01 septembre 2017

N'oublie pas ton gilet !

Je l'ai entendu cette phrase.

Un gilet. Un vêtement indispensable en toutes saisons. J'y pense parce que je l'ai remis ce matin car il fait plus frais.

Je parle du gilet qui se boutonne ou se déboutonne, ouvert devant, qu'on peut porter aussi sur les épaules, ou noué sur les fesses. Celui qui va nous sauver le soir d'été où la température a chuté brutalement, celui qu'on va enfiler vite à la sortie de la fiesta où on a tant dansé.

Des gilets, j'en ai eu plein. Beaucoup ont été tricotés par ma mère, elle avait du mal à acheter quelque chose qu'elle pouvait faire elle même. Il y avait les blancs, à jolis points de dentelle, pour les cérémonies, communions. Points de fougère en bordure sur le devant. Il y a eu le jaune et marron, avec le bonnet assorti. C'était plutôt pour le "tous les jours" comme on se plaisait à dire. Pas salissant. Pour l'école.

Ma grand mère avait quand même réussi à en acheter un gris, et un vert, en fin jersey. Ma mère était malade et ne tricotait plus beaucoup.

Il y en a eu des bleus, des beige, des rouges, des gris, des très fins, des plus épais..... Tant et tant.

Pas de veste, ni de blouson.

On ne sortait pas sans gilet. Fourré dans le cartable, ou dans la sacoche de mobylette, il suivait toujours.

Aujourd'hui j'achète mes gilets : 3 noirs, 1 marron, fins. 1 rayé aux couleurs d'automne plus chaud. 1 très long et épais noir. 1 mini noir chauffe épaules. 1 mini écru. Quelques uns bien rangés que je ne porte plus guère.

J'aime les gilets.

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30 août 2017

fin aout

Le travail est toujours aussi intense, voire plus intense. Il y a encore des travaux de récolte, en partie la nuit. La fatigue se fait sentir.

Le week end dernier était chargé : visite de famille, garde du petit, également deux jeunes neveux. J'ai voulu faire de la cuisine, difficile avec un enfant, comment je faisais avec les miens ? j'ai oublié ? j'ai fait simple. Repas avec grande tablée, heureusement dehors. Puis visite d'un beau jardin comme je les aime. Mais je manquais d'attention avec la fatigue. Je me suis pris un super gadin. En voulant faire une photo, j'ai reculé et derrière moi il y avait un bout de bois, j'ai donc basculé et me voilà complètement à la renverse de tout mon poids. Ma tête a évité de justesse un banc. Sinon je crois que j'aurais été assommée. Mon derrière s'en souvient encore. La nuit les neveux dormaient chez nous. Mais ça n'a pas été simple. L'un d'eux ne voulait pas rester chez nous. Il a fallu convaincre. Nous avons du gérer une crise d'angoisse. J'étais au bout. Le lendemain, ils auraient pu rester mais voyant le peu d'enthousiasme, c'est ma belle soeur qui les a repris, cela faisait déjà une semaine qu'ils étaient chez elle.

Cela m'a beaucoup tourmentée. Pourquoi chez nous ? Pourquoi chez les autres membres de la famille, ça se passe bien. Des questions dont je n'ai vraiment pas besoin, qui me font perdre confiance en moi. "je ne sais pas m'y prendre" "je ne suis pas une bonne personne" "j'aurais du faire comme ci, ou comme ça". Des questions qui deviennent obsédantes chez une sensible.

Alors qu'avec les pèlerins tout se passe bien et que je ne reçois que de bons avis. Mais les pèlerins ne sont pas des enfants ? Ainsi je ne serais pas douée pour les enfants. Cà se peut bien, ça. Impatiente, intolérante. Sans doute.

Quelque peu déstabilisée quand même.

Cette semaine je ne fais que mon travail. J'ai même annulé une sortie prévue avec une amie. Je ne me sentais pas disponible. En plus du bureau où je dois reprendre la tâche sérieusement, les gars ont parfois besoin de moi pour diverses manutentions qui ont lieu à cette saison avec les récoltes. J'aime ça. Cà me change un peu. Et quand on est très occupé manuellement, au moins on ne pense pas. Moi qui ai toujours le cerveau en surchauffe, c'est plutôt bénéfique.

Je ne vois pas grand monde, à part ceux qui passent sur l'exploitation. Cà me va pour un moment.

