25 novembre 2014

en vrac

Je reviens de voir ma mère, ça ne va pas fort. De plus, il y a eu deux décès dernièrement à la maison de retraite et ce soir j'apprends que la voisine de ma mère est décédée ce matin à l'hopital, le corps est arrivé ce soir, dans sa chambre. Cà plombe le moral. Ma mère a développé une pneumonie depuis la semaine dernière, elle est sous anti biotique, chaque jour compte, parfois elle a l'air apaisé, beaucoup mieux et parfois, elle est vraiment très sombre. De ce fait, ma soeur m'a appelée un jour pour me dire que le docteur l'avait appelée lui annonçant la pneumonie. Nous avons seulement parlé d'elle, des jours qui sont comptés, quoique depuis des années, elle nous a tant surpris. L'infirmière me dit qu'il faut qu'on soit prête. Je ne serai jamais prête, hélas. Mais la vie, c'est aussi la mort, et elle viendra bien entendu.

Malgré tout, je continue mes activités. Nous avons assisté l'avant dernier week end à un banquet, oui encore un, le dernier, concernant ma commune d'avant. Tout le monde n'était pas présent, c'était plutôt sympathique, mais comme d'habitude, l'apéro trop long. Je n'ai pas réussi à aller vers tout le monde, je me suis même vue avec des difficultés à approcher les gens, j'ai fait ce que j'ai pu. J'ai eu droit à un jeu où avec trois autres, j'ai du affronter les regards mais ça s'est bien passé, pourtant je n'aime pas ça, j'ai passé cette épreuve.

Ce dernier week end, samedi c'était le deuxième stage mêlant l'écriture et le théâtre. Comme j'avais décidé de ne pas jouer nos textes, je n'y suis allée que samedi, juste pour voir, je n'avais rien à faire, mais j'ai pu observer l'évolution de la mise en scène avec un professionnel. Je les ai quittés avant de dîner. Dimanche, je commençais ma session de CNV communication non violente. Il y avait déjà eu une date que j'avais loupée, nous étions deux à commencer dimanche. Petit groupe. Que des femmes. J'espère y trouver quelques outils pour être plus sereine. J'ai compris que je n'étais pas seule à être hypersensible. Le problème n'est pas d'être hypersensible mais comment améliorer nos relations avec les autres, les mots sont importants. L'animatrice est très agréable et douce. Je sens qu'on va progresser, à raison d'un dimanche matin par mois. Et puis l'après midi, après avoir déjeuner chez mon fils (jeune) qui aime bien faire la cuisine, je suis allée voir ce petit spectacle et je me suis bien amusée. Voir naître les textes, les entendre, les voir jouer, belle aventure.

Finalement je n'arrête pas. J'ai ce besoin immense de liens. Je me nourris au contact des autres. Ou bien je masque ma peur, la peur qu'elle me quitte et je perçois déjà son absence. Alors je me tourne déjà vers les autres.

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19 novembre 2014

quand on n'est pas content

Cela fait longtemps que je n'ai pas parlé des travaux de chez moi, cela fera bientôt 2 ans qu'ils sont faits et ce n'est pas le top.

La veranda qui s'est construite pour agrandir la maison, venant se juxtaposer à la partie déjà en place, avec démolition du mur, ne donne pas satisfaction. Elle a un grand puits de lumière au plafond et de nombreuses vitres autour. L'été c'est un four. Et toute la maison devient un four. L'hiver, elle ramène le froid. Bref, grand regret de n'avoir pas fait une extension en dur, bien solide. Il fallait intervenir au niveau charpente ou faire un toit plat. Comme on nous a tant vanté cette veranda extension de pièce de vie, on y a cru. Depuis j'ai rencontré d'autres gens mécontents de ce produit. Depuis j'ai entendu parler du vendeur qui soit disant serait capable de vendre sa mère. La veranda chez nous est plein sud. Il aurait du nous prévenir. Il nous a fait miroiter la belle vie la dedans, la vitre intelligente qui gérait tout ça. On n'a pas assez réfléchi.

