25 juillet 2016

Je suis là, et vous ?

9 jours sans écrire. Ouah ! un peu moins dépendante, super !

Après le coup de blues de l'autre jour, je me "laisse vivre". C'est le remède.

Il y a eu la deuxième soirée de festival.... La première était celle avec Ibrahim Maalouf, le 12, ce soir là on avait prévu aller voir Maurane, dans un autre endroit, mais elle a annulé ses concerts. Au dernier moment, on est parti au festival sans billet, il restait des places. Tous les deux voir Ibrahim le trompettiste et l'humaniste. Ce fut une vraie belle découverte. Allez le voir s'il passe par chez vous, car il fait bouger les foules, bouger les âmes, et aimer la musique encore plus.

La deuxième soirée : c'était Souchon et Voulzy. Ah ces deux là ! je voudrais les avoir en copains. La foule a chanté, bougé, aimé, vibré..... Nous étions tous les trois, avec mon mari et une amie-voisine.

Depuis, remplie de chansons et de musique, j'ai retrouvé la sérénité. Vendredi soir dernier, j'ai accueilli une pèlerine bien fatiguée. Belle rencontre. Samedi, j'ai accueilli à l'improviste des amis bretons que l'on avait connus en voyage. Ils annoncent leur passage près d'ici. Hop vite fait, bien fait, on appelle les autres amis, et on se retrouve pour le déjeuner. Cà m'a demandé de l'énergie par cette chaleur. Mais l'amitié était au rendez vous et ça n'a pas de prix. Le soir, ils nous quittaient pour un autre programme, et nous sommes allés à 50 km visiter un jardin qui ce soir là résonnait au son "des Jardins et des Hommes" piano et textes avec JC Drouot, Mickael Lonsdale, je ne me souviens plus des autres noms. Soirée calme et sereine avec pas mal de monde, en toute quiétude. J'en avais besoin. J'avais l'impression d'avoir tout donné avant.

Hier, pas de programme, faire ce qu'il y a à faire. La sieste en cadeau, une sieste où je m'endors totalement un long moment. Faire aussi une visite au papa décédé d'une amie. Le soir, avant d'aller dormir, faire une balade près de l'étang.

Réfléchir à ce que je suis et me dire que je devrais relire le livre de Elaine Aron : ces gens qui ont peur d'avoir peur. L'hypersensibilité. Ce livre, c'est moi, tout moi. Accepter d'être hypersensible.

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16 juillet 2016

Que faire de cette tristesse ?

Je suis triste pour des bagatelles de chez moi, de mon petit cerveau à moi, tandis qu'à Nice ils ont perdu les membres de leur famille, tragiquement. Je n'ai presque pas regardé les infos. L'autre jour, mon fils m'a dit : éteins la radio, n'écoute pas.  Je me demande si la tristesse ne s'était pas installée chez moi avant l'heure tragique, comme une intuition. Moi qui ait été fâchée de ne pas aller au feu d'artifice.... J'ai dormi, j'étais vexée, tandis que d'autres ont été massacrés. J'ai honte de me plaindre. Pourtant je n'ai pas arrêté d'être triste de mes petites histoires qui ne ressemblent à rien. Que devez vous penser de cet égoïsme ? moi, moi, moi.

Aujourd'hui j'ai tenté de me reprendre. J'ai pris mon temps ce matin. Puis courses cet après midi. Alimentation. Puis tables et chaises pour dehors, ça faisait longtemps que j'y pensais, je me suis décidée en pensant qu'il fallait urgemment me faire plaisir. Une fleur pour l'anniversaire du décès. Je reviens à la maison, dépose mes courses. Je mets les tables et chaises en place. Cà ravigote l'extérieur. Et mon intérieur aussi. Puis je décide de repartir porter la fleur, la belle. Il n'y a personne au cimetière, qui se promène dans les cimetières le samedi soir à 19 h ? moi ! Je devrais venir plus souvent. Cà me fait du bien d'être là. Je suis avec mes parents. Puis je reprends la voiture et pars en visite, retrouver la première maison de ma mère, là où elle vivait petite, je ne sais plus trop où c'est mais je sais comment retrouver, et je retrouve, je fais vite car des enfants sont devant la maison et ont l'air intrigués par ma présence. J'y reviendrai un autre jour et je m'y promènerai. J'ai besoin de retrouver des traces. J'aurais du le faire avec elle. Je prenais si peu de temps avec elle et maintenant moi j'ai le temps. Je rentre à la maison. Cà m'a calmée ce tour en voiture. Je devrais faire ça quand je vais mal. Mon père faisait ça, il circulait en voiture sans savoir où il allait, il était heureux au volant.

