25 mai 2015

Pentecôte

Nous n'aurons pas profité des ponts du mois de mai pour partir ailleurs. Non, ce n'est pas le moment pour nous. Vendredi soir, je suis allée à mon cours de CNV. C'est difficile à intégrer, mais j'essaie. Les personnes qui sont avec moi sont agréables, nous nous entendons bien. L'une d'elles m'a confié quelque chose qu'elle a vécu il n'y pas si longtemps dans une association, ça me ressemble au niveau du ressenti. Elle s'est trouvé terrassée par la situation. Je crois que je n'avais jamais entendu tel témoignage, cela me rassure sur mes émotions. Je ne suis pas un cas extraordinaire. Nombreux sont surement les gens qui sont dominés par leurs émotions. Et ça peut bouleverser des vies. Nous avions apporté chacune quelque chose à manger. J'avais fait les petites verrines au fromage blanc de chèvre, avec des miettes de sablé, et des fraises, et la feuille de menthe qui chapeaute le tout, c'est bon et apprécié.

Nous y avions pensé à partir, malgré le travail qu'il y avait à faire au niveau des semis, ça pouvait se risquer, c'était peut être juste pour me faire plaisir, quand nous avons été sollicités pour garder le petit bonhomme une journée. Pas ou si peu d'hésitation. Il remportait tous les suffrages. Nous allions l'avoir pour nous tout seuls toute la journée, et cela s'est même prolongé pour la nuit. Super ! fatiguée à la fin car mon bras droit n'est pas costaud à cause de l'articulation de l'épaule très défaillante, hier soir j'étais k o. J'ai l'impression de n'avoir rien fait d'autre que d'être dans les biberons, les couches, les petites conversations, les endormissements, les réveils, les promenades...... et les rots, les petits chagrins, les bisous..... toute une histoire quoi ! Cette nuit, par contre, je n'étais pas tranquille, la peur.... je me suis levée pour voir. Rien, il a dormi toute sa nuit.

Aujourd'hui il est reparti après le biberon. Il était charmant, cette aventure ne semble pas l'avoir traumatisé.

J'en suis déboussolée dans mes occupations. Fallait que je vous raconte.

 

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21 mai 2015

C'est rare !

Il m'arrive parfois de ressentir une espèce de douceur, de lumière, de quiétude, qui me fait penser que j'ai tout ce qu'il me faut, que je suis bien, à ma place, que rien ne peut m'arriver, que tout roule. Le corps le ressent, apaisé. Cà ne dure pas longtemps. Mais ce moment là je le bénis. Ainsi, ça m'est possible d'être comme ça. J'attends la prochaine fois. C'est curieux. Rien d'exceptionnel ne s'est passé. Je suis juste bien. Les tourments sont envolés. Tout ce qui m'encombre m'a lâchée. Je pense que c'est cela vivre l'instant présent...... La méditation, je n'ai jamais tentée. Il ne manque pas de propositions. D'ailleurs, n'y a t il pas trop de commerce de tout cela ? c'est à la mode. J'ai lâché pour un temps l'initiation au yoga car j'avais du mal pour les mouvements, je ne veux pas avoir plus mal après la séance. Il y avait aussi dans le groupe quelques illuminées qui commençaient à me fatiguer. Peut être je retenterai quand ça ira mieux. J'aimais bien l'animatrice. Mais il y a énormément de commerce derrière. Elle propose encore et encore autres choses, des jours de bonheur, voire des week end de bonheur. Je ne pense pas qu'on puisse acheter du bonheur. Faut pas exagérer. Aller marcher procurera sans doute autant de bien et ne coûtera pas un rond. Bon, il y a le plaisir de rencontrer des gens à ces moments là et de sympathiser, ou pas. C'est la différence avec une marche solitaire. C'est facile quand on est moyennement bien de se faire happer par les marchands de bonheur. Nous sommes des proies si fragiles dans ces moments là.

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20 mai 2015

Hier soir

Je devais regarder un film hier soir et je me suis posée là devant cet écran. Je suis allée revoir dans les commentaires, on peut les classer par interlocuteur. Depuis 2008, beaucoup sont passés une seule fois ou deux, ou plus, puis ont disparu, leurs blogs n'existent même plus.... Que sont ils devenus ? D'autres commentaient sans avoir de blog. Il m'est arrivé de recevoir aussi des mails.

Et puis d'autres sont fidèles, pas depuis le début, mais pas loin....

