28 avril 2015

le rendez vous

Aujourd'hui j'avais rendez vous chez la rhumato. Après avoir fait une capsulite rétractile de l'épaule gauche en 2012 qui s'est à peu près résorbée fin 2014, je trainais une tendinite épaule droite, avec de plus en plus de symptômes semblables, et depuis fin 2014, mon médecin généraliste me prescrit des séances de kiné pour capsulite à droite. J'ai quand même pris rendez vous avec la rhumato car je n'avais pas de diagnostic de spécialiste et parfois, c'est important, si on a besoin de mettre en route des assurances.

C'était ce matin le rendez vous. La dernière fois que je l'avais vue, elle n'était pas aimable et on s'était accroché. Alors je redoutais ce rendez vous. J'aurais aimé ne pas y aller seule. Elle a un collègue médecin qui est beaucoup mieux, soit disant, mais le délai pour les rendez vous est trop important. Dès que je suis rentrée, j'ai senti que ça n'allait pas. Elle me posait une question, je répondais, elle n'attendait pas et me coupais la parole sans arrêt. A un moment, j'ai riposté et elle m'a presque proposé d'interrompre le rendez vous. Apparemment j'était fichée comme patiente pas facile, elle le lisait sur son écran. Je n'ai pas perdu mon sang froid même si je pense que la tension a du sérieusement monter. Je lui ai dit que j'étais là pour un réel rendez vous et que je n'avais jamais vu une telle situation par ailleurs. Elle s'est calmée, et ça s'est plutôt bien passé après. Elle a changé de comportement.

Après m'avoir auscultée, il s'avère que c'est bel et bien une capsulite rétractile, que seule la patience et les séances de kiné en viendront à bout, que cela surgit particulièrement chez les personnes anxieuses, que si l'on a trop mal on a recours aux anti inflammatoires, ou aux infiltrations, ou dans le pire des cas à l'arthroscopie. Dans mon cas, j'arrive à gérer. Le plus dur, c'est le moral, c'est la fatigue qui va avec cet état. C'est de voir tant et tant de choses à faire que l'on ne peut pas faire. Là elle m'a laissé m'exprimer. Elle m'a proposé de consulter aussi pour l'anxiété.

A la sortie, je lui ai dit : et bien on s'est compris. Elle a dit oui, il suffit de discuter.

Je ne sais pas ce qu'elle a noté dans son dossier.

La prochaine fois, comment m'abordera t elle ?

Nous ne sommes pas des mannequins, nous arrivons dans leurs cabinets avec des douleurs, des faiblesses, des émotions, des déséquilibres, des morals je vous dis pas dans quel état, et ils voudraient nous traiter n'importe comment. Ne nous laissons pas faire ! Réagissons avec nos émotions.

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27 avril 2015

Je me demande si ....

Je me demande si on peut penser qu'on a manqué d'amour quand on était bébé. Quand je vois tous ces bras qui veulent prendre bébé, tout ce temps à le cajoler, à lui sourire, à lui parler doux ? Cela participe sans doute à son épanouissement.

Et si on n'a pas eu cela ? pas de grand mère ni grand père sur place, les autres grand parents débordés d'autres petits enfants et pas très communicants en plus, pas d'amis des parents, pas d'oncles et tantes très proches, pas beaucoup de frères et soeurs, une soeur c'est tout.... un père en proie à la maladie, une mère dépassée. Qui m'aurait donc pris dans ses bras ? qui m'aurait assez cajolée ? qui m'aurait parlé ? des doutes, beaucoup de doutes sur mon vécu bébé.

Bien sur, d'autres ont vécu comme moi cette époque plus dure. Mais j'ai bien senti que dans ma belle famille, on parlait des bébés, même dans des époques lointaines, autrement, les bébés avaient une grande place pour l'affection.

Peut être qu'on a du mal s'il y a ce déficit. Peut être qu'on passera sa vie à chercher davantage de marques d'affection, on sera exigeant sur les relations, leur qualité, peut être qu'on n'arrivera jamais à être satisfait.... Peut être que ce déficit là sera toujours si présent ! Peut être que ça vous bouffera la vie car au lieu de vivre, on cherche encore et encore !

Un bébé, on craque devant lui, on le prend, on lui sourit, on lui parle, on le berce..... comme ça doit être agréable de s'imprégner de tant de gestes si bons et doux !

