19 septembre 2017

Cà pique

J'ai fait une drole de rencontre récemment. Un soir, quand il faisait déjà brun. Nous étions dans un pré pour soigner un cheval et au moment de partir, j'ai aperçu un groupe d'individus que je n'aime pas beaucoup : des frelons. Au moment de quitter le pré, je me suis inquiétée et j'ai hésité, et à ce moment là, alors que mon homme avait vu mais rapidement avait rejoint la voiture, deux d'entre eux sont venus me piquer l'un au front, l'autre à l'épaule, sans que je ne demande rien.

Panique à bord, je me suis vue fouttue, j'ai pensé que tout le nid allait se jeter sur moi. Heureusement, je n'ai eu que deux piqures mais pas de la petite.

J'ai reculé dans le pré et longé pour récupérer le véhicule plus loin car à l'endroit du nid c'était beaucoup trop dangereux. En fait, ils m'ont interdit de passer et me l'ont fait vraiment savoir.

Arrivés à la maison, je me suis jetée sur les glaçons. Mon mari sur le téléphone. Paniqué, il a appelé la gendarmerie qui a donné le bon numero. Aux soins, on nous a passé un médecin de garde qui n'a pas paru inquiet, qui m'a juste recommandé du doliprane et une petite crème. J'avais un mal de tête énorme. Après le glaçon, j'ai testé le sèche cheveux sur la piqure (vu sur internet pour atténuer la douleur). J'ai pensé que je ne pourrais pas dormir et finalement j'ai dormi, très fatiguée. Le lendemain et les jours suivants j'ai été défigurée avec un oedeme qui est passé du front jusqu'au bas du visage, en passant par l'oeil totalement perdu là dedans.

J'ai reçu à ce moment là un soir un pèlerin qui s'avèrait être un médecin. Il m'a donné 4 comprimés de cortisone qu'il avait dans son sac, et m'a dit que j'aurais du aller aux urgences. Les piqures de cette intensité, ça ne rigole pas. Ce pèlerin était vraiment un être extraordinaire.

Ce fut quelques jours complètement fous pour moi. Mon anxiété étant au maximum. J'en voulais au monde entier. Je m'en voulais aussi de paniquer autant.

Je suis allée à un vin d'honneur cachée derrière mes lunettes de soleil, après avoir beaucoup hésité.

 

 

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13 septembre 2017

la rentrée

Oh qu'elle est grise la rentrée ! j'en veux encore du soleil ! J'ai remis les chaussettes, les chaussons, et le soir je me pelotonne sur mon canapé devant la télé. Mais qu'est ce que c'est que ça ?

Je pensais : la belle arrière saison. Celle où je vais enfin prendre le temps.... J'en ai profité un jour avec mon amie A., un jour au bord de la mer à déjeuner dans un bon petit restau tout simple et très bon, à se balader le long de la mer sur les sentiers, à s'asseoir sur un banc à admirer l'océan, à refaire le monde, à se dire une nouvelle fois que nous nous sentions "décalées". Ouf, je me sentais moins seule tout à coup.

Depuis, c'est tout gris. Il a fallu rentrer les récoltes dans des conditions plus que moyennes. Ce fut gris aussi dans ma tête, sans trop savoir pourquoi. Peut être la fatigue, et le blues de changement de saison.

La reprise des activités finalement me stresse, après tout ce temps, je dois me remettre en mode "sociable" et pour moi ce n'est pas une mince affaire. Peu de monde dans mon groupe au démarrage de la chorale lundi. Où étaient elles donc ? A part deux nouvelles, il y avait moi même. Tandis que l'autre groupe était au complet.

Je pense à tout ce qui n'est pas fait : le grand rangement (rien de fait), les sorties prévues dans l'été (ratées).... pfff....

Le sport : tandis que les impromptus nous proposent un thème cette semaine "sportez vous bien", je me demande bien où aller frapper. Si ça se trouve, je vais frapper nulle part. Je ne veux plus de cette gym intensive que je faisais avant que mes épaules me lâchent. Je voudrais du plus doux, pour l'âme et pour le corps, peut être du yoga..... mais même le yoga, il y a plein de propositions que je ne connais pas et j'ai peur d'embarquer n'importe où.

La rentrée, je n'aimais pas trop ce moment quand les enfants étaient petits, il fallait faire ces fameuses courses avec les longues listes d'objets introuvables parfois. Pourtant aujourd'hui je suis sure que c'était le bon temps, que je n'ai pas su le comprendre à ce moment, car à l'époque je n'avais jamais entendu parler de "vivre le moment présent", je croyais que plus tard ce serait mieux. Me voilà plus tard et c'est loin d'être mieux.

