12 juillet 2016

les impromptus

La semaine dernière vous avez trouvé des pierres sous vos pieds.

Cette semaine vous y trouverez aussi un bidule, un vide-pomme, un chrysanthème, une matriochka, une merguez, un froc et un vice-amiral.
Avec les pieds ce sont 8 mots qu'il vous faudra placer dans le texte 

Voilà mon texte :

 

 

- Et bien c'est pas de la tarte, tu crois qu'ils arriveraient à me casser les pieds les impromptus ?

- Ben ça ne va pas être commode pour toi cette semaine, vu ta culture, tous ces mots exotiques  !
- Exotique le bidule ?
- De quel bidule parles tu ? Des bidules, t'en as plein la cuisine.
- Tiens le vide-pomme par exemple, c'est pas du tout exotique mais c'est pratique. Je cherche toujours le mien, en croquant ma pomme, et quand j'ai fini, je le trouve planqué au fond du tiroir. Trop tard. Et ça fait mon histoire.
- Et le chrysanthème, qu'est ce que tu vas en faire, on est en juillet.
- Le chrysanthème ?ça me fait penser que je ne suis pas retourné chercher celui déposé l'année dernière sur la tombe de mes parents. C'est comme ça tous les ans. Et vlan !
- J'aime pas trop parler des cimetières. J'adore ta matriochka là sur ton buffet, d'où tu l'as ramenée celle là ?
- C'était un cadeau. Cà date. Cà tombe bien que tu l'aies vu, sinon j'étais dans le caca.
- Vu que tu t'en sors bien, je vais partir, il est déjà tard.
- Des merguez ça te dit ? J'avais prévu ça pour le dîner. J'aurai pu mettre des saucisses. Mais là, c'était mal joué.
- Ah oui, je n'en mange pas souvent, pour ça je veux bien prolonger la soirée.
- Attends, avant je vais au fil à linge, y a mon froc qui doit être sec. Et toc ! Demain je reçois le vice-amiral, faut que je m'habille propre et beau, je l'ai invité exprès, sinon j'invitais le boulanger mais là j'aurais été dans le pétrin.
- Au fait tes pieds, ça va ?

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10 juillet 2016

j'ai oublié de parler du foot

Sur FB certains préparent l'endroit, les verres, les gâteaux, et ils n'oublient pas de faire les photos qui vont avec. Les ongles. Les yeux. Les déguisements pas toujours top top. FB me sert à voir la société évoluer. Pas toujours aussi bien que je le voudrais. Mais chacun ses gouts n'est ce pas.

Ce soir, personne n'a pensé à nous inviter. Les enfants ne sont pas là. Les plus proches iront voir le match chez un copain, une bonne raison de rencontre car ils ne sont pas très fans de foot. Un autre est dans sa belle famille. L'autre je ne sais même pas où il est.

Nous n'avons pas de voisins proches. Les plus proches sont partis en vacances et même, pas sur qu'on se serait appelé pour ça, on s'appelle pour le trop de légumes éventuellement.

Les copains ? ben je sais pas où ils sont.

Les collègues ? ben je sais pas non plus.

Donc, nous regarderons "the match" tous les deux même si nous non plus ne sommes pas des footeux. Mais curieux malgré tout. J'ai dit que je boirai une bière en rigolant. Il m'a dit "chiche". Je vais surement boire ma bière, ça fera plus "foot".

Qui aurait pu penser à nous ? c'est un clan les footeux !

Tant pis, je suis en vie, pas trop malade, j'ai un job, de beaux enfants, ils ont une situation, j'ai un petit fils, j'ai la sécurité, j'ai un jardin, des poules, des oies, des matériels divers et variés, une voiture, quelques vélos, une brouette, un arrosoir, des potées de fleurs,    j'ai tant de choses finalement ! Je peux bien regarder le match dans mon salon avec mon homme et ma bière ! Enfin j'espère que ce n'est pas interdit de n'être que deux ou un, d'ailleurs. Il y en a qui seront "UN".

Et chez vous, vous appelez tout le quartier ?

 

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Libre cours .....