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24 avril 2015

Je voudrais dire le métier

Il est passionné.... Pas grand chose d'autre qui compte. Son père faisait déjà ce métier, tout comme son grand père, et surement plus loin d'autres encore. Il a évolué dans les systèmes, est passé du mode "chimie" au mode "plus réfléchi" et puis "sans chimie". Il en est fier. Mais pas question malgré tout de revenir à l'âge de pierre. Il a beaucoup de matériels parce que beaucoup d'hectares à faire. J'écris ce post car je viens de me rendre compte qu'il a dit oui pour une visite de quelqu'un pour voir une installation. Je suis pas sure qu'il soit capable de dire non. Parler de ce qu'il fait, il ne se lasse pas. Des heures et des heures de travail ne le feront jamais s'énerver. Il ne comprend guère ceux qui ne se plaisent pas à leur métier et alors il les plaint. C'est sa vie. Son loisir : le repos.

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la discrétion

Pourtant, j'aime plutôt me faire discrète. Mais dans google je me rends compte que j'apparais dans plein de sites. Pourquoi cela ? je n'ai rien demandé. Quelle est la solution ? moi et l'informatique cela fait deux. Faut pas que ce soit trop compliqué. Par moment, j'ai presque envie d'annuler ce blog, peur d'être retrouvée..... Je tape d'autres noms et très peu de sites sortent, et moi c'est le pompon. Est ce qu'il y a ici une informaticienne ou un informaticien pour me dire comment ça se passe. Là on est loin de la poésie, ce truc commence à me faire peur. J'apparais même sur un site que je ne veux pas citer, j'ai reçu un jour un mail de quelqu'un que je connaissais et j'ai du répondre, et me voilà maintenant connue alors que je ne fréquente pas ce site. Tout cela est mystère pour moi.

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23 avril 2015

Au bord

J'ai écrit à Celestine que moi aussi je me sentais souvent au bord comme elle l'exprimait dans son beau texte si bien écrit, elle a une plume cette Celestine..... et de me répondre que cela concernait surement les hypersensibles, je suis bien d'accord. J'écris dans ma tête très souvent, sans rien noter sur un papier, je trouve ça bien, et puis j'oublie. Aussi me sera t il impossible de retranscrire le début d'un texte, éphémère de surcroît, commençant par "assise au bord du ciel".

Depuis que je vais à l'atelier d'écriture, j'ai découvert combien de mots et d'expressions étaient magnifiques à écrire, à dire, tellement belles que cela m'émeut.

Je suis donc souvent "au bord des larmes" quand j'écris.

Je suis "au bord de la crise de nerfs" quand je suis trop fatiguée de mes douleurs d'épaules, et que tout m'agace, et que j'envoie tout promener.

Je suis "au bord du précipice" quand je me sens couler et anéantir, que les idées trop grises sont envahissantes.

Je suis "au bord de la vie" quand parfois je vois les autres s'activer tellement et que moi parfois je n'ose pas, par peur de leur regard.

Je suis "au bord du ciel" quand je me promène et que finalement c'est lui, le ciel, que je regarde le plus, tant ce bleu m'hypnotise.

Je suis "au bord du malaise" quand j'attends à la caisse de la grande surface ou dans une fête, si je dois rester debout.

Je suis "au bord de l'eau" pour prendre de très jolies photos.

Je suis "au bord de la vieillesse" même si on me dit que c'est faux.

Je suis "au bord de l'amitié" avec certaines personnes dont je ne sais si je peux les nommer amis ou pas encore.

Je suis "au bord du temps" car j'aime le passé, autant que le présent, un peu moins l'avenir, tout se mêle et je passe vite d'un à l'autre car j'aime à m'y promener.

Je suis "au bord du désespoir" quand je vois ce monde si malmené, tant de cruautés, tant de lâchetés, tant d'inhumanité.

Je suis "au bord de la poésie" pour l'avoir découverte il y a si peu de temps, alors qu'enfant je n'y ai jamais rien compris, juste appris, sans jamais chercher plus, c'est elle qui peut changer le monde.

Je suis "au bord de la résilience" comme le dit Boris C., je sais que c'est possible, mais je traine encore un peu les pieds.

Je suis "au bord de la colère" que j'essaie d'enfouir, ils ne changeront plus d'avis maintenant, nous n'irons pas à ce mariage dont je ne connais pas la date.

Je suis "au bord du jardin" à regarder pousser les plus beaux légumes du monde.

Je suis "au bord du monde", je me fiche des frontières, il n'est question que d'humains.

Je suis "au bord de la confusion" parce que je me suis servie d'une idée de Celestine pour mon billet car parfois je n'ai plus d'idée et je pioche chez les autres. Pardon Celestine.

 

 

 

 

 

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21 avril 2015

une décision !

