30 avril 2016

Comme j'aimerais !

Comme j'aimerais la renaître cette petite ! D'abord, ce ne serait pas un dimanche. Non le dimanche ne lui va point. Ce serait un mardi, tiens, pourquoi pas ! un jour neutre où on s'active, où le week end passé est déjà loin et celui à venir pas encore dans la tête.

Elle n'arriverait pas la deuxième (elle est en réalité la 3ème, le 2ème n'ayant pas vécu), ce n'est pas clair cette situation .... On lui trouverait un autre rang.

Et on lui donnerait un autre caractère, d'autres traits aussi, elle serait moins chétive, elle paraîtrait moins triste, tout serait différent, et en sensibilité on baisserait le degré, on a du se tromper de dose. Il en faut mais point trop n'en faut.

Et puis, il faudrait que très tôt, elle ait du monde autour, des grand parents aimants, des amis de parents, des oncles et des tantes sympas, il faudrait qu'elle n'ait pas peur des gens. Pour cela, en cotoyer le plus possible. Après elle aurait l'habitude.

Il lui faudrait des livres autour d'elle, des vacances en famille parce que ça fait du bien, que tout cela équilibre. Il lui faudrait de la stabilité, un père qui travaille, une mère qui soit heureuse, ainsi elle le serait aussi.

Il faudrait qu'elle apprenne à se défendre des loups parce qu'il y en a dans la vie, et des fois bien masqués, se défendre intelligemment, pas en étant agressive, en étant elle même, et sachant se faire respecter plutôt que de devenir une proie, c'est si facile de devenir une proie.

Il ne faudrait pas forcément qu'elle vive dans du coton, il lui faudrait apprendre à choisir un métier qui lui plait, une passion, qu'on n'ait pas constamment peur pour elle, qu'elle puisse voler de ses propres ailes et qu'elle ait ses idées.

Et surtout, surtout, qu'elle n'ait jamais honte, parce que ça, c'est le pire de tout !

Comme j'aimerais la renaître cette petite !

Posté par melancolie85 à 15:45 - Commentaires [4] - Permalien [#]


où es tu ?

 

Où es tu ?

Dans le moindre frisson de l'arbre ou de la pierre

Dans le roulis de l'eau de la grande rivière

Dans le sourire soudain de ce bel inconnu

Dans la douce musique là au coin de la rue

Je te cherche partout

Mon coeur est en morceaux

Le temps passe, rien n'y fait,

Et personne ne sait

A quel point ce fardeau

pèse lourd sur mon dos

L'absence est une épreuve

Il nous faut continuer

Sur le sentier de vie

Où l'on ne fait que glisser

Tomber, se relever, chanter, pleurer, jouer,

Et puis un jour, on vole.....

Tu voles

DSCN0611

 

Posté par melancolie85 à 11:41 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

29 avril 2016

non non je ne suis pas repartie

Je suis ici. J'ai eu moins envie d'écrire. Raconter quoi ? Cette impression de n'avoir rien à dire d'autre que ma petite vie à la campagne, sans grand intérêt pour quiconque. Se dire à nouveau qu'on est vraiment seul, tout seul au monde, que les autres ne peuvent jamais savoir ce qui se passent dans votre tête, sauf si vous leur dites, et encore même si vous leur dites, le comprennent ils ? "Tu réfléchis trop", m'a t elle dit l'autre jour cette amie ! Ah bon, ben moi je préfère réfléchir un peu.....  bref là quand je vous écris, je me sens un peu bof !

Pourtant le week end dernier, j'étais à la fête, une belle fête, comme celles que j'aime, qui me font peur une semaine avant, parce que je pense ne pas pouvoir m'adapter à la situation, et puis dans le flot, ça fonctionne. Une fête de retraite et d'anniversaire d'un copain proche, mais il y avait aussi tous ses autres copains, et c'est de ceux là dont j'avais peur. Tout s'est bien passé, j'ai osé aborder quelques uns, avant  je n'osais quasiment pas. Tout était beau : la déco, la cuisine. L'animation était au top. J'ai pensé que pour en faire autant, ce serait dur, mais on n'en fera peut être pas autant, même peut être rien du tout. J'ai dansé, mes épaules ne me font presque plus mal. J'ai dansé le madison, j'adore danser le madison, le simple, ça me fait du bien à la tête....   

Les hommes travaillent très dur en ce moment, des horaires à rallonges. Je suis souvent seule, surtout le soir. Le moral en prend un coup, même si parfois j'aime être seule, mais là de toute façon je ne choisis pas.

Je vais aller rencontrer une (petite) chorale avec une autre personne. J'ai un peu peur aussi. On n'a jamais chanté dans une chorale. C'est d'abord juste une prise de contact. Je sais qu'ils cherchent plutôt des hommes.

