02 novembre 2014

les jours se suivent ....

En fin d'après midi, je me suis dit que ça me changeraitd'aller voir ma mère, et j'ai envoyé un sms pour savoir si elle était déjà allée. Non, elle m'avait laissé la place.

J'y suis allée. J'ai eu de la chance. Ma mère n'était pas trop mal. Quand je suis arrivée, elle était dans le noir, personne ne lui avait mis ni la lumière, ni la télé. Je l'ai emmenée se promener dans les couloirs. Ce n'est pas une super promenade, mais je me dis qu'au moins elle a d'autres sensations. Puis j'ai mis la télé, et je lui prends les mains, je lui caresse, je lui masse. Elle était calme et plutôt sereine, j'ai eu quelques sourires et quelques paroles compréhensibles. J'ai eu de la chance.

Avant de partir j'avais réussi à ranger ma salle à manger, il y avait de la paperasse qui trainait partout. Le meuble bas est parti chez celle qui va le relooker. Avant, j'aurais pensé le faire toute seule. Je n'ai plus confiance en moi pour ça. Je ne veux pas qu'il soit raté. La semaine dernière, je l'avais tout débarrassé, tout ce tas de vaisselle que j'ai logé dans l'armoire, celle qui est là pour l'instant, et qui sera remplacée bientôt par une moins grande, mais toujours ancienne. Finalement je ne peux me passer de vieux meubles.

Hier soir j'ai regardé "échappées belles" sur la Réunion et Maurice. Ah la Réunion, ce voyage de 2009 qui est resté comme une lumière dans ma vie, comment j'ai fait pour faire 12 h d'avion, je m'en sens incapable aujourd'hui, et puis ces gens, ces paysages, cette sensation d'extraordinaire .......    

Finalement je ne me suis pas occupée de mes fleurs. Ce sera sans doute pour aujourd'hui, il faut que je me motive.

Lui est très occupé à gérer le séchoir, c'est le grand moment de l'année, pas de dimanche, pas de jour férié...... quand ça tourne, ça tourne, c'est comme ça, je le dis, mais je l'accepte mal, parce que je vois tous ceux qui se promènent. Mon téléphone n'a pas sonné du week end, personne n'a pensé que je pouvais me sentir un peu seule.

C'est sans doute ce que connaissent beaucoup de personnes seules, vraiment seules, les célibataires, les veufs, les divorcés, se sont il habitués ?

Mais on peut être en couple et avoir ce genre de moment à cause du travail.

Le monde est égoïste. C'est juste un constat, pas un jugement, car moi aussi je suis sans doute égoïste quand je vais bien et que je ne pense pas forcément aux autres.         

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01 novembre 2014

en ce jour !

On a l'habitude de dire, quand le temps est moche, c'est un temps de Toussaint. Cette année, ça ne se vérifie pas. Il fait doux. J'ai eu trop chaud cette nuit, j'ai mal dormi. Après les réunions, ce n'est pas toujours facile de s'endormir. Cà remue des choses. On est d'accord avec plein de choses dites, et puis parfois, ça vous titille un peu.

Je me suis vue coupable hier soir de réagir comme je le fais, dans mon problème de famille. Savoir respecter, se respecter. J'ai entendu aussi des avis qui m'ont fait mal. On comprend que parfois, certains tendent la main, par pitié, et que l'autre en face, il ne veut pas faire la charité.

En ce moment, je me sens encore très vide, vide de sens. Je me sens seule. Je ne veux pas parler de ça avec mes enfants. Ils ont leur vie. Je leur fais déjà trop supporter mes humeurs variantes, j'essaie de cacher. Mon homme travaille énormément, je ne peux pas non plus l'innonder de mes tracas. Alors qui ? personne. Personne n'a besoin d'être innondé des soucis des autres. Eventuellement les professionnels. J'en ai vu et revu. Bien sur, je vais en revoir. Mais ils ne sont pas là au quotidien.