Ce soir je suis mieux. J'ai su que pendant mon absence des amis étaient passés chez nous. C'est le comble.

Je me demande toujours pourquoi j'attends toujours autant des autres. Il faut absolument que je prenne des résolutions.

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tout faire

Je voulais tout faire pour échapper à cette zone de turbulences, je sais que ça peut venir, revenir, c'est régulier... Je voulais tout faire. Et ça revient quand même. La faute à qui ? à moi bien sur, alors que je soupçonne tout le monde d'être les coupables. C'est bien moi la coupable. Je tombe dans ce puits à chaque instant. J'ai bien dormi cette nuit, de cette fatigue intense.

Je soupçonne aussi ce deuil qui n'en finit pas et qui va marquer son premier anniversaire dans trois jours.

Je soupçonne tous ceux qui grouillent autour de moi, ceux qui ont le cerveau léger, qui ne s'embrouillent pas les idées, qui forcément doivent être plus attirants, je soupçonne tous ceux qui font silence.

J'en ai marre.

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15 juillet 2016

déprimée

Hier soir je me suis couchée complètement déprimée ! j'avais fait une rando l'après midi avec une voisine-amie après lui avoir lancé un sms de proposition. Puis après, personne n'a parlé de feu d'artifice alors au lieu d'en parler moi même, j'ai laissé filer et ça m'a déprimé. Je retombe vite dans le piège. Je me suis réveillée déprimée. J'ai fait la cuisine ce matin pour une grande tablée et je les ai abandonné prétextant une grosse fatigue, ce qui était vrai car déprime = fatigue. Je suis restée au lit dans le noir, malheureuse comme tout, n'ayant goût à rien, et ressassant. De plus ce matin, la radio m'avait annoncé les terribles nouvelles qui m'ont déprimée encore plus.

Cet après midi, je me suis relevée, j'ai discuté avec ma fille qui avait bien vu mon état. Toujours les mêmes thèmes : tu es trop en attente, tu n'es pas simple, tu devrais t'en foutre, tu es faite pour entraîner les autres, tout le monde n'est pas comme ça, ce n'est pas grave que ton agenda soit vide tu dis toi même que les autres sont beaucoup trop pleins..... et j'en passe ! logiquement nous devions aller magasiner mais je n'avais pas la force, j'ai renoncé.

Là je suis encore très fatiguée, rongée. Et dégoûtée du monde dans lequel on vit.

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14 juillet 2016

copié collé 14 juillet 2015

Ce matin, j'ai cherché ce que j'avais écrit l'an dernier, même date : ça convient parfaitement pour cette année.

Aussi voici le copié collé

Cher blog !

Je voudrais aujourd'hui te remercier parce que tu es mon fidèle, mon meilleur pote. Toi seul te rend disponible toujours pour m'écouter et ne pas me juger, à n'importe quelle heure, n'importe quel jour de l'année. Pas besoin de te prévenir, tu es là. Je laisse aller ma plume, tu ne dis rien, tu te laisses faire. Tu dois être sensible comme moi pour accepter tous ces mots sans rien dire. Depuis 2008, jour où je t'ai rencontré, tu m'aides jour après jour à m'exorciser de mes peurs, de mes doutes, de mes colères, surtout vis à vis des autres humains et encore je ne fais pas de politique.... je ne t'agace pas trop avec les "grands sujets de société" car je ne sais écrire là dessus, je laisse ça à des plumes plus averties. Je te parle juste de mon petit monde, là tout autour de moi. Je n'oublie pas mes joies parsemées de ci, de là. C'est très bien comme ça. Pourvu que ça dure. Et dire que la plupart ne livre jamais leurs émotions, leurs chagrins, leurs joies. Moi, j'ai un grand besoin de dire, dire et redire, et écrire, crier..... parce que c'est comme ça !

