07 novembre 2010

les idées vampires

Vont elles me lâcher ces idées vampires :

- est ce que j'y vais ou pas, si j'y vais je risque d'être mal à l'aise, si j'y vais pas je serai frustrée

- est ce que je suis aimable, pas sur vu que souvent j'tire la tronche, je ne parle pas, je hurle, comment être aimable ?

- est ce que je suis vieille ? ben vu que je garde mes cheveux gris et que j'ai pris un peu de poids, on ne me dit plus que je fais 10 ans de moins ? Faudrait peut être se refaire des couleurs

- est ce que j'ai peur des gens ? ça dépend, pas de tous, mais il y a encore des ambiances où j'ai du mal : tout ce qui est de l'ordre du cadre sportif, associatif parfois.

Des idées comme ça, il y en a bien d'autres, elles me vampirisent, me bouffent mon énergie, faudrait que ça cesse vraiment. Hein Jeanne. T'en penses quoi ?

Posté par melancolie85 à 15:09 - Commentaires [6] - Permalien [#]


03 novembre 2010

la suite....

Cà va déjà mieux, hier j'ai fait le minimum. J'étais tellement fatiguée. Je me rends compte combien ça mine. Aujourd'hui, je me suis remis au bureau. Puis cet après midi, j'ai enfin porté les fleurs puis visité ma mère. On n'étais pas nombreux au cimetière, j'ai pris mon temps, j'ai visité la tombe de mon père où j'ai déposé une composition, puis celle de ma tante où j'ai déposé un cyclamen blanc. Puis celle d'une ancienne voisine, et d'autres. Il y avait une fine pluie mais j'étais bien. Après je suis allée voir ma mère qui était à peu près bien, nous avons marché dans les 2 grands couloirs, vu la saison maintenant c'est ce que je ferai à chaque visite. Volontairement car je n'avais pas envie de me stresser davantage, j'ai zappé la gym de ce soir, il aurait fallu me dépêcher et puis faire face aux regards. Quand je ne suis pas d'humeur, je préfère m'isoler. Je n'ai pas de nouvelle de l'aîné, il n'est surement pas bien, c'est à cause de sa rupture, je pense qu'il regrette. Je me sens fragile.

Posté par melancolie85 à 20:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 novembre 2010

week end gris

On recevait dimanche, et ça a mal démarré, bien sur j'étais stressée : mon ménage à faire, la cuisine, et les enfants qui étaient là. Quelques mots déplacés et là c'en était trop. J'ai réussi à tenir le temps de recevoir mes invités. Puis, après tout est parti en vrille. Je me suis pris la tête. Hier je n'ai quasiment pas quitté mon lit. Je suis k.o., vidée, secouée .... L'aîné n'est pas bien, et voilà pourquoi. Il ne comprend pas notre vie, là, j'essayais que tout soit bien pour mes invités, et lui complètement décalé au milieu de tout ça, insupportable. Le plus jeune qui attendait que je prépare tout, sans se rendre compte qu'il pouvait m'aider. Il l'a compris trop tard. Je suis mal, j'ai mal. J'espère que tout va se calmer. Je n'ai pas fait de visite de cimetière et pourtant j'avais acheté des fleurs, elles sont dans le garage pour l'instant. Je pense aller les porter demain, totalement en retard, mais tant pis. Hier soir, ma belle soeur et mon beau frère sont passés, je ne les ai pas vus, il ne fallait pas que je vois quelqu'un, soit je m'effondrais, ou soit je les mangeais tout cru, puisque tout m'énervait, tout était nul. Il dit aux enfants que je suis malade. Suis je malade ? Aucun médecin ne m'a dit que j'étais malade, seulement cyclothimique.

Posté par melancolie85 à 19:48 - Commentaires [4] - Permalien [#]

26 octobre 2010

ce matin, de ma porte d'entrée,

2010_10_062

j'ai vu "TOUTE LA BEAUTE DU MONDE" et je vous offre ces rayons !!!!!!