La Toussaint, on pense à la mort, bien sur. Je ne pensais pas que ma mère serait encore là. Elle ressemble à une poupée de chiffon, mais parfois elle se rebiffe, parle fort. Est ce qu'elle se bat pour moi, parce qu'elle voit que je vais mal, parce qu'elle ne peut rien faire pour moi, parce que si elle était comme autrefois, elle me demanderait d'être indulgente, parce qu'elle s'est toujours soumise, parce qu'elle n'a jamais osé dire, parce qu'à mon avis, elle a subi bien plus qu'elle ne l'a dit, parce qu'elle s'est arrangée de cette vie, parce qu'elle a confié tout ça à son soit-disant Dieu, parce que finalement elle avait la force ?

Je rêve de relations illusoires, vous le savez, j'en rêve et j'en crève.

Aujourd'hui, personne n'a parlé d'aller aux cimetières. Ce n'est pas grave. C'est même plutôt mieux d'y aller un autre jour, ça va ressembler à une foire, tant de gens à déambuler et s'écrier ......

Aujourd'hui, si je veux, j'ai plein de trucs à faire : rentrer les fleurs, bien les hiverner, j'ai des idées pour faire mieux que d'habitude, ranger la maison, ou aller marcher, je ne sais pas encore.

J'aimerais juste que ces idées disparaissent de ma tête, ces idées tristes qui s'amusent à me dépiter.....

Je ne cherche pas l'apitoiement, croyez le. Je cherche juste à comprendre et tenter d'avancer, mon chemin ressemble à celui de mon père, il n'arrivait pas à être heureux.

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31 octobre 2014

le coucher de soleil

J'ai conservé des dessins, des peintures, c'est au fond de cartons, là où j'ai gardé plein de souvenirs d'école, j'aurais bien envie de les ré-ouvrir, de relire les rédactions, de feuilleter les cahiers, je n'ai rien du primaire, mais j'ai tout du collège au lycée.

Je pense souvent à ces peintures. Je crois avoir fait ça deux fois : sur une grande feuille, peindre de jaune à rouge toute la feuille façon coucher de soleil. Puis dans un papier déjà noir, dessiner et découper des formes, ce que l'on veut. Une fois, j'avais pris une haie, des arbres.... puis une autre fois des taureaux qui s'affrontent. Les formes noires sont collées sur la peinture coucher de soleil, et le tour est joué.

C'est beau un coucher de soleil.

Souvent, je l'observe, je le prends en photo, jamais la même photo, toujours autant de mystère..... c'est beau, c'est poétique, c'est apaisant, c'est romanesque, ça vous remplit. Le plus beau que j'ai vu, c'est au Maroc, dans le désert, il était à couper le souffle.

Je me revois presque faire ces peintures, alors que la plupart des gens ont oublié ce qu'ils faisaient à l'école.

Je ne sais pas pourquoi car je n'ai aucun talent de peintre. C'était fait, les consignes totalement respectées, j'étais contente de l'avoir fait. Le souvenir est intact.

Oui, je respectais les consignes, comme je les respecte à l'atelier d'écriture. Jamais je ne suis à côté tandis que d'autres s'y retrouvent, souvent involontairement, parfois volontairement.

J'obéis.

Ce soir je vais apprendre à dire NON, en effet, le thème de la réunion sera celui ci.

Parce que, souvent, par peur de blesser ou de déplaire, on dit oui, on s'engage dans des trucs qu'on ne veut pas forcément, mais on dit oui, et on regrette aussitôt.

J'ai su dire non parfois et je m'en réjouis. Non à des gens qui voulaient venir pique niquer chez moi, soit disant pour nous distraire, surtout ma mère, tandis que mon père était hospitalisé. Il a fallu que je monte le ton pour dire NON et NON, pour qu'ils ne viennent pas, ma mère était bien trop fatiguée. Quel souvenir celui là ! c'était ma belle famille qui s'invitait chez moi. J'ai dit NON aussi parfois à des demandes en bénévolat parce que je ne le sentais pas.

Apparemment, il y a des gens qui ne savent pas du tout dire NON.

