19 février 2015

Les voyages

Le premier, j'étais en quatrième, je pense. Pour une journée, en car, nous partions au Mont Saint Michel et les alentours, avec plusieurs classes. J'avais été emballée par la beauté des lieux. Avec mes parents, on ne voyageait pas. Juste le bord de mer, une fois l'année à peu près, à 70 km de chez nous.  Mon deuxième voyage fut pour Lourdes, j'avais 18 ans ! c'était comme une promesse. Autour de moi, les gens partaient en voyage à Lourdes, à part ça pas grand chose... à l'époque. Alors j'ai cru bon de commencer par là, avec des copines. J'en ai aussi un bon souvenir. Pas sur que les jeunes d'aujourd'hui commenceraient par ça. Qu'est ce qu'on était sage !

Plus tard, j'ai un peu visité la France, mais pas tant que ça, il reste encore bien des régions inconnues. Plusieurs séjours d'hiver dans les Pyrénées, une fois dans les Alpes, un peu de St Tropez en février, un peu de Nice et sa région en mai, un peu de Pyrénées orientales en été du côté d'Argelès ou de Font Romeu, un peu de Massif Central, plusieurs fois Paris, un peu de Bretagne et Normandie, aussi le grand vol avec la Réunion et le Maroc, ce qui m'étonne encore. Mais jamais le Nord, jamais l'Alsace, jamais le Jura, et encore tant d'autres.

Bientôt, ce sera Barcelone et encore les Pyrénées orientales. A cette époque, le soleil ne va pas nous étouffer. J'espère qu'on va réussir à s'organiser pour visiter, je n'ai pas pris trop le temps de potasser tout ça..... Trouver les bonnes chaussures, impossible d'emporter plein de paires. Une de ville, et l'autre ? rando ? tennis ? pas facile .....

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17 février 2015

La dose

Je parle beaucoup de moi ici. Je raconte ma vie, mes états d'âme, mon passé. Un peu moins mon futur.

Je craignais, il fut un temps, de ne pas voir assez de monde, et je me rends compte que, malgré l'arrêt du bénévolat, j'arrive à rencontrer. Certes, différemment, plus de gym, plus de yoga, à cause de mon épaule défaillante, mais ces rencontres là étaient très furtives, un sourire, un mot..... Nos derniers week ends ont été assez denses : spectacle, repas de famille, repas chez des amis, finalement je vis.....

Samedi dernier, nous étions aussi chez les amis qui partiront bientôt avec nous, il fallait finaliser le projet. Et dimanche, visite rapide sur le chantier de la maison de notre fille, puis visite à ma maman, pour terminer chez des amis pour une livraison de commande. C'est le soir, je me dis qu'on va prendre l'apéro et partir vite. Helas, nous sommes pris en otages, il faut regarder les photos de voyage de mon amie et de sa soeur, oui, oui, mais c'est très long.... il faut rester dîner, euh non, mais si, mais si.... Bon, on est coincé.   Et là je rêve de mon feu de cheminée, et de mon tricot à commencer, oui une petite brassière toute bleue, toute mimi, dont j'ai trouvé le modèle sur le web.

Voir du monde, oui, mais à bonne dose.

Une amie m'appelle hier pour me proposer une rando cette semaine. Non, je suis désolée, je n'en ai pas vraiment le temps.

Voyez l'ambivalence, entre la peur de ne pas être assez entourée, et la peur d'être débordée, c'est compliqué.

J'ai eu tant de fois peur d'être oubliée, je suis même parfois en rage d'être laissée de côté, mais point trop n'en faut. Je ne peux pas être submergée par les gens, ça m'est impossible .....

Et pourtant je rêve d'avoir plus d'amis.

Comment trouver la bonne dose ?

Ah, j'ai acheté des cuillères récemment qui sont parfaites pour se servir la bonne dose dans l'assiette, mais l'amitié ne se sert pas à la cuillère.

J'ai besoin de moments calmes, rien qu'à moi.