Et puis l'autre, celui qui a mené le projet de réaménagement de la maison..... Nous avons abattu deux autres cloisons à mi-hauteur, l'une a été remplacée par une verrière pour laisser passer la lumière dans l'autre pièce. L'autre est restée à mi hauteur donnant sur l'escalier qui va au sous sol. Et qu'est ce qui se passe ? cela résonne. J'ai cru m'y faire, hélas non, je ne m'y fais pas.

Comment pouvait on prévoir tout ça ?

C'est très désagréable. Je m'en veux de m'être fait avoir à ce point là.

On faisait les travaux pour être mieux, on est moins bien. Comment réagir ?

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14 novembre 2014

après la réunion

Une réunion entre voisines, pour des produits divers et variés, une occasion de se voir quoi !!!!!

des conversations aussi à l'occasion. Toutes ces peurs qui nous envahissent : la peur des voleurs (c'est arrivé chez une d'entre elles, je comprends que ce soit un traumatisme) mais aussi attention à nos sacs, jamais dans les caddies, attention dans le métro, attention partout, partout, partout .... et puis les arnaques sur internet, par mail, par téléphone, et tout le monde y va de ce qu'elle a entendu, ou reçu, ou autre délire.

LA PEUR EST LA PARTOUT, PARTOUT, PARTOUT.

Et puis après ça parle politique, finances, etc. Et pourquoi que ça change les allocations ? c'est pour tout le monde ça. Faut pas que ça change. Tout le monde y a droit.

JE ME TAIS. JE N ENTENDS PLUS RIEN.

Ce sont les hommes et les femmes qui me font peur.

 

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13 novembre 2014

récentes conversations

elle : "j'étais toute seule, j'avais rien à faire, alors j'ai pris ma voiture et je suis allée faire un tour....."

moi : "Quand tu n'as rien de prévu, tu peux me le signaler, et si je n'ai rien, on peut voir ....."

elle : "oh non, je ne veux pas te déranger" ...

moi : "mais si, pas de problème...."

elle : "oh non, je ne veux pas déranger "

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elle : "il faut ranger ta fierté et faire le premier pas"

moi : "ça m'est impossible, j'en suis incapable"

elle : "mais si il le faut, il faut être plus intelligente..."

moi : "c'est trop me demander et pourquoi eux ne bougeraient pas ?"

elle : "parce qu'ils ont aussi trop de fierté...."

 

Ces deux conversations n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Elles me sont restées dans les oreilles, l'une et l'autre. C'est du genre : "dialogue de sourd".

 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2014

Je le savais !

Quand on quitte une asso, on est content parce que ça fait longtemps déjà qu'on se pose la question et que si on pense autant, c'est bien qu'il faut partir, et puis personne ne vous retient de toute façon. Quand on quitte une asso, on quitte des gens que l'on rencontre régulièrement, avec envie, ou sans. Souvent, on peste car ça vous fait du boulot en plus, des tracas. Pour moi, j'ai toujours mal au ventre quasiment pour chaque réunion. L'an dernier, je n'avais presque pas assisté aux réunions mais j'étais liée aux autres par les échanges de mails. A chaque fin de mois, j'envoyais aux salariés leur bulletin de salaire, je faisais les virements. Je règlais les factures, surveillais les comptes, encaissais les chèques. Il y avait parfois de bonnes rigolades, même par mails... Je n'étais plus efficace, j'étais trop anxieuse, je pense que çà les gênait....

Aujourd'hui, je ne reçois presque que des mails de pub, presque plus de mails personnels. J'ai vite fait de tout mettre à la poubelle. Puis c'est le désert. Je ne reçois plus non plus de coups de fil. La prof de gym n'a plus rien à me demander. C'est normal.

Je le savais que c'était risqué.

Des années plus tôt, j'avais eu le même ressenti en quittant le bureau de l'école.

Vous servez une bonne cause des années et vous êtes aussitôt oubliée.

Je le savais. D'autres sont partis, et j'ai agi de la même façon qu'eux.

Je le vis, là, en ce moment, où les jours sont tout gris et les nuits très très noires. Je me sens bien isolée et pourtant, c'est moi qui l'ai décidé. On ne reste pas dans une asso juste pour avoir du lien, il faut y faire son travail, il faut être active. Il faut être capable de porter des projets, d'être enthousiaste, de booster. Je ne savais plus faire. D'ailleurs, ai je su le faire un jour ? pas vraiment. J'ai été une exécutante, pas une boosteuse.

