15 août 2016

le week end libre

Et bien, comme je suis contente qu'il n'y ait eu aucune prévision pour ce week end ! Je m'en inquiétais dans le précédent post, le vide m'attire.

Je n'ai rien eu à gérer, ni invitation, ni réception.... et c'est tout simplement délicieux.

La chaleur, il faut la gérer celle là, et c'est bien suffisant. Hier, j'ai fait de la chaise longue tout l'après midi avec un livre. J'ai pris le risque de faire quelques conserves en fin de soirée. Puis une jolie ballade à deux au clair de lune sous un air encore très chaud à 23 h, ma ballade préférée, celle où je vous ai déja emmenés parfois au bord de l'eau et au bord de mon coucher de soleil adoré. Nous avons rencontré un couple de voisins qui prenait le frais comme nous, ce fut le seul moment de vie sociale de la journée.

Aujourd'hui, je suis tout aussi paresseuse qu'hier. J'ai fait un peu de ménage ce matin. Cet après midi j'ai continué mon livre, il se passe il y a longtemps mais par moment je crois me reconnaître et reconnaître lui aussi dans les caractères de ses héros, c'est tout à fait agréable, comme de lointains possibles arrières grand parents auquels on ressemblerait un peu. Il parle du monde paysan et celui des propriétaires, un monde que je connais, mais c'est un autre temps.

J'aurais pu aller au concert cet après midi, je n'en ai pas dit un mot... Avoir un toit, garder la fraîcheur sous celui ci, et ne presque rien faire, c'est un vrai luxe pour l'instant.

La chaleur écrase toutes mes mauvaises idées, elle m'amène à rêvasser et à me sentir bien moins malheureuse que d'habitude, et puis ne voir personne ne me pose aucun problème, c'est même un vrai régal..... Je me sens vivante, mollement, mais vivante, sans aucun besoin de compagnie, juste bien avec moi même, c'est ce qu'on appelle les moments de grâce. De temps à autre, ils sont là.

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13 août 2016

Matin

Ce matin, je me suis levée assez tôt, j'ai pris le petit déjeuner dehors, en chemise de nuit, il faisait presque froid. Je ne m'inquiétais pas qu'il arrive quelqu'un et qu'il me voit toute ébouriffée et en cette tenue. C'est samedi. Nous n'attendons personne. La semaine, c'est différent, il y a l'ouvrier, l'apprenti, qui arrivent, je ne veux pas qu'ils me voient. Et puis, je suis venue sur l'ordi, j'ai lu beaucoup de blogs, de bons blogs, qui, eux, ont des choses à dire.

Et moi qu'ai je à dire ? Je ne vous parlerai ni d'auteur, ni d'histoire, ni de philosophie. Qu'est ce que je fous là dedans ? je me le demanderai tout le temps. Mais ça ne m'empêchera pas de coucher ma semaine en mots et ça me suffira.

Mercredi, c'était mon jour de sortie. Prévu avec A. Je lui ai demandé, je ne sais pas trop pourquoi, si je pouvais inviter une ou deux autres personnes. Elle a dit oui. J'ai convié C. et R. C. m'a appelé aussitôt, elle a un planning complètement plein, elle ne viendra pas. Tandis que R. accepte car elle s'ennuie pendant ses vacances, elle est toute heureuse qu'on lui propose quelque chose. Ainsi A. et R. font connaissance dans ce charmant village que nous visitons tranquillement après la pause déjeuner au petit restau du coin, où on se fait arnaquer question tarif. Mais personne sur le moment n'ose rien dire. Il ne fait pas très chaud ce jour là. Nous entrons et sortons des ateliers de peintres et aussi des petites boutiques. J'en ai vite marre de la position debout sur place à regarder, ça me joue toujours des tours, souvent je quitte le magasin avant elles pour m'asseoir dehors un peu. Je me demande toute la journée si j'ai bien fait d'inviter R. Après elles me diront toutes les deux que c'était bien, et que l'autre était sympa.