Il est allé à la sépulture, je préfèrais m'abstenir. J'ai encore quelques soucis du "trop longtemps debout" et des vertiges qui vont avec. Et puis, c'est lui qui connaissait ces gens, moi pas tant que ça. C'est lui qui est d'ici. La pauvre, comme d'autres femmes, se retrouve seule à l'âge de la retraite. En un an, la maladie a eu raison de lui. Dans la commune d'à côté, beaucoup de gens de notre génération sont touchés, hélas. Il a emmené une voisine qui n'a pas de moyen de locomotion. Elle avait demandé pensant que c'était moi qui irait. Elle a hésité à partir avec lui, j'ai un peu insisté en disant qu'il rentrerait aussitôt, et a fini par dire oui.

Ensuite, nous avons pour une fois pris le temps de faire des courses ensemble : celles pour la semaine. Et puis en vitesse un magasin de meubles, juste pour voir. Nous avons besoin mais rien pris. Une jardinerie. Juste pour voir les tables. Et on revient avec un plant de lavande et un arrosoir. Nous avons rencontré une amie de toujours avec son mari, celle de l'école maternelle et primaire, qu'on a perdu de vue pendant longtemps, mais qu'on a plaisir à revoir dès que l'occasion arrive. C'est comme si on ne s'était pas quitté. Cà en reste là, on ne s'invite pas pour autant. Avec lui, c'est moins évident, il est spé.

Nous sommes passés voir mon beau père. Et nous sommes rentrés.

Rien pour ce samedi soir. Du calme, de la tranquillité. J'irai arroser les fleurs tandis qu'il a du travail à faire dans le champ.

Pas loin, la musique à fond. Une fête. Pourquoi les gens aiment tant les fêtes ? un anniversaire, je crois. J'ai vu les préparatifs en passant en voiture. Je pense même savoir quelle fête.

La musique à fond la caisse. Pourquoi les gens mettent la musique à fond la caisse ?

Dans le calme je rentre, et je me couche. Il rentre aussi.

Finalement nous sommes bien. Nous sommes tous les deux.

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08 juillet 2016

J'ai mal dormi

J'avais accepté une proposition. L'amie d'une amie, celle qui m'a accompagné au spectacle récemment, m'avait demandé de refaire une rando déjà faite en groupe gym, près de chez moi. J'avais dit oui. Elle a fixé la date, nous avons proposé à quelques autres personnes. Nous étions 5, je me suis couverte car j'ai pensé aux moustiques. Elles, non. Short, jupe, débardeurs. Moi, pantalon, t shirt couvrant. C'était hier.

Cà fait environ 10 km. Nous partons, il fait très chaud. C'est une rando qu'il m'est arrivé de faire toute seule. C'est bien différent. Elles disent que jamais, au grand jamais, elles ne la feraient toutes seules. Bien trop peur. Je pense qu'elles me prennent pour une folle. Je les guide, elles ne sont pas bien sures du parcours. Les moustiques sont partout. Je me crois épargnée, tandis qu'elles sont piquées bien comme il faut. A un moment, on se trompe de quelques mètres. Comme nous parlons, je fais moins attention au chemin, elles ne semblent pas rassurées, manqueraient elles de confiance en moi. Je retrouve vite le sentier. A un autre moment, c'est impraticable, on passe par le sous bois, et là aussi je sens l'hésitation. Mais pas de souci, je retrouve vite mon chemin.

Elles en ont marre, trop de moustiques. Je leur propose à la fin de passer par un autre endroit de visite. Non, elles veulent rentrer pour mettre de la pommade. Je crois qu'elles n'ont pas aimé la forêt. Elles ont peu regardé. Elles ont beaucoup parlé.

On se quitte. Je pense être indemne.

Je rentre et j'appelle une amie pour la soutenir car bientôt son mari entre à l'hopital pour une lourde chirurgie et des soins pas rigolos du tout.

Je regarde à peine le match, j'entends plutôt.

Je vais au lit, et je ne dors pas, il fait trop chaud, l'homme ronfle, j'ai une crampe qui m'embêtte dans la cuisse, et ça commence à me démanger, en fait j'ai aussi été piquée à travers le t shirt, sur le visage, et sur les doigts.

Ce matin, je mets de la crème, je me gratte, j'aime moins la forêt d'un seul coup.....

Je ne vais pas au funérarium avec l'homme qui est pressé de faire une visite, je décline. Encore un de son âge qui disparaît. Cà n'arrête guère par ici.

Je garde mon petit fils qui est canaille ce matin, n'arrête pas de pleurer, ne veut pas jouer.