J'espère qu'à l'école ils apprennent aujourd'hui aux enfants à vivre le moment présent sereinement.

 

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06 septembre 2017

Et encore un pour les Impromptus

Les repères maritimes

Un samedi. Rien à l'horizon. Puis soudain, la mer à l'horizon, à une heure. Prendre la poudre d'escampette, ne le dire à personne. S'enfuir vers les vagues.

La dernière fois qu'on y est allé avec des copains, on pensait bien la faire la randonnée. Mais les copains aiment trop boire et manger, y passent tout leur temps, restait juste assez pour quelques jeux de pétanque. On est rentré frustré. La randonnée sera partie remise.

Il faisait beau samedi. Un soleil doux. Entrer dans la forêt où vivent les arbres magiques. Apercevoir de temps à autre l'océan par de petites lucarnes. Etre à deux parmi d'autres marcheurs à deux, ou seuls, ou troupes. Mais ce n'est pas la foule, loin de là. La plupart des gens disent bonjour sauf  les troupeaux qui sont trop occupés à être entre eux. L'humain se comporte comme il peut.

Nous arrivons à la pointe, quelques uns s'y attardent. C'est beau de partout. Le sable, le bleu, le vert se mélangent harmonieusement. D'autres couleurs s'ajoutent avec les kitesurfeurs. Le beau ressource l'âme et fait le grand ménage. Un homme a l'air de connaître l'endroit, nous lui demandons si on peut aller plus loin. Il confirme mais ne sait pas grand chose sur la suite du chemin. Nous y allons et trouvons une plage qui ressemble au paradis. Belle et sauvage. Très Peu de monde. Les plantes ont le temps d'y pousser sans être écrasées. Les falaises font le décor. Un autre monde. Savourer les instants iodés. Et observer que quelques autres aussi les ont cherchés. Silence.

Puis reprendre le chemin à l'envers. Longer par un sentier plus proche de la mer. Voir le ciel et la mer mettre leurs habits du soir. Terminer la balade sur la grande plage déserte. Les vagues et leurs dentelles ne dansent rien que pour nous.

Les repères maritimes sont vraiment de bon goût.

 

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Pour les impromptus

 Ca paraissait pourtant simple

Elle aimait écrire, et chaque semaine elle lui adressait une ou plusieurs lettres. Il les lisait, il se disait qu'il pourrait peut être y répondre mais il ne le faisait pas. Ca paraissait pourtant simple.  Durant trois ans, les lettres arrivaient chez lui une à une, s'empilant, attendant une réaction. Non, il n'y répondrait pas. Il n'aimait pas assez les mots pour ça. Elle continuait ce non-échange, se répondant presque à elle même. Elle ne se fatiguerait jamais d'écrire. Elle entreprit trente huit ans après de relire toutes ces lettres entassées dans la boite, et elle vit se dérouler une partie de sa jeunesse, des faits qu'elle avait presque oubliés, des états d'âme, des hésitations, des joies, des peines, des rêves. Finalement, elle n'avait guère changé. Lui non plus, il n'aimait toujours pas écrire.
 
 

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03 septembre 2017

S E P T E M B R E

 

Prêts à écrire septembre ?

On change un peu : je choisis le premier mot (parfait hasard)  du vers et vous le complétez chacun votre tour en respectant ce qui a été écrit avant.  Ok ?

Faire rimer serait bien aussi (le premier mot peut s'écrire autrement, c'est le son qui importe.... )     Allez, au boulot !

 

S aison

E nfermer

P rivilège

T endresse

E blouir

M urmure

B rassée

R iche

E tirer

 

le 06 09   résultat de cet écrit ensemble :

S aison si douce, odeur de mousse
E nfermer des restes de soleil pour tous
P rivilège de savoir appréciér, déguster, le beau, le bon
T endresse de l instant présent qui accompagne le tout
E blouir ceux qu'on aime de milles sourires fous
M urmure des âmes en parfaite communion
B rassées de vent balayant mille couleurs
R iche mois pour cueillir des mûres en famille
E tirer le temps sous le soleil qui brille

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01 septembre 2017

N'oublie pas ton gilet !

Je l'ai entendu cette phrase.

Un gilet. Un vêtement indispensable en toutes saisons. J'y pense parce que je l'ai remis ce matin car il fait plus frais.