Finalement j'aime bien mettre les gens en contact. Elles vivent seules, elles pourraient peut être s'entendre pour quelques sorties. On verra bien. Ou pas. J'aimerais bien que ça m'arrive aussi, j'aimerais entrer en contact par le biais de relations, mais les gens restent souvent entre eux.

Jeudi, j'ai reçu le couple qui avait réservé depuis quelque temps sur leur chemin de Compostelle, puis s'est ajouté le même soir un cycliste qui cherchait au dernier moment, j'ai d'abord dit non, puis aussitôt dit oui. Une autre chambre est libre depuis peu. J'étais très fatiguée ce soir là, je me suis fait piquer par un insecte et j'ai une jambe toute gonflée, il ne me faut pas grand chose pour être patraque. J'ai pris sur moi, sur mes petites réserves. La soirée fut excellente avec ces convives, comme la plupart du temps.

Ce week end est libre comme l'air. Comment vais je vivre ça ? Moi qui aime être rassurée.

De ce pas je vais filer au jardin car il y a à faire.

Je m'interroge toujours autant sur la consistance de mon blog, après avoir lu les vôtres. Vais je persister ?

 

 

 

 

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08 août 2016

cadeau

Hier il y avait une messe pour le premier anniversaire du décès de maman. Ma soeur l'avait décidé. Et je n'étais surtout pas contre. J'y avais même pensé bien avant mais n'avais pas fait la démarche d'aller à la maison paroissiale, pas l'habitude. Nous sommes allés à la messe, ma mère était très croyante. Il faisait très chaud dans l'église, j'ai eu du mal à me sentir à l'aise. J'ai du m'asseoir plusieurs fois alors que tout le monde était debout. Toujours quelques soucis de vertige. Après nous sommes allés au cimetière. J'ai arrosé le dipladenia qui semble se plaire.

Puis ma soeur nous avait invités à déjeuner. Dehors, tout simplement. Nous n'avons pas reparlé des sujets qui fâchent.

Plus tard, nous sommes allés en voiture là où ma mère est née. J'y étais allée récemment juste pour voir la maison. Ma soeur avait fait de même, je l'ai su hier. Nous nous sommes garés près de la maison, et une dame s'est montrée. Nous lui avons parlé, expliquant ce qu'on venait faire, elle est allée chercher son mari pour plus d'explications sur le lieu. Ils nous ont accueillis à bras ouverts, et nous ont offert à boire, avant de nous montrer exactement le chemin que l'on cherchait, celui par où ma mère rejoignait le bourg pour aller à l'école jusqu'à ses 9-10 ans. Après avoir bien discuté et les avoir remerciés, nous avons marché sur le sentier jusqu'au bourg, pas tout à fait jusqu'à l'école. Puis nous sommes revenus. C'est un très joli chemin à l'ancienne.

Ensuite, nous sommes allés voir quelques lieux de cette belle commune.

C'était vraiment magique de rencontrer ces gens si chaleureux, et de fouler le chemin d'enfance.

J'ai pensé que chaque année, pour cet anniversaire, ce serait bien de le refaire.

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06 août 2016

quelques nouvelles !

Il y a eu un peu de bleu dernièrement dans ma petite vie ordinaire. Ma fille me dit qu'elle n'est pas si ordinaire que ça ma vie. Ses amies sont parfois étonnées de me voir vadrouiller de spectacle en spectacle. Vu mon (grand) âge, ça doit paraître fantasque. Non je ne suis pas tous les jours au spectacle mais j'y étais hier après midi et soir. Au moment où je me sentais totalement délaissée, une amie m'a proposé de faire une sortie avec elle si j'avais le temps. Je n'avais surtout pas le moral et son sms est tombé à point. En quelques instants, je lui propose le petit festival sur la côte que j'ai connu l'an dernier. Elle accepte, se sentant elle même très délaissée, ce qui est très vrai puisqu'elle vit seule depuis son divorce. Nous partons l'après midi, elle a prévu des sandwiches et c'est elle qui roule. Je ne suis pas si emballée que ça maintenant pour faire de longues distances le soir.