 

Je reviens au coucher de soleil, j'en ai vu un cette semaine. J'essaie de me traiter avec douceur. Aussi j'ai répondu OUI à la demande d'une amie pour partir une journée, elle était en vacances. Direction LA MER....... Cet endroit que j'apprécie, le même que les deux dernières fois.  Sandwich dans le sac, nous avons marché d'un pas tranquille. Il y avait un peu de monde mais pas trop. Il faisait doux. Pique nique sur un banc. Puis balade dans le centre, hélas la mercerie que j'avais envie de découvrir était fermée, "fermé le mercredi". Nous avons bu un chocolat chaud en terrasse, bon il n'était pas terrible, sans doute de l'eau et de la poudre. Puis nous sommes rentrées.

Je rêve toujours d'aller seule à la mer, parce que j'ai encore eu l'impression de louper quelque chose, parce que deux femmes ensemble, ça parle trop.

 

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28 octobre 2014

on est si différent.

Avant le post d'aujourd'hui, je voulais vous dire que tout s'est bien passé pour moi samedi, là où nous sommes allés (au Nord de la Loire) il faisait juste mauvais temps, alors qu'en rentrant le soir, retraversant la Loire, le soleil était bien là, il n'avait pas voulu venir avec nous. Tout ça pour ça. Je me suis tracassée pour rien, même si j'ai eu quelques moments de flottement, ne sachant pas trop vers qui me tourner, l'ambiance fut bon enfant, plutôt simple, les visites animaient la  journée et le soir, un buffet avec karaoké presque improvisé cloturait la fête. Ils ont pris des photos, des films, qu'ils ont montrés avant de partir. Cà j'ai moins aimé. Je n'aime pas me voir, me sens ridicule.

 

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Hier soir, choix d'un film sur canal (à la demande) : avant l'hiver. Je le regarde, j'aime bien ce genre de film, un personnage, une famille, un intrus, des intrigues, je ne m'ennuie pas, j'ai un peu de peine à comprendre parfois. Ce n'est pas rigolo. C'est une histoire de couple, de malaise. Ce n'est pas mon film préféré, mais j'aime bien. Tout à l'heure je regarde le net pour voir un peu ce qu'on en disait. Dans les commentaires, il y a des gens qui trouvent ce film super tandis que d'autres se sont ennuyés profondément. Les goûts et les couleurs ! D'une personne à une autre. La vie, comme on la voit, comme on la vit. Les instants, les fêtes, les joies, les peines, personne ne vit les choses pareilles. De s'en parler après, de se comprendre, ce n'est donc pas si simple.

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24 octobre 2014

demain je tente

En ce moment, je n'ai pas envie de moisir. Alors je tente encore quitte à avoir bien peur.

Il y a quelque temps, je reçois une  invitation à un banquet. Dans notre région, tous les 5 ans à partir de 20 ans, on festoie. Je suis invitée dans ma commune d'enfance et aussi dans celle où j'habite aujourd'hui et comme j'habite dans deux, dans une administrativement parlant, et dans l'autre socialement parlant, ça me fait trois banquets possibles.

Demain il s'agit de celui de ma commune où nous vivons socialement (plus beaucoup maintenant mais il y a eu le temps de l'école de nos enfants, des engagements associatifs, sportifs) et c'est aussi la commune où a vécu mon mari avant qu'on soit marié.

C'est la première fois que nous irons. Avant je n'étais pas invitée. Il y a 5 ans, j'étais invitée parce que quelqu'un avait mentionné que je n'étais pas sur la liste, mais cette fois là je ne pouvais pas, j'étais à celui de ma commune d'enfance.

Demain, nous partirons en car tout le groupe pour faire quelques visites et déjeuner ensemble, puis le soir on se retrouvera par ici pour un buffet.

J'étais contente d'être invitée, enfin reconnue, vous savez tous bien mon besoin de reconnaissance. Alors on s'est inscrit.

Depuis, je regrette à moitié. J'ai peur. Comment je vais m'intégrer dans ce groupe ?

Voyez vous comme c'est compliqué quand on cherche la reconnaissance, l'amour des autres, et qu'on a si peur de se montrer et d'exister, d'être tout simplement. Je me dis que je vais bien y arriver mais j'ai quand même un doute, je me dis que finalement je ne me serais pas inscrite, je n'aurai eu peur de rien et j'aurais passé une journée toute ordinaire.

De plus j'apprends que mon grand fils arrive. Je le verrai seulement dimanche.

