07 avril 2015

j'ai Paques ça à faire

Samedi, nous sommes allés voir un spectacle de danse, il y avait longtemps. Bien plus que le foot, là nous sommes fan. Il y avait surtout du jazz, du hip hop, du flamenco et devinez quoi, quelques plumes et paillettes sur des femmes très légèrement vêtues... Faut dire que c'était ouvert à toutes sortes de danse. C'est drôle comme la salle réagit à ces dernières et comme tout à coup les hommes se réveillent à leur apparition.... Ah nature humaine ! Pendant l'entracte, (j'aime pas les entractes), je suis restée à ma place plutôt que d'aller dans le hall, au chahut et à la bousculade. Comme je me suis sentie bien dans mon siège, même qu'il ne se passait rien sur scène. J'ai lu le programme. Et j'ai un peu regardé autour de moi. Beaucoup d'autres personnes sont aussi restées collées à leurs sièges.

Et dimanche, j'ai inauguré ma nouvelle table de salle à manger. 16 personnes autour. La famille qui se trouvait là pour le week end. Une entrée vite faite par mes petites mains.  Un plat chaud commandé dans la ville d'à côté. Et un dessert fait aussi par mes petites mains. Une chasse aux oeufs pour les plus jeunes. Et puis une ballade à pieds pas très loin juste pour s'oxygéner et prendre le soleil (froid) d'avril. Quand tout le monde est parti, on est tombé tous les deux dans le canapé....

Hier j'ai du renettoyer tout le sol de ma maison. Aspirateur et serpillage. Depuis, mon épaule me fait encore plus mal que d'habitude. Là je sors de chez le kiné (qui est une kiné remplaçante car l'autre s'est fait opéré, les kinés aussi ont des soucis), elle m'a bien soulagée au niveau des cervicales, merci ma kiné.

Bon faut que je vous quitte, j'ai Paques ça à faire .....

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02 avril 2015

les chansons d'avant !

Chez Angelenvrac, j'ai eu plaisir à voir et entendre Nicole Rieu dans "je suis" très belle chanson de ma jeunesse..... et systematiquement j'ai pensé à

 

Marie - Soleil (1971)

 

 

Anne Marie David - Tu te reconnaitras

 

Que sont elles devenues ?

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01 avril 2015

une autre

J'ai entendu Alain S. l'autre soir, dans l'émission de Mireille D, dire qu'il aurait aimé être un autre. Il ne s'aime pas tellement. Et prétend qu'on est peu à s'aimer vraiment. Il aurait aimé être son copain Laurent, il lui trouve des trucs qu'il n'a pas, comme son espoir, son côté positif de voir les choses. Cà m'a plu d'entendre ça. C'est rare que les gens disent cela.

Moi je l'ai souvent dit (ou plutôt pensé). Surtout gamine. Je pensais que je rêvais et que le lendemain j'allais me réveiller autre fille.

J'y pense encore. Maintenant j'ai bien compris qu'il fallait assumer ce qu'on était, et qu'il n'y avait pas de joker. Et pourtant combien de fois, je me dis que j'aimerais être celle-là, ou l'autre là, ou encore elle, ou celle-ci, parce que si sures d'elles, parce que si belles, parce que si fonceuses, parce que si savantes, parce que ceci, parce que cela, parce que je les envie, et que ça fait du mal.

Je sais : je ne connais pas tout de leur vie, et si ça se trouve, je serais très déçue à l'arrivée.

Mais la niaque que je n'ai pas et qu'elles ont, ce serait quand même mieux......

 

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31 mars 2015

Alain et Laurent

Ah les compères ! un régal cette émission hier soir. Je les ai toujours aimés, ça a commencé tout doucement et puis de plus en plus. Je découvre encore des chansons, on passe à côté de certaines parfois, et pourtant ce sont aussi des pépites. J'avoue que plus jeune je faisais moins attention à l'écriture des textes. Maintenant je me rends compte à quel point ils sont ciselés et parlent vrai.

