06 septembre 2017

Et encore un pour les Impromptus

Les repères maritimes

Un samedi. Rien à l'horizon. Puis soudain, la mer à l'horizon, à une heure. Prendre la poudre d'escampette, ne le dire à personne. S'enfuir vers les vagues.

La dernière fois qu'on y est allé avec des copains, on pensait bien la faire la randonnée. Mais les copains aiment trop boire et manger, y passent tout leur temps, restait juste assez pour quelques jeux de pétanque. On est rentré frustré. La randonnée sera partie remise.

Il faisait beau samedi. Un soleil doux. Entrer dans la forêt où vivent les arbres magiques. Apercevoir de temps à autre l'océan par de petites lucarnes. Etre à deux parmi d'autres marcheurs à deux, ou seuls, ou troupes. Mais ce n'est pas la foule, loin de là. La plupart des gens disent bonjour sauf  les troupeaux qui sont trop occupés à être entre eux. L'humain se comporte comme il peut.

Nous arrivons à la pointe, quelques uns s'y attardent. C'est beau de partout. Le sable, le bleu, le vert se mélangent harmonieusement. D'autres couleurs s'ajoutent avec les kitesurfeurs. Le beau ressource l'âme et fait le grand ménage. Un homme a l'air de connaître l'endroit, nous lui demandons si on peut aller plus loin. Il confirme mais ne sait pas grand chose sur la suite du chemin. Nous y allons et trouvons une plage qui ressemble au paradis. Belle et sauvage. Très Peu de monde. Les plantes ont le temps d'y pousser sans être écrasées. Les falaises font le décor. Un autre monde. Savourer les instants iodés. Et observer que quelques autres aussi les ont cherchés. Silence.

Puis reprendre le chemin à l'envers. Longer par un sentier plus proche de la mer. Voir le ciel et la mer mettre leurs habits du soir. Terminer la balade sur la grande plage déserte. Les vagues et leurs dentelles ne dansent rien que pour nous.

Les repères maritimes sont vraiment de bon goût.

 

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Pour les impromptus

 Ca paraissait pourtant simple

Elle aimait écrire, et chaque semaine elle lui adressait une ou plusieurs lettres. Il les lisait, il se disait qu'il pourrait peut être y répondre mais il ne le faisait pas. Ca paraissait pourtant simple.  Durant trois ans, les lettres arrivaient chez lui une à une, s'empilant, attendant une réaction. Non, il n'y répondrait pas. Il n'aimait pas assez les mots pour ça. Elle continuait ce non-échange, se répondant presque à elle même. Elle ne se fatiguerait jamais d'écrire. Elle entreprit trente huit ans après de relire toutes ces lettres entassées dans la boite, et elle vit se dérouler une partie de sa jeunesse, des faits qu'elle avait presque oubliés, des états d'âme, des hésitations, des joies, des peines, des rêves. Finalement, elle n'avait guère changé. Lui non plus, il n'aimait toujours pas écrire.
 
 

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03 septembre 2017

S E P T E M B R E

 

Prêts à écrire septembre ?

On change un peu : je choisis le premier mot (parfait hasard)  du vers et vous le complétez chacun votre tour en respectant ce qui a été écrit avant.  Ok ?

Faire rimer serait bien aussi (le premier mot peut s'écrire autrement, c'est le son qui importe.... )     Allez, au boulot !

 

S aison

E nfermer

P rivilège

T endresse

E blouir

M urmure

B rassée

R iche

E tirer

 

le 06 09   résultat de cet écrit ensemble :

S aison si douce, odeur de mousse
E nfermer des restes de soleil pour tous
P rivilège de savoir appréciér, déguster, le beau, le bon
T endresse de l instant présent qui accompagne le tout
E blouir ceux qu'on aime de milles sourires fous
M urmure des âmes en parfaite communion
B rassées de vent balayant mille couleurs
R iche mois pour cueillir des mûres en famille
E tirer le temps sous le soleil qui brille

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23 août 2017

Meme consigne, deuxième texte

Je vous écris de mon nuage en ciel d'orage.

Tout à l'heure les anges encore se Balançaient tout près de moi avant la pluie. Maintenant l'eau Coule à gros bouillon et les touristes Dévalent les rues pour un abri. Ils ne Fêteront pas ce soir, annulation.

Les oiseaux ne Gazouillent plus. Je suis Allongée là en observation du monde. Je vous Invite à réfléchir un peu. A quoi ça Mène ces vacances qui s'étirent si longuement finalement ? Ah je les Habille pour l'hiver les vacanciers !

Tandis qu'à la campagne juste au dessous de moi Jaillissent tant de travaux. Ca Klaxonne de partout. La pluie. Vite. Longer encore un peu le champ. Orienter les décisions. Pousser le tas. Tituber d'effort. Et eux les touristes ? Mais ils Nageront demain, ou bien après demain, pas grave. Ne pas Quitter la tâche, non. Ululer au collègue : « la remorque, non pas la petite, l'autre ! ».

Je Souris devant autant d'acharnement, un monde à part. Avec les vacanciers, ça Valserait sans doute. Dans ce métier, on Ronronne après, beaucoup plus tard. Pas la peine de Yoler, sinon vous êtes vite  Whitelisté. Demain, eux, ils Xylophoneront à fond : La pluie ceci, la pluie cela, sale temps.