Aujourd'hui, ils ont ôté le toit en verre. Cela fait 3 ans que cette veranda a été installée, 3 ans que le trop de lumière par ce puits de lumière me fatigue, la chaleur qui passe par là aussi l'été, et le froid qui passe par là l'hiver n'étaient pas confortables. Nous avons pensé à tout : stores, etc. Pas facile à adapter vu la forme "chapiteau" avec des côtés, je ne sais comment je pourrai nommer cette forme, rien n'a été prévu pour s'installer dessus. A force de parlementer, la boite en question nous a enfin entendus et a proposé d'ôter l'objet de notre mécontentement. C'est fait. C'est rebouché. Demain, quelqu'un viendra pour l'étanchéité par dessus. Cela ressemble maintenant à un toit plat. La lumière, nous en avons assez car tout le tour est en baies vitrées. Nous n'avions pas mesuré dans le show room les inconvénients. Sommes nous les seuls à avoir du mal à supporter ça ? Nous sommes placés plein sud. La décision a été quand même dure à prendre mais elle a été prise, ainsi nous passerons l'été beaucoup mieux, je le pense. Reste du placo à mettre au plafond à l'endroit du puits.

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20 avril 2015

au fil d'avril ....

Je viens de mettre mes liens à jour, j'en ai ajouté de nouveaux, des blogs que j'aime lire, je n'ai pas demandé la permission, j'espère que ça ne gênera personne.......

Hier, j'ai pris ma énième séance de CNV. Je n'avais pas très envie d'y aller. Cela demande des efforts pour un dimanche matin. Mais j'en suis revenue contente, les autres personnes sont très agréables, je pense qu'on cherche dans les mêmes interstices de la vie, et je ne sais pas si on trouvera. Apprendre à mieux communiquer, ce n'est pas si simple. Je ne veux pas me prendre la tête avec ça. De petites techniques sont intéressantes, il en restera ce qu'il en restera, il faut surement des années avant de pratiquer la CNV couramment. C'est presque aussi difficile que d'apprendre une autre langue. Tant d'habitudes de langage .... inappropriées. J'ai passé un bon moment, cela oscille souvent entre rires et larmes. Parce que si on est là, c'est qu'on cherche, et si on cherche, c'est qu'on a eu quelques soucis avec la vie....

L'après midi, nous n'avions rien de prévu, ou plutôt si, mais ça ne me disait rien. Alors on s'est affairé dehors, entretien..... il y avait tant à faire et il reste à faire. J'ai aussi fait un gâteau, le gâteau magique, pas mal ! il cuit et on distingue bien les trois couches comme je voyais sur les photos. Il est bon, la recette contenait beaucoup de sucre, à revoir peut être pour la prochaine fois. Pour faire ce gâteau, j'ai trouvé plein de recettes toutes différentes, j'ai pris celle qui pouvait se faire avec mon robot. Et la personne disait que c'était la "vraie" recette sans beurre, celle que faisait sa mère. Pas de beurre peut être, mais trop de sucre je crois.

Puis pour terminer la soirée, un couple est arrivé pour nous voir, sans avertir. C'est rare, moi je fais rarement cela car je pense que c'est impoli. Et j'ai peur d'arriver là où il y aurait déjà plein d'invités. Ils ont osé et je les ai remerciés. C'était agréable de finir la journée comme cela. C'était la première fois qu'ils venaient chez nous, je cotoie la dame dans une association. Nous avons pris le temps de montrer autour de la maison les arbres, les plantes et puis on a pris une boisson ensemble, tout simplement.

Tout simplement, j'aimerais que cela devienne mon mode de fonctionnement. Je suis contente de ne pas avoir eu les pensées du genre, il n'y a que nous qui sommes à travailler un dimanche, tout le monde est entre amis, ou en famille, etc etc, ces pensées parasites qui nous gâchent la vie.

Devenir nous mêmes, enfin......

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12 avril 2015

chouette, il fait beau !

Dites donc, on dirait que c'est la première fois.... Il parait qu'il y a du monde partout, que tout le monde est sorti.... Et oui, c'est l'évènement. Je me demande bien ce que faisaient de particulier mes parents le premier dimanche où il faisait très beau.  La sieste peut être.

Moi, je suis partie marcher 4 km toute seule, appareil photo en main. J'avais  un courrier à déposer chez quelqu'un, je me suis dit : ça va me faire du bien. Ben j'ai eu très chaud figurez vous. J'ai pris les petites fleurs du dimanche en photo. J'ai aperçu d'autres marcheurs au loin. Je n'ai pas vu la dame à qui je devais remettre la lettre, je l'ai donné à sa fille. Je ne voulais pas déranger. C'est toujours pour l'asso d'avant, je reçois encore des courriers. Et puis je suis retournée. J'ai pensé que vraiment je n'étais pas en forme pour être fatiguée comme ça après 4 km.