Ces échanges qui ont lieu ici, que m'apportent ils ? j'ai remarqué que certains commentaires étaient restés sans réponse, des témoignages de phobiques sociaux qui tombaient là bien après la parution du post. Et puis durant un temps je ne répondai pas forcément. Quelques uns me l'avaient fait remarquer quand je me plaignais du manque d'échanges. J'ai essayé depuis de mieux répondre. Je vois que sur d'autres blogs, certains ne répondent pas forcément non plus et reçoivent beaucoup de commentaires malgré tout.

Ils m'apportent la joie de la communication... Peut être que c'est mieux en vrai, dans la vraie vie. Mais c'est bien aussi ici. On peut relire, j'ai relu de nombreux mots hier soir. Il y en a de très touchants, remarquables. J'en étais encore toute étonnée.

Pourtant il m'arrive d'avoir peur, d'être démasquée, même si aucun nom, prénom, lieu n'apparaît ici. Mais sait on jamais ?

Je suppose que c'est la même chose pour vous, chers lecteurs, vous y trouvez des échos à votre propre vie.

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17 mai 2015

je voudrais retrouver mes bras

Je voudrais retrouver mes bras, mes vrais. Là j'ai des demi-bras, ils veulent bien conduire mais pas trop longtemps, ils veulent bien cuisiner mais pas trop longtemps, ils ne veulent pas repasser, ils ne veulent pas faire le grand ménage, ils ne veulent pas me laisser tranquille, puisent mon énergie, ils ne veulent pas jardiner, à l'occasion juste arracher un peu d'herbes, et puis après ils s'en souviennent et me laissent tomber lourdement dans le canapé.

Hier soir j'ai cuisiné pour les amis qui venaient nous inviter au mariage de leur fille. Moment prévu, choisi entre le samedi et le dimanche. Venez donc samedi. Je n'ai pas dit que ce serait moins compliqué pour moi, mais je l'ai pensé. Repas plus simple pour le soir. Quelques radis, saucisson, petits gateaux sur le table pour l'apéro. Des lasagnes au poulet-curry-coco avec de la salade qui m'ont bien pris mes bras l'après midi. Des petites verrines sablé chocolat-fromage blanc de chèvre-fraise-menthe.... et une infusion. C'est déjà ça, c'est déjà ça .... chante Souchon sauf qu'il parle pas cuisine, bon je m'égare.

Elles ont apporté des cadeaux pour bébé, chacune le leur, et aussi un cadeau pour moi : des confiseries dans un joli bocal. Elles ont toujours été comme ça, elles offrent, elles offrent, elles ont un réel plaisir à faire ça. Je ne suis pas comme elles, je n'y arrive pas. Un peu oui, mais pas tant que ça. La peur de manquer est présente chez moi, tout le temps.

Ils nous ont donné l'invitation, jolie. Nous y serons à ce mariage, bien sur, on ne va pas refuser cela. On est tellement frustré de vivre le contraire dans notre famille. J'espère que d'ici là j'aurai retrouvé un peu plus de mes bras pour être plus à l'aise, parce que c'est fatiguant, parce que je suis toujours très fatiguée, parce qu'ils m'épuisent. Comble de l'invitation. D'autres amis nous convient le même jour au mariage de leur fils, pour le soir. Deux invitations dans la même année, deux le même jour. J'ai un problème avec les mariages.

Ils ont vu les travaux, ça faisait longtemps qu'ils n'étaient pas venus à la maison, je n'invite guère à cause de tout ça. J'ai l'impression qu'elles ont aimé.

Aujourd'hui je voudrais retrouver mes bras pour sortir les grosses potées de fleurs qui sont encore sous serre. Je ne pourrai pas le faire seule.

Vous comprenez, le froid, le vent dans la tête, si peu de bras, les mariages..... tout ça ......

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16 mai 2015

le vent souffle dans ma tête

et il s'est engouffré aussi dans la maison. Quand serais je comprise ? quand ? Essayer d'expliquer son comportement, ce n'est pas simple. Pratiquer encore de temps en temps l'évitement parce que justement c'est plus simple ... mais encore incompris.

Je me pénalise. J'ai loupé deux anniversaires cette semaine où l'homme, lui, est allé seul. Le premier, j'avais un alibi. L'atelier d'écriture. Pas vraiment un alibi car je préférais largement aller écrire. J'aurais pu m'arrêter au retour, il y avait encore du monde, je suis passée devant en voiture. Mais c'était trop difficile pour moi de rejoindre la compagnie lorsque la fête était très entamée. Donc j'ai renoncé. Hier soir même chose, il me dit qu'il y a cet anniversaire, je ne suis pas prête, ni dans les bons vêtements, ni dans ma tête, je suis dans ma compta, et je ne me suis pas préparée psychologiquement à rejoindre une petite assemblée dans laquelle je me demande qui je pourrais rencontrer, l'angoisse montre déjà son nez. Alors pour lui pourrir la vie à l'angoisse, je dis non, vas y seul, je reste là.

