11 février 2017

F E V R I E R

 Ne perdons pas nos bonnes habitudes. Je n'écris plus chez les impromptus, pas très inspirée pour l'instant. Alors faisons au moins le MOIS en cours.

Chaque vers commence par F E V R I E R - je commence :

F enêtres et portes closes, le printemps elle attend

 

voilà le résultat le 14/02   (je me suis permis d'ôter quelques mots (au lieu de rayon de soleil, j'ai mis soleil tout court, à l'oral ça donne mieux) parce que ça compte l'oral, relire avec les yeux mais aussi avec la bouche .....    Merci encore pour vos participations       Tiens, une image pour illustrer. Je viens de la trouver sur le net ...

F enêtres et portes closes, le printemps elle attend,
E st-ce le merle noir qui chante sur l'étang ?
V oilant de son aile la brume qui s'en dissipe
R echerchant du regard les bourgeons magnifiques
I risant l'horizon de son éclat naissant
E t le ciel s'éclaire d'un soleil frémissant
R ien ne saurait être plus éclatant...

 

 

MerleNoir_DSC10613

photo du net

 

 

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08 février 2017

manteaux de souvenirs

Parfois, j'ai envie de me souvenir. Les habits par exemple. Ceux dont je me rappelle. Aucune photo à l'appui. Alors je cherche et revois certains détails de mes manteaux :

- le premier dans ma tête : bleu, à carreaux, deux pompons en espèce de fourrure noire au bout d'un cordon à l'encolure. Les pompons, ils m'ont tenu compagnie bien souvent à la messe. Je dois avoir 6 ou 7 ou 8 ans ?

- un autre : tweed beige et des points multicolore. Je le porte à l'école. Au moins une autre fille (peut être plus ?) a le même manteau que moi. D'habitude, les autres sont coupés dans des manteaux d'adulte, celui ci a du être acheté ou tout au moins le tissu pour le faire.

- suivant : manteau bleu marine, sorti d'un vieux manteau d'adulte, coupé avec le petit col officier, une forme bien évasée, et double rangée de boutons, j'adorais ....

- encore : un autre bleu à carreaux, je pense aussi qu'il sort d'un vieux manteau. Le tissu est un peu bouclé.

- encore : un rouge à carreaux, sorti lui aussi d'un autre manteau, il a une capuche, je crois que c'est le premier à capuche, et autour une légère fourrure blanche qui faisait tout son charme, je dois avoir 12 - 13 ans - 14 ans.

- la suite : après plus aucun manteau fait dans un autre manteau, ils seront achetés. Un caban à carreaux encore dans les tons bleus, bien coupé, j'adore ! Vers mes 15 ans. On disait "caban". Manteau plus court ?

- Puis il y aura cette veste tricotée rouge, col chale et ceinture bleu marine. Je pense l'avoir portée tout un hiver, en mobylette, j'ajoutais un vêtement que je rangeais dans la sacoche. Je devais cailler. Mais la mode .....   !!!!!!!  J'avais aussi un pull tube vert tricoté aux grosses aiguilles jamais vues auparavant, parfois porté sans rien d'autre dessus.

- Puis il y aura un hiver en imper, c'est la mode, un grand imper long, ceinturé, en forme, bleu gris. Ce devait être beaucoup moins chaud.

- Après il y a eu les manteaux longs unis (trop de carreaux avant), plusieurs, un bleu, un rouge, un noir..... J'étais adulte.

Enfant, je n'ai pas eu le style anorak, je ne sais pas pourquoi ? Sans doute parce qu'on ne cessait de couper dans les manteaux d'avant et qu'on n'achetait guère les nouveautés.

Aujourd'hui, j'ai un manteau tissu plus habillé depuis presque 6 ans, que j'aime beaucoup, mais faut pas grand chose dessous, sinon ça serre ! un autre en synthétique, celui que je porte plus facilement.