Et puis j'ai froid, je me sens contractée.

J'ai regardé la Grande Librairie, plaid sur moi, chauffage en route. Dernièrement, je trouve que la barre est haute. Ils ne cessent de parler de tas de références en littérature, si on ne les a pas, on est un peu vite largué, c'est mon cas. Certains ici m'avaient encouragé à lire depuis le début, genre études de lettres. Je ne m'y suis pas attelée. Je pense qu'au fond je ne suis pas assez courageuse pour tout ça. J'ai l'impression que c'est bien trop tard déjà. Et puis ce serait sans doute mieux de s'y mettre à plusieurs pour le partage, et là je ne vois personne.

 

Posté par melancolie85 à 18:07 - Commentaires [6] - Permalien [#]

20 avril 2016

de tout et de rien, du rien du tout ....

Lundi, j'ai repris le chemin de l'atelier d'écriture, je craignais, deux mois sans y mettre les pieds. Fatiguée. Les autres aussi craignaient. Et puis se passe le phénomène qui nous dépasse, le cerveau travaille pour nous, sans trop d'effort. C'était bien. Notre nouveau thème : le cinema. Nous sommes toujours aussi respectueux les uns envers les autres. C'est ici, ou à la CNV, ou à l'asso des anxieux que je retrouve le monde que j'apprécie vraiment, en dehors de chez moi. Sinon je ne m'y risque guère.

Je tente l'écriture un peu ici sur le blog, ou sur d'autres blogs. C'est intéressant.

J'ai des appels de marcheurs, j'en ai déjà refusés car impossible pour moi. Et là, j'ai quelques réservations.

Ce matin même, une marcheuse devait passer sauf qu'elle a loupé ma maison. Elle avait dormi hier chez une amie qui m'a prévenue. Cette bretonne passerait me faire coucou car l'étape serait trop courte pour elle si elle s'arrêtait dès ce midi chez nous. Je surveille mon portable. Elle m'a appelée, je ne l'ai pas entendue. Elle m'a laissé un message, elle dit qu'elle ne voit pas où c'est et elle continue de marcher. Je prends la voiture et je la rejoins, ça fait 10 mn qu'elle a laissé son message, je sais où la ratrapper. 2 km plus loin je la vois et je m'arrête, elle comprend. On discute un peu du quiproco. Elle est étonnée que j'aie pris le temps de la rejoindre, elle dit que d'habitude c'est le contraire, c'est le pèlerin qui cherche l'hôte, et non l'hôte qui cherche le pèlerin, mais comme j'étais prévenue je ne pouvais rater ce petit moment d'humanité au bord du chemin. 10 mn pendant qu'elle déjeune de fruits et de graines. Je lui souhaite une bonne continuation, elle est seule, n'a aucune peur, espère rejoindre les Pyrénées, elle me souhaite aussi plein de bonnes choses, et je retourne finir ma cuisine.

Ah c'est drôle quand même ce chemin !

Et puis j'ai ces trucs qui me passent dans la tête : trop de tout, trop de choix, repenser à mon enfance avec trois fois rien, finalement pas si malheureuse que ça, juste un autre monde, un monde replié sur lui, des parents sans les autres, un toit, une imagination assez belle, ça va bien avec Compostelle ....

 

Posté par melancolie85 à 17:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 avril 2016

ECRIRE ENSEMBLE !

Je m'y risque à nouveau ....      Est ce que vous voulez bien écrire la suite ou même à l'intérieur ?  Pour cela, copiez collez en commentaire et ajoutez vos mots - rien n'est imposé ... ni rime, ni longueur....    je vous laisse le champ libre

 

Silence

Il y a le ciel qui danse

Quelle belle effervescence !

 

Le 20 avril nous en sommes là, 

Silence
Il y a le ciel qui danse
Quelle belle effervescence !
Même les étoiles et les comètes semblent de connivence !

Silence
Il y a le ciel qui pense
Il pense à son enfance
Au temps de sa si légère insouciance !

Silence
Il y a le soleil qui sombre
Tant son cœur est lourd
Contenir ses larmes ne durera que quelques jours !

Silence
il y a le nuage qui pleure
le chagrin qu’il gardait au cœur
mais demain c'est changement d'heure

Ecouter le silence
Il a des choses à dire
du bonheur, des soupirs,
et voilà que je danse

  

Faut il continuer,    est ce suffisant,     j'aurais bien envie aussi de faire un élagage et à partir de ce qui est écrit, n'écrire que quelques lignes en supprimant ce que l'on veut, et on ne rajoute rien - qui s'y colle ?

