22 juin 2016

Pour les impromptus littéraires - quand on referme un livre

Savez vous qu'une fois le livre fermé
Les mots continuent à s'amuser

Ils sont beaucoup moins sages
Que lorsqu'on les lit

Heureusement car s'ils dansaient
On n'y arriverait pas

Me voilà triste, le roman terminé
les larmes au bord de la dernière phrase
Si triste, comme moi

Comment m'endormirai je demain soir
Je n'ai plus d'histoire

Eux changent de mains facilement
Ils s'en réjouissent même
Un nouveau, une nouvelle

Eternels les mots
Toujours beaux les mots
Toujours attendus

Ils ont un avenir
Ils le savent, ils le fêtent
de page en page

J'ai laissé tomber le livre par terre

Croix de bois, croix de fer

Si je mens je vais en enfer.

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Je lis

En ce moment je lis un roman. Ce livre, c'est ma mère qui l'avait acheté. Elle lisait peu, une revue qu'elle recevait, le journal aussi, du temps où elle allait bien. De la revue on l'avait désabonné, ça faisait mal au coeur, mais il y avait un coût, et vu qu'elle ne lisait plus.... Ce livre je l'avais rapporté chez moi il y a déjà longtemps. Elle l'avait acheté après que mon père soit disparu. Je me demande si ce n'est pas le seul livre qu'elle se soit acheté. J'avais commencé à le lire à un moment donné, bien avant qu'elle ne décède. Dernièrement, j'ai eu envie de le relire. C'est un roman régional, on retrouve l'histoire d'un petit paysan orphelin. Deux mondes existent : la paysannerie, la noblesse. Je ne l'ai pas terminé. J'ai l'impression qu'elle lit avec moi par dessus mon épaule. Je me dis qu'elle a lu aussi cette page, cette même page, ces mêmes mots. Qu'en avait elle pensé ? A l'époque j'étais bien trop occupée avec mes enfants, et mes migraines pour l'écouter un peu. Elle n'osait jamais s'imposer, alors la plupart du temps, on disait juste l'essentiel. Et on ne se serait pas attardé à parler d'un livre, quoique je pense me souvenir qu'elle m'en avait dit quelques mots.

Je regrette tellement ne pas avoir conversé plus avec elle du temps où c'était possible. J'étais embarquée dans ma vie, je ne prenais pas le temps. Et on en avait tellement soupé avec mon père, que du jour où il est parti, j'avais pris le temps de respirer et de ne pas m'imposer à aller chez elle trop souvent. C'était idiot comme réflexion. Je ne penserais plus du tout ça aujourd'hui si c'était à refaire. C'est comme si j'avais voulu lui faire payer la vie qu'on avait eue. Ce n'était surement pas de sa faute. Et elle ne nous réclamait pas. Elle avait pris le temps de se relier davantage aux autres, certaines personnes étaient venues vers elle, peut être aussi qu'il fallait lui laisser ce temps là.

Pour en revenir au roman, je retrouve même une odeur dans ce livre, une sensation. Elle avait du aimer car il parle de la vie qu'elle avait connue, sauf la vie de chateau. Mais la religion, le travail, les habitudes étaient là, celles de notre région.

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21 juin 2016

L'été

Déjà l'été. Vu le temps qu'il fait, on a du mal à y croire. Finalement, je ne suis pas si pressée d'avoir très chaud. Et je ne suis pas si pressée de voir l'année courir à grandes enjambées de Noel à la Toussaint, comme si le film passait en accéléré. Parce que plus les années passent, plus ça va vite, on dirait.

L'été, pas vraiment encore là. Nous ne sommes pas allés vendredi à la fête de la musique de la commune, le temps n'étant pas stimulant, et puis il y avait eu ce douloureux évènement de la semaine. Il revenait de la sépulture, je n'y suis pas allée. Lui est allé d'abord le voir, avec le groupe qui oeuvrait avec lui, puis aussi à la sépulture. J'étais avec eux par la pensée. J'y suis encore. Je pense à son fils, à sa compagne, je ne les connais pas mais j'ai entendu parler d'eux. Il faut réorganiser, en ce qui nous concerne, le groupe de travail.

Samedi, nous sommes allés dans l'endroit préféré, une petite ville à 45 mn de chez nous, que nous aimons beaucoup, avec quelques amis, pour dîner : un menu très raffiné, j'ai beaucoup aimé. Et puis c'est tellement beau là bas, on se croit en vacances. Et dire que pendant des années, nous avons quasiment ignoré ce lieu.