 

 

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06 février 2017

L'idée

Il avait émis l'idée, les médias en parlaient. Moi je n'entendais rien, trop occupée à me moucher, tousser, cracher, respirer. Disons que "Marcel" je n'avais pas capté. Il avait émis l'idée, c'était important que je m'en rende compte. Le matin, je lui ai demandé des nouvelles de cette tempête. Il n'osait plus trop en parler car il voyait bien que je n'étais pas au top. Samedi après midi, j'avais décidé de ne rien faire, j'étais dans le canapé, je regardais je ne sais plus quel documentaire, ça frappe à la porte. Combien de samedis j'ai passés, espérant des visites, sans rien voir venir. Là, sans prévenir, O arrive avec ses enfants me porter des billets, j'ai géré la situation et les ai reçus jusqu'à ce que l'homme arrive et s'occupe d'eux.

Et on a décidé d'y aller. Je resterais dans la voiture bien au chaud. C'est ce qu'on a fait. Garés sur un parking très célèbre, face à la mer, on a vu le spectacle. Il est sorti un peu prendre l'air. Moi non. Il y avait du soleil, j'étais très bien. A côté de nous, d'autres voitures se garaient tour à tour et vivaient le même scénario. L'homme descendait, la femme parfois ou pas. On a pris le temps de regarder à droite, en face, à gauche. On ne se lasse pas de la mer argentée qui roule plus fort qu'à l'habitude. Et l'écume qui vole, folle, un peu partout. C'était magnifique.

Après on s'est un peu perdu volontairement dans la zone portuaire, toujours en voiture bien sur. On a profité que c'était dimanche et que la circulation était moins pressante qu'en semaine ou en saison touristique. Et on a terminé par une petite creperie, on s'est garé juste à côté, je ne voulais pas prendre froid. Quand on est entré, ils on fait exception, ils étaient prêts à fermer, la veine ! et hop une bonne crêpe pommes caramel, et non pas du cidre, une infusion pour l'occasion....

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04 février 2017

Stop

Il est temps de stopper cette quête de ce qui n'est pas moi, de ce qui n'est pas ma vie.

Peut être bien que ma vie c'est d'être solitaire, peut être bien.

Il en faut des solitaires, pour composer un monde, il faut de tout.

Je joue un rôle la plupart du temps parce que je pense que c'est mieux d'être comme eux, parce que je les entends souvent parler des autres avec des propos que je n'aime pas : "untel n'a pas d'ami" "untel a peu d'ami"ou bien "ils ont plein d'amis".  On dirait que c'est ce qui définit la personne. Et oui, s'il a des amis c'est qu'il est fréquentable, s'il n'en a pas, c'est qu'il ne l'est pas. Alors je voudrais bien me mettre dans la bonne case pour être fréquentable. Mais je ne rentre pas dans la bonne case. Elle n'est surement pas faite pour moi. D'ailleurs je n'aime pas les cases.

Il m'aura fallu tant d'années pour le comprendre, je l'ai déjà compris mais ne l'accepte guère.

Lâcher prise, bon sang ! lâcher prise, depuis le temps que j'entends ces mots.

Elle est là la grande vérité.

Hier malgré ma petite forme, je suis allée avec elle voir ma tante comme chaque début d'année depuis que ma mère est partie. Avant je n'en prenais pas le temps. C'est une proposition, une des seules de l'année. Je suis une menteuse, je dis que je n'en ai jamais de proposition, il y en a quelques unes malgré tout. Ma tante est très âgée, elle m'appelle "ma petite" j'adore ça. Elle est très lucide et on a parlé politique, elle est très agacée par les propos du moment, elle qui s'inquiète toujours de sa petite retraite insuffisante. Elle est en maison et la facture est salée. Cà a de quoi agacer ces histoires de gros sous. Là encore, pour certains les gros sous c'est normal et pour les autres, il faut se contenter des miettes. On nous prend pour des c. ?