Je parle du gilet qui se boutonne ou se déboutonne, ouvert devant, qu'on peut porter aussi sur les épaules, ou noué sur les fesses. Celui qui va nous sauver le soir d'été où la température a chuté brutalement, celui qu'on va enfiler vite à la sortie de la fiesta où on a tant dansé.

Des gilets, j'en ai eu plein. Beaucoup ont été tricotés par ma mère, elle avait du mal à acheter quelque chose qu'elle pouvait faire elle même. Il y avait les blancs, à jolis points de dentelle, pour les cérémonies, communions. Points de fougère en bordure sur le devant. Il y a eu le jaune et marron, avec le bonnet assorti. C'était plutôt pour le "tous les jours" comme on se plaisait à dire. Pas salissant. Pour l'école.

Ma grand mère avait quand même réussi à en acheter un gris, et un vert, en fin jersey. Ma mère était malade et ne tricotait plus beaucoup.

Il y en a eu des bleus, des beige, des rouges, des gris, des très fins, des plus épais..... Tant et tant.

Pas de veste, ni de blouson.

On ne sortait pas sans gilet. Fourré dans le cartable, ou dans la sacoche de mobylette, il suivait toujours.

Aujourd'hui j'achète mes gilets : 3 noirs, 1 marron, fins. 1 rayé aux couleurs d'automne plus chaud. 1 très long et épais noir. 1 mini noir chauffe épaules. 1 mini écru. Quelques uns bien rangés que je ne porte plus guère.

J'aime les gilets.

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30 août 2017

fin aout

Le travail est toujours aussi intense, voire plus intense. Il y a encore des travaux de récolte, en partie la nuit. La fatigue se fait sentir.

Le week end dernier était chargé : visite de famille, garde du petit, également deux jeunes neveux. J'ai voulu faire de la cuisine, difficile avec un enfant, comment je faisais avec les miens ? j'ai oublié ? j'ai fait simple. Repas avec grande tablée, heureusement dehors. Puis visite d'un beau jardin comme je les aime. Mais je manquais d'attention avec la fatigue. Je me suis pris un super gadin. En voulant faire une photo, j'ai reculé et derrière moi il y avait un bout de bois, j'ai donc basculé et me voilà complètement à la renverse de tout mon poids. Ma tête a évité de justesse un banc. Sinon je crois que j'aurais été assommée. Mon derrière s'en souvient encore. La nuit les neveux dormaient chez nous. Mais ça n'a pas été simple. L'un d'eux ne voulait pas rester chez nous. Il a fallu convaincre. Nous avons du gérer une crise d'angoisse. J'étais au bout. Le lendemain, ils auraient pu rester mais voyant le peu d'enthousiasme, c'est ma belle soeur qui les a repris, cela faisait déjà une semaine qu'ils étaient chez elle.

Cela m'a beaucoup tourmentée. Pourquoi chez nous ? Pourquoi chez les autres membres de la famille, ça se passe bien. Des questions dont je n'ai vraiment pas besoin, qui me font perdre confiance en moi. "je ne sais pas m'y prendre" "je ne suis pas une bonne personne" "j'aurais du faire comme ci, ou comme ça". Des questions qui deviennent obsédantes chez une sensible.

Alors qu'avec les pèlerins tout se passe bien et que je ne reçois que de bons avis. Mais les pèlerins ne sont pas des enfants ? Ainsi je ne serais pas douée pour les enfants. Cà se peut bien, ça. Impatiente, intolérante. Sans doute.

Quelque peu déstabilisée quand même.

Cette semaine je ne fais que mon travail. J'ai même annulé une sortie prévue avec une amie. Je ne me sentais pas disponible. En plus du bureau où je dois reprendre la tâche sérieusement, les gars ont parfois besoin de moi pour diverses manutentions qui ont lieu à cette saison avec les récoltes. J'aime ça. Cà me change un peu. Et quand on est très occupé manuellement, au moins on ne pense pas. Moi qui ai toujours le cerveau en surchauffe, c'est plutôt bénéfique.

Je ne vois pas grand monde, à part ceux qui passent sur l'exploitation. Cà me va pour un moment.

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25 août 2017

encore Elle

Parfois j'ai l'impression qu'elle est à l'intérieur de moi. Je n'ai pas l'occasion de parler beaucoup d'elle avec mes proches, j'aimerais mais .... Déjà dans la vie, c'est quelqu'un qui ne faisait pas de bruit. Elle ne prenait pas de place. A l'époque je m'en rendais bien compte, mais c'est pire aujourd'hui j'y repense. Il y a des tas de choses que j'aurais du faire autrement, mais toute cette pudeur qui nous empêche.