Il est donc allé, aux deux fois, seul, est rentré tard, à la fin des festivités, et je n'étais pas contente.

Parce que qui peut comprendre l'orage dans la tête ?

Parce qui qui peut ne pas être jaloux de ceux qui ne se posent pas de question et font ?

Parce que pendant ce temps là, on s'imagine des tas de trucs

Parce que personne ne s'habitue à être comme ça.

Parce que j'ai dit que le pire était passé, mais il y a des restes, ces restes là font mal.

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Quand fera t il tiède ?

A l'instant où j'écris, la pluie tombe, fine et froide. Hier aussi il faisait gris. Et avant il y avait eu ces jours si chauds. Rien ne me va. Le froid me crispe et mon coeur est transi. Le chaud me ramollit et mon coeur se pame.

Je veux du tiède, je le veux parmi les fleurs, les chemins, au coin du ciel et de la forêt.

Je veux du tiède dans mes idées et dans mon coeur.

Le tiède, le plus confortable, on est bien, on est juste là, on vit à l'aise.

Je n'aime pas les chauds et froids, c'est ce qui rend malade.

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15 mai 2015

ces jours ci

Après avoir fêté mon anniversaire agréablement, car entourée, et gâtée, les jours ont suivi, les vases pleins de fleurs, me rappelant que c'était bon la vie. Il manquait seulement les voeux de ceux qui furent si chers à mon coeur pendant des années. Nous sommes connectés et aujourd'hui c'est facile, car on est même prévenu de l'évènement, alors si on n'y répond pas, c'est qu'on se passe de F.B. pendant quelques jours, ce qui est très normal voire très sain, ou alors c'est qu'on décide de ne pas se manifester, et comme je vois qu'ils sont régulièrement sur le réseau, je sais qu'ils ont donc choisi de ne pas intervenir. Ils le font en connaissance de cause.

J'ai eu atelier lundi, l'écriture c'est moins souvent, planning léger à cause des vacances scolaires, pourtant j'y trouve tant ma place, même si mes mots sont balbutiants, mais comme guérisseurs pour je ne sais quelle maladie.

J'ai raté un rendez vous. Quand je m'en suis rendu compte, j'avais le ventre tout tourneboulé, ça ne m'arrive jamais ça. Je n'ai pas encore osé rappeler ma dentiste.

J'avais pensé aller voir A. D u l e r y en spectacle, je me l'étais promis, et j'ai vu dans l'agenda qu'une réunion était programmée pour le même soir. J'ai opté pour la réunion de bureau. Cette association m'a aidée et m'aide encore. Je ne veux pas la laisser tomber.

Je suis allée au grand magasin pour peu de choses. Un pantalon, un classeur. J'étais déjà allé dans un autre avant, ce qui explique peut être cela. Déjà dans le premier, j'avais eu du mal à passer à la caisse. Dans le deuxième, beaucoup de monde, trop. Pas une seule caisse libre vite. Je vais de long en large pour en détecter une, je fatigue, j'ai chaud, je suis mal à l'aise, tellement mal à l'aise que je décide de déposer mes achats à l'une des surveillantes de caisse automatique, je lui dis que j'ai besoin de prendre l'air..je prends l'air... Je reviens, ce n'est pas mieux. Je lui dis que je veux régler mes achats mais qu'elle trouve une solution car je ne veux pas faire la queue. Grosse interrogation, je n'ai pas de réponse. Je dois retourner m'asseoir. Je m'assois en attendant de trouver une solution quand je vois un couple passer devant moi, je les reconnais, eux de même. Je leur explique ce qui m'arrive. Elle me propose de régler mes achats et lui reste avec moi. Je lui confie mon porte monnaie. A cette fille là, j'aurais même pu lui donner mon code bancaire. On se connait, on se voit peu, mais j'ai totale confiance, c'est drôle les gens. Elle s'explique, elle doit faire la queue. Elle revient avec mes achats. Je les remercie et leur annonce qu'ils sont mes anges gardiens. On se quitte, heureux. Ce matin, j'avais un mail d'elle pour demander de mes nouvelles. Elle dit combien elle apprécie quand on se voit. C'est quand même agréable, malgré le malaise que j'ai eu. Cà ressemble à l'agoraphobie, mais c'est juste le passage aux caisses, la chaleur, le piétinement.