Peut être est ce en train de devenir ringard ? mais moi j'aime mon blog...... ET LES VOTRES AUSSI, je les aime !

 

 

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12 juillet 2016

les impromptus

La semaine dernière vous avez trouvé des pierres sous vos pieds.

Cette semaine vous y trouverez aussi un bidule, un vide-pomme, un chrysanthème, une matriochka, une merguez, un froc et un vice-amiral.
Avec les pieds ce sont 8 mots qu'il vous faudra placer dans le texte 

Voilà mon texte :

 

 

- Et bien c'est pas de la tarte, tu crois qu'ils arriveraient à me casser les pieds les impromptus ?

- Ben ça ne va pas être commode pour toi cette semaine, vu ta culture, tous ces mots exotiques  !
- Exotique le bidule ?
- De quel bidule parles tu ? Des bidules, t'en as plein la cuisine.
- Tiens le vide-pomme par exemple, c'est pas du tout exotique mais c'est pratique. Je cherche toujours le mien, en croquant ma pomme, et quand j'ai fini, je le trouve planqué au fond du tiroir. Trop tard. Et ça fait mon histoire.
- Et le chrysanthème, qu'est ce que tu vas en faire, on est en juillet.
- Le chrysanthème ?ça me fait penser que je ne suis pas retourné chercher celui déposé l'année dernière sur la tombe de mes parents. C'est comme ça tous les ans. Et vlan !
- J'aime pas trop parler des cimetières. J'adore ta matriochka là sur ton buffet, d'où tu l'as ramenée celle là ?
- C'était un cadeau. Cà date. Cà tombe bien que tu l'aies vu, sinon j'étais dans le caca.
- Vu que tu t'en sors bien, je vais partir, il est déjà tard.
- Des merguez ça te dit ? J'avais prévu ça pour le dîner. J'aurai pu mettre des saucisses. Mais là, c'était mal joué.
- Ah oui, je n'en mange pas souvent, pour ça je veux bien prolonger la soirée.
- Attends, avant je vais au fil à linge, y a mon froc qui doit être sec. Et toc ! Demain je reçois le vice-amiral, faut que je m'habille propre et beau, je l'ai invité exprès, sinon j'invitais le boulanger mais là j'aurais été dans le pétrin.
- Au fait tes pieds, ça va ?

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10 juillet 2016

j'ai oublié de parler du foot

Sur FB certains préparent l'endroit, les verres, les gâteaux, et ils n'oublient pas de faire les photos qui vont avec. Les ongles. Les yeux. Les déguisements pas toujours top top. FB me sert à voir la société évoluer. Pas toujours aussi bien que je le voudrais. Mais chacun ses gouts n'est ce pas.

Ce soir, personne n'a pensé à nous inviter. Les enfants ne sont pas là. Les plus proches iront voir le match chez un copain, une bonne raison de rencontre car ils ne sont pas très fans de foot. Un autre est dans sa belle famille. L'autre je ne sais même pas où il est.

Nous n'avons pas de voisins proches. Les plus proches sont partis en vacances et même, pas sur qu'on se serait appelé pour ça, on s'appelle pour le trop de légumes éventuellement.

Les copains ? ben je sais pas où ils sont.

Les collègues ? ben je sais pas non plus.

Donc, nous regarderons "the match" tous les deux même si nous non plus ne sommes pas des footeux. Mais curieux malgré tout. J'ai dit que je boirai une bière en rigolant. Il m'a dit "chiche". Je vais surement boire ma bière, ça fera plus "foot".

Qui aurait pu penser à nous ? c'est un clan les footeux !

Tant pis, je suis en vie, pas trop malade, j'ai un job, de beaux enfants, ils ont une situation, j'ai un petit fils, j'ai la sécurité, j'ai un jardin, des poules, des oies, des matériels divers et variés, une voiture, quelques vélos, une brouette, un arrosoir, des potées de fleurs,    j'ai tant de choses finalement ! Je peux bien regarder le match dans mon salon avec mon homme et ma bière ! Enfin j'espère que ce n'est pas interdit de n'être que deux ou un, d'ailleurs. Il y en a qui seront "UN".