C'est moi qu'il faut booster.

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11 novembre 2014

difficile

Je reviens de voir ma mère. J'ai besoin d'écrire. Je pourrais écrire ailleurs, n'importe où, sur un bout de papier, juste pour moi, mais non, c'est ici. Parce que d'autres sont passés par là, parce que d'autres passeront par là. C'est difficile de voir ses parents dans cet état. J'ai de plus en plus de mal. Elle était agitée aujourd'hui, pas une minute d'arrêt, de la violence dans la voix, dans les gestes, taper sur le fauteuil. Un bras qu'elle a écorché. Pas moyen de la calmer. Je la trouve peu couverte, j'en parle à M. l'aide soignante, et je lui parle aussi du bras. Je lui coupe les ongles de la main gauche, celle qui a gratté. Ces mots sont presque tous incompréhensibles, elle crie fort. Je ne sais pas si elle souffre. Elle a le visage marqué, un oeil rouge. J'essaie de savoir si elle me reconnait, mais rien, aucune réponse qui pourrait le dire. Apparemment, par un sms de ma soeur, elle a reconnu hier sa belle soeur, elle a murmuré son prénom. J'aimerais qu'elle murmure le mien. Rien. Je suis restée une heure. Et me voilà revenue chez moi. Pensez vous qu'on peut avoir le moral après ça ? non, je suis triste, mais là je sais pourquoi. Je retournerai jeudi. Combien de temps cela va t il durer ?

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09 novembre 2014

du mouvement

Vendredi, remplacer quelqu'un (certains diraient servir de bouche trou, beaucoup autour de moi n'aiment pas ça, trouvent à dire), j'ai sauté sur l'occasion, et je n'ai pas vu de mal, au contraire j'ai été choisie pour remplacer quelqu'un pour aller voir l'opérette. Bon, l'opérette en soi, j'ai pas trop aimé, mais c'était comme un exercice. Me laisser surprendre par une invitation de dernière minute. Oui, c'était un exercice. La salle était mi-pleine. Dommage pour la troupe. J'ai proposé aux deux dames de les emmener avec ma voiture. Nous étions très joyeuses de partir ensemble. J'ai compris qu'elles faisaient souvent des sorties ensemble. Peut être penseront elles à moi d'autres fois ? L'une est célibataire, l'autre veuve, elles sont plus âgées que moi ets habitent dans mon quartier.

Hier, nous étions à un anniversaire. Elle, je la connais par les ateliers d'écriture. Elle est beaucoup plus jeune que moi. Elle m'a adressé la proposition de me joindre au groupe pour fêter son anniversaire, pas un anniversaire à chiffre rond, un anniversaire comme un autre pour lequel elle avait envie de rassembler. Cà se passait dans un restau. Elle, offrant l'apéro, puis nous prenions le repas ou pas à notre charge. Je crois que presque tous s'étaient inscrits pour le repas. J'avais hésité à répondre, ne connaissant que les parents de C. Nous étions une trentaine. Il a fallu aller vers les autres plus ou moins, j'étais assez stressée au début, et puis je me suis laissée porter. L'apéro, c'est quand même toujours trop long. Mes jambes n'en pouvaient plus. Nous avons réussi à échanger. Parfois on tombe sur d'étranges personnages dont celui à la chemise à carreaux qui est entré dans un monologue interminable, nous vantant ses meilleurs coups, ses voyages et n'écoutant pas du tout ce qu'on tentait de dire. C'est ennuyeux.

Aujourd'hui, ce sera repas partagé chez une amie, là nous connaissons tout le monde. Ce sera plus simple et je pense que ce sera bon enfant.

Lundi et mardi, repos.

Finalement, nous sortons, c'est le principal. Je m'active à cela.