Dimanche, nous avons osé, surtout lui, aller chez des amis qui gardaient leur petite fille pour la première fois. Ils nous l'avaient fait savoir. Je n'aime pas trop m'inviter. Ce fut chose faite et nous sommes allés nous balader avec eux et la petite, à pied dans la ville et dans un joli parc.

C'était un week end chouette.

 

 

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17 juin 2016

V E N D R E D I

Jeu d'écriture.

Un poème avec chaque lettre du mot VENDREDI pour écrire des vers

et les faire rimer s'il vous plait.

Par le biais des commentaires, donnez le premier vers, et pour les suivants reprenez celui ou ceux d'avant

de façon à lire l'ensemble.

Merci et bon VENDREDI !

 

Résultat : le 19 juin

Vivre la vie sans attache aucune
En profitant de chaque instant
Ne pas demander la lune
Danser sur les ailes du vent
Réitérer une vie sans rancune
Entonner un chant émouvant
Dire que la vie il n'y en a qu'une
Inventer chaque jour en souriant

 

Merci aux participants.

 

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16 juin 2016

Les impromptus littéraires - le magicien de la couleur

Chaque matin doré
Le soleil s'empressait
D'aller la voir pousser
Au milieu des forêts

Cette maison champignon
Tous les jours grandissait
Les lutins travaillaient
A son évolution

Elle était toute en bois
Normal dans un bois
Il fallait qu'on la voit
Alors on la peigna

Pas bien riches ils étaient
Le peintre avait donné
Tout ce qui lui restait
Des pots abandonnés

Les couleurs firent merveille
Le toit était groseille
La porte toute à rayures
Les volets bleu azur
Les murs à petits pois
La cheminée on l'oublia

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Je me souviens

C'était à une soirée, récemment. Elle me parle du passé, me dit qu'elle a travaillé dans cette entreprise. Moi aussi. Même époque. Elle me dit le service, je dis le mien. Cà met un peu de temps à revenir, je lui ai déjà dit que je ne me souvenais pas. On parle d'autre chose. Soudain, tout me revient. Elle n'avait pas été gentille avec moi. Je revois la scène. Je ne lui en parlerai pas. J'avais tout oublié. Il y a des souvenirs enfouis. Pourquoi la vie l'a réveillé ce soir là ? j'aurais pu ne jamais revoir cette femme, je l'ai revue, elle était très gentille à cette soirée, nous n'avons plus le même âge. Elle m'avait fait avoir honte, j'avais 16 ans et elle guère plus, sauf que je faisais très jeune, gamine, et pas elle, déjà femme. J'avais du prendre sur moi, comme tant de fois, je serrais les dents et j'avais tout fait pour oublier le plus vite possible. Je voulais garder mon boulot d'été.

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15 juin 2016

Il y a des jours

Il y a des jours à mauvaise nouvelle. C'était hier soir. Un coup de fil. Un décès. Une relation, beaucoup de chemin parcouru ensemble entre lui et lui, du travail au sein d'un conseil d'administration, hier il s'est envolé pour toujours. Un accident de travail. Un homme encore jeune. Un battant. Ceux qui l'entourent sont abasourdis. Comment peut on disparaître aussi tragiquement ? Cà chamboule. Et puis une autre mauvaise nouvelle : suite de maladie. Un homme, le père d'une jeune fille que l'on connaît bien. C'est trop souvent en ce moment.

Voir les gens dans la peine. Ne pas savoir quels mots.

Et puis pour terminer la soirée, répondre à une demande. Elles veulent venir me voir, m'apportent des fleurs. C'est mon anniversaire très en retard. Et elles se rattrapent. Autour d'une tarte et d'un café, les voisines passent un bon moment.

Les jours sont gris et rose en même temps.

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12 juin 2016

la danseuse

Il parait que je mettais beaucoup de musique dans la maison quand ils étaient petits. C'est elle qui me l'a rappelé. Oui, mais pas de la grande musique, de la musique de variétés. J'aurais pu être un peu plus curieuse de toutes les musiques. Ce ne fut pas le cas. Mon père jouait un tout petit peu, à l'oreille, de l'accordéon, il aimait fredonner des chansons et ma mère aussi.

