29 juin 2016

Pour les impromptus littéraires

Depuis que j'ai découvert cet "atelier", peux pas m'empêcher de jouer .... 

L'ART DE FAIRE SA VALISE 

Elle a le teint blafard
Devant son grand placard
Faire sa valise un art
Elle s'y prend toujours tard

C'est qu'elle ne sait pas bien
Ce dont elle a besoin
Fera t il chaud ou froid
Tel est son grand tracas

Alors elle met de tout
Pourtant c'est le mois d'août
Elle empile, elle entasse,
Faut pas qu'elle se tracasse

La valise marron
Bientôt fait le dos rond

Il n'a rien vu encore
Il est toujours dehors
Quand il va revenir
A son tour le plaisir

Pour lui trois fois rien
Elle le connaît si bien
Il aura la valise
La petite, la grise

Voilà qu'elles sont prêtes
La grise et la marron
Il faut dormir peut être
Demain ils partiront

Posté par melancolie85 à 18:31 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Que faire de cet été ?

L'été. Ils le fêtent encore ce soir dans la ville d'à côté. Il y a déjà eu la fête de la musique. Je n'y suis pas allée. Ils remettent ça. Je me demande si trop de fêtes ne tuent pas la fête. Personne n'en a assez ? Ben moi, ça me saoule s'il y en a trop. Le soleil n'y est même pas à la fête. J'aimerais traîner le soir dehors, dans le jardin, près de mes fleurs. Il fait pas assez chaud pour ça.

L'été. Si peu de choses de prévues. Une date de concert. Pas de pique nique organisé. Il faudra les inventer. Peut être. J'aime bien les pique-niques.

L'été. Est ce qu'il fera la température que j'aime : 25. C'est 15 ou 32, le choix est rude.

L'été. Tout le monde part ou pas ? Je ne sais pas trop. Certains le disent, d'autres pas. Je ne retiens même pas.

L'été. Le jardin, ça commence à donner : des courgettes, des fraises et des framboises. Bientot des haricots verts. Les tomates n'ont pas bonne mine.

L'été. Plus d'écriture, et bientôt plus de chorale. Lundi dernier, on a chanté comme des fous. Il y a une chanson où j'ai merdé.

L'été. Je veux des beaux couchers de soleil comme l'an dernier, là où j'allais le soir, parler avec ma mère.

L'été. Est ce qu'on pensera à moi pour quelques propositions de sortie ? Ou alors dois je les créer ? sans doute.

L'été. La sieste ? pourquoi pas.

L'été. Des livres. Lesquels. A vous lire, je ne sais plus tant il y en a qui me tentent. Je voudrais ratrapper tout le retard.

L'été. Du courage. Tant de trucs qui trainent partout. Je sais pas.

L'été. Plus de kiné. J'ai fini mes séances et pas renouvelé. Pourtant ce n'est pas vraiment ça encore. Peut être voir ailleurs.

L'été. Prendre les cours de dessin que j'ai reçus en cadeau, si elle est d'accord. Que vais je faire en dessin ? Je n'ai pas dessiné depuis l'école, et je suis nulle en dessin.

L'été. Voir la mer ? Trop de monde maintenant. J'ai raté, j'y suis allée une seule fois en juin.

L'été. Est ce que j'aime l'été ?

L'été. Et vous, vous aimez l'été ? Comment vous le voyez ?

 

L-ete_dossier_large

Posté par melancolie85 à 18:24 - Commentaires [8] - Permalien [#]

27 juin 2016

quelques moments....

Je n'ai plus pensé à écrire sur la CNV,  séance d'un dimanche passé. Se retrouver à 5. Parler de la fin de saison. Y aura t il une autre séance pour cloturer ? pas sur, cela dépend, si on est 4 on la fait.  Et pour l'an prochain, l'animatrice ne souhaite plus continuer sous cette forme. Elle proposera des jours entiers "stages", avec un thème, et ouverts à tous. Si l'on veut participer, il faudra s'empresser de s'inscrire car ce sera pour un certain nombre de personnes. Ce sera différent, il n'y aura plus le petit groupe. Je n'osais rien dire. L'une de nous a osé dire que nous allions lui manquer sérieusement. Finalement, je crois qu'on le pensait toutes, une seule l'a exprimé, et je l'ai remerciée car je n'en pensais pas moins. Finalement, peut être pourrons nous garder le groupe mais sous une forme à inventer.