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25 août 2017

encore Elle

Parfois j'ai l'impression qu'elle est à l'intérieur de moi. Je n'ai pas l'occasion de parler beaucoup d'elle avec mes proches, j'aimerais mais .... Déjà dans la vie, c'est quelqu'un qui ne faisait pas de bruit. Elle ne prenait pas de place. A l'époque je m'en rendais bien compte, mais c'est pire aujourd'hui j'y repense. Il y a des tas de choses que j'aurais du faire autrement, mais toute cette pudeur qui nous empêche.

Quand je m'énerve, soudain j'ai l'impression qu'il faut que je me calme, et je me demande si ce n'est pas elle qui intervient. Elle avait un sourire si timide mais si doux... Elle n'avait aucune méchanceté, jamais. Mais ce n'est pas pour autant qu'elle affichait son amour. Non. Tout était neutre.

Il n'y avait pas ces embrassades que l'on voit chez les autres ou à la télé.

Je me souviens l'attraper par derrière les épaules, l'entourer et coller ma joue sur la sienne, mais il y a si longtemps. Elle se laissait faire, je n'étais encore qu'une enfant. Puis une fois adulte, plus rien, juste quelques bises pour le bonjour et l'aurevoir. Il y avait cette distance.

Et si les morts n'étaient pas vraiment morts ? Qu'en pensez vous ?

Je connais quelqu'un qui dit qu'elle est en contact avec eux.

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23 août 2017

Meme consigne, deuxième texte

Je vous écris de mon nuage en ciel d'orage.

Tout à l'heure les anges encore se Balançaient tout près de moi avant la pluie. Maintenant l'eau Coule à gros bouillon et les touristes Dévalent les rues pour un abri. Ils ne Fêteront pas ce soir, annulation.

Les oiseaux ne Gazouillent plus. Je suis Allongée là en observation du monde. Je vous Invite à réfléchir un peu. A quoi ça Mène ces vacances qui s'étirent si longuement finalement ? Ah je les Habille pour l'hiver les vacanciers !

Tandis qu'à la campagne juste au dessous de moi Jaillissent tant de travaux. Ca Klaxonne de partout. La pluie. Vite. Longer encore un peu le champ. Orienter les décisions. Pousser le tas. Tituber d'effort. Et eux les touristes ? Mais ils Nageront demain, ou bien après demain, pas grave. Ne pas Quitter la tâche, non. Ululer au collègue : « la remorque, non pas la petite, l'autre ! ».

Je Souris devant autant d'acharnement, un monde à part. Avec les vacanciers, ça Valserait sans doute. Dans ce métier, on Ronronne après, beaucoup plus tard. Pas la peine de Yoler, sinon vous êtes vite  Whitelisté. Demain, eux, ils Xylophoneront à fond : La pluie ceci, la pluie cela, sale temps.

Mon nuage en Zigzague, d'effroi.

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19 août 2017

une consigne

Il fallait écrire avec ce début : Je vous écris de ...... (endroit de vacances)   et seule une liste de verbes était imposée. 

Mes amis, 

Je vous écris de l'Ile de la Poésie, écrin de soleil posé là quelque part où s'Allonge le temps. Ici les oiseaux se Balancent avec les bateaux, rimes en haut.

Les vacances se la Coulent douce sur la mousse.

Les mots-valises Dévalent de partout, comme des fous.

Les alexandrins s'Etirent de tous leurs pieds sur le sable mouillé.

On Fête l'été chaque soir autour de quelques vers au grand air. Souvent, le ciel Gazouille avec la mer, au moins jusqu'à l'hiver.

Les mots s'Habillent chic exceptionnel le dimanche en distique ou en tercet, toile d'été.

Vraiment je vous Invite à ce type de séjour, velours, amour, toujours, le poème Jaillit et enfin Klaxonne au bout de la plume. Il Longe souvent la plage, ne Mène parfois à rien, rimes de chagrin, ou Nage jusqu'à l'épuisement, tourment.

Et puis, un détail, une couleur, le bleu par exemple, Oriente l'imaginaire, entre ciel et mer, le Pousse jusqu'au dernier mot, si beau. Alors vous Quittez la terre un instant, content, vous Ronronnez de plaisir, comme un chat au coin du feu, heureux.

Puis vous Souriez bêtement aux inconnus de la rue. Vous Titubez d'émotion dans la venelle, dentelle, ombrelle. Vous Ululez si fort, trésor. Vous Valsez seul sur la place, dans la fraîcheur du silence, danse.