J'ai aimé les récits de vie, pas banale leur vie à chacun, les blessures. On n'imagine pas quand on voit leur talent qu'ils ont souffert, comme tant d'autres, d'être différents, à cause des situations de vie, de la couleur de peau.... On pense que tout leur a toujours réussi, mais non bien sur, et c'est justement peut être pour ça qu'ils sont ce qu'ils sont. Ils sont inspirés par leur sensibilité au monde. Ils ne supportent pas l'injustice et le chantent. Ils chantent aussi les bons côtés de la vie. J'aime vraiment ce qu'ils expriment.

Et puis on sent une telle complicité entre eux. Qui ne rêve pas d'un ou d'une autre qui nous complèterait autant en amitié ? L'un est plus sombre ou mélancolique tandis que l'autre est réaliste mais garde l'espoir. Cà sauve les deux.

Bientôt j'aurai la chance de les voir sur scène. Je les ai déjà vus séparément. Et là ce sera ensemble.

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30 mars 2015

Quelle heure ?

Hier matin, après une nuit courte à cause d'un passage imprévu d'amis qui finalement sont restés dîner et qui nous ont quittés vers 1 h du matin, je me lève vers 8 h 30. J'ai mal dormi comme souvent en ce moment. Il me faut partir à 10 h - le quart pour ma formation à 10 h dans une commune voisine. J'arrive. Les autres personnes sont arrivées et m'accueillent grand sourire aux lèvres. Je pense qu'elles viennent de rire de quelque chose. Cà persiste. Je me dis que je dois avoir un truc qui cloche sur moi. Je leur dis bonjour et m'excuse de ne pas être en avance. Et là, je comprends qu'elles sont là depuis une heure, me parlent de "changement d'heure" tout me paraît brouillard.

J'ai gagné : j'ai loupé le changement d'heure. Première fois de ma vie. Alors là je me sens mal. J'ai loupé une heure. Ce n'est pas grave, me disent elles. Oui mais pour moi, ce l'est. Ce n'est pas mon genre de me faire avoir comme ça.

Oui mais là, je suis eue.

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28 mars 2015

Ma mère

Je ne l'ai jamais vue se faire belle. Pas le moindre rouge à lèvres, ni vernis, à l'horizon. Nature. Et la semaine, une blouse impérativement qui cachait tout. Le dimanche, sans doute, elle l'enlevait, comme elle mettait, à la belle saison, un bouquet sur la table dévêtue de sa vilaine toile cirée. Ses habits étaient très sobres. Du gris, du bleu marine. Une jupe. Jamais vue en pantalon. Ou une robe.

Pour les cérémonies, une robe un peu plus jolie, je me souviens d'une en particulier, qui existe encore, ça devait être de la qualité, elle l'a beaucoup portée, ou classique un tailleur bleu marine. Pas de frou frou, pas d'excentricité. Etait ce son vouloir ? ou celui de mon père. Il était possessif. Elle s'était soumise.

Jamais vue réclamer quelque chose. Jamais vue se rebeller. A t elle toujours été comme ça ? La chance (si c'en est une) c'est qu'elle n'est jamais allée travailler ailleurs, comme cela se faisait autrefois. Les jeunes filles issues des fermes trouvaient une place dans une autre ferme qui avait besoin. Non, elle est restée travailler chez ses parents. Pourquoi, je ne le sais pas. J'ai l'impression qu'elle était protégée. Sa mère (donc ma grand mère) avait été gagée comme on le disait, en avait elle trop souffert ? et ne voulait elle pas faire revivre ça à sa fille ? Je ne le saurai jamais.

Plus personne pour me raconter ça. Et petite, même grande, je ne me suis guère permis de creuser les souvenirs. Je la trouvais distante de ses parents, de ses frères. Je pense qu'elle les aimait, mais c'était l'époque. Je n'ai pas été beaucoup sur les genoux de ma grand mère, elle avait déjà trop de petits enfants. Ceux de sa fille ne comptaient pas plus que les autres.

