07 octobre 2016

Le bel arbre

Bientôt, je ne l'emmenerai plus sous l'arbre magique. C'est un charme planté depuis de nombreuses années. Je me souviens lui avoir coupé les branchettes au ras du tronc car elles me gênaient pour tondre, et puis j'avais cette impression qu'il n'arrivait pas à grandir, que tout poussait d'en bas et qu'il avait du mal à s'élancer. C'est bizarre, c'est cet été que j'ai re-découvert cet arbre. C'est mon grand fils qui un jour s'est installé dessous avec le petit qui y a bien joué. J'ai copié. J'ai mis le transat au dessous et j'y ai passé quelques bons instants à me relaxer, et souvent avec le petit. Il a réussi à prendre de la hauteur et forme comme un grand parasol (non, pas le petit, l'arbre, vous me suivez ?). Et puis il a vite perdu des feuilles qui ont fait le jeu du petit bonhomme, car elles font du bruit, craquent. Il y a aussi des pommes de pin pas loin. Cà aussi c'est un jeu. Comme quoi, c'est souvent dans la nature qu'on joue le mieux.

Bientôt il fera trop froid pour passer du temps là bas. Lorsqu'il vient chez nous, il a toujours envie d'aller par là. C'est un arbre magique, son tronc se divise en deux assez bas. Alors il s'installe entre les deux branches troncs, ce n'est pas dangereux car pas bien haut. Vite je pense qu'il pourra grimper un peu plus haut.

J'aime cet arbre, je me demande pourquoi avant je ne le remarquais pas. C'est vrai que moi dessous, on ne me remarque pas non plus car un peu éloigné de la maison. Ce doit être l'arbre de la discrétion et de l'amusement, et de la relaxation.

Je commence à penser que bientôt il fera froid, et malgré que toutes les saisons soient belles, je regrette déjà la plus belle.

Que vais je faire de mon hiver ? pas très envie de tricot cette année. La cheminée est prête à fonctionner. Je ne boierai pas de chocolat bien chaud pour cause de régime. La télé ? oui j'ai un peu repris à la regarder, comme la Grande Librairie hier soir, avec un Jean d'O. toujours aussi éblouissant, et qui dit tant de choses qui me plaisent. Mais ce n'est pas tous les soirs ce programme.

L'hiver, comme une latence inquiétante.

L'hiver, où y trouvera t on la joie de vivre ?

Toujours des interrogations mais Jean d'O. m'a confortée car il semble que c'est le sens de sa vie : s'interroger, se demander, se poser mille questions, partir dans un sens, revenir dans l'autre, alors que chez moi ça les énerve.

Pour l'instant, je garde mon petit fils pour le week end et c'est de la joie de vivre.

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03 octobre 2016

octobre

La saison aux mille couleurs commence. Hélas me voilà avec un mal de gorge. Cà ne me réjouit pas. Cà entame beaucoup mon énergie qui n'est déjà pas extraordinaire.

Samedi, j'ai fait les courses, seule. Je ne devrais pas choisir ce jour là où il y a plus de monde mais je procrastine toujours pour les courses et au bout d'un moment, il faut se rendre à l'évidence, il n'y a plus grand chose dans les placards et dans le frigo. J'ai rencontré quelques personnes connues. Je n'aime pas trop ça car la station "debout" me gêne et je n'ose pas trop le dire. Dernièrement, mon traitement pour l'hypertension a été changé suite à une visite chez le cardiologue. Il me semble que c'est mieux. Ma tension était beaucoup trop forte. Il m'a conseillé le régime et le sport. Faut vraiment que je me prenne en main.

Le soir nous étions invités à faire un bowling et à dîner chez des amis. Je n'ai pas joué à cause de mes épaules trop fragiles encore. Je ne veux pas revivre les douleurs. Elles sont encore fragiles mais elles ont retrouvé leur ampleur. Je les ai regardés, une autre amie a fait de même. Puis nous avons dîné et discuté et là encore, ce fut difficile. Il y en a un parmi qui est beaucoup trop borné. J'ai entendu des propos homophobes et racistes. Que c'est dur ! Comment réagir ? J'ai réagi mais cette impression que mes mots n'arrivent pas jusqu'à eux...... Décevant ! fatiguant ! Se rendent ils compte ? En même temps, puis je exiger que tout le monde pense comme moi ?