Mes amies, dimanche, m'ont saoulée de leurs (trop) de photos de voyages, au bout d'un moment, on décroche....  et ne m'ont même pas demandé comment j'allais..... 

Je suis rentrée, il était trop tard pour commencer le tricot.

 

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13 février 2015

le jeudi soir

J'attends en général le jeudi soir pour l'émission sur les livres. J'aime beaucoup le présentateur qui est agréable, juste, et qui sait faire émerger les mots et les émotions des écrivains. Hier soir, je pensais déjà que j'allais me régaler. Il y avait Justine Levy que je n'ai jamais lue, mais je l'avais déjà entendue à la radio, son histoire, son mal être, ses décisions de se transformer pour ses enfants, j'ai aimé comme elle parlait avec ses mains, avec ses cheveux.... J'ai senti la fragilité, les hauts, les bas, le vouloir, les failles, même si elle prétend vivre "la gaieté". J'ai très envie de lire son livre. Marc Lavoine m'a touché, ce n'est pas quelqu'un que j'appréciais il y a quelques années, j'avais l'impression qu'il surjouait, maintenant je comprends mieux. Finalement, je pense qu'il a quelques problèmes d'estime, lui aussi, une fragilité, un passé qui le poursuit. Envie aussi de lire son livre.

Je ne me souviens plus du nom des deux autres auteurs, qui étaient bien agréables aussi à écouter, sur l'amour, sur la jalousie.

Ils parlent vrai.

C'est rare les gens qui parlent vrai. Certes, ils vous diront facilement qu'ils sont enrhumés, ou rhumatisants, ou au chômage, ou en vacances, ou à la retraite bientôt, ou qu'ils viennent de changer de voiture.

Mais que disent ils de leur coeur ? pas grand chose.

Cà ne se fait pas de parler de soi comme ça. Il faut se tenir bien droit et sourire.

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12 février 2015

toute petite évasion

Je traversais la route, vers la petite prairie en vallée de rivière, je l'entendais murmurer, musique quotidienne, sauf l'été où elle était à sec, passais le petit pont, et j'arrivais vers l'ancien village, là où habitaient mes ancêtres avant la construction de notre maison. Il y avait le moulin, et les jardins, un grand, tout en pente, et un petit au bord de l'eau. En bordure du petit, de gros cailloux et des fils barbelés pour séparer la prairie. Comme j'étais seule, je rêvais de passer de l'autre côté. Je l'ai fait, ce n'était pas si compliqué. La prairie de l'autre côté était magnifique, couverte de paquerettes et elle avait un côté magique, un peu en vallée, avec au bord la même rivière en lacets. Le soleil était généreux dans ce pré, dans mes souvenirs. Je crois que je parlais beaucoup aux paquerettes. Après un long moment, je repassais par dessus les cailloux et revenais chez moi. Pour un temps, j'avais été dans "l'interdit" enfin je pensais que c'était l'interdit car ce pré ne nous appartenait pas. Pour un petit moment, l'interdit était délicieux.

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09 février 2015

le petit ballon vert

C'est drôle, ça faisait longtemps que je n'avais pas pensé à lui. Et tout à coup il a envahi tout mon espace, il est revenu là bien rond dans ma tête. Il était un de mes jeux préférés. Je ne me souviens pas qui l'avait acheté. J'avais l'impression qu'il avait toujours été là, peut être était il à ma soeur. Il n'était ni balle ni ballon, juste entre les deux, juste fait pour moi. Parfois il voltigeait dans la maison, en faisant attention, parfois il restait au sol et servait de bowling pour dégomer le jeu de construction que j'avais érigé en équilibre. Parfois il devenait une "vache" que je guidais à l'aide d'un petit baton. Faut dire que c'était ce que je voyais autour de moi. Guider les vaches dans les prés. Assez loin parfois. Les ramener à l'abri. C'était le quotidien. Alors on calquait nos jeux sur notre vie.

Je ne suis pas sure qu'aujourd'hui une petite fille jouerait avec un ballon vert qui serait une vache pour un temps. Quoique, je ne sais plus trop à quoi jouent les petites filles.