Posté par melancolie85 à 14:36 - Commentaires [8] - Permalien [#]

la tête et les mains

Ma tête n'arrête pas : des idées, des envies,   mais ça en reste là, les mains ne suivent pas. Je pense à Noël, tous les ans, je me dis que je vais faire des tas de trucs pour offrir à tout le monde, à mes quelques amis, à la famille (et pourquoi pas aux blogueuses ? d'ailleurs je me demande comment vous faites parfois vos échanges, il faut tout de même récupérer les adresses). Je sais tricoter un peu, surtout sans les aiguilles, de belles écharpes, crocheter aussi, faire un peu de pâte à sel. Tous les ans, Noël arrive avant que j'ai commencé quoi que ce soit, car le temps me file entre les doigts. Je ne vais pas au bout de mes idées. Autrefois, avec ma mère, on était complice, on achetait des livres et on s'exécutait, on se soutenait, on en parlait beaucoup, hélas ce n'est plus possible, et je n'ai personne autour de moi avec qui je puisse ressentir ça. J'ai recherché récemment sur le net des modèles de béret, trouvé quelques uns, est ce que je vais m'y mettre, je ne me sens pas super motivée. Parfois, je pense à interpeller quelques personnes et les inviter à nous réunir une fois par semaine avant Noël pour bricoler ensemble. On l'avait fait pour les roses pour un mariage ou pour des orchidées pour une fête de famille. Je préfère ce genre de réunion que les réunions Tu.....ware, ou Beurk berk. Parfois je rêve aussi d'un groupe de marche en semaine, en dehors de la gym, mais je n'ose pas. Dimanche matin, j'ai eu une idée pour un futur gala de ma fille, je cherche souvent pour elle, enfin c'est aussi que ça me plait : j'ai trouvé "la danse en 3 D" ce serait trois parties genre Définitition, Détente, Délire. Je lui ai soumis, on verra bien. Il me vient des tas d'idée dans la tête que je n'ose mettre en oeuvre. Quand j'étais petite, j'aimais faire du théâtre avec mes copines, elles non. On improvisait complètement. Aujourd'hui je suis incapable de monter sur scène, dans mon atelier d'écriture, prochainement il y a un stage théatre sur deux jours, je n'ose pas, peur de m'en rendre malade, peur du ridicule, sachant qu'à partir des textes écrits, il faut les dire. Je suis loin de tout ce que j'aimerais faire.

Posté par melancolie85 à 09:54 - Commentaires [4] - Permalien [#]


25 octobre 2010

l'automne est là, je confirme.

C'est bien gris dans ma tête une fois de plus. Envie de pas grand chose, surtout ce week end. Prise de tête avec lui. Je suis en mode "boudeuse". Allez, croire une fois de plus que ça va vite passer.

Dernièrement, qu'est ce que j'ai fait ? Il n'y a pas d'atelier d'écriture, ça me manque, ça reprend dans deux semaines, je crois vraiment que ça m'aide à évacuer ou bien à aimer, je ne sais pas trop. J'ai fait une journée "shopping", il y avait vraiment longtemps que ça m'était arrivée. Je parle d'une vraie journée : je pars dès le matin, en ayant eu soin de préparer de quoi rassasier trois hommes travailleurs des champs le midi. Je passe chercher une amie qui m'a proposé cette journée, elle a quelques jours de repos et me propose donc une journée entre nous. Tout de suite, je lui avais dit oui mais pour une ville précise où je veux découvrir un magasin. Elle y est déjà allée la semaine d'avant mais ça ne lui fait rien. C'est une championne en shopping, elle y passe une bonne partie de son temps libre. D'ailleurs, ça m'inquiète un peu car parfois, j'en ai un peu marre, mais bon j'ai dit oui, alors allons y. Peu de monde à cause de la grève. On trouve le fameux magasin où les vêtements sont bio. J'y achète un jean et une tunique, ce seront mes seuls achats. Ensuite, on entre dans une galerie de peinture, un peintre est là, il peint, c'est fou comme j'aime voir un peintre qui peint et de plus, il discute, il est sympa. Moment agréable. Encore des magasins de fringues puis vient l'heure du repas. Une petite crêperie. S. ne voit personne à l'intérieur et hésite, elle n'aime pas quand il y a personne, je dis : et bien, il y aura nous. Après nous, il y a eu seulement 2 personnes, c'est la grève, on nous dit que les commerces en patissent. J'ai fait un extra, je me reconnais à peine : galette chèvre, pomme, chocolat. Bon mais écoeurant. Puis ma crêpe caramel. Ce que j'aime ça les crêperies ! la bonne bolée de cidre ! hum ! puis encore quelques magasins de fringues, j'avoue que je regarde sans plus, et elle, elle essaie, elle cherche, elle fouine, elle achète. Ouh la la, je fatigue. J'aperçois les grèvistes qui passent. Le magasin ferme son rideau. Je n'ai pas l'habitude, je suis un peu inquiète. Les manif c'est pas mon truc. Retour par un endroit où il y a une vente de chaussures. S. connait quelqu'un là bas et on y retrouve aussi sa soeur. Vite fait, bien fait, je me trouve une paire de bottes noires et une paire de chaussures. Pendant qu'elles se mettent des tas de bottes de côté, pour essayer. Puis je décide de les quitter, quelqu'un peut ramener S. La soeur de S. arrive à ce moment à la caisse avec 5 paires de bottes dans les bras (je crois qu'une est pour sa fille) mais les autres ? Sachant que tous les ans elles vont à cette vente. Je suis sidérée par cette consommation : c'est dingue. J'ai une seule paire de bottes depuis 3 ans et je viens donc d'en acheter une autre paire. Je n'y comprends rien. Des tas de fringues, des tas de bijoux, des tas de chaussures, à quoi ça leur sert. Décidément je ne serai jamais de la même planète que beaucoup de femmes. Je suis obligée de me rendre à l'évidence, je suis donc "un cas". Je suis contente de cette journée qui m'a changé d'air, mais je me demande si la prochaine fois, je n'irai pas seule. Aurais je le courage ? Flaner dans les rues et découvrir des petites boutiques originales c'est sympa, encore faut il avoir les mêmes gouts.

