30 mai 2010

Franchement

Mais qu'ai je donc à craindre de tous ces gens ? Franchement RIEN. C'est plutôt de moi que je dois me méfier. Allez, commencer à méditer là dessus. JE N AI RIEN A CRAINDRE DE TOUS CES GENS.

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27 mai 2010

periode de stress

Autant le week end dernier était bon, autant les jours à venir me font peur et pourtant je dois trouver la solution. Hier soir je vais à la gym (je n'y suis pas allée depuis 3 semaines), et la prof me le fait bien remarquer. A la fin du cours, on discute un peu et je lui dis que c'est bientôt le gala et que ça me tracasse. "Arrête ça me dit elle, tous les ans c'est pareil, tu te rends malade, qu'en pensent tes collègues, ils devraient faire quelque chose ?" Oui, je me torture, mais dans la T.C.C. il faut s'exposer, ça fait partie de la guérison. On ne peut pas toujours fuir. Et pourtant ça m'arrangerait tellement. Alors j'ai écrit un mail à une collègue lui exposant mes angoisses. J'ai eu une réponse compréhensive mais évasive, qui ne me dit pas ce que je peux faire et ne pas faire. Finalement, j'aime préparer ce gala, mais dans l'ombre. Quand je serai confrontée à toutes ces gamines, et ces parents, et ces spectateurs, je perds pied. Ma tête est vide. Je ne sais même plus rendre la monnaie. Mais comment voulez vous que mes collègues me comprennent. Quand j'en parle un tout petit peu, vraiment un tout petit peu, c'est à peine s'ils m'écoutent, pensant juste que c'est un petit trac. Et puis l'une d'elle m'a dit un jour à la maison qu'elle ne supportait pas les gens qui se plaignaient. Alors je ne me donne à peine le droit de me plaindre. Pourtant c'est un appel au secours quand j'en parle, mais je n'ai pas de réponse, pas celle qui me convient. Pour être bénévole, faut il être performant partout ? Encore une fois, je me dis que si je démissionne, alors là je n'aurai plus aucun contact avec les gens de ma commune puisque toute la semaine je suis isolée en campagne, et que je ne vois pas ce qui poura m'entraîner vers les gens. Là, c'est le motif. Gérer une asso. Mais sans s'exposer c'est dur. Je sais, je rabache, tout le temps la même chose, tout le temps à la même époque. Mais à force de sortir le mal, à force d'y mettre des mots, est ce qu'à un moment, je ne vais pas trouver la solution ? A l'asso des anxieux, on nous dit de parler de nos maux, de nos émotions. Les gens qui n'ont pas de problème sont ils prêts à entendre ?

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26 mai 2010

les bons moments !

De vendredi à lundi, la vie a été comme je l'aime. Vendredi soir, AG de l'asso des anxieux où je retrouve des gens que j'apprécie, nous partageons les mêmes difficultés. Samedi, journée ordinaire. Dimanche, nous étions invités chez une amie de toujours, amie d'enfance pour ses 50 ans. Elle réunissait ses frères et soeurs et nous. J'ai été touchée par cette intention, elle me montrait ainsi combien je comptais pour elle. Aussi, je lui fais un poème qui l'a beaucoup émue. Repas et ballade en forêt, moment très sympathique où je n'éprouve aucune difficulté sociale. Lundi, c'était l'anniv de ma fille : 25 ans. Avec ma belle mère, nous lui avions fait un beau chapeau jaune et vert comme le veut la tradition, j'ai adoré faire ça. J'ai préparé le repas et nous avons tout emporté chez elle, table, chaises, etc, car elle est installée depuis peu dans une petite maison mais il manque beaucoup de chose pour recevoir 11 personnes. Je suis même allée chercher ma mère pour déjeuner avec nous. Ma fille savait qu'il y aurait ses grands parents, nous et ses frères. Il y a eu la surprise du parrain : il n'est pas de la famille, c'est un ami. Aussi, elle n'en avait rien dit, et moi non plus, mais comme elle proposait d'inviter les oncles et tantes, cousins cousines l'après midi pour le goûter, j'ai aussi mis le parrain dans la liste des mails d'invitation, qui a répondu ok. Je l'ai rappelé pour lui dire de venir déjeuner. La surprise a été réussie. Déjeuner tout simple. Petite ballade. Ensuite ma soeur et son mari, à ma très grande surprise, sont venus, ainsi que la soeur de mon mari et son homme. Cela fait vraiment plaisir. Par contre, aucun des cousins n'est venu. Des moments de joie comme ça font vraiment du bien. Elle a été comblée de fleurs et son cadeau a été dans la gamme "utile" : un lave linge. Oui ce n'est pas très glamour mais c'est très utile.