Hier, nous avons passé notre dimanche tranquillement avec une sortie nature l'après midi et une visite au cimetière pour l'anniversaire de ma maman. J'en avais besoin. Je pense à elle qui n'a jamais milité nulle part mais qui n'avait aucun propos haineux. Elle se contentait d'une vie assez austère, n'était pas ennemie de la joie, aimait la musique et les chants.

Et le soir, je n'avais même pas  envie de regarder la télé une fois de plus. On en a parlé samedi soir, ils nous ont pris pour des OVNI.

J'ai peur de m'éloigner de ces gens là car je ne suis pas sure de supporter longtemps ces intolérances.

Lui disait qu'il n'irait jamais à un mariage gay. Qu'il n'en avait pas dans sa famille et que pour lui ça n'existait même pas. Quand on a des neveux et des cousins concernés, on a du mal à entendre cela.

Et puis les femmes voilées, toujours ce même refrain. Ici, ça dérange tout le monde alors qu'on en voit très peu, dans nos campagnes. Je ne sais pas pourquoi mais ça ne me dérange aucunement. Après bien sur, il y a un grand débat sans doute. Mais je répète : ça ne ME dérange pas personnellement. Eux oui. Il faudrait vraiment trouver d'autres sujets de discussion.

 

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01 octobre 2016

A t on le choix ?

Hier soir, première réunion de la saison, réunion d'accueil comme chaque année. Il y a eu un article dans le journal et parfois, cela fait venir de nouvelles personnes. Hier soir, nous n'étions pas très nombreux, seulement une nouvelle et en plus je la connaissais du temps où j'allais voir ma mère à la maison de retraite. Elle y travaille. Surprise de la voir là.

Le thème était de reparler des généralités. Qu'est ce qu'une peur, qu'est ce qu'une phobie ? etc. etc.

Quelqu'un à la fin a demandé à l'auditoire si l'on trouvait que la vie actuelle était anxiogène.

Un OUI général s'est exprimé et j'ai entendu que c'était comme ça, qu'il y avait la pression au travail, la pression toujours la pression.... et qu'on n'y pouvait rien.

J'ai été d'accord OUI et NON. Il est certain qu'au travail, il y a la pression, même quand on travaille pour son propre compte, peut être encore pire car il faut obtenir des résultats pour continuer. Il n'y a pas de chômage pour nous si rien ne va plus. Il n'y a pas systèmatiquement l'arrêt de travail quand on est patraque. Il n'y a pas les délégués du personnel ou le syndicat pour défendre nos intérêts face à nos clients qui parfois nous enquiquinent ou nous lâchent. Il n'y a pas de remplaçant immédiat à l'ouvrier qui s'en va. Il n'y a pas une météo spéciale pour nous. La pression est bien là.

Mais je pense malgré tout qu'aux temps de pause, on peut essayer de décompresser et savoir se reposer, se calmer.

Et qu'est ce que je vois ? Des gens qui courent dans tous les sens et ce sont ces mêmes gens qui se plaignent très souvent de la vie trépidante.

Je regarde de moins en moins la télé, bizarre mais j'en ressens beaucoup moins le besoin. Je me couche tôt si j'ai envie. Je décide d'aller marcher si j'en ai besoin. Je touche de mes tout petits doigts l'art de plusieurs manières car c'est très déstressant. J'essaie de manger le plus sain possible et je ne bois quasiment aucun alcool. Je n'ai pas une vie rigolote, direz vous ? Si, si, j'adore rire. J'ai bien envie d'aller au cinéma prochainement voir un bon film où on se marre.

Qu'en pensez vous ? N'a t on pas le choix ?