Et chez vous, vous appelez tout le quartier ?

 

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Libre cours .....

Il est allé à la sépulture, je préfèrais m'abstenir. J'ai encore quelques soucis du "trop longtemps debout" et des vertiges qui vont avec. Et puis, c'est lui qui connaissait ces gens, moi pas tant que ça. C'est lui qui est d'ici. La pauvre, comme d'autres femmes, se retrouve seule à l'âge de la retraite. En un an, la maladie a eu raison de lui. Dans la commune d'à côté, beaucoup de gens de notre génération sont touchés, hélas. Il a emmené une voisine qui n'a pas de moyen de locomotion. Elle avait demandé pensant que c'était moi qui irait. Elle a hésité à partir avec lui, j'ai un peu insisté en disant qu'il rentrerait aussitôt, et a fini par dire oui.

Ensuite, nous avons pour une fois pris le temps de faire des courses ensemble : celles pour la semaine. Et puis en vitesse un magasin de meubles, juste pour voir. Nous avons besoin mais rien pris. Une jardinerie. Juste pour voir les tables. Et on revient avec un plant de lavande et un arrosoir. Nous avons rencontré une amie de toujours avec son mari, celle de l'école maternelle et primaire, qu'on a perdu de vue pendant longtemps, mais qu'on a plaisir à revoir dès que l'occasion arrive. C'est comme si on ne s'était pas quitté. Cà en reste là, on ne s'invite pas pour autant. Avec lui, c'est moins évident, il est spé.

Nous sommes passés voir mon beau père. Et nous sommes rentrés.

Rien pour ce samedi soir. Du calme, de la tranquillité. J'irai arroser les fleurs tandis qu'il a du travail à faire dans le champ.

Pas loin, la musique à fond. Une fête. Pourquoi les gens aiment tant les fêtes ? un anniversaire, je crois. J'ai vu les préparatifs en passant en voiture. Je pense même savoir quelle fête.

La musique à fond la caisse. Pourquoi les gens mettent la musique à fond la caisse ?

Dans le calme je rentre, et je me couche. Il rentre aussi.

Finalement nous sommes bien. Nous sommes tous les deux.

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08 juillet 2016

J'ai mal dormi

J'avais accepté une proposition. L'amie d'une amie, celle qui m'a accompagné au spectacle récemment, m'avait demandé de refaire une rando déjà faite en groupe gym, près de chez moi. J'avais dit oui. Elle a fixé la date, nous avons proposé à quelques autres personnes. Nous étions 5, je me suis couverte car j'ai pensé aux moustiques. Elles, non. Short, jupe, débardeurs. Moi, pantalon, t shirt couvrant. C'était hier.

Cà fait environ 10 km. Nous partons, il fait très chaud. C'est une rando qu'il m'est arrivé de faire toute seule. C'est bien différent. Elles disent que jamais, au grand jamais, elles ne la feraient toutes seules. Bien trop peur. Je pense qu'elles me prennent pour une folle. Je les guide, elles ne sont pas bien sures du parcours. Les moustiques sont partout. Je me crois épargnée, tandis qu'elles sont piquées bien comme il faut. A un moment, on se trompe de quelques mètres. Comme nous parlons, je fais moins attention au chemin, elles ne semblent pas rassurées, manqueraient elles de confiance en moi. Je retrouve vite le sentier. A un autre moment, c'est impraticable, on passe par le sous bois, et là aussi je sens l'hésitation. Mais pas de souci, je retrouve vite mon chemin.

Elles en ont marre, trop de moustiques. Je leur propose à la fin de passer par un autre endroit de visite. Non, elles veulent rentrer pour mettre de la pommade. Je crois qu'elles n'ont pas aimé la forêt. Elles ont peu regardé. Elles ont beaucoup parlé.

On se quitte. Je pense être indemne.

Je rentre et j'appelle une amie pour la soutenir car bientôt son mari entre à l'hopital pour une lourde chirurgie et des soins pas rigolos du tout.