Je ne suis pas allée à la gym la semaine dernière, pas envie. Aujourd'hui j'ai fait dix km à pieds avec une voisine.

Je voulais dire aussi que samedi, avec mon homme, nous sommes allés voir le théatre chanté, rien que tous les deux. Nous avons rencontré quelques connaissances et échangé à la fin. Nous n'avions convié personne à venir avec nous. Je raconte ma vie, c'est un peu idiot n'est ce pas.

Posté par melancolie85 à 20:34 - Commentaires [1] - Permalien [#]

17 octobre 2010

proposition

Samedi prochain, il y a un spectacle "théatre chanté" près de chez moi. Je pense y aller avec mon mari et je propose à S. de nous accompagner avec son homme. Je lui propose par mail, il faut réserver les places. Elle répond qu'il faut qu'elle lui en parle et qu'elle me donnera réponse. Pas eu de réponse. Je la croise en faisant les courses hier matin. Entre temps, je lui avais refais un mail qu'elle n'a pas encore vu. Je lui repose la question. Elle ne lui en a pas parlé. Cà m'énerve. Nous avons eu parfois de longues discussions, nos maris font le même métier, j'ai choisi moi de rester à ses côtés pour l'aider, elle préfère avoir un autre métier et être indépendante, elle ne supporterait pas l'idée de dépendre de lui. Je me rends compte qu'à chaque fois c'est pareil, il faut qu'elle ait son consentement pour des sorties, etc. Moi, je ne lui demande pas quand je veux sortir avec une amie. N'est elle pas dépendante d'une autre façon ? En tout cas je n'ai pas la réponse pour le moment et je ne peux pas réserver. Peut être tout simplement elle ne veut pas venir et n'ose pas me le dire.

Posté par melancolie85 à 10:17 - Commentaires [3] - Permalien [#]

15 octobre 2010

automne

Je suis toujours aussi peu productive, j'ai du mal à me lever le matin et le soir je suis super fatiguée. Les grosses tâches qui m'attendent risquent d'attendre encore un peu. Un "vrai" grand ménage de la maison, le déménagement du bureau, le tri du linge...  Je suis plus souvent dans mes pensées que dans mes actions. Ah les pensées, trouver le bouton "off". Je continue à sortir bien plus qu'autrefois. Lundi, c'était le dernier atelier d'écriture de la série. Je me suis réinscrite pour le prochain sans problème, malgré mon niveau bien au-dessous de la plupart. Mais c'est ma constatation à moi, personne n'en fait état. Je suis bien consciente que je n'ai pas eu la même éducation que la plupart des gens qui fréquentent ce genre d'endroit mais j'ai tout à y gagner. Je continue la gym aussi même si là, au niveau relations humaines, ce n'est pas ce que je souhaite, j'ai quand même un bon contact avec la prof, il ne faut pas oublier que c'est moi qui lui fait sa paye. Mais le sport est important, à présent je l'ai compris. Je suis également allée à une soirée spectacle cette semaine au profit d'Emmaüs, j'avais pris 2 places et mon mari ne pouvait pas m'accompagner à cause du travail, sinon il l'aurait fait, il est toujours prêt même si ce n'est pas vraiment son truc, j'ai cherché quelqu'un pour m'accompagner et ça n'a pas été facile, à chacune son excuse plus ou moins bidon, c'est là où encore je m'interroge sur la qualité des relations. J'y passerai ma vie à chercher comment les gens fonctionnent, qu'est ce qui les motive, comment je ne leur ressemble en rien. Je suis trop empathique ou bien alors ce sont les autres qui ne le sont pas assez. Je n'ai pas le droit de dire ça, je suis dans le jugement et je ne peux pas juger les actes des autres, je n'y suis pas autorisée.