C'est une vie banale, sacrifiée, qu'elle a eue ma mère. Elle a accompagné mon père dans ce qu'il avait, ce qu'il a fait et défait. Elle n'a jamais brillé. Sauf à l'école où je sais qu'elle se débrouillait très bien mais elle en était sortie à 12 ans. J'aimerais qu'on me parle d'elle, des gens de sa génération, mais je n'en connais pas d'assez proche. Elle ne peut plus me parler de rien, dans son fauteuil à longueur de journée, elle sourit malgré tout et dit quelques mots qui tombent bien ou pas du tout, ça dépend. Elle se raconte des petites histoires qui ne tiennent pas debout, comme elle.

Elle et sa modestie .... toute une vie.

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27 mars 2015

tout dans le désordre .....

J'aimerais bien avoir la recette de sangria, en Espagne, j'en avais fait ma boisson préférée. Bon, faut pas en abuser, ce n'est pas mon genre de trop boire, un gros grand verre bien rond me faisait l'apéro et le repas..... et avec ces bons fruits là dedans, un régal. Des recettes, sur le net, y en a plein, alors laquelle ???

J'ai lu Célestine et ses écrits sur Michel Onfray. Je l'ai vu à la Grande Librairie récemment, il me semble que pendant un temps, beaucoup le critiquaient comme un mauvais philosophe, je ne l'ai jamais lu. Je n'ai jamais fait de philosophie. Comment savoir ? il m'a plu, j'ai bu ces paroles. Quand on a fait si peu d'étude, comme moi, on se sent souvent distancié par rapport à la pensée, enfin la grande pensée, même si je pense quand même par moi même, mais faire la part des choses reste souvent compliquée. Quand on entend des mots qu'on ne comprend pas sans le dictionnaire et même avec parfois, ce n'est pas évident. Quand on est issu d'un milieu modeste, on peut certes évoluer grâce aux études, mais sans les études.... autodidacte pour certains, je n'ai pas eu ce courage.

J'ai du mal à être productive, le mal d'épaule toujours présent m'empêche de me concentrer. Et j'ai l'impression d'être fatiguée à longueur de journée. Je ne vois pas le printemps, il n'arrive même pas à me faire sourire.

Je ne trouve pas le manque de l'association, ça me fait penser à Mahie qui je crois à quitter aussi. C'est vrai que donner de son temps, de son savoir, de ses bras, c'est enrichissant. Mais s'occuper de soi, se préserver, c'est aussi indispensable. Certes les contacts ne sont plus là, c'est bien cela qui est grave. Genre, tu ne sers plus à rien, alors pourquoi on se souviendrait de toi. Je suis souvent seule, c'est comme ça, c'est ma vie. Quand je dis seule, j'ai ma famille mais je veux dire que peu d'autres gens, en dehors du travail, font signe. Il y a surement encore bien plus seule que moi, hélas. J'ose tout juste imaginer.

Ce soir, je verrai du monde autour de la table de réunion des anxieux. C'est pas là qu'on rigole à tout va, quoiqu'on pratique parfois l'auto dérision, on se moque de nous mêmes, de nos réactions. Je resterais bien devant ma télé, mais non, faut que je me bouge un peu.

L'actualité, c'est moche. Ces morts de l'avion. Ce type qui pète un plomb. Je ne vais pas dire que je comprends, je suis totalement désemparée, et pourtant je sais que quand on est mal, parfois on peut faire le pire. Je sais que j'ai la chance de ne pas être à ce point, j'ai connu des heures sombres, des pensées sombres, mais vite une étincelle de vie resurgit.... occupons nous de cette sacrée maladie, tendons la main vers ceux qui souffrent, cette maladie n'est pas honteuse, non, pourtant souvent dans l'entourage, dans la famille, ce n'est pas bien perçu. Je ne connais pas l'histoire de ce type, mais il y a tellement d'autres gens fragiles, et même autour de nous.

 

Mes écrits ci dessus, c'est parler pour ne rien dire.... c'est vide,    c'est juste ce qui passe dans ma tête -

Et vous, à quoi pensez vous, là, juste quand vous passez ici ?   oui vous, si vous me répondiez en commentaire, vous les habitués, vous les anonymes, vous qui jamais d'habitude ne laissez de message ....

 

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25 mars 2015

Tout va très vite !

Comme tout va vite ! il y a déjà 3 dates qui affichent complet pour le prochain festival. Le jour J de la mise en vente, 1 date déjà "complet" le soir même. Même pas le temps de se retourner. Cà me dégoûte déjà. Du coup je n'ai encore rien réservé. Je vais peut être bien me faire avoir.