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19 mai 2010

les p'tits miracles

Il faut savoir les voir, enfin quand je dis miracle, faut pas exagérer. Exemples :

- dimanche : je me suis réveillée avec un mal au cou, au dos, y a un problème, je dois attendre pour appeler un ostéo, et là vraiment je ne suis pas bien, je souffre, ne peux pas faire grand chose, je me traîne. Et bien, alors que bien des fois, je ne verrais personne, mon homme travaillant, une voisine vient me voir à l'improviste. Cà me réjouit, nous prenons le café et refaisons le monde. Pendant ce temps là j'ai un peu oublié ma douleur et je ne me suis pas ennuyée.

- hier soir : panique, j'ai oublié d'aller acheter du pain pour ce soir. Et, sans pain, impossible chez nous de manger. Je pars en voiture en priant pour que la boulangerie ne soit pas fermée. Elle n'est pas fermée mais en pensant devant la vitrine, je ne vois pas de pain. J'aurais bien pu partir. Mais j'y vais en espérant qu'ils vont bien me trouver au moins un vieux crouton quelque part. Et quand je leur dis "vous n'avez plus de pain", elle sort d'une étagère qui n'est pas en vue, un pain ou une baguette, ils étaient réservés jusqu'à 19 h mais le client n'est pas venu. Le pain est donc pour moi. Wouah, ce n'est pas grand chose, mais quelle petite joie dans ma tête. Sinon je serais rentrée chez moi penaude.

Alors oui, ce n'est pas grand chose, mais j'adore me rendre compte de ces petits miracles qui arrivent au bon moment. C'est aussi parfois une lettre qu'on n'attend pas, un coup de fil, etc. Il suffit d'y être attentif et ressentir. J'aime. Il faut aussi que je sois disponible dans ma tête pour les observer.

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17 mai 2010

Je cherche !

Depuis tant d'années, je cherche. Je cherche dans le passé, je cherche dans l'avenir. Je cherche la vérité, la pureté, le vrai, le beau, l'amour, le merveilleux. Je n'aurais pas assez d'une vie pour trouver l'idéal. Je cherche le dieu à aimer, celui qu'on me propose ne me convient plus. Je veux autre chose, je ne veux pas la bêtise, je ne veux pas l'injustice, la maladie, le mal de vivre, la médiocrité, l'orgueil, la supériorité, la prétention, la mise à l'écart. Je veux un monde merveilleux comme je l'imagine depuis toujours je crois. Et comme il n'existe pas, je me sens mal souvent. Froissée, heurtée, bouleversée, à cran, je suis. Voilà mon hypersensibilité est bien vivante, elle.

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15 mai 2010

Au service !

Il arrive (le fils aîné), il me demande d'aller le chercher à la gare mercredi soir : je rate ma gym. Il m'a dit après qu'il aurait pu se débrouiller, revenir en stop, impossible dans ma tête de ne pas m'exécuter. Trop de conscience. Le deuxième (fils dernier) arrive aussi avec 2 copains qui vont dîner aussi, dormir aussi et faire bcp de bruit en rentrant tard dans la nuit. Charmant. Ouf ils repartent. Jeudi : est ce que je peux venir déjeuner ? (la fille du milieu) Bien sur que oui. Je prépare pour 5.

La peinture, le ménage, ce sera pour plus tard. Je cuisine. Elle arrive à son tour (l'amie du grand fils). Re-cuisine. Vendredi : il veulent aller se promener et rechercher quelque chose. Je les accompagne. Jolie ballade. Recherches fructueuses. Hier soir, ils partent pour la soirée et un peu plus. Elle passe (la soeur), ça fait plusieurs mois que je l'avais vue. Je pourrais en faire un article mais ce serait trop long. Elle passe me porter la déclaration d'impots de ma mère pour que je la remplisse. L'air super content de me voir, ça fait peur. Ouf, je me repose dans le canapé en regardant Thal. Aujourd'hui, un peu de répit, je pense, jusqu'à ce soir. J'ai les courses à faire, la peinture, la visite à ma mère, l'achat et plantation de fleurs, etc. etc. et je suis là devant mon ordi. Cà va être dur. Dire que ma coiffeuse la semaine dernière me demandait : vous partez en week end ? Euh non, nous sommes très sédentaires. Je suis un peu fatiguée.   Ils ont un sacré côté Tanguy.

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13 mai 2010

Peut être que .....