Certains, de suite, sûr, vous Whitelisteront, trop con.  Inimaginable pour eux sans doute de Xylophoner n'importe où leurs mots et leurs espoirs, du soir, de Yoler jusqu'à l'infini la nuit.

Tant pis mes amis, j'en Zigzague encore de bonheur, chaleur, par cœur, ce matin,  divin.

 

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16 août 2017

L'été sent bon chez nous

Déjà mi aout.... Bientôt on parlera plutôt d'automne, voire vite de Noel et de ses fastes. Pourtant je voudrais bien garder l'été encore un peu. Je suis loin d'avoir fait tout ce qu'il me fallait faire pour passer un bel été. Aller ici ou là. Visiter untel. Ranger cet endroit. Marcher. Découvrir. Ecrire. Farnienter. Comme d'habitude, je n'en ai pas fait la moitié.

Samedi nous sommes allés à la sépulture de la mère d'une amie à 3 heures de route de chez nous. Parfois, on pense qu'il le faut, alors qu'on n'est pas du genre à faire tous les enterrements. Cette amie compte dans notre vie. Il nous fallait y être. C'est tout. C'est avec un autre couple que nous avons fait la route et puis après la cérémonie, nous sommes allés au cimetière, et puis on nous a conviés à déjeuner avec la famille. Voilà, c'est simple parfois. Juste être là pour le grand départ d'un être très cher à quelqu'un.

Dimanche, j'ai reçu quelques personnes de ma famille au goûter. Ce n'est jamais comme j'aimerais. Je sors frustrée de ce moment. Je dois l'accepter. Au soir, nous recevions une pèlerine. C'est beaucoup plus simple. C'est comme l'amie que j'aimerais tellement avoir. Sauf qu'elle ne reste qu'une nuit. Je suis sure que j'aurais eu beaucoup à partager avec cette femme.

Lundi soir, avec une amie, je suis allée voir un petit concert de musiciens rigolos. Un peu trop de monde connu quand j'y arrive, je me trouve une place pas très en vue pour éviter tous les yeux. Un petit reste de phobie sociale, sans doute. Le spectacle est superbe.

Hier, nous n'avons rien de spécial. Nous en profitons pour travailler au bureau à deux, pas de coup de fil, pas d'allée-venue. Ouf, on peut se concenter sur quelques travaux qui restaient à faire depuis un moment. Et pour finir la journée, une petite marche dans un endroit que nous ne connaissons pas, dans une commune voisine. A peine arrivés, nous croisons un couple que nous connaissons. 15 mn à parler. Puis la mini-rando dans un cadre charmant, où je me promets de revenir, marcher et faire des photos, quand j'aurais racheter un appareil.

Pendant ce temps là, ça sent la menthe qui sèche au séchoir. Nouvelle production de cette année. Je n'ai jamais senti rien d'aussi bon jusqu'à présent. Les effluves sont partout et c'est bien agréable.

Pour autant tout ce travail ne nous laisse pas beaucoup le temps de voyager. Mais c'est ainsi depuis tant d'années.

Il va y avoir les cueillettes, je vais voir plus de monde. En ai je vraiment envie ?

J'ai plutôt envie de poésie.

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15 août 2017

Q U I N Z E

Puisque vous aimez bien, si en milieu de mois on s'en refaisait un ... avec QUINZE évidemment ?

Je démarre ....

 

Qu'elle est belle la vie quand on la dompte un peu

Résultat :

Qu elle est belle la vie quand on la dompte un peu
Unique et merveilleuse sachons la transcender
Illuminons notre chemin caillouteux
Nions le pessimisme et ses gris inquiétants
Zappons de notre esprit toute pensée morose
Et courons rattraper les rêves qui habitent notre sommeil

 

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10 août 2017

A O U T

On lui fait sa fête à lui aussi ?

Allez 4 vers ça devrait pas être trop difficile ..... Je commence  (la rime sera en  "agne"  pour les 4 vers)

A érez bien vos têtes à la mer ou à la montagne

 

Résultat :

 

           A érez bien vos têtes à la mer ou à la montagne 
         O u alors testez le séjour à la campagne 
         U n ciel bleu et des plages en Bretagne 
         T out près de l'eau, n'oubliez pas d'ôter votre pagne

 

Merci aux participants .....