Alors cet après midi, je fais une mini sieste où je ne dors pas, mais je ferme les yeux, et ça fait du bien.

Cet été, je me donne le droit de faire la sieste. Et vous ?

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06 juillet 2016

ECRITURE - se laisser vivre -

Clin d'oeil au post précédent.

Ecrivez comme vous voulez un petit texte à votre image qui inclut la phrase : "Il (ou elle) se laisse (au temps que vous voulez : présent, passé, futur) vivre......" en commentaire (10 lignes maximum)

Merci.....

Voilà les premiers textes, j'ajouterai les suivants

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Parfois, quand il est las et qu'il ne travaille pas, il se laisse vivre.
Il renonce à cette vie avec ses codes stricts : heures fixes, alimentation stricte, tenues vestimentaires impeccables, hygiène parfaite, etc. il envoie promener toutes ces contraintes. Il oublie alors tout, le temps, la cohésion, la discipline... Il écoute ses sens : mangeant quand il a faim, buvant quand il a soif, dormant quand il en a besoin, se nettoyant quand c'est nécessaire... Il se laisse vivre.
Au diable du "qu'en dira t'-on", des jugements hâtifs, des ricanements d'autrui. Il ne se montre pas, ne sort pas ; il reste cloitré entre quatre murs, dérivant dans le "no man's land" : ni ordre, ni morale, ni civisme...
Hors de toutes contraintes : il se laisse vivre !

kakushiken

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Dans quelques jours elle va se laisser vivre...
Fini les déménagements, les angoisses de résultats d'examen, les réveils qui sonnent...
Elle va se laisser porter par ses envies, ses besoins, ses désirs...
Seule , juste avec son chat, elle pourra laisser couler le temps...ne rien faire...

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D'abord il n'a pas demandé à vivre
Et puis on lui a appris à vivre
Il a voulu vivre à cent à l'heure
Il en a parfois oublié de vivre
Il a couru après le temps de vivre
Il a soudain réalisé le bonheur de vivre
Il a compris la fragilité de vivre
il sait u'un jour il cessera de vivre
Alors depuis, enfin, il se laisse vivre...

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D'abord
Enlever de son trousseau de clé, les nombreuses clés du bureau si lourdes
Changer de sac pour un plus léger
Ne plus mettre ta montre le matin
Humer le jour qui se lève
Traîner le soir pour voir briller les étoiles
Respirer,
Respirer toutes les odeurs de la nature
Ecouter toutes les émissions de radio qui te plaisent et qui passent dans la journée
Quand d'habitude tu es au bureau
Manger quand tu veux
Ou ne pas manger
Partit le soir flâner au bord de la mer
Quand les autres quittent le plage
Lire
Lire ou ne pas lire
Ecouter de la musique
Rire avec des amis
Ou rester seul(e)
Ne rien faire
Contempler
Se laisser vivre
Enfin

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Elle se laisse vivre, au gré du vent,
Elle flotte dans l’air parfumé du temps…
Rien ne la touche, elle a laissé derrière elle
Toutes les mouches et toutes les ailes
De corbeaux noirs, un peu louches, qui tournent
Autour des rues sombres du souvenir…
Rien ne la touche elle se laisse vivre
Dans les ruelles parfumées du présent
Elle flotte dans l’air parfumé du temps
Dans la brise fraiche de l’été maritime

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05 juillet 2016

Juin se termine déjà juillet

Rien d'exceptionnel.

Vendredi dernier, je suis allée au spectacle de danse... à la très très grande ville d'à côté.

Samedi, quelques courses. Pas d'autre sortie. Et m'en voilà ravie, pour une fois !

Dimanche, les enfants à la maison. Je cuisine "bon".

Le soir, je regarde le match. Cà, c'est un scoop.

Lundi, chorale pour la dernière de la saison. C'est fatiguant de rester debout, j'ai chaud, je me sens pas au top, pourtant ça chante bien.... je me suis assise plusieurs fois. Peut être la tension, il faut que je trouve un cardiologue, j'y pense, et puis j'oublie. Cà forme un peu des clans,   les anciens, les nouveaux ! Bon, on fait avec. Cà chante. C'est beau quand les voix se mêlent. Je m'en sors.