Tout ce que je sais, c'est qu'en jouant comme ça, je me sentais heureuse, malgré le monde gris qui m'entourait. Je glissais dans ces jeux avec un bonheur intense, je m'en souviens. C'était bien.

Je ne sais pas ce qu'est devenu le petit ballon vert.

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07 février 2015

amies tricoteuses

Par le biais des blogs, parfois, il ne s'agit pas que de raconter sa vie. Il s'agit aussi d'échanger. Fut un temps où j'allais sur un site qui s'appelait "nos maisons" et là il y avait des femmes qui papotaient déco, et j'y ai appris des choses, comme la peinture à la chaux, etc, etc. Ce site n'existe plus, quel dommage ! il y en a plein d'autres mais je n'ai pas cherché à y adhérer, peur peut être que ça se termine vite aussi alors qu'on y prend ses marques, qu'on s'y installe, s'y habitue, et puis quand ça ferme, ça fait mal.

Donc pour en revenir à mes moutons, je tricote des chaussons bébé en ce moment mais tout simple. J'ai trouvé un modèle point mousse, sur deux aiguilles, j'en ai fait 2 paires. Je voudrais changer de modèle, mais il faut surfer, ou acheter des catalogues, et là en ce moment je ne peux pas trop ni surfer, ni me déplacer et fouiller dans les étalages. Alors si parmi vous, quelqu'un a un modèle tout simple, je prends. Pas de quatre aiguilles svp.

Mon installation tricot : je suis dans un fauteuil près de la cheminée, je cale mon épaule le long du dossier qui forme un léger retour, l'épaule ne peut plus bouger, alors c'est la main qui bosse et dès que je fatigue j'arrête..... c'est si mignon les petits chaussons .....

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06 février 2015

moins envie d'écrire

Le dernier post date du 29 janvier. Mes écrits s'espacent. Le blog s'essoufle. Même s'il n'a jamais regorgé d'anecdotes croustillantes ni d'un grand savoir, il existait par mes petites histoires. Et là, soudain, je me demande bien à quoi cela sert. Je sais, je sais. Beaucoup de blogueurs se posent aussi cette question. C'est un passage à vide. C'est aussi un peu de difficulté à utiliser mon épaule droite, celle qui souffre... Peut être est ce juste ce léger handicap. Ce blog souvent me maintenait la tête hors de l'eau, parce qu'une fois posées là, mes difficultés me semblaient un peu plus légères. Il y a toujours des difficultés, peut être un peu plus de sagesse.... Je ne sais pas. Il y a la vie qui coule, il y a une part d'égoïsme en ce moment à penser beaucoup à moi parce que les gestes sont difficiles et qu'il ne s'agit pas de me disperser. J'ai abandonné mes séances de gym hebdomadaires, trop douloureux pour mon bras, j'ai suspendu mes cours de initiation yoga pour la même raison. L'écriture, non, j'essaie de garder, mais j'en ai fait moins que d'habitude, j'ai loupé deux samedis. Je me concentre pour faire en premier lieu mon travail de compta/secrétariat de nos différentes structures. Régulièrement, j'ai des séances de kiné. Régulièrement je visite ma mère, qui après avoir eu une bonne période d'accalmie, vient de redéclencher une infection. J'essaie de ne plus trop penser. Juste faire l'urgent. Et le soir, me poser devant le feu de cheminée, avec un mini tricot que j'arrive à faire de temps en temps sans bouger l'épaule quasiment. J'espère sincèrement que les beaux jours vont revenir. En vivant ainsi, je me protège de toute agression possible que je pourrais sentir en allant dans le monde. Je suis juste dans mon cocon.

 

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29 janvier 2015

bientôt prendre l'air....

Parce que les voyages forment la jeunesse....