Dommage que je sois patraque, sinon je serais allée voir la mer, la tempête..... Non ce sera cheminée et télé ou lecture, et tisane, huiles essentielles et tout le bazar.

Et surtout, prendre de vraies résolutions.

Merci mes lectrices et lecteurs, vous voyez bien que vous éclairez ma route.

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01 février 2017

Je lutte

Je ne suis pas en forme. Encore ces maux d'hiver. Je me croyais guérie et j'ai stoppé le traitement. Pas envie de trop me chouter. Et puis ce week end il y avait ce repas où plusieurs n'étaient pas en forme. On se contamine les uns les autres ? Peut être. Le repas ? Il s'est passé, j'ai vu ça comme une formalité, pas vraiment de plaisir à y être. Certains ont si peu de savoir vivre, ce n'est pas intéressant. Ceux qui se placent à table n'importe comment sans respecter l'aïeul... qu'il faut convaincre de changer de place. Ceux qui font des réflexions sur les enfants et qui devraient bien regarder chez eux d'abord. C'est une mini-société avec tout ce qu'il y a de détestable.

Il y a eu aussi un anniversaire auquel nous étions invités. Il y a quelques années, j'aurais surement décliné l'invitation. Aujourd'hui j'ai pris conscience qu'il était important de se forcer parfois pour honorer. J'ai fait l'effort et j'en suis satisfaite.

Et puis il y a eu ce mail qui annulait la répétition. Il est tombé à pic. Je me suis réjouie de ne pas avoir à y aller. Pas la forme. Envie de rester chez moi.

Par contre hier soir, je n'avais pas d'autre choix que de répondre à une invitation professionnelle, avec repas au restaurant. Et cela m'a pesé. J'aime pourtant aller au restaurant, mais l'ambiance n'était pas là ni la forme.

Si je m'écoutais vraiment, en ce moment, je ne ferais plus aucun effort. Je me chouchouterais chez moi. Je ne chercherais plus à rencontrer personne. Je passerais mon temps au bureau, puis dans la nature, puis dans mes livres, puis je sortirais un peu les pinceaux histoire de voir si je me rappelle ce qu'elle m'a appris, les aiguilles à tricoter. Bref, je ne m'occuperais que de moi.

Mon père disait : pour vivre heureux, vivons cachés. Il n'avait peut être pas tort.

Puisque j'attends ce qui ne viendra jamais, il faut casser la salle d'attente.

Je remercie Couleur Pierre qui dans un précédent post est intervenu avec la forme CNV. La CNV j'ai appris et je tente de la pratiquer. Je suis vraiment contente qu'il soit intervenu sur ce sujet. La CNV il serait bon que les enfants l'apprennent dès l'école. Je remercie aussi Chantal avec laquelle j'ai échangé sur le sujet.

Accepter que les gens soient différents, qu'ils s'expriment, qu'ils gémissent, qu'ils rient, qu'ils pleurent, qu'ils cherchent ! c'est la vie.

 

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28 janvier 2017

l'estime

Il y avait du monde à cette réunion. Je ne m'y attendais pas. D'habitude au creux de l'hiver, certains hésitent à sortir le soir. Le sujet sans doute ? l'estime de soi. Sujet traité bien souvent mais qui finalement fait recette. Difficile la plupart du temps de penser qu'on a de la valeur. La semaine dernière, je ne m'en donnais pas tant que ça, surtout à cause de mes réactions... L'animatrice a fait le maximum pour nous faire rechercher quelles étaient nos qualités, que nous en avions forcément.... De nouvelles personnes assistant à la réunion ont bien participé et donné une note positive aux discussions. C'était intéressant. Il n'empêche que je n'ai pu résister à exprimer mon désenchantement lorsque nous reprenons le cours de notre vie. Pendant la réunion, on est plein de bonnes intentions, on parle de ce qui ne va pas, et de ce qu'on pourra faire pour aller mieux. Oui. Et puis la vie reprend ses droits ! 