C'était vraiment super. De la danse, des numéros d'acrobatie avec une fille si légère qu'on la prendrait vite pour un oiseau, du slam, de la musique, du trampoline, du déjanté.... du monde qui se presse dès le spectacle terminé pour enchaîner avec le prochain et trouver une place se révèle compliqué. Cà fait vraiment du bien de se ressourcer. Nous rentrons heureuses de ces moments et promettons de revenir l'année prochaine, de trouver un logement sur place, et de venir les trois jours si possible. Nous avons quitté le lieu avant la fin des programmes, ça faisait un peu de distance. Mon amie est ravie de cette sortie.

Il y a des quantités de propositions de sortie, on n'a que l'embarras du choix. Mais il y a aussi le travail, la fatigue qui s'en suit quand on se couche un peu tard. Faut gérer tout ça. Plus jeune, je sortais beaucoup moins, à cause des enfants, des migraines, des finances, mais ça ne me manquait pas tant que ça. Aujourd'hui je veux peut être ratrapper le retard. Est ce que ça se ratrappe ? je ne suis pas très sûre.

Les spectacles nous emmènent ailleurs, complètement ailleurs. Ils allègent le quotidien, les idées du quotidien. C'est du beau à voir, à ressentir, et tout le corps en profite. Nous avons besoin de beauté, et de rire aussi, pour nous sentir bien. Hier soir, je crois que j'ai rempli le réservoir pour un temps.

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01 août 2016

la vaisselle

Elle prenait le seau d'eau, le vidait dans la bassine en tôle, elle posait la bassine en tôle sur le feu. Une fois l'eau réchauffée, elle posait la bassine par terre, se mettait à genoux par terre et faisait la vaisselle. Elle posait les affaires dans une autre bassine en plastique vert pour les égoutter. Et, quand j'étais là, j'essuyais la vaisselle. Je n'aimais pas essuyer la vaisselle, c'était presque une punition. Je n'aimais pas trop aider à la maison. Peut être que si ça avait été plus moderne, j'aurais aimé. Quand j'étais petite, il n'y avait pas le service d'eau, donc il fallait d'abord chercher l'eau au puits. Ensuite, il y avait seulement l'eau froide à la maison.

L'évier s'est installé, j'étais déjà partie depuis longtemps. Elle a eu quelques années avec des commodités, un évier, des wc, une salle d'eau.

Elle ne se plaignait jamais, ne réclamait pas.

A une époque, je recevais 5 centimes pour essuyer la vaisselle, et la même chose chez ma tante à côté. Je collectionnais donc les petites pièces et j'achetais quelques friandises.

Comme c'est loin tout ça.

