01 mai 2017

Gris

Oui le week end est gris, même si de temps à autre le soleil pointe le bout de son nez.

Dimanche, nous avions été invités puis décommandés pour raison de santé de la part de nos hôtes. Cà a fini de m'assombrir.

Déjà vendredi, je n'ai pas aimé la réunion de notre association. Ce soir là il n'y avait pas de thème comme c'est prévu dans le planning, ce qui laisse la parole libre... Helas, l'animateur a cru bon d'arriver avec de la matière et a de suite imposé ses dires. C'est bizarre comme je me suis sentie privée de liberté. Certes, vu le but de l'association, nous tournons toujours autour des mêmes sujets. Mais là c'en était trop. J'aurais aimé quelque chose de plus positif, et ne pas ressasser le sujet des tocs. On en a déjà tant parlé. Je n'ai même pas réussi à reparler de mon père. Finalement, si j'adhère à ce groupe, c'est certainement à cause de ses tocs qui m'ont fouttu la honte toute ma vie. La honte, il en a parlé l'animateur. Sujet galvaudé. Bien sur qu'avoir honte si puissamment étant petit, ça laisse des traces. Je n'avais pas besoin de ça vendredi soir. J'étais déjà en baisse de moral. J'aurais du partir.... impossible, collée à ma chaise, le coeur battant à toute allure, ayant envie de crier et de taire à la fois cette douleur. Le passé qui remonte en quelques secondes.... Se faire du mal.... alors que logiquement c'est fait pour faire du bien.

Depuis j'ai mal partout, des crispations sans doute. Et le moral éteint.

Dimanche, si j'avais vu ces gens que j'aime beaucoup, ça m'aurait sans doute changé les idées. Helas, rien n'est allé dans mon sens.

Et là, je n'ai envie de rien. Même pas d'un brin de muguet.

 

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27 avril 2017

le libre service

J'ai mis du temps, il y a longtemps, à me servir de l'essence toute seule... Je passais à la station où quelqu'un encore travaillait pour moi. Mais un jour il a fallu s'y mettre. Tout comme les distributeurs de boissons, plutôt ne pas boire jusqu'au jour où je me suis risquée pendant une formation, j'imaginais que tout allait m'exploser à la figure. Tout comme le distributeur de billets.... Bref, tout ce qui marche tout seul m'a lontemps intimidée.

L'autre soir, après la chorale, puis après l'écriture, je monte dans ma voiture et je pense que je n'ai plus de pain à la maison. Je n'aime pas quand il n'y a plus de pain. Et bingo, je suis garée tout près de la boulangerie où il y a un distributeur de pain. Nous en avons déjà pris ici mais ce n'est pas moi qui ai manipulé la machine.

Après une bonne répète chorale, et un bon atelier d'écriture, il ne peut rien m'arriver, je suis bien reboostée.

1 euro glissé où il faut, et hop, voilà la BAGUETTE MAGIQUE.

Ah, le progrès quand même, des fois, c'est agréable !

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Ce petit post ne mange pas de pain par rapport à tout ce qui circule en ce moment, je me rassure comme je peux.

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19 avril 2017

On a zappé MARS ..... voilà AVRIL

Zut, c'est trop tard pour mars.

Alors, écrivons AVRIL comme d'habitude  -   comme c'est court, on peut faire plusieurs versions.

Avec chaque lettre un vers ....  je commence   et vous continuez en vous servant des commentaires et en reprenant les premiers vers

 

A zur à l'horizon

 

le 21/04 cela donne :

A zur à l'horizon
V éritable perle océane
R adieuses frondaisons
I lluminées de rayons dont émane
L a douceur d'un printemps prometteur

 

Merci Celestine et Hyotoko !

 

et puis Mahie a écrit ça, c'est d'actualité  Merci Mahie !

A h ça ira! ça ira! ça ira!
V oilà les élections : ha ha!
R odéo partida de candidats!
I ra, ira pas! Qui vivra verra!
L às de la comédia, il chuta! Aaaaaaahhhh....

 

 

 

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08 avril 2017

A fond.

Je n'y arrive pas, je n'y arrive plus. Je rêve de jours paisibles comme pendant les trois semaines passées là bas. Nous décidions d'un emploi du temps à notre goût. Nous avions le temps nécessaire pour le repos.

Il se trouve que ces dernières semaines et celles à venir, nous avons beaucoup de rendez vous professionnels, réunions, décisions à prendre.... et des gens tout autour qui s'activent. C'est parfois comme un tourbillon. Il se trouve aussi que nos derniers week ends sont chargés... Hasard car tant de fois j'ai trouvé qu'on était abandonné.

