21 mars 2016

Par quoi commencer ?

Texte écrit vite fait là bas :

 

Ce matin, il neige, beaux manèges, les flocons dansent à la fenêtre. L'enfance écarquille mes yeux. Blanc, doux, silencieux, le paysage s'apaise et m'apaise en même temps. Tandis que le gave continue de murmurer la même chanson que l'on finit par ne plus entendre, tout autour, les sommets se dessinent et se dressent fiers de leur vallée. Depuis combien de temps veillent ils sur elle ? Tant d'hommes ici ont besogné pourqu'elle s'en sorte. Ils ont déplacé des montagnes. Il faut les entendre en parler de leur histoire, de l'évolution, de leur eau miraculeuse qui fit venir les plus grands dans des époques où les déplacements étaient bien plus périlleux qu'aujourd'hui. Il faut les entendre aimer leurs montagnes et leurs torrents, leurs paysans, leurs bergers... C'est beau, c'est dur et tendre à la fois. Ne pas essayer de tout retenir, les dates, les gens, les épopées.... Impossible, pas assez de place dans ma petite tête. Tiens, il ne neige plus. C'était juste un saupoudrage. Et le soleil a envie de pointer son nez. Les télécabines voyagent sur leur fil, permettant aux skieurs de savourer leur passion. Rien de cela pour moi. Je préfère mes pieds libres au plancher plutôt que ces accoutrements. Les raquettes sont un bon compromis, transformant le touriste hésitant en homme ou femme des neiges pour un moment, cela aide à éliminer les trop nombreux repas pris dans les bons restaurants, les mouvements sont intenses et plus lourds qu'à l'habitude. Les yeux aimeraient malgré tout prendre plus le temps de regarder autour, mais le guide, habitué, donne la cadence et il est plus utile de regarder ses pieds qui doivent composer avec neige et rochers, ruisseaux et terre humide, et puis surtout, trouver son souffle.... Penser qu'on reviendra et qu'on prendra le temps, on s'asseoira là et on observera peut être même une autre saison. Ce sera moins blanc si c'est dans quelques mois. On aimerait bien y voir s'installer l'été. La montagne est si belle, comment est elle arrivée là ?

Et puis ce matin, un sentiment m'approche, Dieu pourrait peut être bien exister, sinon qui aurait agiter la boite pour saupoudrer le paysage ?

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20 mars 2016

The retour

Juste rentrés..... le temps de ranger les valises et tout et tout et je reviens ! Plein de choses à raconter ... bon dimanche !

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27 février 2016

une pause

Une pause s'impose ......  

Je reviendrai.

A bientôt.

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25 février 2016

les jours qui brillent

Aujourd'hui c'était un jour qui brille. Un jour qui ne vous déçoit pas. Qui vous dit que la terre est bien ronde. Un seul coup de fil vous dit tout ça. Pas de détail aujourd'hui je ne peux pas. On sait qu'on a bien fait de digérer tout ça. On sait qu'il faut croire en l'homme. On sait qu'on a souffert pour pas grand chose parce que son égo est bien trop gros. On sait qu'un jour ou l'autre tout se remet en place. On sait qu'on n'est pas seul à désirer autre chose. On sait que la vie c'est pas grand chose mais que c'est une grande chose. Un jour qui brille, j'en veux plein des comme ça.

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La porte bleue, la porte verte

Je divague souvent dans mes vieux souvenirs, confortables sans doute. Il y avait la porte bleue, la seule ouverture au rez de chaussée pour cette maison, la mienne. Un jour, j'ai écrit tout ce qu'il y avait dedans. Souvent j'ouvrais la porte bleue pour sortir et j'allais directement à la porte verte, je crois que je ne frappais pas, j'entrais comme dans un moulin. J'y retrouvais ma tante dans sa maison qui à l'orgine faisait partie de la même maison que la mienne. Il y avait quelques chats qui vivaient là comme dehors. Elle vivait avec ses enfants, séparée de son mari. Je crois qu'il buvait trop. J'aimais venir la voir, je pense qu'on papotait, c'est flou dans ma mémoire, elle était différente de ma mère, beaucoup plus extravertie, plus libre. Parfois des hommes venaient. Je ne sais pas trop pourquoi, il me semblait qu'il fallait que je m'en aille, et en effet, je partais vite, presque mal à l'aise, j'étais enfant, qu'est ce que je pouvais y comprendre, mais finalement je crois qu'on comprend vite le monde des grands.

 

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24 février 2016

J'ai osé quelque peu

Depuis le temps que je me balade de blog en blog, j'en ai ouvert un premier que depuis j'ai délaissé, puis celui là qui n'est plus tout jeune. J'ai de temps à autre laisser trace chez les autres, pas tant que ça parce que je n'ai pas grand chose à dire. Quelques contacts se sont inscrits dans le temps, certains sont disparus, ce n'est pas un blog où il y a foule. Mais vous savez bien que je n'aime pas trop la foule, ou plutôt qu'elle ne m'aime pas. Je perds vite mes moyens, je suffoque ....

J'avais envie d'écrire et par hasard, j'ai trouvé les impromptus, c'est en passant par un blog, hélas je ne sais plus lequel, pourtant j'aurais aimé le remercier. J'ai lu la consigne "le tic et le tac" et la poésie s'est mise en route rapidement, sans effort, je dis poésie, peut être que j'y vais un peu fort.... ça ressemble aux consignes de l'atelier que je fréquente. Et puis j'ai osé l'envoyer. Ensuite, tout en me promenant toujours, là je crois que c'est chez Praline, j'ai lu son texte, et puis d'autres du même jeu, chez ceux que je connaissais déjà, et puis chez des nouveaux, et je me suis jetée à l'eau, enfin il n'y avait pas trop d'eau, parce que je ne sais pas nager. Je me suis sentie à l'aise avec ce tableau de fleurs, j'adore les fleurs, et l'été je leur parle souvent (tout bas sinon on me prendrait pour une folle). J'ai laissé des commentaires à droite, à gauche, je ne le faisais plus guère.