- ceux qu'on ne voit jamais nulle part sont comme moi

- nous sommes nombreux à vivre avec cette phobie de la société

- moi j'ose en parler plus que certains

- ce n'est pas une maladie

- on peut changer

- on a d'autres qualités

- faudrait décider d'assumer

- ceux qui passent par ce blog sont contents de voir qu'ils ne sont pas seuls

Peut être.

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12 mai 2010

j'aimerais

avoir des trucs drôles à vous raconter. Je ne viens ici que pour me plaindre, que pour constater que je n'avance pas. Je viens de faire un tour sur beaucoup de blogs et je me rends compte. C'est désespérant d'être comme ça. Pourtant j'aime rire, je vous assure. Mais quand j'écris, je suis portée par une certaine mélancolie et mes mots sont tristes. Je rêve d'être plus optimiste. C'était juste une petite note pour dire que je regrette de vous embêtter avec mes bas plutôt que mes hauts. J'espérais plus de partage, il y en a, je vous remercie celles et ceux qui laissent des commentaires. Cà me fait plaisir. Penser que je ne suis pas totalement indifférente aux autres m'aide. Tellement peu d'estime de moi. Conditionnement d'enfance. Il faut que je pense à noter les choses drôles, mais ce n'est pas si souvent.....

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09 mai 2010

me suis protégée !

C'est lui qui est allé à ma place à la soirée où je devais travailler. Il m'avait proposé cela. Pour ce qui me gêne terriblement, dans le cadre de l'asso, si c'est possible, il veut bien me remplacer. En fait, il n'y avait pas vraiment besoin. Il y avait très peu de monde à ce petit spectacle de jeunes, ils étaient quasiment aussi nombreux derrière le bar à servir que devant à consommer. Pendant ce temps, je suis allé chercher à la gare mon fils et son amie. Aucun problème pour moi. J'aurais pu avaler des kilomètres et des kilomètres. J'étais ainsi bien soulagée. Hier, samedi, j'avais convié deux couples d'amis pour le soir pour fêter mon anniversaire en avance. Et oui, c'est demain. 51 demain. Nous avons ensemble été visiter une installation technique qu'ils n'avaient pas encore vue, dans le cadre de notre boulot : unité de compostage et toit photovoltaïque. Puis j'avais préparé un apéro dinatoire que j'ai bien réussi, il me semble. Toasts au foie gras, radis, pistaches, graines de courge,  pizza maison, toasts chèvre miel, et crumble accompagnés de très bons vins du sud. Pour finir un café ou tisane. Ils sont partis vers 1 h. J'étais contente. Parmi ces amis-là, il y en a un qui parle souvent argent, trop argent. Hier soir, pas de dérapage, c'est bien pour mon anniversaire, ils ont été parfaits. L'un des couples part en voyage demain. Un voyage offert par son entreprise par le biais d'un fournisseur. Il nous a dit qu'il sentait poindre la jalousie autour de lui. Ah, pas simple. Aujourd'hui, les enfants sont là, je pense qu'on va encore un peu fêter mon anniv. Tout est calme dans ma tête. Un peu de répit me fait le plus grand bien. Bon dimanche.

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06 mai 2010

Je ne voulais pas faire comme eux

A voir mes parents avec si peu de vie sociale, je voulais faire autrement. C'est mon père qui commandait et ma mère acceptait tout sans rien dire. J'ai vu des photos d'eux étant jeunes, ils sont en groupes avec des amis. Alors, pourquoi tout a changé ? Je les ai rarement vu avec beaucoup de gens, seulement aux mariages, mais le dernier où je suis allée avec eux, j'avais 9 ans. Après j'y allais seulement avec ma soeur. Ils ne venaient plus. Ma mère est venue seule au mariage de ma soeur et au mien. Le dimanche, parfois, de la famille venait nous voir. Il arrivait que mon père faisait semblant de ne pas être là, il ne voulait voir personne. Quand je me suis mariée, j'avais un peu cette habitude de vie, ne pas être dérangée, il m'est arrivé également de ne pas ouvrir. Puis au fil du temps, je me suis dit que je voulais autre chose : plus de partage avec les gens. Mais c'est compliqué pour moi. Cette histoire familiale me poursuit. Je fais ce que je peux mais je crois que j'ai mis la barre trop haut pour certaines choses, notamment le bénévolat. Je n'y arrive pas, je n'y arrive pas. Respecter ses limites peut être, même si c'est décevant, même si ça semble tellement différent de beaucoup de gens. Je dis souvent à mon mari qui parfois veut me faire la leçon : demande donc à un paralysé de se mettre à marcher, il ne pourra pas, alors demande donc à un phobique de ne plus être phoblique, ce n'est pas si simple.

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