J'ai pris la voiture, suis partie voir ma mère, j'aime bien faire coucou le dimanche, il y a moins de personnel, je surveille quand même un peu. Et non, la confiance ne règne pas. Pareil, du monde au bord de la route, au bord des chemins. Tous avec un large sourire. Ma mère était bien. Sans doute le temps pour elle aussi. Et me voilà de retour.

C'était un chouette dimanche. Et les gens étaient chouettes. Pourvu que ça dure.

Cà doit être la première fois, je pense, qu'il fait beau un dimanche d'avril, à voir toutes ses réactions. Faut que je regarde le journal télévisé, ils vont bien le dire.

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Que faut il faire pour faire ce qu'il faut ?

Cette phrase, je l'ai écrite ce matin dans un mail adressé à l'ami dont la femme est décédée il y a quelques semaines. J'ai rêvé d'elle cette semaine, elle n'était pas morte et me disait qu'il fallait qu'on s'occupe de son mari car ils traversaient une épreuve, mais ce n'était pas elle qui était morte, je pense que c'était un de leurs enfants, mais ce n'était pas très clair.

Aujourd'hui, ma première alerte F.B. c'est son anniversaire à elle. Ah ça fait drôle, je vais sur sa page, et quelqu'un adresse à lui (son mari) quelques mots faisant mémoire d'elle car c'est sa date d'anniversaire. J'hésite à publier aussi. Et je me retiens. Je vais plutôt lui envoyer un mail, j'aurais déjà du le faire depuis longtemps.

Je l'ai fait, j'ai relaté la page F.B., le silence qu'on pense bon après ce départ si brutal, et l'interrogation de quoi faire pour ces gens dans la peine ?

Va t il me répondre ? je l'invite à venir chez nous, pour discuter, déjeuner, diner, ou pour rien du tout. Le fera t il ? la relation que nous avions, c'était surtout avec elle. Je sais qu'il est bien entouré par la famille et de nombreux amis. Mais j'avais envie de lui dire ça.

Que faut il faire pour faire ce qu'il faut ? On ne sait jamais comment s'y prendre. Quand les gens sont dans la peine, on ne le sait pas toujours et on ne fait rien. Qui ose m'appeler pour me dire qu'il ou qu'elle a besoin ? peut être mes enfants pour des besoins plutôt matériels, ma belle soeur aussi pour des besoins matériels ? ma soeur ne me demande plus rien. D'ailleurs, avant, c'etait plutôt moi qui lui demandait de l'aide. Pourquoi est on si compliqué ? J'ai une amie qui m'appellerait éventuellement et moi de même. Je suis sure qu'on pourrait se rendre la vie beaucoup  plus simple en étant plus humble et en demandant simplement de l'aide quand on en a besoin, de l'aide physique ou psychologique.

Mais quelle personne oser appeler quand ça ne va pas ?

Et quelle personne appeler pour dire que ça va ?

Pour beaucoup, cela parait sans doute très simple, mais pour moi, comme pour tant d'autres, rien n'est simple.

J'espère malgré tout que mon mail aura été bien accueilli. Il y a l'envie de se soutenir les uns les autres mais quant à la méthode, je ne suis pas très sure de moi.

 

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09 avril 2015

le temps des chaussettes

Et hop, un message le matin, parce que je le vaux bien.

Un autre l'après midi, parce que j'en ai envie .....

Il fait très beau, plus de 20 ° que j'ai vu dans la voiture tout à l'heure en revenant chez moi. Mais je n'ai pas vraiment changé d'habit. Dans la maison, fait pas trop chaud, enfin ça dépend où.

Autrefois, à Paques, on se mettait en chaussettes..... après les collants ou les pantalons (tricotés quand j'étais petite). On ressortait la petite jupe grise. Elle a fait plusieurs années la petite jupe grise. Là, c'était le bonheur. On ne reprendrait ni les collants ni les pantalons. On avait décidé qu'il ferait beau une fois pour toutes. Je jouais dehors. Les balles et les ballons quittaient leur tanière de l'hiver. Les cordes à sauter aussi. Et les raquettes avec. Et je ne sais plus quoi d'autre.

Je me sentais heureuse sans trop savoir pourquoi, innocente, insouciante.

Tout n'était pas rose.

Moi qui parlais de rituel ce matin, les chaussettes, c'en était un rituel.

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