Je n'ai pas de grande envie de sortir, ni de recevoir, ni d'être reçue. Est ce à cause du temps ? Est ce que je vieillis sérieusement ? Est ce que juillet, bientôt un an que ma mère est partie, m'attriste un peu ? Peut être qu'inconsciemment c'est ça. Je me laisse vivre.

 

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29 juin 2016

Pour les impromptus littéraires

Depuis que j'ai découvert cet "atelier", peux pas m'empêcher de jouer .... 

L'ART DE FAIRE SA VALISE 

Elle a le teint blafard
Devant son grand placard
Faire sa valise un art
Elle s'y prend toujours tard

C'est qu'elle ne sait pas bien
Ce dont elle a besoin
Fera t il chaud ou froid
Tel est son grand tracas

Alors elle met de tout
Pourtant c'est le mois d'août
Elle empile, elle entasse,
Faut pas qu'elle se tracasse

La valise marron
Bientôt fait le dos rond

Il n'a rien vu encore
Il est toujours dehors
Quand il va revenir
A son tour le plaisir

Pour lui trois fois rien
Elle le connaît si bien
Il aura la valise
La petite, la grise

Voilà qu'elles sont prêtes
La grise et la marron
Il faut dormir peut être
Demain ils partiront

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Que faire de cet été ?

L'été. Ils le fêtent encore ce soir dans la ville d'à côté. Il y a déjà eu la fête de la musique. Je n'y suis pas allée. Ils remettent ça. Je me demande si trop de fêtes ne tuent pas la fête. Personne n'en a assez ? Ben moi, ça me saoule s'il y en a trop. Le soleil n'y est même pas à la fête. J'aimerais traîner le soir dehors, dans le jardin, près de mes fleurs. Il fait pas assez chaud pour ça.

L'été. Si peu de choses de prévues. Une date de concert. Pas de pique nique organisé. Il faudra les inventer. Peut être. J'aime bien les pique-niques.

L'été. Est ce qu'il fera la température que j'aime : 25. C'est 15 ou 32, le choix est rude.

L'été. Tout le monde part ou pas ? Je ne sais pas trop. Certains le disent, d'autres pas. Je ne retiens même pas.

L'été. Le jardin, ça commence à donner : des courgettes, des fraises et des framboises. Bientot des haricots verts. Les tomates n'ont pas bonne mine.

L'été. Plus d'écriture, et bientôt plus de chorale. Lundi dernier, on a chanté comme des fous. Il y a une chanson où j'ai merdé.

L'été. Je veux des beaux couchers de soleil comme l'an dernier, là où j'allais le soir, parler avec ma mère.

L'été. Est ce qu'on pensera à moi pour quelques propositions de sortie ? Ou alors dois je les créer ? sans doute.

L'été. La sieste ? pourquoi pas.

L'été. Des livres. Lesquels. A vous lire, je ne sais plus tant il y en a qui me tentent. Je voudrais ratrapper tout le retard.

L'été. Du courage. Tant de trucs qui trainent partout. Je sais pas.

L'été. Plus de kiné. J'ai fini mes séances et pas renouvelé. Pourtant ce n'est pas vraiment ça encore. Peut être voir ailleurs.

L'été. Prendre les cours de dessin que j'ai reçus en cadeau, si elle est d'accord. Que vais je faire en dessin ? Je n'ai pas dessiné depuis l'école, et je suis nulle en dessin.

L'été. Voir la mer ? Trop de monde maintenant. J'ai raté, j'y suis allée une seule fois en juin.

L'été. Est ce que j'aime l'été ?

L'été. Et vous, vous aimez l'été ? Comment vous le voyez ?

 

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27 juin 2016

quelques moments....

Je n'ai plus pensé à écrire sur la CNV,  séance d'un dimanche passé. Se retrouver à 5. Parler de la fin de saison. Y aura t il une autre séance pour cloturer ? pas sur, cela dépend, si on est 4 on la fait.  Et pour l'an prochain, l'animatrice ne souhaite plus continuer sous cette forme. Elle proposera des jours entiers "stages", avec un thème, et ouverts à tous. Si l'on veut participer, il faudra s'empresser de s'inscrire car ce sera pour un certain nombre de personnes. Ce sera différent, il n'y aura plus le petit groupe. Je n'osais rien dire. L'une de nous a osé dire que nous allions lui manquer sérieusement. Finalement, je crois qu'on le pensait toutes, une seule l'a exprimé, et je l'ai remerciée car je n'en pensais pas moins. Finalement, peut être pourrons nous garder le groupe mais sous une forme à inventer.