Nous y pensons depuis un moment. C'est moi qui traîne du pied parce que je ne veux pas prendre l'avion. Enfin je ne peux pas pour l'instant. Alors l'Espagne en voiture, c'est gérable. Au début, on devait aller tout dans le bas. Mais nous nous y prenons trop tard. Nous n'avons qu'une semaine. Le couple d'amis qui aurait sans doute préféré prendre l'avion est partant avec nous. Depuis quelques jours, nous cherchons beaucoup sur internet, aussi par des agences. Il y a multitude d'hébergement, on passe trop de temps à surfer. C'est arrêté depuis hier. Quelques jours à Barcelone, un hotel trouvé. Regarder les avis qui passent du meilleur au pire. C'est fastidieux. J'espère qu'on a bien choisi. Puis quelques jours du côté de Perpignan sur la côte. Une formule chambre d'hote trouvée. On nous conseillait avril. Mais on ne fait pas comme on veut quand on est en activité. Nous avons laissé tomber les agences et leur prix faramineux. Pourtant c'est comme ça que nous étions partis à la Réunion et au Maroc. Mais bon, pourquoi dépenser plus ? Maintenant va falloir que je cherche un peu comment faire notre programme.

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des moments simples

Samedi soir dernier, j'avais proposé à un couple d'amis d'aller au restau, nous devions nous voir pour organiser un prochain séjour. Ils n'étaient pas emballés alors finalement, je les ai invités chez nous. J'ai fait un repas très simple car j'ai mal à l'épaule et c'est difficile pour moi. Ainsi le lendemain, nous sommes allés nous deux au restaurant. Là j'étais bien, rien à préparer. C'était un bistrot. J'aime le mot "bistrot". Nous avions réservé. On nous invite à nous asseoir à une table sous un chauffage. A peine installés, je suggère à mon mari de changer de table, il fait beaucoup trop chaud. Nous changeons et nous installons tout près d'un couple de personnes âgées, très âgées même. Pendant tout un moment, nous n'échangeons pas. Nous cherchons ce que nous allons prendre. Un plat, un dessert. Cà suffira. Et un verre de vin rouge, bio parce qu'ils en ont, chacun, ça ira. Puis un autre couple s'installe sous ce fameux chauffage et 5 mn après, le gars, il semble étouffer et demande à l'éteindre. Et ça fait discuter un peu les gens autour qui finalement ont tous trop chaud, nous y compris. Et de là, un mot pour nos voisins.... qui se poursuit en discussion jusqu'à la fin du repas. Nous apprenons qu'ils déjeunent souvent là le dimanche, nous apprenons qu'ils viennent d'autres régions et qu'ils se sont établis finalement ici, nous parlons de leur travail, de leur famille, de la nôtre. Ils ont l'air ravi. Nous le sommes aussi. Le repas est terminé. Nous les saluons.

Parler à des gens que l'on ne connait pas, j'aime beaucoup.

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28 janvier 2015

un ego surdimensionné

Shirokuma a surement raison, mon ego est trop important. Au fond je le sais bien, mais pourtant ça n'a pas de sens. Moi la grande timide, phobique sociale, celle qui la plupart du temps se rend invisible, celle qui a eu si peur des gens, celle qui n'ouvrait pas toujours la porte quand ça sonnait, celle qui évitait à tout prix d'entrer dans la grande salle de réunion, celle là aurait elle un orgueil démesuré ? Sans doute, même si ça ne me convient pas du tout. Sans doute, puisque je ne conçois pas qu'on puisse m'oublier, dans les pensées, dans les actes. Si on ne peut m'oublier, c'est que je suis très importante, et si je suis si importante, c'est que je me sens supérieure. Tout cela est bien compliqué. Je n'ai pas vraiment les mots. Moi qui souffre d'être invisible, elle est là sans doute là la clé. Rester invisible, se satisfaire du rien. Du coup, plus rien ne pourrait nous atteindre. Etre rien. J'ai lutté contre cela toute ma vie, pour essayer d'ETRE. Et j'ai du me tromper. Etre rien, c'est juste être, sans penser trop loin. Sans penser qu'on aurait du, qu'on devrait.

Juste ETRE.

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