 

bon je propose :

Silence
ciel danse
effervescence
étoiles comètes  connivence
ciel pense 
son enfance
légère insouciance
soleil sombre
cœur lourd 
larmes  quelques jours !
nuage pleure 
chagrin  au cœur 
changement d'heure
Ecouter le silence 
des choses à dire
 bonheur, soupirs 
  danse

 

 

 

Posté par melancolie85 à 18:35 - - Commentaires [10] - Permalien [#]


pourtant le ciel est bleu

Pourtant ce matin il fait beau, hier aussi il faisait assez beau. Je n'arrive pas à me réjouir. J'ai malgré tout passé un bon moment hier matin. Je partais à la CNV avec des peurs : et si je n'y avais pas ma place ? et si c'était vraiment impraticable ? et si je me sentais complètement inférieure au groupe ? Bref, une fois la séance commencée, j'ai trouvé ça très bien, abordable petit à petit. Je n'aime pas trop les exercices à faire, parce que ça me stresse et que je me sens bête. Les échanges sont forts et sincères le temps de la séance. Après, nous n'avons aucune occasion de nous revoir. Et d'ailleurs, je me demande ce que ça donnerait en dehors du contexte. Il manquait 4 personnes à cette séance. Une a décidé d'arrêter, faute de temps. Les autres ne pouvaient pas hier.

Je n'ai pas d'énergie. Hier après midi, j'aurais pu jardiner, rempoter, randonner. J'ai fait un tout petit tour, sans conviction. Est ce que l'anesthésie me travaille encore ? ils ne m'ont rien dit à ce sujet. J'avais auparavant pensé aller au cinéma, mais l'homme était bien occupé à droite, à gauche. Je n'ai pas osé en parler. Je n'en avais plus vraiment envie, je crois.

Je suis quand même allée cueillir des radis, de la salade, pour aujourd'hui, prendre de l'avance, ce n'est pas mon fort, je ne suis pas une fille organisée.

Je n'ai reçu aucun appel. Je n'en ai donné aucun.

Silence.

Posté par melancolie85 à 11:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 avril 2016

samedi

Je suis encore fatiguée par cette intervention, enfin je pense que c'est ça. Heureusement, ce week end n'est pas trop chargé. Il y a du travail dans les champs, on n'a pas prévu grand chose. Ce matin, je suis allée garder le petit parce que les parents étaient occupés. Plus tard, je pourrais éventuellement visiter mon beau père, mais je n'en suis pas sure encore.

Tout à l'heure, j'ai pris le temps de regarder un reportage sur les migrants, une association (je pense que c'en est une) qui leur vient en aide sur la mer. J'ai vu leur foi quand ils se sentent sauvés, leurs regards en disent long.... ça m'a une nouvelle fois secouée, moi qui n'agis en rien de ce côté là. Un aidant a juste dit : il s'agit de les secourir pour qu'ils ne meurent pas. Le sujet est si grave, je ne sais rien écrire à ce sujet. Mes pensées sont souvent tournées vers ces gens là, à me dire que si j'étais à leur place ....   je souhaiterais de l'aide.

Je ne sais pas pourquoi j'écris ça maintenant. C'est juste que j'ai vu ce reportage, que ça me remue.

 

 

Posté par melancolie85 à 14:51 - Commentaires [6] - Permalien [#]

14 avril 2016

j'ai oublié de parler des toits

J'étais au 2ème étage, avant et après l'intervention, dans une chambre seule. Avant l'intervention, je n'ai pas bien regardé par la fenêtre, occupée que j'étais à gérer mon angoisse.

Au retour, j'ai aussitôt regarder par la grande fenêtre et j'ai aperçu des toits, un petit groupe de toits de brun à oranger, bien ou mal rangés, avec des arbres au milieu de tout ça. Le ciel était laiteux, puis gris, puis je me suis légèrement rendormie, puis le ciel s'est éclairci, le bleu est revenu. Une jeune femme jouait avec son chien sur une pelouse aux abords de la clinique, au devant des toits. Elle lançait quelque chose, il allait le chercher, elle faisait semblant de lancer, il voyait la supercherie, il attendait, et ça recommençait.

Les toits me rassuraient, ça ne bougeait pas, tandis que le ciel ou la fille évoluait. Les toits, c'était du solide. J'avais besoin de les voir, puis je fermais les yeux, puis je les rouvrais, ils étaient toujours là pour moi.

C'étaient les toits et moi.

Posté par melancolie85 à 18:22 - Commentaires [2] - Permalien [#]

mais quelle chochotte !