Posté par melancolie85 à 11:13 - Commentaires [2] - Permalien [#]

06 octobre 2010

autour du 5

Texte écrit à l'atelier récemment. Nous devions choisir un thème soit n° 5 de Chanel, le club des 5, le 5e element, les 5 doigts de la main, la Renault 5 etc. J'ai choisi la Renault 5. Je vous préviens, c'est du vécu :

J'aurais voulu une Renualt 5. Après avoir obtenu le permis de conduire au bout de la quatrième fois, c'était le moment délicieux de me mettre au volant. J'aurais voulu une Renault 5 mais dans le garage m'attendait patiemment une deux chevaux verte, du même âge que moi. Mon père l'avait achetée d'occasion. Elle servit à mon grand-oncle, puis à ma soeur qui avait huit ans de plus que moi. Après s'être mariée, elle n'avait plus besoin de cette voiture. Mais on la garda pour moi. "Oui, dans quatre ans, elle fera bien l'affaire"disait-il. Elle aurait bien pu ne jamais me servir. Ma mère pensait que je n'arriverais pas à avoir mon permis. C'est vrai que ce fut laborieux : une fois, j'avais oublié de klaxonner en doublant un vélo, la deuxième fois même chose en doublant un tracteur et la troisième, j'avais failli rentrer dans un mur tant j'étais énervée. Je crois que l'inspecteur eut très peur. J'aurais voulu une Renault 5. C'était la voiture "spéciale jeune fille", celle qui donnait un air un peu branché. Mais on ne protestait pas, le paternel décidait et on obéissait. Je connus les joies de la deux chevaux : la porte qui s'ouvre à l'ancienne, les essuie-glaces qui s'arrêtent au stop, la honte quoi ! Ils s'amusaient de me voir arriver à l'entreprise où je travaillais. J'amenais un collègue qui pesait trois fois mon poids, soit-disant que la deux chevaux penchait du côté droit. J'aurais voulu une Renault 5 pour avoir l'air un peu plus riche, pour avoir l'air d'être quelqu'un. J'en avais soupé de l'occasion : le vélo de ma soeur, le vélo de ma mère, la mobylette de ma soeur. J'aurais voulu une Renault 5 pour être une fois dans ma vie comme tout le monde. Je n'ai jamais eu de Renault 5, et ce n'est pas si grave que ça !

Posté par melancolie85 à 15:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

04 octobre 2010

J'ai raté ma côte....

de boeuf, hier. Pff, beaucoup trop cuite. Le week end était chargé. Samedi c'était l'anniversaire de ma mère : 85 ans. Nous nous sommes réunis autour d'un gâteau avec la famille disponible. C'était sympathique même si ma mère ne s'est pas vraiment rendu compte qu'elle avait 85 ans, elle parle de 82. Elle ne sait pas où elle, ce qu'elle fait là, qui on est oui pour les plus connus, les autres, c'est bof, mais elle est sereine et c'est le principal. Le soir, nous étions invités chez notre salarié : petit repas et visionnage d'un petit film d'une fête où nous étions. Couchés un peu tard donc nuit courte car je devais préparer un repas pour 8 hier matin. Faire du ménage aussi (mon homme m'a aidé) car je n'avais pas eu le temps avant. Puis préparer mes entrées : une assiette avec des crudités, tomates, maïs, thon, carottes, courgettes, salade, oeuf, graines et une fleur de capucine. Pour ça je m'attribue une note correcte. Mais pour la côte, j'ai suivi scrupuleusement mon manuel du four, et c'est devenu "viande sèche à la mode argentine", c'est comme ça que nous avons baptisé ce plat avec mes convives en riant de bon coeur. C'est une astuce d'une invitée qui tient un petit restau et qui m'a dit que quand elle se plantait, elle changeait tout simplement le nom du plat, et ça passe. J'avais fait une purée de potimarron qui a sauvé l'affaire, et de la salade. Puis fromage et crumble poire-chocolat avec boule de glace vanille. Et le café. En prime il y avait une petite fille qui n'a fait que gémir et j'ai du haussé la voix toute l'après midi pour faire que l'on puisse s'entendre. Fatigant, je me suis plongée pour finir mon dimanche dans mon canapé, avec un gros ouf de soulagement. C'est du boulot de recevoir.

Posté par melancolie85 à 12:10 - Commentaires [4] - Permalien [#]