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isolement

Même avec eux je me sens seule. Hier, il (un ami) avait prévu un pique nique et nous avait sollicités avec aussi un autre couple. Ceux avec lesquels nous sortons le plus souvent. Il avait envoyé un mail dans la semaine puis, plus rien. J'ai relancé lui laissant le champ libre pour le choix de l'endroit. Il a annoncé les couleurs. Nous connaissons. Il tarde à donner plus de détail. Nous convenons d'une heure et comme les autres semblent ne pas trop connaître la route, j'indique. Une fois arrivés là bas, finalement il s'est gouré de nom, ce n'est pas là qu'il souhaitait venir. Mais c'est quand même là que nous resterons pour la journée. Il fait toujours trop de soleil, ou trop d'ombre. Nous mangeons trop vite, lui souhaite manger pendant des heures, pas nous c'est sur. Je m'en accommode. Puis nous partons pour une très jolie ballade au bord de l'eau. J'ai l'impression d'être la seule à me soucier du chemin, à chaque fois où il y a hésitation, on se retourne vers moi, alors que je ne l'ai jamais fait ce sentier, j'ai juste regardé sur internet avant de partir pour voir ce qu'il y a à faire là bas. On s'écarte un peu du chemin pour visiter un bel endroit. Maintenant il faut le retrouver. Ils ont envie de rebrousser chemin alors que depuis le début je leur dis qu'on peut faire une boucle. J'ai l'impression de ne pas être entendue. Mon mari est dans leur camp, je le sens. A partir de là je me sens seule comme jamais. Avec toutes mes angoisses et mes inquiétudes. Eux marchent sans rien chercher, juste un pied devant l'autre. J'aimerais prendre des photos, mais je sens que je vais retarder le mouvement, et que personne ne prendra la peine de m'attendre. Je me sens à nouveau très seule avec mon appareil photo, les autres ne partagent pas ce goût là, ou du moins pas pour les paysages bucoliques que l'on a sous les yeux. Encore une fois, je constate à quel point je suis différente. A la fois, je veux être avec les autres mais ça me cause des soucis de comportement. Je dois tout faire pour garder mon calme et ne pas exploser. J'exploserai plus tard quand ils seront partis. Oui vous me direz que je dois tolérer les autres. Bien entendu. Mais malgré tout, je me trouve des excuses. J'ai eu peur de ne pas trouver le chemin tel qu'annoncé sur le net le matin. Nous l'avons enfin trouvé mais je n'étais déjà plus sereine.

Je continue de lire tranquillement le livre de Elaine Aron, il faudrait que j'en lise plus. Je suis d'une autre espèce, pas comme eux. Ils ne peuvent pas me comprendre, je ne peux pas expliquer. C'est sans lendemain. Parfois, j'aimerais ne plus me fatiguer à tenter de vivre avec eux.

Est ce que vous, chers lecteurs, vous vivez des moments où vous vous sentez complètement à côté ?

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30 juillet 2016

fin du mois

Nous voilà arrivés au dernier week end de juillet. Je n'ai pas fait de sortie d'été cette semaine. Pas de concert, pas de rando..... rien d'extraordinaire.

Le jardin demande pas mal de temps, cueillette à gogo. Arrosage de temps à autre. Les fleurs je les ai un peu délaissées cette semaine. Il fait moins chaud donc moins besoin d'eau. Il en est tombé un peu hier, elles ont apprécié, ça se voit.

Mardi, j'ai accueilli deux pèlerines qui avaient réservé depuis un peu. Mère et fille marchent quelques jours ensemble chaque année. Très sympas, le courant passe très vite avec les pèlerins. Pas de manière, pas de petit plat, l'essentiel, ils ont juste besoin de l'essentiel : se laver, manger, se reposer, dormir, discuter plus ou moins .... Ils sont toujours contents quand ils repartent. Ils cherchent les choses simples, ils me disent de ne rien changer, que c'est parfait comme cela. Moi, ça m'arrange. J'aime faire de l'accueil, mais pas du compliqué. Le lit se doit d'être refait, draps propres bien sur. Une serviette s'ils le veulent. Et des repas suffisants mais ordinaires. J'ai pris le temps de les emmener voir le domaine juste à côté de chez nous, elles avaient encore des jambes pour ça. Parfois je ne le propose pas, selon le temps, selon leur fatigue. Elles étaient ravies. J'ai reçu une nouvelle demande pour aout, pour un couple. Ce sont les gens organisés qui demandent à l'avance. D'ici là, il se peut bien que j'ai des demandes le jour pour le lendemain, ou même le jour pour le jour, j'aime moins.

Il y a de nombreuses animations dans toutes les communes voisines, tous les soirs si on veut, il y a concert, spectacles, rando, etc. Je vois ça dans la pressse, parfois ça me tente, et puis le soir, je suis essouflée et je décide de rester tranquille à la maison au calme. Je sais combien j'ai besoin de calme. J'ai reçu juste pour le couchage un ami de mon grand fils quelques jours, il est venu l'aider sur un chantier. Plus trop l'habitude d'avoir ces allées et venues. On s'adapte.