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09 août 2017

Belles rencontres

J'ai parlé dans le dernier post d'une bonne soirée chez une amie. D'autres invités étaient déjà là. Nous arrivions à 5. Nous avons salué les gens et j'ai trouvé une chaise libre auprès de gens parfaitement inconnus pour moi alors que mes amies se sont installées à l'autre bout ensemble. Cette chaise était surement là pour moi. Une fois assise, j'ai craint ne pas être à mon aise pour la discussion. Et de fil en aiguille, d'où êtes vous ? Que faites vous dans la vie ? Qu'est ce qui vous relie à M. ? Puis avec tous les morceaux, on commence à situer la personne. On connaît l'amie de son fils, qui est une grande copine du nôtre. On connaît les parents de celle ci. Alors on trouve plein de choses à se dire, car ces gens là sont en grand voyage en ce moment pour justement aller voir leurs enfants. Le Monsieur d'à côté est tout aussi charmant, il fait le même métier que nous. Et de parole en parole, on se dit d'où l'on vient. La dame près de moi a passé son enfance au bord de la même rivière que la mienne..... située sur une commune voisine de la mienne. Et le monsieur à ma gauche exploite des terres où passe cette même rivière.....

Fabuleux ! la rivière de mon enfance était parmi nous ce soir-là.

J'ai déclaré que l'an prochain ce serait bien de faire ensemble la randonnée organisée au bord de celle ci. Et ils ont semblé d'accord avec un élan particulier.

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08 août 2017

suite de l'été

J'aimerais écrire un post qui ne relate pas la chronologie des faits, parfois quelques bribes arrivent dans ma tête. Et puis quand j'arrive là, je ne peux m'empêcher de reprendre en ordre le temps qui est passé. Je me demande toujours pourquoi ce besoin de relater en ordre ? Parce qu'un jour peut être je viendrai lire ici, si c'est encore possible, parce que ma mère n'avait pas de blog mais qu'elle avait commencé à noter quelques trucs, pas des textes, des noms, des adresses ici ou là, des numeros ou seulement des pense bêtes. Alors je viens soulager ma mémoire.

En parlant de ma mère, il y a eu le deuxième anniversaire de son décès. Comme je suis partie à Lyon, ça ne m'a pas pris tout mon espace. Bien sur, les images reviennent. Un de ces derniers dimanches, il y avait une messe pour elle que j'avais demandée. Puis, également sur ma demande, nous sommes allés pique niquer ensemble, nous quatre. J'ai porté une fleur au cimetière. Les rituels servent à alléger la douleur. Nous avons dans la soirée fait une rando dans sa commune d'origine, au bord de l'eau. C'était chouette. N'empêche qu'elle me manque tout le temps, son petit sourire jamais trop déployé, ses yeux doux, ces mots qu'elle n'osait dire ....

Il y a eu aussi cette virée avec nos amis et un couple d'amis de nos amis pour honorer un gage lors d'une fête. Nous les avons emmenés au bord de la mer, pour un pique nique et on a beaucoup joué aux boules, c'était bien, et plein de sympathie.

Ce dernier week end, une amie qui venait d'avoir son deuxième petit enfant nous a conviés en dernière minute pour fêter ça et aussi son anniversaire. Nous y sommes allés avec la petite équipe habituelle. Arrivés là bas, il y avait aussi d'autres personnes de son entourage que nous ne connaissions pas. Et cette soirée fut un bonheur, apéro dinatoire, conversations à tout va, rires, et chanson. Je suis sure qu'on les reverra, surement à une fête prochaine.

Dimanche, nous étions aussi invités chez une amie d'écriture. Elle a changé de lieu de vie avec son mari et cela faisait un an que nous ne nous étions pas vus. Tout s'est très bien passé, bien déjeuné, et conversé.

Je pense que depuis que je ne me lamente plus au sujet des invitations, sujet qui m'a beaucoup occupé, tout se passe mieux, légèreté !

Voilà l'été passe, je n'aurai pas eu de longues vacances, juste des petits bouts, mais ce n'est pas si mal.

Entre temps, j'ai toujours autant d'occupations. Le jardin, le bureau, les pèlerins, le petit....

Parfois je me surprends à penser : oh non, je n'ai pas envie de sortir... je suis trop bien ici !

J'ai oublié : deux jours la semaine dernière, des petites vacances quoi ! sur un festival d'arts de la rue, à une heure de chez nous, avec les filles de ma famille, et une amie. Un bémol : nous avons du aller à l'hotel la première nuit car un coup de fil nous a alerté que la maison prévue n'était pas libre. Pour la deuxième nuit, elle était libre. Toujours se méfier des maisons prêtées par les amis des amis.

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