J'ai OSE.

Voilà ce qui n'est pas facile : OSER.

Si je le fais peu dans la vraie vie, ici c'est plus facile.... Pas peur d'être si ridicule, je ne vous rencontrerai pas au prochain coin de rue. Je ne me cacherai pas dans l'allée d'à côté, je ne sortirai pas en regardant mes pieds. Point de tout ça.

Même si beaucoup disent que le net c'est encore plus de solitude, tout seul devant son écran, pour ma part, je ne trouve pas.

 

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23 février 2016

A la brune

J'ai mis mes bottes fourrées

pour marcher à la brune

au devant de la lune

que j'espérais trouver

Je voulais lui annoncer

Que je la décrocherai

Quand je n'aurai plus peur

Elle ne s'est pas montrée

Peut être se cachait elle

Pour ne pas me parler

Peut être se disait elle

Elle est un peu frappée

Mes pieds et mon cerveau

se sont bien accordés

Ils ont trouvé des mots

Pour enfin me calmer

 

 

 

 

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22 février 2016

consigne de Lakevio

Hollyhock Garden by Julie Gilbert Pollardhttp://lakevio.canalblog.com/archives/2016/02/20/33350873.html

A chaque fois, c'était la même histoire. En rentrant de l'école, je roulais tranquillement sur mon petit vélo bleu et je les entendais de loin se disputer. "C'est moi la plus belle..." "Non, c'est moi" "Ils le disent tous en passant que c'est moi la plus belle" De temps en temps, je stoppais mon élan, et les observais. Elles s'énervaient, sanglotaient, s'envoyaient des noms d'oiseaux. Les roses trémières de leur air supérieur pensaient gagner la partie une fois pour toutes, les pensées s'épuisaient et se taisaient rapidement. Les marguerites, tempérament sauvage, en rajoutaient toujours un peu, invoquant leur résistance par tous les temps et tous les vents. C'était la guerre des fleurs et je trouvais ça amusant. Qui aurait dit qu'elles cachaient si bien leur jeu ? Ce n'était pas les gentilles créatures de rêve qu'on imaginait,  se laissant admirer calmement. Elles avaient leur orgueil et exhalaient leur parfum à qui mieux mieux pour en jeter encore. Le souci se plaignait que l'impatience prenait toute la place. Les lupins trouvaient qu'ils manquaient d'eau. Ce n'était que doléances. Comme il fallait bien que je rentre au plus vite, je remontais sur selle et là, d'un coup, plus aucun son. Hop, toutes étaient à leur place, bien recoiffées, se tenant  droites et fières. J'avais entendu un gros "chut", elles m'avaient aperçue. Pas question de se faire remarquer. Elles avaient leur honneur. Elles reprendraient leur conversation dès qu'elles le pourraient.

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"Quand les voyages étaient encore extraordinaires..."

Je viens d'entendre ces mots là sur ma radio préférée, ça me ramène à ce que disait mon père. Il n'avait fait qu'un seul voyage, pas bien long, un voyage d'une journée, pour aller jusqu'à La Tremblade. Une de ces tantes qui était religieuse y vivait, et avec ma mère et je pense quelques autres, il avait décidé d'aller la voir.

Mon père adorait conduire. Il avait passé son permis à 18 ans, parce que son métier nécessitait du transport. Ainsi il était souvent sollicité par les amis (apparemment il en avait étant jeune), la famille, ceux qui justement n'avaient ni permis, ni voiture, pour transporter les uns et les autres, mais jamais très loin. Quand il parlait, ça donnait l'impression d'un voyage extraordinaire. Je ne sais plus les détails mais ça revenait régulièrement dans les conversations, le voyage à la Tremblade, comme le voyage du siècle. Il n'a jamais vu ni Paris, ni Lourdes qui du temps de leur génération était presque les visites obligatoires.

Aujourd'hui, les voyages sont devenus courants. Certains les racontent à peine. Faudrait pas être blasés. Samedi, nous étions avec des amis qui en font beaucoup. Eux ont du plaisir à en parler. Ils les font le plus souvent possible à deux car il ne veulent pas subir les petits conflits qu'on peut avoir si on est avec d'autres personnes. Je connais. Ils se lèvent quand ils veulent, mangent à l'heure qu'ils veulent, avant ou après les visites, visitent ce qu'ils veulent, s'attardent où ils veulent.... aucune concession à faire. Ils ont relaté le Portugal et ça donne très envie.

Pourvu que les voyages soient encore extraordinaires très longtemps.

 

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20 février 2016

les impromptus

 

 

Ce matin je me suis lancée, j'ai écrit aux "impromptus littéraires" et  envoyé mon texte -

la consigne était

"entre le tic et le tac"

 

Qui sait la gymnastique
pour arrêter le tic
sans avoir peur d’une claque
de la part du tac
Entre eux c’est un élan
qui ne donne plus le temps
de vivre intensément
Envahis par leurs tocs
les hommes n’en peuvent plus
ils n’ont pas fait de stock
de tout leur temps perdu
Ils n’arrêteront plus
de nous faire avancer
au son du balancier
même si on n’en veut plus
Entre eux il y a contrat
Qu’on ne baisse pas les bras

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