A mon âge, me tracasser pour ça, c'est dingue.

J'aime les groupes, et pourtant j'ai toujours cette même difficulté à aller vers eux.

 

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23 octobre 2014

agir .....

hier soir, prendre le téléphone pour appeler R., prendre de ses nouvelles, apprendre qu'elle est en vacances. Elle suggère une sortie, la semaine prochaine, aller à la mer par exemple,     OUI    j'ai bien fait de l'appeler

hier soir, appeler une deuxième personne A., parce que j'ai du temps, je suis seule à la maison, et j'ai très envie de savoir comment elle est après le stage qu'on a fait ensemble. Elle a un souci : elle s'est trompée de date et risque de ne pas pouvoir faire le deuxième week end de stage, parce qu'elle s'est gourée dans les dates et que normalement ce week end, elle travaille. Pour l'instant elle essaie de se faire remplacer au travail, mais quand les plannings sont établis, ce n'est pas simple. Elle se sent frustrée. On a peur ensemble que ces stages n'existent plus les années à venir, on a senti les questions, de salle, d'argent, de nombre de participants. Bref, je devais regarder des Racines et des Ailes, et j'ai passé mon temps au téléphone avec A. pour débattre de tout ça. Elle m'a dit que j'étais bien au stage. J'ai lié une amitié avec A., c'est sur, elle va déménager, un peu plus loin, mais ce n'est pas grave. Là où elle va, il y a un parc magnifique. Nous nous sommes promis d'aller nous y promener, même écrire peut être.

Hier soir, avant de téléphoner à mes deux amies, aller à la gym avec N., je trouve qu'il y a peu de monde cette année à ce cours. Dans la ville d'à côté, il y a maintenant 3 salles de sport avec beaucoup de choix. Je pense que certaines sont parties là bas. Je veux maintenir ce cours car il est dans la commune tout près et ainsi, je croise les personnes d'ici, même si je n'y ai pas lié d'amitié. Quand j'en reviens (de la gym), je me sens fatiguée mais bien.

Penser à aller acheter de la laine, Noel n'est pas si loin, j'ai un truc pour des cadeaux vite fait.

Continuer à ranger au bureau, c'est complètement fou cette paperasse accumulée, faut que ça s'arrange.

Aujourd'hui, je vais aller voir ma mère qui se recroqueville de jour en jour. Jusqu'à quand ? Je crains le moment fatal, j'aurai très besoin de vous.........

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21 octobre 2014

trop sensible, c'est sur !

Parfois j'aimerais oublier que je suis comme ça, parfois je me dis c'était avant. Non, hélas, c'est toujours d'actualité. J'en ai parlé mille fois ici, sur ce blog, ou avec quelques gens qui semblent comprendre, un peu vite, et qui oublient sans doute l'instant d'après. Parce que beaucoup d'autres aussi se disent trop sensibles. C'est sur, je ne suis sans doute pas la seule.

Mais voyez vous, ça vous gâche.

L'incompréhension entre moi et ma famille pour ce mariage, c'est toujours dans mes tripes. Pas un jour, pas une nuit sans y penser. Pas un pas de leur côté. Pas un pas du mien. Une belle embistrouille. Une douleur incommensurable. Ce n'est qu'un mariage me direz vous. Oui, c'est bien justement ça. Je zappe beaucoup les familles depuis ça. Parce que de l'autre côté, ce n'est pas le top non plus. Et que je me dis que je ne dois pas compter sur elles. Je croyais qu'on pouvait compter sur les familles, je croyais, j'étais naïve à souhait. Comme c'était difficile avec les autres, je me disais que là au moins, ils me tiendraient chaud. Non, chacun sa pomme.

Trop sensible, c'est sur.

A chaque grand pas, mes tripes sont touchées. Mon coeur, mon âme. Cà ne vous laisse pas de temps.

Pardonnez moi de revenir encore une fois là dessus, j'avais juste besoin de l'écrire pour m'apaiser un peu.