Elle, toute petite, elle bougeait au son de la musique et vite, je l'ai inscrite aux cours de danse jazz de la commune. D'année en année, elle aimait toujours autant. Même qu'elle a vite rêvé d'en faire son métier. Mais, était ce un métier ? oui j'appris à ce moment là que ce pouvait être un métier. Soit enseigner la danse, soit la pratiquer. L'enseigner déjà serait pas mal. Passe ton bac d'abord, c'est exigé pour l'entrée à cette école, et puis ça peut toujours servir. Lors de tensions entre copines, elle faillit arrêter d'aller aux cours. J'ai insisté en disant que la danse, ce n'était pas les copines, c'était "la danse" et que si on aimait, on continuait "pour soi". Ce n'était pas facile, pas d'amie solide autour.

La formation en poche, les diplômes en poche après de longues années très très dures, elle enseigne. Avant hier et hier, c'était le gala, comme dans beaucoup d'endroits en ce moment. J'y suis allée les deux soirs pour voir car j'aime tellement ça. Le premier soir, avec une amie, qui récemment s'était engagée à venir. Sur ma proposition, on est d'abord allé manger à la pizzeria. Ce qu'on était bien à papoter et rire toutes les deux avant le spectacle. Puis hier, je décidais de proposer par texto à quelques connaissances. C'est vite fait, bien fait. La plupart me répond impossible car déjà occupé. Puis certains restent silencieux. Un couple me dit ok, à ce soir. Un autre couple n'avait pas répondu et était présent là bas à l'heure. Et deux voisines sont venues comme tous les ans. Tous ont passé une excellente soirée, même si les conditions de la salle de sport ne sont pas celles qu'on aimerait. Même si le public est bruyant et ne cesse de parler pendant le spectacle, même si les enfants n'arrêtent pas de bouger devant. On essaie de faire abstraction et on plonge dans un monde de couleurs, de musique rythmée ou douce, d'imagination, et de délicatesse, on se laisse embarquer. Elle a beaucoup beaucoup bossé cette année, elle est récompensée, la gala a été très apprécié. Et moi qui n'ai jamais fait de danse, je danse à travers elle.

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10 juin 2016

Continuer....

Parfois, il y a des moments, des pensées difficiles. Mais ça passe ! tout passe. Un jour, c'est moi qui ne serai plus là, et la terre continuera de tourner. Ben oui, je sais, faut pas penser à ça. Et pourtant, que sommes nous si peu de temps ici ? Je ne changerai pas le cours des choses. Je sais maintenant que je ne changerai pas les gens. D'ailleurs, est ce que je me change moi même ? J'y songe, mais finalement je ne change pas beaucoup. Vivre le moment présent serait donc le meilleur moyen de bien vivre. Je m'y essaie !

La chaleur revenue, je ne vais pas tarder à me plaindre. Ce matin, le soleil est en grève, et bien ça fait pas de mal. Nous n'avons pas eu les gros problèmes d'eau que beaucoup connaissent dans le pays. Je me demande bien comment ils font pour gérer, j'aurais eu beaucoup de mal à leur place. Ce n'est pas rien de vivre un tel désarroi. Nous avons eu le temps d'un samedi quelques frayeurs mais chez nous, rien de grave.

J'ai beaucoup de travail en retard (comme d'habitude, me direz vous) oui mais là, on va pas tarder à me réclamer des trucs pas faits, alors faut que je m'active.

J'ai envoyé plusieurs mails à quelqu'un de l'asso qui ne m'a pas répondu, je n'aime pas du tout ça.

Je suis allée souhaiter un anniversaire hier, à vélo, j'améliore tant que possible mes relations sociales. Il y avait deux autres personnes que je connaissais. Cà s'est bien passé. Dimanche dernier, une personne est aussi passée me voir à vélo. J'ai été surprise, agréablement. Il est clair que pour avoir des relations sociales, il faut les nourrir. Je pense avoir compris et je fais des efforts.

 

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Pour les impromptus littéraires

Internet a disparu

Certains disent qu'il est mort
Si ça se trouve, juste il dort
S'il est mort
Point de remords
J'en étais bien trop mordue
Il me prenait trop de temps
Internet est captivant
Plus jamais le temps d'avant
Où on prenait encore le temps
D'aller se voir, se rencontrer
Tout se passe sur le réseau
A coup de jolies photos
A qui sera le plus beau
Et il y a tous ces blogs
J'en déblogue
Trop d'amis d'un seul coup
Cà vous monte un peu le chou
S'il est mort
Je suis débarrassée
Libérée, mais

Si ça se trouve, juste il dort.

Posté par melancolie85 à 09:04 - Commentaires [3] - Permalien [#]