animatrice. "Il peut venir écrire et ne pas lire, s'il le veut". J'y avais pensé également. Elle ne force pas à lire, mais en principe tout le monde lit. Je sais ce qu'il ressent, mais je ne peux pas faire grand chose pour lui. Cette dévalorisation que nous vivons, cela nous conduit à nous punir tout le temps. Il m'a un peu raconté sa vie, et il y a beaucoup de similitudes avec la mienne. Beaucoup de honte. Il faudrait tout reparamétrer dans notre tête.

Les mots m'ont aidé moi à sortir la tête. Je me sens légère, là bas. Car je pense que la plupart des gens qui écrivent sont des gens sensibles. Sensibles aux histoires des autres, aux tempéraments des autres.... quoiqu'il y a surement des exceptions.

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05 février 2014

l'alcool ....

J'ai toujours détesté l'alcool ou plutôt l'usage que l'on en fait. Mon père nous faisait une de ces morales avec ça, il en parlait comme d'un fléau. Il en avait souffert à sa manière, je ne pense pas que lui même en ait abusé, rien de cela dans mes souvenirs. Puis ensuite il avait de tels traitements que l'alcool était bien interdit. Certains s'en fichent pas mal, mais lui n'a pas joué avec ça.

L'alcool : il avait connu avec des proches, ceux que ses soeurs avaient choisis, et c'est vrai qu'elles avaient fait fort. Etait ce la période, je ne sais pas. Il voyait la décadence chez plusieurs, et lui, fragile, avait du mal à supporter. Deux couples avaient éclaté, un autre avait connu la faillite, et j'en passe. Bref, l'alcool nous a été décrit par mon père comme un puissant malheur.

J'ai toujours eu ça à l'esprit. Dans ma propre famille, vu que mon père ne buvait pas, je n'ai pas connu ces misères là, j'en ai connu d'autres, heureusement qu'il n'y avait pas ça en plus..... Il ne voulait pas qu'on vive ça.....  Jeune, je ne buvais quasiment pas une goutte, je ne supportais pas. Puis après avec mes migraines, totalement incompatible. C'est depuis quelques années seulement que j'apprécie un fond de verre d'un bon vin ou d'un apéritif mais vraiment à petite dose. Cà monte vite à la tête, manque d'habitude.

Lors d'une discussion, j'apprends que certains s'y adonnent encore beaucoup. Un père de famille, tellement atteint, n'a pas réussi à aller chercher son enfant là où il devait, il a même abimé sa voiture en faisant le chemin. C'est quelqu'un d'autre qui se charge de récupérer le gamin. Sa femme était chez des amis en l'attendant, et elle n'est pas mieux et les amis non plus. Et hélas, c'est très souvent. Je sais, ça pourrait être des ragots, je préfèrerais. Il est vrai que je n'ai pas vu la scène de mes yeux, que peut être il faut y mettre un bémol. Mais je connais un peu ces personnes, de loin. Il y en a beaucoup d'autres comme ça, dans mon entourage mais pas proche entourage. Même mon jeune fils est outré de la situation. Et si ce père là avait eu un accident en revenant avec son gamin, et peut être d'autres gamins aussi qu'il aurait pu ramenés ? Ok ce n'est pas arrivé. Avec des "si", on peut évoquer beaucoup de catastrophes. Mais bon, je trouve vraiment déplacé ce genre d'attitude.

Comment éduquer ses enfants qui sont toujours prêts à dériver, si on est soi-même à la dérive. Souvent, ça amuse plutôt les gens. Moi ça me dégoûte. Ne peut on pas s'amuser autrement ? Cà m'a coûté des amis. Car ici, pour en avoir, il vaut mieux boire, sinon on n'est pas très intéressant, on ne se lâche pas suffisamment pour rigoler (bêtement je pense). Mais je suis bien contente d'avoir résister à cela car ce n'est pas chouette à voir. Et ces enfants là qu'en pensent il ?

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01 février 2014

quelques nouvelles !

La vie file à toute allure - je sais, je me répète, j'ai déjà dit que le temps me filait entre les doigts. C'est une sensation désagréable car finalement j'ai l'impression de faire peu de choses.

Récemment, deux semaines de suite, nous avons eu du monde en semaine un soir : une première fois avec un couple qui venait chercher une commande, nous avons dîné ensemble chez nous, et donc nous nous sommes couchés tard, même scénario cette semaine, du coup j'ai fait plus simple : un apéro mais qui s'est prolongé tard également. Par contre aux deux fois, j'ai aimé ces moments car partagés avec des personnes connues depuis peu de temps. Le premier couple, c'est mon mari qui les a rencontrés grâce à l'organisation d'un marché bio dans une petite commune d'à côté. Le courant a passé très vite. Le deuxième couple, on s'est retrouvé à la même table qu'eux lors d'un repas de connaissances communes et là pareil, le courant a passé très vite. Ce sont dans les deux cas des gens très énergiques, très humains, je me dis que j'ai de la chance finalement de faire encore de belles rencontres. Je dirais même que plus ça va, mieux c'est. Je ne leur correspond pas du tout, car je ne suis pas comme eux, d'ailleurs je leur laisse vite entrevoir, mais je ne pense pas que ça ait de l'importance. Et puis nous n'avons pas signé de contrat d'amitié. Je sais que je les apprécie, c'est tout.

Dès que je me couche très tard, je suis moins bien le lendemain, je mets du temps à récupérer. Je ne voudrais pas ça tous les soirs. L'écriture, c'est un lundi tous les 15 jours et à 22 h 15 je suis rentrée. Les réunions de l'asso communale, je n'y vais plus guère, je n'ai plus du tout de motivation. D'ailleurs ce matin, c'est l'assemblée générale et à l'heure qu'il est je suis en robe de chambre en train d'écrire ici, je n'ai pas envie d'y aller. Les réunions photos, c'est le vendredi soir, à peu près tous les 15 jours, c'est beaucoup, je ne sais pas si je vais m'y tenir. C'est sans obligation, mais si on loupe trop, difficile de suivre. J'avoue avoir beaucoup de mal.

Samedi dernier, j'étais sortie avec ma fille, j'étais pourtant très fatiguée, mais je me suis tenue à mon engagement avec elle. C'était un spectacle de danse, c'était varié et nous y avons croisé des gens que nous connaissons. Je n'avais pas trop envie de parler, je ne me suis pas forcée.

Hier soir, il y avait une réunion intéressante à l'asso que je fréquente (anxiété), je devais y aller, je m'en réjouissais, le thème était beau et intéressant, et bien voilà je l'ai ratée. Je me suis retrouvée à signer des papiers dans un bureau, rendez vous était pris à 18 h, sauf qu'il fallait beaucoup de temps et que j'en suis sortie trop tard. J'ai du me rendre à l'évidence, je ne profiterais pas de ce bon moment.

 

 

 

 

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