Cette fin de semaine fut chargée comme si peu souvent. Jeudi soir, j'ai commencé avec un repas de filles au restaurant, à 4. Du même âge. Presque voisines. Nous l'avions fait il y a deux ans. Nous avons remis ça. Intéressant.

Vendredi soir, Assemblée générale de l'association. Si peu de monde. Presque uniquement le bureau. Bonne soirée quand même où nous discutons bien. Et finissons par les obligations de l'assemblée. Nous parlons de nos désirs d'évolution de l'association avec plus de propositions. Nous en reparlerons. Il y a cet homme qui dit combien l'asso lui apporte, combien il a besoin de savoir qu'il n'est pas seul à vivre l'anxiété. Moi aussi je suis contente de savoir que je ne suis pas seule. C'est un véritable handicap social. Même si je jongle avec maintenant. Il fut un temps où j'étais emprisonnée là dedans.

Dès samedi matin, je partais pour un atelier d'écriture à 45 mn de chez moi. Chez une écrivante. J'ai fait co-voiturage avec une autre fille. L'atelier a été maintenu malgré la faible participation. Celle qui recevait, qui est une amie maintenant, avait peur d'être débordée dans son petit appartement. Ce ne fut pas le cas. Elle avait préparé un petit repas pour nous le midi. Nous avons eu de jolies consignes, on a écrit à coeur joie, comme à chaque fois. L'après midi, l'atelier continuait mais dehors, dans un très joli parc où il y avait pas mal de monde, un peu trop à mon goût et qui parlait si fort parfois que ça pouvait être génant pour écrire. Ils nous regardaient étrangement avec nos cahiers en main. Ils prenaient des photos, plein de photos, et ensuite s'asseyaient pour les regarder. Je crois qu'ils finissaient par plus regarder les photos que la nature si belle et organisée à cet endroit. C'était le dernier moment d'écriture pour la saison.

Hier, au lieu de les recevoir chez moi, un couple d'amis est arrivé et nous sommes partis déjeuner dans un petit restaurant sympathique des environs, un moulin. Elle, c'est l'amie retrouvée. On a du passer 20 ans sans se voir , on avait l'impression que c'était hier. C'était vraiment simple et facile. J'ai compris que c'était lui qui avait souhaité un peu de distance, à l'époque nous nous voyions avec d'autres amis, et je pense que certains ne lui convenaient pas. Et puis pris avec les enfants, les familles ..... ! Après, c'est assez difficile de reprendre contact. C'est fait. J'espère sincèrement que nous allons garder cette relation parce qu'on se ressemble beaucoup et qu'il est facile pour moi d'échanger avec elle. Nos maris ont eu l'air de très bien s'entendre.

Voilà, nos week end ne sont pas tous aussi chargés. L'été s'annonce et peu de dates sont cochées alors que pour la plupart l'agenda est plein. Nous avons eu l'habitude de rester disponibles pour les travaux nombreux à la belle saison. Et par précaution, peu de prévisions. Il y a de toutes façons de nombreuses propositions autour à cette période. On peut sortir même si rien n'est prévu à l'avance.

Les activités s'arrêtent un temps, c'est parfois un peu déstabilisant. Mais c'est pour mieux repartir après !

Et pour vous, quand les activités s'arrêtent, ça vous fait quoi ?

 

Posté par melancolie85 à 11:45 - Commentaires [5] - Permalien [#]

22 juin 2016

Pour les impromptus littéraires - quand on referme un livre

Savez vous qu'une fois le livre fermé
Les mots continuent à s'amuser

Ils sont beaucoup moins sages
Que lorsqu'on les lit

Heureusement car s'ils dansaient
On n'y arriverait pas

Me voilà triste, le roman terminé
les larmes au bord de la dernière phrase
Si triste, comme moi

Comment m'endormirai je demain soir
Je n'ai plus d'histoire

Eux changent de mains facilement
Ils s'en réjouissent même
Un nouveau, une nouvelle

Eternels les mots
Toujours beaux les mots
Toujours attendus

Ils ont un avenir
Ils le savent, ils le fêtent
de page en page

J'ai laissé tomber le livre par terre

Croix de bois, croix de fer

Si je mens je vais en enfer.