Cette vitesse, je ne m'y fais pas. Est ce un signe de vieillissement ? sans doute. Tout est dans l'instant. On s'est habitué. L'autre jour, aussi, quand nous attendions des nouvelles, on trouvait le temps si long, on ne comprenait pas qu'aujourd'hui où l'on sait presque tout immédiatement, il fallait attendre un peu avant d'en savoir plus. Avant, on en aurait rien dit. Le téléphone aurait sonné à un moment ou un autre. Alors que là nous avions les yeux sur le portable toutes les cinq minutes et l'angoisse qui montait. Pourtant, le temps qu'ils soient prêts à nous appeler était normal. Somme nous devenus dingues ?

Je suis passée à l'hyper pour voir s'ils avaient des places, les leurs aussi se sont vendues très vite. J'ai répondu "c'est grave" et la vendeuse m'a dit : "y'a plus grave que ça", elle a bien raison. J'ai dit que ce qui était grave, c'était cette vitesse..... et elle était à peu près d'accord.

De toute façon, dès le mercredi soir, on vous souhaite bon week end.... c'est bien qu'on pousse le temps....

 

 

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24 mars 2015

à trois

A trois, l'animatrice, et elle, et moi, manquait une personne qui n'a pas prévenu. L'animatrice l'appelle. Elle a oublié, elle est en vacances.... Elle est bien pourtant cette fille, mais ce n'est pas la première fois qu'elle nous fait le coup. Je m'attendais à éventuellement repartir, mais non tant pis, sinon il faut caler une autre date, et ratrapper, on écrira toutes les deux. Moi même je n'étais pas très motivée pour venir, j'ai bien failli prévenir que je ne viendrai pas. Mais justement je n'aime pas déranger l'organisation, alors je me force. Après le kiné, hier soir j'étais claquée, tant pis je me suis boostée pour me rendre à la ville voisine pour l'atelier de tous les quinze jours.

Finalement c'était très bien. J'ai adoré les consignes dont je ne parlerai pas ici, ça ne se divulgue pas. Je me suis sentie toute fragile à écrire avec elle, elle qui "écrit" en vrai, qui écrit des livres..... moi pauvre petite à côté comment je fais. Je m'en suis sortie. Lorsque nous sommes plus, on sent moins le décalage mais là, je me disais et je lui disais.... ouh la la, ouh la la !!!!!

Et bien, vraiment j'étais contente, j'ai eu quelques belles images qui me sont venues, quelques beaux mots..... il y avait longtemps que ce n'était pas arrivé, le cerveau a réagi, il fallait qu'il passe la 5ème hier soir, il l'a passée.

 

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23 mars 2015

le bonheur, c'est tout petit

Le bon­heur, c’est tout petit, si petit que, par­fois,

On ne le voit pas, alors on le cherche,

On le cherche par­tout.

Il est là, dans l’arbre qui chante dans le vent,

Dans l’oiseau qui le crie dans le ciel,

La rivière le mur­mure, le ruis­seau le chu­chote,

Le soleil et la goutte de pluie le disent.

Tu peux le voir, là, dans le regard de l’enfant,

Dans le pain que l’on rompt et que l’on par­tage,

Dans la main que l’on tend.

Le bon­heur, c’est tout petit, si petit que par­fois

On ne le voit pas et on le cherche dans le béton,

L’acier, La for­tune, Mais le bon­heur n’y est pas,

Ni dans l’aisance ni dans le confort.

On veut se le construire, mais il est là,

À côté de nous, et on peut passer sans le voir,

Car le bon­heur, c'est tout petit, il ne se cache pas,

C’est là son secret, il est là, tout près de nous

Et par­fois en nous.

Auteur ano­nyme

 

 

Texte entendu récemment lors d'une sépulture. Je l'ai aimé d'un coup. A priori, l'auteur est anonyme quoique j'ai trouvé sur des sites comme quoi c'était extrait du Petit Prince (à priori non) ou écrit par Mère Teresa. Je ne sais pas.

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