Toujours cette ambivalence : trop ou pas assez.

Comment faisait ma mère pour vivre sans aucune relation ? Que faisait elle de ses pensées, ses envies, ses regrets ? Elle gardait tout pour elle.

Et moi comment je me gère ? Je suis inscrite à plusieurs activités. J'ai maintenant l'impression d'être débordée entre le travail et elles.

Est ce que je n'ai pas choisi cela pour sembler être comme tout le monde et peut être que je ne le suis pas ? Je ne le suis pas.

Mille questions dans ma tête. Cette impression de ne jamais réussir à me connaître vraiment. A savoir ce qui est bon pour moi ou pas.

Le week end dernier avec des amis m'a déçue. Ils n'ont pas bien tenu compte de nos envies, imposant leur rythme. C'est quelque chose que je ne comprends pas. Ainsi j'en ressors frustrée. Il faudrait oser dire, j'y ai pensé, mais j'ai eu peur des conséquences.

J'ai appris la CNV mais finalement, je ne la pratique guère.

 

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29 mars 2017

Un médecin ?

Bientôt le médecin d'ici prendra sa retraite. Moi je l'ai quittée déjà depuis quelques années parce que je me suis pris la tête avec lui. Il montait sur ses grands chevaux quand je lui avais réclamé de passer un IRM pour mes épaules patraques. Je n'avais pas aimé qu'il me prenne de haut. Je n'avais pas l'habitude d'abuser de demandes spéciales. Il me connait depuis mon mariage. Je suis partie sans rien dire. J'ai trouvé un autre qui ne m'a pas convenu, et heureusement car il est parti depuis. Puis une autre d'origine roumaine, un peu de mal à tout comprendre, mais ça va. Elle n'a pas tout mon passé en tête mais pour l'instant, je m'en sors.

L'homme a gardé le médecin qui va bientôt partir. Il n'est pas remplacé pour l'instant. Vers qui se tourner après ? J'entends dire autour de moi qu'aucun ne prend de nouveau patient. La mienne acceptera t elle de le prendre ? Surtout qu'il se dit qu'elle ne resterait pas. A ce moment là, je serai mal moi aussi.

Pendant mes 3 semaines ailleurs, je suis allée une fois par semaine chez le kiné là bas parce que l'année dernière il avait fait des miracles sur mes épaules. Et comme elles sont toujours un peu douloureuses j'en ai profité. Au cabinet médical, il y a plusieurs médecins dont un qui n'était pas toujours occupé, je le voyais aller et venir dans le couloir, me demandant ce que je souhaitais. Les gens venaient sans rendez vous comme chez nous autrefois. Cà fait un peu loin maintenant que je suis de retour au pays.

Mais ça fout les boules quand même ce désert médical .... Comment va t on faire bientôt ?  Récemment, j'ai eu la grippe, comme elle était débordée, son mari qui fait office de secrétaire m'a suggéré d'aller aux urgences, NON Monsieur, je n'irai pas !!!!  et j'ai réussi à avoir un rendez vous en fin de soirée. Sauf que l'autre, celui qui va bientôt quitter, il prenait des gens jusqu'à 21 h. Elle, elle termine beaucoup plus tôt et ça limite bien le nombre de rendez vous. Avant c'était une vocation, maintenant je ne sais pas trop.

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28 mars 2017

La reprise

L'an dernier, c'était surtout le paysage qui me manquait aussitôt notre retour. Par la fenêtre le matin, je cherchais les montagnes. Cette année, c'est la quiétude de là bas qui me manque. Je me lèvais le matin en ne pensant à rien d'important à faire tandis qu'il allait à ses soins. Dès la première semaine j'étais en contact avec une dame rencontrée l'année dernière, une personne de notre région. J'ai marché quelques fois avec quelqu'un de sa famille venue prendre l'air. Nous avons profité également des animations proposées, pas toutes, pas les sportives mais de la danse, le ciné, les spectacles, conférence. Je suis allée à la bibliothèque toute seule assister à une lecture de textes. Je le ferais à peine chez moi. Nous avons rencontré des personnes connues l'an dernier, des nouvelles aussi. Il n'y avait plus les repas proposés aux groupes, cela manquait. Nous avons malgré tout connu quelques bons (voire très bons) restaurants. Je me sens vivre là bas, vivre plus libre. Forcément, pas de travail, pas d'obligation sociale.