Posté par melancolie85 à 21:55 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Je lis

En ce moment je lis un roman. Ce livre, c'est ma mère qui l'avait acheté. Elle lisait peu, une revue qu'elle recevait, le journal aussi, du temps où elle allait bien. De la revue on l'avait désabonné, ça faisait mal au coeur, mais il y avait un coût, et vu qu'elle ne lisait plus.... Ce livre je l'avais rapporté chez moi il y a déjà longtemps. Elle l'avait acheté après que mon père soit disparu. Je me demande si ce n'est pas le seul livre qu'elle se soit acheté. J'avais commencé à le lire à un moment donné, bien avant qu'elle ne décède. Dernièrement, j'ai eu envie de le relire. C'est un roman régional, on retrouve l'histoire d'un petit paysan orphelin. Deux mondes existent : la paysannerie, la noblesse. Je ne l'ai pas terminé. J'ai l'impression qu'elle lit avec moi par dessus mon épaule. Je me dis qu'elle a lu aussi cette page, cette même page, ces mêmes mots. Qu'en avait elle pensé ? A l'époque j'étais bien trop occupée avec mes enfants, et mes migraines pour l'écouter un peu. Elle n'osait jamais s'imposer, alors la plupart du temps, on disait juste l'essentiel. Et on ne se serait pas attardé à parler d'un livre, quoique je pense me souvenir qu'elle m'en avait dit quelques mots.

Je regrette tellement ne pas avoir conversé plus avec elle du temps où c'était possible. J'étais embarquée dans ma vie, je ne prenais pas le temps. Et on en avait tellement soupé avec mon père, que du jour où il est parti, j'avais pris le temps de respirer et de ne pas m'imposer à aller chez elle trop souvent. C'était idiot comme réflexion. Je ne penserais plus du tout ça aujourd'hui si c'était à refaire. C'est comme si j'avais voulu lui faire payer la vie qu'on avait eue. Ce n'était surement pas de sa faute. Et elle ne nous réclamait pas. Elle avait pris le temps de se relier davantage aux autres, certaines personnes étaient venues vers elle, peut être aussi qu'il fallait lui laisser ce temps là.

Pour en revenir au roman, je retrouve même une odeur dans ce livre, une sensation. Elle avait du aimer car il parle de la vie qu'elle avait connue, sauf la vie de chateau. Mais la religion, le travail, les habitudes étaient là, celles de notre région.

Posté par melancolie85 à 16:11 - Commentaires [6] - Permalien [#]


21 juin 2016

L'été

Déjà l'été. Vu le temps qu'il fait, on a du mal à y croire. Finalement, je ne suis pas si pressée d'avoir très chaud. Et je ne suis pas si pressée de voir l'année courir à grandes enjambées de Noel à la Toussaint, comme si le film passait en accéléré. Parce que plus les années passent, plus ça va vite, on dirait.

L'été, pas vraiment encore là. Nous ne sommes pas allés vendredi à la fête de la musique de la commune, le temps n'étant pas stimulant, et puis il y avait eu ce douloureux évènement de la semaine. Il revenait de la sépulture, je n'y suis pas allée. Lui est allé d'abord le voir, avec le groupe qui oeuvrait avec lui, puis aussi à la sépulture. J'étais avec eux par la pensée. J'y suis encore. Je pense à son fils, à sa compagne, je ne les connais pas mais j'ai entendu parler d'eux. Il faut réorganiser, en ce qui nous concerne, le groupe de travail.

Samedi, nous sommes allés dans l'endroit préféré, une petite ville à 45 mn de chez nous, que nous aimons beaucoup, avec quelques amis, pour dîner : un menu très raffiné, j'ai beaucoup aimé. Et puis c'est tellement beau là bas, on se croit en vacances. Et dire que pendant des années, nous avons quasiment ignoré ce lieu.