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14 février 2016

Autour du dimanche

Cette semaine j'ai consulté la gyneco. Une nouvelle. Je n'avais plus d'adresse. Il y a quelque chose à ôter. Apparemment ce n'est pas grave. Juste quelques heures en clinique. C'est à prévoir. Quand elle me l'a dit, j'ai eu très chaud. Est ce que c'est pour ça que depuis je stresse comme une dingue ? Il m'a acheté un tensiomètre : c'est haut, très haut, trop haut ! J'ai appelé le service de garde ce matin, pas mal à la tête ? euh non pas vraiment, la tête un peu lourde. Pas de difficulté à respirer ? Non pas vraiment, un peu d'oppression dans la gorge ! Prenez un comprimé de plus si ça ne baisse pas. C'est le danger des tensiomètres à la maison : ça donne de l'anxiété ! Ben, c'est ma médecin qui me l'avait conseillé !

Je suis allée marcher un peu, je manque peut être d'exercice physique. Je me fais peur. La semaine a été un peu dure. J'ai eu mon petit fils quelques jours à garder, ça change, ça bouge beaucoup, à cet âge, faut presque toujours être derrière. Et comme mes épaules sont encore douloureuses, certains gestes sont difficiles.

Alors on a décidé de ne pas bouger aujourd'hui, il a fait la cuisine pendant que j'étais partie marcher. Et je me suis lovée dans mon fauteuil, j'ai repris la tension en début d'après midi : elle avait un peu baissé. Cà m'a rassurée. Deviendrais je hypocondriaque ? Je ne l'étais pas avant.

J'ai profité de mon salon sans rien faire, le soleil était généreux et bienfaiteur à cette saison, tandis qu'en été il est casse pied dans mon salon. J'ai zappé de reportage en reportage, et je me suis dit que j'avais de la chance de pouvoir ne rien faire, et de me sentir quand même bien chez moi, malgré les petits problèmes qui surviennent.

Je ne me sentais capable ni d'inviter, ni de sortir.

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25 octobre 2015

Un samedi d'octobre

Je n'avais pas besoin de sortir sauf pour acheter le pain. Les autres courses étaient faites. Avant, je serais sans doute allée à la maison de retraite. Je n'ai vu personne d'autre que ma famille proche, sauf un copain du grand fils puisqu'il est là ce week end. J'ai pensé à appeler du monde pour le café, et puis j'ai renoncé. J'ai juste pris mon temps.

Le temps de cueillir plein de framboises, les dernières de la saison.

Le temps d'aller marcher dans mes chemins d'automne, et longer l'étang en revenant, il y avait des pêcheurs, deux d'entre eux m'ont saluée.

Le temps d'observer le ciel qui hésite entre tous les gris, du plus foncé au plus clair, avec des petits espoirs de bleu doux.

Le temps de préparer des pommes moches en compote.

Le temps d'écouter la radio en même temps que je m'occupe des pommes.

Le temps de fouiller dans mes sacs de laine espérant y dénicher de quoi faire un mini pull.

Le temps de chercher un modèle de mini pull.

Personne ne m'a appelé, personne n'avait sans doute envie d'un café.

Il va falloir que je m'habitue à vivre avec moi même.

Les enfants vont et viennent, ils ont leur vie.

Plus jeune, je ne me suis jamais préoccupée de ma mère le week end, je n'avais même pas le temps d'y penser.

Me voilà à vivre la même histoire, tandis que l'homme était affairé aux livraisons de maïs.

 