J'ai pris des nouvelles de A. revenue de son séjour avec sa cousine. Apparemment, ça s'est plutôt bien passé, elle craignait un peu vu les soucis  de sa cousine. J'ai cru comprendre qu'elle me ressemblait : sensibilité, anxiété.... Le tableau qu'elle m'a fait, je le connaissais un peu. Nous avons prévu une journée ensemble, A. et moi.

J'observe que beaucoup de gens sont silencieux, ceux que je vois au courant de l'année. Les vacances rapprochent certains et en éloignent d'autres.

La famille est très silencieuse. Je crois vraiment que l'évolution n'est pas partie dans le bon sens.

Nous sommes allés visiter le temps d'une soirée une ferme, celle de nos collègues, je ne l'avais jamais vue. Nous avons été bien reçus.

 

 

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27 juillet 2016

JUILLET - écriture -

Reprenons nos bonnes habitudes pour ceux qui passent par ici et qui ont envie de jouer.

Ecrire un souvenir, une pensée, ce qu'on veut en fait, avec chaque phrase qui commence par les lettres J - U - I - L - L - E - T. (dans l'ordre)

Attention chaque participant écrit son texte en entier (texte ou poème) et le poste en commentaire.

Qui commence ?

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Et voilà les premiers : 

Je me réveille. Sur ma main
Une coccinelle en habit rouge
Irisé de petits points noirs
Laisse un doux frisson sur ma peau
Le soleil dore ses antennes
Et je l’entends soudain me dire
Tu as vu ce beau temps, paresseuse ?

Celestine

Je me lance
Une première pour moi
Il faut un début à tout
La page blanche ne l'est plus
Les mots arrivent simplement
Les lignes se suivent
Et puis c'est plus facile que je ne le pensais
Tout est possible, il faut y croire !

Agnès

Juillet dans ma tête enivrée
Un soir, entouré de mes amis.
Idyllique et belle fresque
Loin du bruit et du tintamarre
La maison qui chantait les rêves
Enguirlandée de bonne humeur
Tapissait les murs de joie et rire

Bizak

J'irai au-delà de l'horizon tel
Une brise marine qui vagabonde
Ivre de liberté pour ressentir encore et encore
Le frisson et la puissance de l'océan,
La force et la beauté émeraude des vagues
Et plonger dans l'ourlet de l'écume
Titubant de joie et d'embrun

Kakushiken

Je me souviens cet été là
Usée par les soucis
Inquiète de l'avenir
Lucide sur le présent
L'été se présentait en solitaire
Et j'ai aimé ça
Tristesse du retour

Manou

Joues douces comme
Usées par les baisers
Irradiant du bonheur
Lumineux de se savoir aimée
Légère jusqu'au bout des pieds
Eternellemment reconnaissante à la
Tendresse reçue

Suzame

J'aime quand vient le soir

Un chemin qui chemine

Il y fait bientôt noir

Le ciel couchant s'allume

Les soieries se parfument

Et le tableau s'enflamme

Tu sens bouger ton âme

Mel

   

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25 juillet 2016

Je suis là, et vous ?

9 jours sans écrire. Ouah ! un peu moins dépendante, super !

Après le coup de blues de l'autre jour, je me "laisse vivre". C'est le remède.

Il y a eu la deuxième soirée de festival.... La première était celle avec Ibrahim Maalouf, le 12, ce soir là on avait prévu aller voir Maurane, dans un autre endroit, mais elle a annulé ses concerts. Au dernier moment, on est parti au festival sans billet, il restait des places. Tous les deux voir Ibrahim le trompettiste et l'humaniste. Ce fut une vraie belle découverte. Allez le voir s'il passe par chez vous, car il fait bouger les foules, bouger les âmes, et aimer la musique encore plus.

La deuxième soirée : c'était Souchon et Voulzy. Ah ces deux là ! je voudrais les avoir en copains. La foule a chanté, bougé, aimé, vibré..... Nous étions tous les trois, avec mon mari et une amie-voisine.