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20 octobre 2014

week end découverte

Cà faisait longtemps que j'y pensais. Quand j'étais gamine, je jouais au théatre tout le temps mais pour de faux. Sur les planches, à l'école, ou au club J 2, je n'y étais montée que pour chanter ou danser. Au collège, je n'étais jamais choisie pour les quelques petites scènes à mettre en oeuvre devant la classe. Pour le film qu'on avait fait en classe, je n'apparaissais qu'à la fin pour meubler, les autres avaient décidé pour moi, et je m'étais laissée faire. Je pensais que c'était fichu, que ça n'arriverait plus.

Quand j'ai connu l'atelier d'écriture, il y avait une fois l'année de proposé ce stage théatre écriture sur deux week end mais il s'agissait à la fin du deuxième week end de présenter les créations à un public restreint (amis - famille, ceux que chacun invitait). Alors pensez donc, je laissais ça de côté, pour les autres. Pas question de m'exposer à ce point là. J'étais aller voir une fois le résultat d'un stage. Cà m'avait fait saliver.

Cette année, ils nous disent : pour le stage, on accepte ceux qui veulent le faire sans jouer à la fin. J'hésite, j'hésite beaucoup même. On me relance régulièrement, je dis oui, je dis non, je dis oui et non, et je dis OUI - sans jouer à la fin -

C'était ce week end. D'abord, en plus, il y avait une lecture de nos textes écrits lors d'un samedi au jardin. Un temps comme ça se décide parfois. C'était aussi ma première fois. Je me suis laissée embarquée. Il faisait un super temps samedi matin, alors que le samedi où l'on avait écrit il pleuvait des cordes. L'évènement n'avait pas été trop annoncé, juste parmi les gens fréquentant l'atelier, et à l'association qui gère les jardins. On pensait n'avoir personne à nous écouter, mais si : quelques participantes aux ateliers, et des jardinières et jardiniers. Lire mes textes, ça va... pas trop de stress, tout le monde était ravi. Et je repars chez moi. Vite, vite, le déjeuner. Puis, là, le stage commence. Entre un début relaxation, exercices surprenants, avec un homme du théatre, arrivent les temps d'écriture avec notre animatrice habituelle. Puis on se rique sur la scène. Je n'entrerai pas dans les détails. A un moment, j'y vais, je suis seule, à la fin de l'exercice, j'ai très très mal à la tête, il parait que j'ai oublié de respirer. Je suis la seule débutante. On dîne ensemble de ce qu'on a apporté dans notre sac. Et on reprend. On se lance dans une écriture à deux. Il est presque 22 h. C'est fini pour aujourd'hui. Je suis claquée. Je me demande comment j'ai fait. Je n'ai pas une grande envie de revenir le lendemain.

Le lendemain matin, pas de souci, suis prête à repartir pour 10 h. La tension a baissé. Je les retrouve intacts avec leurs grands sourires. On repart sur les textes à deux. On s'apprivoise. On va sur scène. C'est vachement bien sans spectateur. Puis on part sur un nouveau thème où faut aller improviser. Je joue le jeu. Je m'en fous. Y a rien à gagner. Le midi, chacun son panier. Cà discute. Je n'ose pas trop. Ils parlent beaucoup culture, voire politique. Je ne m'y connais pas. Nous ne sommes pas tout à fait du même monde. Mais ce n'est pas si grave. Les moments s'alternent entre écriture et jeu. Jeu tout seul, jeu à deux, ou à tous. On se marre.

La journée est presque terminée et déjà on parle du spectacle. Après avoir hésité, après avoir été encouragée, je garde ma position de départ, je ne jouerai pas. Je serais presque capable de dire oui mais après je sais que ça va me pourrir mes journées. Même si les autres semblent aussi beaucoup stresser par rapport à ça, mais se disent frustrés s'ils je jouaient pas.

Je ne jouerai pas, comme c'était prévu. Pour le duo, quelqu'un jouera à ma place.

Cette année, c'est un grand pas, c'est déjà ça.

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15 octobre 2014

quand le cerveau s'affole ....