Depuis notre retour, j'ai comme d'habitude bien du mal à me remettre à mes tâches. J'ai repris aussi l'écriture (nouveau thème sur l'eau) hier et la chorale également hier. Pour la chorale, c'était plus difficile à cause des trois séances manquantes. Et puis aussi cette transparence que je ressens dans le groupe, je me suis trompée plusieurs fois hier soir, j'avais un peu oublié les airs, j'ai vu des regards réprobateurs tomber sur moi. Cà ne convient pas aux gens sensibles comme moi mais elles ne savent pas tout ça.... Je n'ai pas aimé ces regards. Je n'ai pas aimé qu'elles/ils ne me demandent pas si mon séjour s'était bien passé. Mais je me répète, j'en demande beaucoup trop. Ils n'ont pas remarqué mon absence. On ne remarque pas la transparence.

Et puis il y a eu ces examens hier, aujourd'hui. Ceux pour les femmes. J'ai un peu zappé ça pendant quelques années et puis j'ai été ratrappée l'an dernier par quelques soucis. Et là quelques petits doutes encore. Rien de méchant pour l'instant. Affaire à suivre.

Décidément, la vie n'est pas un long fleuve tranquille.

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24 mars 2017

Ailleurs

Moins de confort mais une très jolie vue. Moins de téléphone, juste l'essentiel. Moins de voiture, seulement quelques escapades. Moins de difficultés à communiquer, ici c'est facile. Le côté quasi incognito est bien aidant. Mais tout finit et le retour est imminent. J'ai eu le temps d'apprivoiser mon nouveau téléphone grâce auquel je suis restée (trop sans doute) liée avec vous même si l'écran est un peu petit. Ça reste un outil envahissant mais aussi merveilleux. C'est sur lui que j'écris ce matin et je trouve ça un peu sportif. Le retour, toujours un moment difficile, se réadapter alors qu'on a eu cette impression d'idéal parce qu'ailleurs on met de nouvelles chaussures mais on va bientôt les quitter et rechausser les anciennes. 

 

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03 mars 2017

Que devenez vous ?

Moins de temps pour venir vous lire, moins de temps pour écrire ... Je prends un peu le large.

Mais ce soir je fais exception et je reviens sur les dernières semaines.

L'une d'elle fut consacrée aux vacances familiales à 3 générations, loin dans les montagnes. Bel endroit, beau chalet .... Paysage pur et sérénité. Je n'ai pas chaussé les skis, ni les raquettes. Juste les godillots pour marcher un peu. Il fallait organiser les journées avec la sieste du petit, quoiqu'il en a fait quelques unes sur des dos. Nous avons cohabité, ce n'est pas mon fort. Les habitudes des uns et des autres ne sont pas les miennes, et il me faut vraiment prendre sur moi car que je suis quelque peu maniaque à mes heures, surtout pour les repas. Les apéros qui durent trop, ce n'est pas pour moi, j'ai du gérer ce qui ne me plaisait pas. Mais dans l'ensemble, ce fut une semaine, courte, et agréable. De la fatigue quand même à cause de la longue route. Sur le retour, nous avons visité de la famille, fait une pause pour partager le long trajet. J'ai chopé un rhume.

Cette semaine, j'ai repris la vie active, les repas à préparer, les différentes sociétés à administrer, la paperasse, toujours la paperasse, mais faut que ça se fasse..... tiens, ça rimasse !  Je suis allée chanter et écrire, alors que je n'en avais pas très envie, mais je me suis forcée, me connaissant comme je traîne des pieds parfois. J'ai vu du monde, j'avais invité quelques amies pour Mardi Gras, elles sont venues. Yes, fière de moi. Et un rendez vous par ci, un rendez vous par là, on est déjà à la fin de la semaine.

On se couche tard. On regarde chaque soir une émission qui parle politique et qui décrypte la journée. C'est qu'en ce moment c'est fourni. C'est fourni et désastreux. Ces hommes sont tous affreux, ce sont des gens bien trop fiers et tous corrompus. L'autre, celui qui est dans l'embarras, commence réellement à me faire de la peine. C'est plus fort que moi. Mais je ne le soutiens aucunement. Pas la peine d'aller à la messe pour penser être crédible. Jésus donnait aux pauvres, lui.

Demain il y aura une fête. Moi qui pendant un temps réclamait des fêtes, trouvant que nous étions souvent mis de côté, voilà que je m'en fatigue de ces fêtes toujours les mêmes. Bon je vais faire un effort.