Depuis, remplie de chansons et de musique, j'ai retrouvé la sérénité. Vendredi soir dernier, j'ai accueilli une pèlerine bien fatiguée. Belle rencontre. Samedi, j'ai accueilli à l'improviste des amis bretons que l'on avait connus en voyage. Ils annoncent leur passage près d'ici. Hop vite fait, bien fait, on appelle les autres amis, et on se retrouve pour le déjeuner. Cà m'a demandé de l'énergie par cette chaleur. Mais l'amitié était au rendez vous et ça n'a pas de prix. Le soir, ils nous quittaient pour un autre programme, et nous sommes allés à 50 km visiter un jardin qui ce soir là résonnait au son "des Jardins et des Hommes" piano et textes avec JC Drouot, Mickael Lonsdale, je ne me souviens plus des autres noms. Soirée calme et sereine avec pas mal de monde, en toute quiétude. J'en avais besoin. J'avais l'impression d'avoir tout donné avant.

Hier, pas de programme, faire ce qu'il y a à faire. La sieste en cadeau, une sieste où je m'endors totalement un long moment. Faire aussi une visite au papa décédé d'une amie. Le soir, avant d'aller dormir, faire une balade près de l'étang.

Réfléchir à ce que je suis et me dire que je devrais relire le livre de Elaine Aron : ces gens qui ont peur d'avoir peur. L'hypersensibilité. Ce livre, c'est moi, tout moi. Accepter d'être hypersensible.

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16 juillet 2016

Que faire de cette tristesse ?

Je suis triste pour des bagatelles de chez moi, de mon petit cerveau à moi, tandis qu'à Nice ils ont perdu les membres de leur famille, tragiquement. Je n'ai presque pas regardé les infos. L'autre jour, mon fils m'a dit : éteins la radio, n'écoute pas.  Je me demande si la tristesse ne s'était pas installée chez moi avant l'heure tragique, comme une intuition. Moi qui ait été fâchée de ne pas aller au feu d'artifice.... J'ai dormi, j'étais vexée, tandis que d'autres ont été massacrés. J'ai honte de me plaindre. Pourtant je n'ai pas arrêté d'être triste de mes petites histoires qui ne ressemblent à rien. Que devez vous penser de cet égoïsme ? moi, moi, moi.

Aujourd'hui j'ai tenté de me reprendre. J'ai pris mon temps ce matin. Puis courses cet après midi. Alimentation. Puis tables et chaises pour dehors, ça faisait longtemps que j'y pensais, je me suis décidée en pensant qu'il fallait urgemment me faire plaisir. Une fleur pour l'anniversaire du décès. Je reviens à la maison, dépose mes courses. Je mets les tables et chaises en place. Cà ravigote l'extérieur. Et mon intérieur aussi. Puis je décide de repartir porter la fleur, la belle. Il n'y a personne au cimetière, qui se promène dans les cimetières le samedi soir à 19 h ? moi ! Je devrais venir plus souvent. Cà me fait du bien d'être là. Je suis avec mes parents. Puis je reprends la voiture et pars en visite, retrouver la première maison de ma mère, là où elle vivait petite, je ne sais plus trop où c'est mais je sais comment retrouver, et je retrouve, je fais vite car des enfants sont devant la maison et ont l'air intrigués par ma présence. J'y reviendrai un autre jour et je m'y promènerai. J'ai besoin de retrouver des traces. J'aurais du le faire avec elle. Je prenais si peu de temps avec elle et maintenant moi j'ai le temps. Je rentre à la maison. Cà m'a calmée ce tour en voiture. Je devrais faire ça quand je vais mal. Mon père faisait ça, il circulait en voiture sans savoir où il allait, il était heureux au volant.

Ce soir je suis mieux. J'ai su que pendant mon absence des amis étaient passés chez nous. C'est le comble.

Je me demande toujours pourquoi j'attends toujours autant des autres. Il faut absolument que je prenne des résolutions.

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