Je n'ai pas voulu prendre trop de temps de parole car cela fait tant d'années que je participe. L'important c'est que de nouvelles personnes puissent s'exprimer. Il y a un jeune homme qui vient régulièrement et qui ne parle pas. En sortant, je me suis adressée à lui, j'ai obtenu un mini-son de sa bouche, c'est plutôt son visage qui s'exprime un peu. Il attend en fin de réunion, il ne part pas. C'est surement qu'il a envie de participer. Et pourtant nombreux sont ceux qui passent près de lui sans lui adresser un mot. Comment s'y prendre ? C'est si compliqué parfois.

J'ai revu C. Elle m'a gentiment proposé de lui faire signe si j'avais besoin. Elle aussi a besoin en ce moment. Je l'ai remerciée. Ce n'est pas grand chose, mais c'est le sésame. Pour moi c'est le but de ce groupe. Pas seulement des réunions. Un soutien tout le temps si l'on a besoin. On le dit mais on ne le pratique guère.

La grippe m'a bien fatiguée, je me sens toujours un peu fébrile. Aujourd'hui c'est repas de famille.

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23 janvier 2017

Quand on a soif ....

Quand on a soif, en général on boit. On ouvre le robinet, on remplit le verre, on le boit. On peut agrémenter, un peu de citron, j'aime bien le citron ou la grenadine, ça dépend des fois. Si on est parti en balade, on a en général emporté le sac et à boire dedans. Heu, moi souvent je pense que je n'aurai pas soif vu la balade entreprise, que je pourrai attendre parce que j'aime pas trop porter le sac. Souvent, ça fonctionne, j'attends le retour. Au pire, si on est quelque part ailleurs que chez soi, et qu'on a vraiment soif, on peut entrer dans un café. On peut peut être demander chez quelqu'un, frapper à une porte, demander un verre d'eau poliment, rare si quelqu'un refuse. Je ne me verrais pas refuser un verre d'eau à quelqu'un qui frapperait à ma porte. C'est déjà arrivé, des scouts par exemple. Bon, ça fait beaucoup de mots pour un pauvre verre d'eau. Y a que si on est dans le désert, qu'on a oublié l'eau, qu'on est seul, là ça risque d'être plus compliqué.

Et soif d'amitié ?  il est où le robinet ?  L'eau est rare, et sera de plus en plus rare. Il faut éviter de la polluer, il ne faut pas la gaspiller. On nous l'enseigne et on fait bien. L'amitié est rare, il faut éviter de la polluer, il ne faut pas la gaspiller. Faut il en être radin pour autant ? Je ne pense pas. L'amitié, on peut la multiplier autant qu'on le souhaite, encore faut il que ce soit sincère.

J'ai eu ces amies d'enfance, quelle chance pour moi. Plus tard au collège, je n'ai pas réussi à me faire de vraies nouvelles amies. J'ai cru sans doute que les premières me suffiraient tout au long de ma vie. Je n'ai pas su y faire. Au lycée, j'ai réussi,  peu, mais bien. Au travail, c'était un univers d'hommes. Je me suis fait un ami. Au sport, je ne faisais pas de sport. Dans ma vie de jeune femme, niet. Trop inhibée. Je ne savais absolument pas comment m'y prendre. Mon mari n'avait pas de groupe d'amis solides, un par ci par là. J'ai eu quelques épouses comme amies. Trève de plaisanterie, je ne peux pas dire que je n'ai pas d'amies. Ce serait faux. Pas autant que je le souhaiterais. Pas aussi facilement que je le désirerais.

Avec tout le développement personnel que j'ai fait, j'ai compris que ça ne venait pas tout seul, qu'il fallait y mettre de soi. Qu'il fallait poser des actions. Pourquoi je ne l'avais pas compris plus tôt ? Je n'avais pas eu de modèle non plus, ça participait aux difficultés.