Quand je m'énerve, soudain j'ai l'impression qu'il faut que je me calme, et je me demande si ce n'est pas elle qui intervient. Elle avait un sourire si timide mais si doux... Elle n'avait aucune méchanceté, jamais. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle affichait son amour. Non. Tout était neutre.

Il n'y avait pas ces embrassades que l'on voit chez les autres ou à la télé.

Je me souviens l'attraper par derrière les épaules, l'entourer et coller ma joue sur la sienne, mais il y a si longtemps. Elle se laissait faire, je n'étais encore qu'une enfant. Puis une fois adulte, plus rien, juste quelques bises pour le bonjour et l'aurevoir. Il y avait cette distance.

Et si les morts n'étaient pas vraiment morts ? Qu'en pensez vous ?

Je connais quelqu'un qui dit qu'elle est en contact avec eux.

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23 août 2017

Meme consigne, deuxième texte

Je vous écris de mon nuage en ciel d'orage.

Tout à l'heure les anges encore se Balançaient tout près de moi avant la pluie. Maintenant l'eau Coule à gros bouillon et les touristes Dévalent les rues pour un abri. Ils ne Fêteront pas ce soir, annulation.

Les oiseaux ne Gazouillent plus. Je suis Allongée là en observation du monde. Je vous Invite à réfléchir un peu. A quoi ça Mène ces vacances qui s'étirent si longuement finalement ? Ah je les Habille pour l'hiver les vacanciers !

Tandis qu'à la campagne juste au dessous de moi Jaillissent tant de travaux. Ca Klaxonne de partout. La pluie. Vite. Longer encore un peu le champ. Orienter les décisions. Pousser le tas. Tituber d'effort. Et eux les touristes ? Mais ils Nageront demain, ou bien après demain, pas grave. Ne pas Quitter la tâche, non. Ululer au collègue : « la remorque, non pas la petite, l'autre ! ».

Je Souris devant autant d'acharnement, un monde à part. Avec les vacanciers, ça Valserait sans doute. Dans ce métier, on Ronronne après, beaucoup plus tard. Pas la peine de Yoler, sinon vous êtes vite  Whitelisté. Demain, eux, ils Xylophoneront à fond : La pluie ceci, la pluie cela, sale temps.

Mon nuage en Zigzague, d'effroi.

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19 août 2017

une consigne

Il fallait écrire avec ce début : Je vous écris de ...... (endroit de vacances)   et seule une liste de verbes était imposée. 

Mes amis, 

Je vous écris de l'Ile de la Poésie, écrin de soleil posé là quelque part où s'Allonge le temps. Ici les oiseaux se Balancent avec les bateaux, rimes en haut.

Les vacances se la Coulent douce sur la mousse.

Les mots-valises Dévalent de partout, comme des fous.

Les alexandrins s'Etirent de tous leurs pieds sur le sable mouillé.

On Fête l'été chaque soir autour de quelques vers au grand air. Souvent, le ciel Gazouille avec la mer, au moins jusqu'à l'hiver.

Les mots s'Habillent chic exceptionnel le dimanche en distique ou en tercet, toile d'été.

Vraiment je vous Invite à ce type de séjour, velours, amour, toujours, le poème Jaillit et enfin Klaxonne au bout de la plume. Il Longe souvent la plage, ne Mène parfois à rien, rimes de chagrin, ou Nage jusqu'à l'épuisement, tourment.

Et puis, un détail, une couleur, le bleu par exemple, Oriente l'imaginaire, entre ciel et mer, le Pousse jusqu'au dernier mot, si beau. Alors vous Quittez la terre un instant, content, vous Ronronnez de plaisir, comme un chat au coin du feu, heureux.

Puis vous Souriez bêtement aux inconnus de la rue. Vous Titubez d'émotion dans la venelle, dentelle, ombrelle. Vous Ululez si fort, trésor. Vous Valsez seul sur la place, dans la fraîcheur du silence, danse.

Certains, de suite, sûr, vous Whitelisteront, trop con.  Inimaginable pour eux sans doute de Xylophoner n'importe où leurs mots et leurs espoirs, du soir, de Yoler jusqu'à l'infini la nuit.

Tant pis mes amis, j'en Zigzague encore de bonheur, chaleur, par cœur, ce matin,  divin.

 

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