Trop d'années, j'ai laissé couler. Je me plaignais. Je me laissais envahir par cette phobie, n'en parlant à personne. J'esquivais les quelques invitations. Ou bien j'étais malade. Je n'avais pas l'impression d'en souffrir. Je trouvais sans doute que c'était plus simple que d'affronter. Et les invitations n'étaient déjà pas si nombreuses, et puis de moins en moins nombreuses.

On peut réactiver sa vie sociale, il suffit de provoquer. Il faut faire les efforts nécessaires.

Je ne considère pas ma phobie sociale comme une maladie parce que je ne reste pas entre mes 4 murs. Je pense qu'il y a des gens qui vivent cela. Non, pour moi, c'est un handicap, une lutte, mais j'y arrive. Sans doute, la plupart du temps, ça ne se voit pas. Je peux être même très sociable si je me sens bien dans le groupe. Tout se passe au niveau des pensées, de la préparation.

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07 novembre 2014

allez allez !

Ne pas se laisser aller.

Laisser un message sur un répondeur. Entendre la voix de l'appelée qui me rappelle.

Envoyer un sms pour dire qu'on aimerait sortir. Recevoir un sms qui dit qu'elle est d'accord et qui trouve une date.

Recevoir une proposition pour sortir ce soir alors que ce n'était pas prévu, quelqu'un ne peut pas aller au spectacle prévu, la remplacer.

Appeler quelqu'un pour prévoir aussi une marche.

Appeler quelqu'un pour se faire aider.

Se servir de plus en plus des sms.

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06 novembre 2014

phobie sociale (article de wikipedia)

La phobie sociale, ou anxiété sociale (DSM-IV 300.23), est un trouble de l'anxiété caractérisé par une crainte (appréhension, inconfort émotionnel ou inquiétude) persistante et intense[1] causant une détresse considérable et une capacité diminuée de quelques fonctions dans la vie quotidienne. Elle est causée par la crainte, pour un individu, de se trouver face à une situation sociale durant laquelle il s'expose à une interaction avec d'autres individus. Ces gens ont peur de l'embarras ainsi que la peur d'être détesté par les autres[2].

Les personnes affectées par cette pathologie savent que leurs craintes sont irrationnelles. Pourtant, elles appréhendent énormément les situations dans lesquelles elles sont confrontées au regard des autres. Ainsi elles font tout pour les éviter. Lorsqu'elles sont dans les situations redoutées, les personnes atteintes de phobie sociale ont tendance à croire qu'elles sont jugées négativement. Celles-ci craignent d'être vues comme anxieuses, stressées, bizarres, distantes, folles ou stupides. De facto, elles s'isolent.

 

 

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05 novembre 2014

Avant d'aller dormir .....

Je me rends compte qu'en ce moment, c'est le soir que je préfère. Nous dinons tous les deux d'un potage et souvent des restes du frigo, et puis c'est canapé-télé, et donc ça c'est douceur-bonheur car je suis calme. Plus de téléphone, plus personne. Je viens de regarder des racines et des l, j'ai voyagé sans bouger, j'ai vu la Bretagne dans toute sa splendeur, je n'ai pensé à rien d'autre.

L'été, on regarde moins la télé, car il y a à faire dehors, et c'est agréable d'être dehors à la fraîche. Maintenant, nous hibernons. Il a encore beaucoup de travail, à cette heure, il est reparti surveiller, mais je suis sereine chez moi, protégée.

Il est important que je me sente protégée.

En fin d'après midi, je suis allée à la gym, cela faisait 2 semaines que je n'y étais pas retournée. J'y vais avec une voisine. Avec les autres personnes, je n'échange presque pas, c'est comme ça, ou alors si je le veux, il me faut faire de grands efforts, les autres ne viennent pas vers moi ou si peu. Pourquoi ? et la prof, avant je la cotoyais beaucoup parce que j'étais trésorière, et que nous avions à voir des choses, maintenant une autre m'a remplacée, c'est normal, c'est donc vers elle qu'elle se tourne, normal, je croyais à une amitié, normal, ce n'étais sans doute que du business, pas normal.

Les relations, c'est du business ?

Sur cela, je vais rejoindre mon lit que j'adore, car le matelas est trop confortable. Dormez bien. Se chouchouter, je crois qu'il n'y a que ça de vrai.

 

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