Je regarde à peine le match, j'entends plutôt.

Je vais au lit, et je ne dors pas, il fait trop chaud, l'homme ronfle, j'ai une crampe qui m'embêtte dans la cuisse, et ça commence à me démanger, en fait j'ai aussi été piquée à travers le t shirt, sur le visage, et sur les doigts.

Ce matin, je mets de la crème, je me gratte, j'aime moins la forêt d'un seul coup.....

Je ne vais pas au funérarium avec l'homme qui est pressé de faire une visite, je décline. Encore un de son âge qui disparaît. Cà n'arrête guère par ici.

Je garde mon petit fils qui est canaille ce matin, n'arrête pas de pleurer, ne veut pas jouer.

Alors cet après midi, je fais une mini sieste où je ne dors pas, mais je ferme les yeux, et ça fait du bien.

Cet été, je me donne le droit de faire la sieste. Et vous ?

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06 juillet 2016

ECRITURE - se laisser vivre -

Clin d'oeil au post précédent.

Ecrivez comme vous voulez un petit texte à votre image qui inclut la phrase : "Il (ou elle) se laisse (au temps que vous voulez : présent, passé, futur) vivre......" en commentaire (10 lignes maximum)

Merci.....

Voilà les premiers textes, j'ajouterai les suivants

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Parfois, quand il est las et qu'il ne travaille pas, il se laisse vivre.
Il renonce à cette vie avec ses codes stricts : heures fixes, alimentation stricte, tenues vestimentaires impeccables, hygiène parfaite, etc. il envoie promener toutes ces contraintes. Il oublie alors tout, le temps, la cohésion, la discipline... Il écoute ses sens : mangeant quand il a faim, buvant quand il a soif, dormant quand il en a besoin, se nettoyant quand c'est nécessaire... Il se laisse vivre.
Au diable du "qu'en dira t'-on", des jugements hâtifs, des ricanements d'autrui. Il ne se montre pas, ne sort pas ; il reste cloitré entre quatre murs, dérivant dans le "no man's land" : ni ordre, ni morale, ni civisme...
Hors de toutes contraintes : il se laisse vivre !

kakushiken

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Dans quelques jours elle va se laisser vivre...
Fini les déménagements, les angoisses de résultats d'examen, les réveils qui sonnent...
Elle va se laisser porter par ses envies, ses besoins, ses désirs...
Seule , juste avec son chat, elle pourra laisser couler le temps...ne rien faire...

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D'abord il n'a pas demandé à vivre
Et puis on lui a appris à vivre
Il a voulu vivre à cent à l'heure
Il en a parfois oublié de vivre
Il a couru après le temps de vivre
Il a soudain réalisé le bonheur de vivre
Il a compris la fragilité de vivre
il sait u'un jour il cessera de vivre
Alors depuis, enfin, il se laisse vivre...

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D'abord
Enlever de son trousseau de clé, les nombreuses clés du bureau si lourdes
Changer de sac pour un plus léger
Ne plus mettre ta montre le matin
Humer le jour qui se lève
Traîner le soir pour voir briller les étoiles
Respirer,
Respirer toutes les odeurs de la nature
Ecouter toutes les émissions de radio qui te plaisent et qui passent dans la journée
Quand d'habitude tu es au bureau
Manger quand tu veux
Ou ne pas manger
Partit le soir flâner au bord de la mer
Quand les autres quittent le plage
Lire
Lire ou ne pas lire
Ecouter de la musique
Rire avec des amis
Ou rester seul(e)
Ne rien faire
Contempler
Se laisser vivre
Enfin

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Elle se laisse vivre, au gré du vent,
Elle flotte dans l’air parfumé du temps…
Rien ne la touche, elle a laissé derrière elle
Toutes les mouches et toutes les ailes
De corbeaux noirs, un peu louches, qui tournent
Autour des rues sombres du souvenir…
Rien ne la touche elle se laisse vivre
Dans les ruelles parfumées du présent
Elle flotte dans l’air parfumé du temps
Dans la brise fraiche de l’été maritime

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Posté par melancolie85 à 10:40 - - Commentaires [15] - Permalien [#]