Ce soir, il y avait gym, et je n'y suis pas allée. A 17 h passé, mon mari m'appelle pour voir une installation technique toute nouvelle, je ne peux pas refuser, d'ailleurs j'avais envie de la voir, et c'est tout de suite ou maintenant, alors pas d'hésitation. Là bas, à quelques pas de la maison, je discute avec les installateurs, le temps passe, 17 h 30, je devrais être prête, habillée pour partir à la gym..... je reste encore un peu. Et là c'est le cerveau qui ne sait plus : il ne sait plus s'il faut qu'il se dépêche pour que je me prépare ou bien s'il doit profiter de quelques instants de plus avec ces gens là.

A partir de ce moment, je ne gère plus rien, c'est comme une petite guerre dans ma tête : "non elle ira pas, si elle ira, non elle a pas le temps, si, si elle court, elle y arrivera". Je les quitte, pensant que c'est encore jouable. J'arrive à la maison, une voiture est là, un jeune homme m'attend car j'ai une enveloppe à lui remettre depuis longtemps. Il reste un quart d'heure. J'abdique, je ne peux pas préparer l'enveloppe, lui parler un peu, me changer.... C'est trop. Je prends le téléphone, j'appelle celle qui passe me chercher, je lui dis que je n'irai pas. Après, je prends le temps de parler au jeune homme qui nous a aidé cet été.

Je ne suis pas allée à la gym et je le regrette aussitôt.

Incapable de gérer ce genre de situation qui en soi n'est pas bien grave.

Mais je sens très bien cette incapacité à savoir ce qu'il faut faire, ce qu'il faut choisir.

Cà s'embrouille là haut. A cause de ça, je rate bien des choses.

Il me faut trop de temps.

 

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13 octobre 2014

Je ne veux pas être un mouton ....

Pourtant souvent j'en suis un, à toujours savoir comment font les autres,  ce qu'ils mangent, ce qu'ils pensent, où ils sortent. Pourquoi donc ? pour faire pareil. Est ce la solution ? Je pense toujours que les autres ont raison, pas si sur. C'est comme ça quand on manque de confiance en soi.

Pour la déco de ma maison, depuis les travaux, ça n'a pas bougé. Au début, on pensait changer tout le mobilier, celui qui avait fait le projet ne voyait que par le contemporain, et partout. Depuis, on a quand même fait faire les peintures, on s'est sans doute un peu trompé, influencé encore par une grande prêtresse de la déco. C'est dur d'avoir son propre avis quand on a quelqu'un en face qui sait vous convaincre, enfin plutôt que vous n'osez pas contrarier.

J'ai fait appel à une autre personne pour m'orienter pour rideaux, meubles, etc. Finir les pièces quoi. C'est vrai que je suis grande, que je pourrais le faire, pas si sur, et puis je ne veux pas visiter tous ces magasins..... à force de voir tout, je ne sais plus ce que je vois.

Elle est venue cet après midi. Elle a bien compris que trop de contemporain m'ennuie vraiment, d'ailleurs ça l'ennuie elle même. Je pense qu'on va s'entendre. Pour les rideaux, elle a apporté des échantillons, nous en avons retenu un. Pour la table, on garde la même et on la relooke, même chose pour le buffet bas. Pour l'armoire, elle est trop imposante. Au sous sol j'en ai une autre, une vieille aussi, ce sera elle qui nous rejoindra, un peu moins grande. Nous ajouterons un tapis de jonc de mer pour casser la monotonie du carrelage, gansé tout autour. Deux petites consoles devraient pouvoir se caser, il faudra les trouver. Un petit fauteuil serait pas mal à côté de la grosse plante. Pour les luminaires, va falloir fabriquer avec une vieille planche et trois suspensions. Faudra quand même acheter des chaises genre bistrot.

Cà commence à prendre forme.

C'est une peintre, relookeuse, décoratrice, couturière, bref c'est ma sauveuse, je l'espère en tout cas.

Elle est anti-tendance. On a parlé de ça, et elle est bien d'accord que les modes passent.

Aussi faut il composer avec ce que l'on aime sans s'occuper de la "grande mode".

Ce sont de vraies paroles, qu'il faudrait méditer. Faire pour soi, pas pour les autres.

J'espère qu'on va y arriver. Après on s'occupera du salon. Une chose à la fois.

Et on ne demande aucun avis autour de nous sur nos choix, voilà.

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