Un jour, j'ai du consulter en vitesse mon médecin. Des analyses correctes, trop de tension, un peu de cholestérol.... Une visite en urgence chez la gyneco et c'est là le problème. Je n'avais pas eu de visites gyneco depuis fort longtemps, oui vous me direz que ce n'est pas bien, mais c'est comme ça. Elle voit quelque chose à l'écho, quelque chose qu'il faut enlever. Elle m'oriente sur une clinique. Je prends le temps de réfléchir. Et puis je me décide. Un rendez vous est prévu, puis il est repoussé. A ce rendez vous, c'est une caméra qui m'ausculte. Oui, il faudra intervenir. C'était donc hier. J'ai très mal dormi les nuits d'avant. J'ai contrôlé ma tension qui faisait des bonds.

Hier matin, petit déjeuner tôt et léger, deux douches à la bétadine. Ne rien boire, ni rien manger après le petit déj. Nous arrivons en avance car je dois me présenter dans le service à 13 h. Aux entrées il y a du monde, je stresse. Il faut attendre son tour. Je réclame, mais c'est comme ça. Il n'y a qu'une seule personne aux "entrées - sorties".

J'arrive dans le service ambulatoire. On m'attribue une chambre. Mon mari reste avec moi un peu. Ma tension est haute, limite. J'ai été relookée pour l'occasion, tout en jetable : une grande chemise bleue, une charlotte et des chaussons blancs. On me donne un efferalgan, pas de calmant, pourtant j'avais dit au rendez vous d'anesthésiste que j'étais anxieuse.

Puis un brancardier vient me chercher, je ferme les yeux, je ne veux rien voir de ces couloirs, ascenseurs..... J'arrive là bas, de suite on me pose la perfusion, ça discute fort, ça rigole. On me pose le masque, je ne m'endors pas, je ne comprends pas, je demande, elle me dit "comptez jusqu'à 20" je ne compte pas, elle me demande où j'en suis, je dis "je ne sais pas" et là je pars...... mais où part on ? .......

J'entends mon nom par deux fois, je sais où je suis, je dis "ah je suis contente" je me rentends le dire, je pense n'avoir dit que ça, j'ai toujours peur de dire n'importe quoi comme certains..... On pousse mon lit vers la sortie. On me ramène dans ma chambre. Je suis bien, je n'ai rien senti. J'ai encore envie de dormir. On me prend la tension : beaucoup mieux. On m'apporte une heure après une collation : crème et compote, petit gâteau, du jus d'orange, de l'eau. Quel plaisir tout à coup !

On m'apporte l'ordonnance : anti bio et anti inflammatoire à prendre, et hormone. J'appelle mon homme. Dans une heure, je peux sortir.

Je n'ai vu le médecin gyneco ni avant, ni après, il m'a fixé un rendez vous. Des analyses sont en cours. On me rassure.

Je suis débarassée, j'ai les jambes bien molles ce matin, j'ai dormi comme un loir cette nuit.

Je sais que vous avez pensé à moi, je crois aux énergies des pensées que nous avons les uns pour les autres, et je vous remercie, tout s'est bien passé.

Posté par melancolie85 à 11:08 - Commentaires [12] - Permalien [#]

12 avril 2016

Quelques nouvelles ....

En ce moment, je ne parle pas autant de ma vie. Pourquoi ? Je me nourris de petites écritures de ci de là. Certes, ça ne casse pas des briques mais ça me suffit. Je ne suis pas compliquée, enfin pas pour tout. J'ai tellement parlé de moi ici, peut être en avez vous assez. Peu de commentaires, je sais ! je ne commente pas assez chez les autres. Encore faut il avoir quelque chose à dire de pertinent.

J'avais plus à dire quand je faisais encore partie de la fameuse association, celle où j'excellais en phobie sociale,  je voulais lui tordre le cou,  je me sentais en danger tout le temps, maintenant c'est fini, plus rien de tout ça. Des fois, ça me manquerait presque, ou pas.

J'avais plus à dire quand ma mère vivait encore et que je la visitais à la maison de retraite, et que je relevais les nombreux dysfonctionnements. En était ce vraiment ? N'était ce pas moi qui dysfonctionnait .... ?  Je n'y ai plus jamais remis les pieds là bas.

Ma vie est plutôt calme depuis tout cela. J'en aurais presque rien à écrire, sauf

que demain, je rentre en clinique pour l'après midi, que je subis une anesthésie générale pour une petite intervention,

que ce soir je balise quand même un peu parce que je n'aime pas trop tout ça mais que je n'ai pas le choix

que si vous êtes sympas, vous penserez un peu à moi.

Et voilà, y a finalement toujours un truc à écrire.

Posté par melancolie85 à 22:02 - Commentaires [7] - Permalien [#]