Dimanche, nous avons osé, surtout lui, aller chez des amis qui gardaient leur petite fille pour la première fois. Ils nous l'avaient fait savoir. Je n'aime pas trop m'inviter. Ce fut chose faite et nous sommes allés nous balader avec eux et la petite, à pied dans la ville et dans un joli parc.

C'était un week end chouette.

 

 

Posté par melancolie85 à 18:59 - Commentaires [3] - Permalien [#]

17 juin 2016

V E N D R E D I

Jeu d'écriture.

Un poème avec chaque lettre du mot VENDREDI pour écrire des vers

et les faire rimer s'il vous plait.

Par le biais des commentaires, donnez le premier vers, et pour les suivants reprenez celui ou ceux d'avant

de façon à lire l'ensemble.

Merci et bon VENDREDI !

 

Résultat : le 19 juin

Vivre la vie sans attache aucune
En profitant de chaque instant
Ne pas demander la lune
Danser sur les ailes du vent
Réitérer une vie sans rancune
Entonner un chant émouvant
Dire que la vie il n'y en a qu'une
Inventer chaque jour en souriant

 

Merci aux participants.

 

Posté par melancolie85 à 14:40 - - Commentaires [12] - Permalien [#]

16 juin 2016

Les impromptus littéraires - le magicien de la couleur

Chaque matin doré
Le soleil s'empressait
D'aller la voir pousser
Au milieu des forêts

Cette maison champignon
Tous les jours grandissait
Les lutins travaillaient
A son évolution

Elle était toute en bois
Normal dans un bois
Il fallait qu'on la voit
Alors on la peigna

Pas bien riches ils étaient
Le peintre avait donné
Tout ce qui lui restait
Des pots abandonnés

Les couleurs firent merveille
Le toit était groseille
La porte toute à rayures
Les volets bleu azur
Les murs à petits pois
La cheminée on l'oublia

Posté par melancolie85 à 18:53 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Je me souviens

C'était à une soirée, récemment. Elle me parle du passé, me dit qu'elle a travaillé dans cette entreprise. Moi aussi. Même époque. Elle me dit le service, je dis le mien. Cà met un peu de temps à revenir, je lui ai déjà dit que je ne me souvenais pas. On parle d'autre chose. Soudain, tout me revient. Elle n'avait pas été gentille avec moi. Je revois la scène. Je ne lui en parlerai pas. J'avais tout oublié. Il y a des souvenirs enfouis. Pourquoi la vie l'a réveillé ce soir là ? j'aurais pu ne jamais revoir cette femme, je l'ai revue, elle était très gentille à cette soirée, nous n'avons plus le même âge. Elle m'avait fait avoir honte, j'avais 16 ans et elle guère plus, sauf que je faisais très jeune, gamine, et pas elle, déjà femme. J'avais du prendre sur moi, comme tant de fois, je serrais les dents et j'avais tout fait pour oublier le plus vite possible. Je voulais garder mon boulot d'été.

Posté par melancolie85 à 18:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 juin 2016

Il y a des jours

Il y a des jours à mauvaise nouvelle. C'était hier soir. Un coup de fil. Un décès. Une relation, beaucoup de chemin parcouru ensemble entre lui et lui, du travail au sein d'un conseil d'administration, hier il s'est envolé pour toujours. Un accident de travail. Un homme encore jeune. Un battant. Ceux qui l'entourent sont abasourdis. Comment peut on disparaître aussi tragiquement ? Cà chamboule. Et puis une autre mauvaise nouvelle : suite de maladie. Un homme, le père d'une jeune fille que l'on connaît bien. C'est trop souvent en ce moment.

Voir les gens dans la peine. Ne pas savoir quels mots.

Et puis pour terminer la soirée, répondre à une demande. Elles veulent venir me voir, m'apportent des fleurs. C'est mon anniversaire très en retard. Et elles se rattrapent. Autour d'une tarte et d'un café, les voisines passent un bon moment.

Les jours sont gris et rose en même temps.

Posté par melancolie85 à 21:45 - Commentaires [4] - Permalien [#]