Aujourd'hui, j'ai beaucoup moins de difficultés à poser ces fameuses actions : inviter, proposer..... j'ai pris sur moi, j'ai bravé ma timidité.

Au sein du groupe d'association, j'ai exprimé mon hypersensibilité, j'encourage à l'amitié, j'encourage plus de rencontres, j'envoie des sms, des mails. Je souhaite que ça fasse boule de neige.

Et puis après je constate. Et parfois, la soif me reprend. Quand j'ai revu une personne récemment, elle m'a dit avoir invité une autre au théâtre, et me dit qu'elle a pensé à moi après, elle n'a rien fait, elles y sont allées ensemble. Que la prochaine fois, elle me le dira. Je n'ai rien répondu, j'ai cru dépasser cette petite anecdote. J'ai refusé de suite d'être jalouse. Je le refuse encore.

Pourtant je constate. Je constate que je n'ai pas été choisie.

Je constate que beaucoup de mes mails de voeux sont restés sans réponse, pas tous heureusement, mais pas mal quand même.

Les choix que nous faisons font plaisir aux uns et déçoivent les autres, sauf si on ne le sait pas. Pourquoi me l'a t elle dit ? Je n'aurais pas eu mal si je ne l'avais pas su. De plus, si elle m'avait invitée, je n'aurais peut être pas été libre. Mais je ne me serais pas sentie écartée.

J'ai vraiment cette impression de ne pas être entendue, car de ma soif, j'ose parler souvent, j'exprime mon besoin de relations.

Je voudrais ne pas dire je. Car je pense sincèrement que c'est du vécu pour beaucoup et que je suis loin d'être la seule concernée.

Pourquoi les uns ne pensent pas plus souvent aux autres ?

Pourquoi l'amitié est un art si difficile ?

Aujourd'hui, au temps des sms et des mails, une proposition est si vite envoyée, sans même déranger.

Je connais des femmes seules, je sais qu'elles passent des dimanches seules, c'est peut être leur choix. Ou pas. Récemment, j'ai proposé vite fait par sms à l'une d'elles de venir au cinéma avec nous, finalement elle était occupée, mais m'a chaleureusement remerciée. Hier après midi, j'ai discuté sur FB avec une autre, elle ne sortait pas, elle était malade, comme moi. Quelques mots dans un après midi, c'est déjà ça.

J'ai un espèce de projet dans la tête, ça parle de ça. Pourtant je ne suis pas seule, mais je suis touchée par la "solitude" que vivent certaines personnes. Quand on est en couple, on n'est pas seul. On peut aussi avoir envie de rencontrer d'autres gens. Il faut donc actionner le réseau, ce que je fais très souvent.

L'humanisme, c'est sans doute l'amitié à la base. Mais pas l'amitié dans son petit groupe habituel, toujours le même. L'amitié avec un grand A. Celle qui s'ouvre à tous.

Qu'en pensez vous ? Evitez de me dire que je ressasse, je le sais déjà.

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21 janvier 2017

bof bof

Hier, ça n'allait pas, j'avais mal partout, surtout aux reins. J'ai craint l'infection urinaire. Je connais. Alors j'ai appelé le médecin. Quelq'un répond pour elle, il me dit que c'est impossible de mettre un rendez vous, c'est complet. J'explique, c'est toujours aussi complet, il me dit de me rendre aux urgences, je dis : pas pour une grippe. J'insiste. Il me dit qu'il va demander au médecin (c'est sa femme) et qu'elle me rappellera. Finalement il me rappelle. J'ai un rendez vous en fin de soirée. Je me demande comment je vais faire pour attendre la fin de soirée. Je cherche ailleurs. Impossible, c'est complet. Donc je conserve le rendez vous.

Je me choute au paracétamol, je bois beaucoup, finalement j'ai moins mal au cours de l'après midi, j'ai dormi.