Cette fin de semaine fut chargée comme si peu souvent. Jeudi soir, j'ai commencé avec un repas de filles au restaurant, à 4. Du même âge. Presque voisines. Nous l'avions fait il y a deux ans. Nous avons remis ça. Intéressant.

Vendredi soir, Assemblée générale de l'association. Si peu de monde. Presque uniquement le bureau. Bonne soirée quand même où nous discutons bien. Et finissons par les obligations de l'assemblée. Nous parlons de nos désirs d'évolution de l'association avec plus de propositions. Nous en reparlerons. Il y a cet homme qui dit combien l'asso lui apporte, combien il a besoin de savoir qu'il n'est pas seul à vivre l'anxiété. Moi aussi je suis contente de savoir que je ne suis pas seule. C'est un véritable handicap social. Même si je jongle avec maintenant. Il fut un temps où j'étais emprisonnée là dedans.

Dès samedi matin, je partais pour un atelier d'écriture à 45 mn de chez moi. Chez une écrivante. J'ai fait co-voiturage avec une autre fille. L'atelier a été maintenu malgré la faible participation. Celle qui recevait, qui est une amie maintenant, avait peur d'être débordée dans son petit appartement. Ce ne fut pas le cas. Elle avait préparé un petit repas pour nous le midi. Nous avons eu de jolies consignes, on a écrit à coeur joie, comme à chaque fois. L'après midi, l'atelier continuait mais dehors, dans un très joli parc où il y avait pas mal de monde, un peu trop à mon goût et qui parlait si fort parfois que ça pouvait être génant pour écrire. Ils nous regardaient étrangement avec nos cahiers en main. Ils prenaient des photos, plein de photos, et ensuite s'asseyaient pour les regarder. Je crois qu'ils finissaient par plus regarder les photos que la nature si belle et organisée à cet endroit. C'était le dernier moment d'écriture pour la saison.

Hier, au lieu de les recevoir chez moi, un couple d'amis est arrivé et nous sommes partis déjeuner dans un petit restaurant sympathique des environs, un moulin. Elle, c'est l'amie retrouvée. On a du passer 20 ans sans se voir , on avait l'impression que c'était hier. C'était vraiment simple et facile. J'ai compris que c'était lui qui avait souhaité un peu de distance, à l'époque nous nous voyions avec d'autres amis, et je pense que certains ne lui convenaient pas. Et puis pris avec les enfants, les familles ..... ! Après, c'est assez difficile de reprendre contact. C'est fait. J'espère sincèrement que nous allons garder cette relation parce qu'on se ressemble beaucoup et qu'il est facile pour moi d'échanger avec elle. Nos maris ont eu l'air de très bien s'entendre.

Voilà, nos week end ne sont pas tous aussi chargés. L'été s'annonce et peu de dates sont cochées alors que pour la plupart l'agenda est plein. Nous avons eu l'habitude de rester disponibles pour les travaux nombreux à la belle saison. Et par précaution, peu de prévisions. Il y a de toutes façons de nombreuses propositions autour à cette période. On peut sortir même si rien n'est prévu à l'avance.

Les activités s'arrêtent un temps, c'est parfois un peu déstabilisant. Mais c'est pour mieux repartir après !

Et pour vous, quand les activités s'arrêtent, ça vous fait quoi ?

 

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22 juin 2016

Pour les impromptus littéraires - quand on referme un livre

Savez vous qu'une fois le livre fermé
Les mots continuent à s'amuser

Ils sont beaucoup moins sages
Que lorsqu'on les lit

Heureusement car s'ils dansaient
On n'y arriverait pas

Me voilà triste, le roman terminé
les larmes au bord de la dernière phrase
Si triste, comme moi

Comment m'endormirai je demain soir
Je n'ai plus d'histoire

Eux changent de mains facilement
Ils s'en réjouissent même
Un nouveau, une nouvelle

Eternels les mots
Toujours beaux les mots
Toujours attendus

Ils ont un avenir
Ils le savent, ils le fêtent
de page en page

J'ai laissé tomber le livre par terre

Croix de bois, croix de fer

Si je mens je vais en enfer.

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