Je vais faire une pause de quelques semaines. Ne vous inquiétez pas. Je reviendrai.

 

 

 

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17 février 2017

le vieil oncle

Nous avions 60 ans d'écart. Il vivait chez nous, n'avait aucune intimité, dormait dans un coin de la cuisine. Sa vie ? Il avait perdu sa mère quand il était enfant, était débarqué avec son père vieillissant chez sa soeur (ma grand mère), son père était mort, et il avait travaillé chez son beau frère toute sa vie puis chez son neveu (mon père).

C'était un personnage secret. Il aimait courir la campagne et peut être aussi ..... les femmes mais on n'en voyait rien,  on entendait dire. Les tournées de livraison du soir se terminaient fort tard. J'en entends parler encore....

Il aimait le tabac, et le petit verre de goutte. On lui donnait quelques sous, c'est tout. Etait ce la vie qu'il avait choisie ?

J'ai récupéré des affaires dans le vieux grenier il y a quelques années.

Des vieux papiers de lui, pas grand chose.

Des courriers du temps où il était au Maroc, la guerre du Rif, les années 20, pour la famille.

Et puis ces douces cartes postales d'une certaine Elise, qui lui écrivait régulièrement, l'attendant, lui fixant rendez vous, tandis qu'elle était gagée chez des bourgeois.

Mais je ne connaitrais jamais son amoureuse. Je l'ai juste découverte par ses écrits.

Et puis j'avais entendu dire que sa soeur (ma grand mère que je n'ai jamais connue) avait mis des barres dans les roues pour une relation qu'il avait. Etait ce pour cette douce ? ou pour une autre ?

Des histoires qui s'endorment au fond des greniers.

Pour moi ce fut le vieil oncle toujours célibataire qui vivait avec nous mais se tenait légèrement à l'écart.

 

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15 février 2017

ETRE CONSCIENT !

Depuis le dernier orage, j'ai une fois de plus compris que je ne devais pas me comporter en victime. Ma vie est beaucoup plus belle que beaucoup d'autres vies. Je me laisse juste submerger par trop d'émotions. Elles ne me laissent jamais tranquilles. J'analyse tout. J'interprète tout. Il faut calmer ce cerveau bouillonnant.

Le week end dernier fut riche. D'abord il y eut l'anniversaire de mon beau père, un grand âge, toujours de la vigueur... et de la famille autour. Il est important de fêter ensemble. Juste du vin, du cidre, des galettes. J'ai loupé ce même soir un temps d'association basé sur les jeux mais je ne pouvais pas être à deux endroits à la fois. C'est la plupart du temps quelque chose de difficile pour moi. Choisir. Là ce fut assez doux. Je ne suis pas très "jeux" et j'ai vite pensé que l'anniversaire, c'était uniquement ce soir là. Et j'ai pu y voir quelques proches que je ne vois pas souvent.

Puis il y a eu le soir spectacle, celui où j'ai récupéré des billets par le biais d'une connaissance pour nos amis avec lesquels nous sortons le plus souvent. Oui j'ai des amis. Pourquoi j'ai pu penser que je n'en avais presque pas ? Lorsque j'étais assise à côté de R. et de M. soudain je me suis rendu compte de la chance que j'avais. Je ne partage pas tout avec elles. J'ai partagé cette soirée là. J'ai conscientisé cette chance. En plus, le spectacle était de qualité : sketches, danse, chant, j'adore !

Dès le dimanche matin, nous sommes allés voir une expo d'artisans, nous aurons encore quelques travaux à faire à la maison, alors histoire de voir ce qui se fait. Nous avons choisi le matin, pensant qu'il y aurait moins de monde. Nous faisions quelques pas, et paf ... nous avons rencontré régulièrement voisins, connaissances, amis ..... de quoi avancer tout doucement. Mais de quoi me rassurer une fois de plus. J'ai reçu des sourires. Nous avons déjeuné tard. Puis l'après midi, goûter chez fiston. Et au retour, il y avait un message d'invitation sur le répondeur pour l'apéro du soir, j'en étais toute étonnée. J'hésite et l'homme dit on y va. Ces gens là sont si charmants, on ne se connait pas depuis très longtemps mais tout se passe si simplement et joyeusement.

Je remercie l'univers qui je crois a compris ma détresse à un moment donné, il est train de me secouer et de me dire "mais regarde tout autour !"

Pour cela, il est indispensable de lâcher prise, j'en ai déjà eu plusieurs expériences, ça marche ! Mais on n'y est pas toujours disposé.

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