Je vais à mon rendez vous, je reviens avec des anti biotiques et toute la panoplie.

Mon mal de reins s'est dissipé. J'ai déjà eu de gros ennuis avec les reins. Je suis angoissée quand j'ai mal.

Je me demande comment ça se serait passé si j'avais déboulé aux urgences avec ma grippe sous le bras. Combien d'heures à attendre sans confort pour qu'on me fasse une ordonnance ?

Qu'est ce qui se passe ? Les médecins aussi sont fous ?

Certes ils ont du travail. Mais après hier soir, elle débauchait.

Moi je croyais que ce métier était une vocation et qu'en temps de crise, ben on allongeait un peu les journées. Je croyais.

Du coup, notre week end prévu est tombé à l'eau. Je suis d'une humeur massacrante.

 

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18 janvier 2017

grippe ou pas

Bien vu Celestine, juste ouvrir les yeux et les oreilles... et puis ressentir aussi peut être. Et toujours, toujours, écrire.

Alors ce matin, c'est ce mal que donne la fièvre. Sans doute la grippe me tourne autour. Pas vaccinée. Je reste au chaud et me choute au paracétamol. Je n'ai aucune énergie, n'ai pas goût à grand chose, froid, chaud, douleurs en bas du dos, dans les os.

De saison.

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17 janvier 2017

La vie qui va ....

Je n'ai plus beaucoup de sujets qui m'inspirent pour écrire ici.

Il y a eu le temps de la phobie sociale, oser en parler, l'apprivoiser, la traiter, la voir diminuer d'intensité.

Il y a eu le temps de la maison de retraite, toutes ces années à voir ma mère entre ces murs là, avec tous les incidents de parcours, les incohérences, la dégradation, le personnel, les désaccords, les dysfonctionnements, et aussi tous les bons moments de partage avec elle et avec tous.

Il y a eu le temps de l'association où je me débattais comme je pouvais, en tentant d'exister un peu parmi les autres, surtout faire un bon travail, une bonne gestion pour que ça tourne, où je rencontrais beaucoup de problèmes de phobie sociale.

Il y a eu le temps des soucis familiaux, des frustrations, des sentiments.

Il y avait matière à écrire, à vider son sac comme on dit.

Aujourd'hui, je pourrais presque dire que tout est rentré dans l'ordre. Pourtant j'ai envie de continuer à écrire. C'est plus facile à l'atelier d'écriture car nous avons des consignes. Tenez, le dernier atelier a eu lieu un samedi après midi récemment, dans un bois. Il ne faisait pas trop froid au début, après c'était plus difficile. Mais comme à chaque fois, c'était magique.

Il y a eu l'après midi rando prévue avec l'association, gênées par la pluie, nous avons fait court, à 4 personnes, on a été plus actives à prendre le café et manger la galette plutôt qu'à marcher.

Il y a eu l'anniversaire surprise de ma belle soeur, nous sommes allés chez elle en tout petit comité la surpendre. J'ai moins aimé le fait qu'une d'entre nous ait apporté plein de cadeaux, tandis que j'avais juste une boite de chocolats. Cà fait quoi ? On se sent bête. Pourquoi ne pas s'être consultés avant pour offrir quelque chose en commun ? Je sais, je cogite trop.

Il y a eu le repas de famille qui n'avait pas eu lieu depuis quelques années vu les tensions du moment. Et cette année, j'ai repris le rituel. C'était crevant, je n'ai plus l'habitude d'autant de monde dans la maison. Le brouhaha, je ne suis pas à l'aise avec ça.

Reste encore un repas pour bientôt avec l'autre famille.

Est ce qu'on en profite vraiment ? Est ce juste un rituel ?

Pour le reste, je me sens privilégiée à rester bien au chaud pour mon travail. Je soupçonne un petit début de grippe, j'ai eu un peu mal partout aujourd'hui. 

 

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