Et puis le moment délicat est arrivé. Une fête. Un rassemblement. Je leur avais demandé auparavant s'ils y allaient aussi. Oui. Alors bien sur, on devra faire avec. Aux  rassemblements d'avant, on était en bon terme. Et là rien ne va plus. On n'échange que par messagerie. Et sur presque un seul sujet. Celui qui nous relie encore. Ma mère.

Faire comme si tout allait bien.... c'est difficile. Elle, à peu près.... un visage correct, quelques mots. Lui un visage glacial. Presque un rejet. Ou alors c'est le malaise. On ne sait pas. Plongés dans le groupe, on fait comme si, en s'évitant au mieux. Ce n'est pas confortable.

Moi, nous, les hypersensibles, il ne faut pas nous traiter n'importe comment. D'ailleurs, il ne faut traiter personne n'importe comment.

Oui, chacun fait ce qu'il veut, oui. Mais celui qui ne s'en remet pas, comment se débrouille t il ?

Je sais qu'à certains de mes lecteurs, ça paraît dérisoire, qu'ils ont vécu la même chose sans aucun problème.

Je sais aussi qu'il y a moyen de faire mieux que ça quand on connait les gens autour de soi, quand on veut qu'ils soient heureux. Je pense qu'on a toujours besoin de faire le bien autour, c'est ce qu'on apprend depuis tout petit.

C'est du ressassage du verbe ressasser, tout ça. Ne serais je pas un peu répétitive ? qu'en pensez vous ?

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13 mai 2015

je ris pas

Faudrait il rire de ce qu'ils ont décidé de rire ? la plupart semble convaincus, ils "aiment" sur le réseau social bien connu. Je suis étonnée. N'a t on pas un peu trop pris l'habitude de liker sans réfléchir ? Il y a peu, il y avait un truc qui faisait pas rire, article dans le journal et tout et tout, fallait effacer les mots du graffiti, parce qu'ils aimaient pas. Là ils lancent une campagne avec une image hyper gnan gnan, ça a été soit disant validé par les gens de la profession (le journal dit des hommes) et où étaient les femmes, je me demande qui est cette pouf qui s'est fait prendre en photo dans cet accoutrement (oreilles de lapin et carottes à la main), l'argent achète tout. Ben moi j'aime pas.

Les gens de pouvoir aiment, alors les moutons aiment. Heureusement, quelques unes ont fait savoir qu'elles n'aimaient pas.

Les gens de pouvoir aiment pas, alors les moutons aiment pas. Faut pas toujours être mouton sous prétexte qu'elle a dit, elle a raison.

C'est pas parce qu'elle est d'ici, que tout le monde la connait, qu'il ne faut pas se faire ses propres opinions. Et notre métier ne mérite pas d'être ridiculisé. Dès que j'ai vu cette affiche, j'ai réagi intérieurement. Là je le dis.

 

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10 mai 2015

c'est le bon jour !

 


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08 mai 2015

filent les années

Bientôt un an de plus.... je me souviens de l'anniversaire de l'an dernier un peu particulier, comme si c'était hier ! c'était une surprise ! je n'étais du tout en forme moralement, ça m'avait fait du bien, ça m'avait boostée. Bon, ce n'est pas à faire tous les ans non plus.

Je ne suis pas très à l'aise avec ces moments là. Je ne me réjouis pas. Quand j'étais enfant, on devait me dire "bon anniversaire" à la maison et basta, pas de gateau, pas de cadeau, j'apportais des bonbons à l'école, je ne m'en souviens guère. Le premier que j'ai fêté un peu mieux que les autres, ce sont mes 18 ans avec une copine, on avait juste quelques jours d'écart. C'était dans un vieux grenier : à boire, à grignoter, et de la musique, pas une seule photo de ça, à peine le souvenir ! il y avait des gens que je ne vois plus du tout aujourd'hui. Et puis après, rien d'extraordinaire !

C'est bizarre de réagir ainsi, je n'ai pas fêté ni les 30, ni les 40 ..... un peu mieux les 50  et   beaucoup mieux les 55 !

J'ai un problème avec le temps qui passe, je peux encore me sentir très petite fille, ado, jeune adulte, même si le miroir m'indique que j'ai tout faux.

Et puis, qui va venir ? je n'ai pas envie de cuisiner. Je crois que je vais commander chez le patissier, à l'aveugle. Parfois, personne ne vient. C'est pas grave, je mangerai tout.

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