Mon nuage en Zigzague, d'effroi.

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19 août 2017

une consigne

Il fallait écrire avec ce début : Je vous écris de ...... (endroit de vacances)   et seule une liste de verbes était imposée. 

Mes amis, 

Je vous écris de l'Ile de la Poésie, écrin de soleil posé là quelque part où s'Allonge le temps. Ici les oiseaux se Balancent avec les bateaux, rimes en haut.

Les vacances se la Coulent douce sur la mousse.

Les mots-valises Dévalent de partout, comme des fous.

Les alexandrins s'Etirent de tous leurs pieds sur le sable mouillé.

On Fête l'été chaque soir autour de quelques vers au grand air. Souvent, le ciel Gazouille avec la mer, au moins jusqu'à l'hiver.

Les mots s'Habillent chic exceptionnel le dimanche en distique ou en tercet, toile d'été.

Vraiment je vous Invite à ce type de séjour, velours, amour, toujours, le poème Jaillit et enfin Klaxonne au bout de la plume. Il Longe souvent la plage, ne Mène parfois à rien, rimes de chagrin, ou Nage jusqu'à l'épuisement, tourment.

Et puis, un détail, une couleur, le bleu par exemple, Oriente l'imaginaire, entre ciel et mer, le Pousse jusqu'au dernier mot, si beau. Alors vous Quittez la terre un instant, content, vous Ronronnez de plaisir, comme un chat au coin du feu, heureux.

Puis vous Souriez bêtement aux inconnus de la rue. Vous Titubez d'émotion dans la venelle, dentelle, ombrelle. Vous Ululez si fort, trésor. Vous Valsez seul sur la place, dans la fraîcheur du silence, danse.

Certains, de suite, sûr, vous Whitelisteront, trop con.  Inimaginable pour eux sans doute de Xylophoner n'importe où leurs mots et leurs espoirs, du soir, de Yoler jusqu'à l'infini la nuit.

Tant pis mes amis, j'en Zigzague encore de bonheur, chaleur, par cœur, ce matin,  divin.

 

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03 juillet 2017

JUILLET

Allons y pour JUILLET - Qui commence ?  formule habituelle ....

 

Voilà le résultat :

 

J oie des aurores chaudes et flamboyantes
U ltimes longues journées
I  rrésistible rosée sur la menthe douce
L' été s'installe, s'allonge et nous sourit
L' été végétal, se gorge et nous nourrit
E phémère douceur, chaleur réconfortante
T emps heureux de l'été

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10 juin 2017

un petit JUIN ?

Oh ! faudrait pas oublier JUIN.

Allez 5 lettres .... On écrit, on doit sentir qu'on est en JUIN ...

Qui commence ?

 

résultat :

J et d'eau fraîche sur la chaude margelle
U n chant d'hirondelle dans le ciel
I vresse des sens je m’allonge dans l'herbe tendre
N oyée de soleil et d'amour

 

Merci à Hyoutoko, Suzame et Celestine .....

 

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29 mai 2017

des mots

J'ai regardé passer le temps,

de nuage en nuage, de bleu en blanc,

de blanc en gris, jusqu'à la pluie,

jusqu'à la nuit, brune,

sans lune, aucune

 

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24 mai 2017

M A I on est en retard !

Alors, alors, on a rien écrit sur MAI ?

Allez trois vers, c'est pas grand chose,   enfin trois vers, trois vers,  ça suffira   car après bonjour les dégâts :

Qui s'y colle ? je ne commence même pas. Je dirais même que des fois que ça se bousculerait au portillon, ce qui changerait bien de l'ordinaire, on pourrait en faire plusieurs ....

M

A

I

 

Voilà le résultat :

M atin embrumé
A ube aux dix mille parfums
I dylle printemps

de Hyoutoko

M ille lueurs d'une
A ube naissante
I lluminent notre printemps

de Agnès

M erveilleuse lumière
A grémente nos jours
I nvite à la prière

de Manoudanslaforet

 

M erci, merci,

A vec vous on ne s'ennuie jamais

I l est si doux d'écrire de jolis vers

de Mel

 

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19 avril 2017

On a zappé MARS ..... voilà AVRIL

Zut, c'est trop tard pour mars.

Alors, écrivons AVRIL comme d'habitude  -   comme c'est court, on peut faire plusieurs versions.

Avec chaque lettre un vers ....  je commence   et vous continuez en vous servant des commentaires et en reprenant les premiers vers

 

A zur à l'horizon

 

le 21/04 cela donne :

A zur à l'horizon
V éritable perle océane
R adieuses frondaisons
I lluminées de rayons dont émane
L a douceur d'un printemps prometteur

 

Merci Celestine et Hyotoko !

 

et puis Mahie a écrit ça, c'est d'actualité  Merci Mahie !

A h ça ira! ça ira! ça ira!
V oilà les élections : ha ha!
R odéo partida de candidats!
I ra, ira pas! Qui vivra verra!
L às de la comédia, il chuta! Aaaaaaahhhh....

 

 

 

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