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24 octobre 2015

le petit restaurant

Après avoir eu la peur de ma vie, nous avons continué à marcher, marcher, marcher. Le soir arrivé, nous avons cherché une crêperie ouverte pour dîner mais il n'y en avait pas. A cette saison, il y a moins le choix. Il y avait un petit restaurant ouvert, je pensais qu'il fallait réserver. Nous y sommes entrés et avons demandé s'il était possible de dîner. Le menu affiché dehors nous plaisait bien. Un charme règnait dans ce lieu. Nous étions les premiers. L'homme nous a dit ok et que nous serions prêts pour l'heure du cinéma. L'endroit était fait de bric et de broc, beaucoup de peintures au mur, et il y avait une bonne musique de fond, du piano. Il y avait peu de choix sur la carte des menus mais c'est plutôt bon signe. Je reviens sur la musique. Dans les autres endroits nous avions eu droit en fond sonore à des émissions de radio, et nulles en plus, et à la télé au petit déjeuner, j'ai trouvé ça incohérent. Pour une fois, nous avions de la bonne musique, pas trop forte, pour une ambiance feutrée. Vite nous avons été servis. Nous avons pris des plats différents pour les goûter. Tout était délicat et magnifique. Le chèvre frais à même la planche de bois, avec du miel, de l'orange, de la betterave jaune, du radis vert et de nombreuses herbes a ravi mon palais, tandis que la rillette de poule dans sa verrine et ses toasts ont fait le bonheur de l'homme. Puis il a pris viande tandis que j'ai pris poisson. Tout était exquis. Le dessert, le même, fait de fromage blanc, caramel beurre salé, pommes et biscuits en morceaux, chantilly dans sa grande verrine clôturait à merveille. Et le serveur était toujours attentionné. On l'entendait parler avec elle qui était aux fourneaux. Nous étions prêts presque une heure avant l'heure, entre temps, d'autres couples étaient arrivés dans le petit restaurant. Juste avant de quitter l'endroit, nous avons eu droit à quelques mots de la cuisinière, de sa cuisine et nous avons même parlé du film que nous allions voir, et lui m'a glissé sa carte dans la main. C'était écrit : cuisine affective et réconfortante.

Après une telle journée, c'était juste les mots qu'il me fallait.

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20 octobre 2015

Partir c'est bien

Il y avait un rendez vous de fixé chez un de nos acheteurs, au pays des galettes.... alors on a joint l'agréable à l'utile, et nous voilà partis. On se l'était promis d'aller voir le grand lac vide. La veille, on a fait une visite à un ami défunt, encore un, nous avons donc zappé sa sépulture, il nous aurait compris. J'ai proposé à son épouse de venir marcher avec moi, elle m'a dit : autant que tu voudras, j'espère que je vais tenir ma promesse et elle aussi.

Le premier jour fut consacré à nos acheteurs. Je n'ai pas trop l'habitude. Nous avons déjeuné ensemble. Après  nous sommes allés directement au lac en passant par un office de tourisme où nous avons récupéré quelques adresses, nous avions pensé trouvé un hotel assez près, hélas à cette saison, c'est moins facile. C'est donc dans la "ville" la plus proche que nous avons trouvé, sur les recommandations d'une personne vue le matin. L'hotel était du genre pension de famille, dans un décor napoléonien. Correct. Sans plus. Deux soeurs qui le gèrent. Nous y avons passé deux nuits avec le repas du soir et petit déjeuner. Le deuxième jour, nous avons pris une visite guidée du lac, très intéressante, plein d'informations sur l'histoire de ce barrage. Il y avait du monde. Beaucoup de retraités.

Nous avons donc réservé un deuxième hotel un peu plus haut. Avant de nous y rendre, nous avons visité les Gorges de Locarn, on s'est un peu perdu dans le circuit de rando, et on a fait quelques kilomètres en plus, j'étais épuisée, le temps était agréable, nous avons souvent demandé notre chemin. Nous avons retrouvé notre voiture il faisait presque brun.

Le soir nous avons découvert l'hotel et sa cuisine d'ailleurs, la maîtresse des lieux est colombienne. Un peu lourd le repas pour moi. Ce n'était plus vraiment régime. Le lendemain, nous avons découvert la forêt et ses sites magiques. Le temps était moins clément, un peu de pluie. Puis une crêperie tenue par des anglais nous a satisfaits pour le midi.

L'après midi, retour dans la forêt qui est immense, et va de surprise en surprise. Et là, tout aurait pu basculé. Nous avons dû emprunter un petit bout de route pour rejoindre un autre chemin, d'autres personnes étaient là aussi. Je craignais déjà l'endroit quand soudain une voiture a déboulé dans le virage, est venue cogner le talus quelques mètres au dessous de moi, et a rebondi sur la route en tête à queue, tout a été très vite, j'ai sauté sur le talus, j'ai entendu ce gros bruit, j'ai vu la scène, la voiture a stoppé juste devant moi, et là j'ai hurlé sur les trois jeunes tout blancs dans leur voiture..... Je ne savais plus si j'étais vivante ou morte, j'avais vu la voiture venir sur moi. J'ai eu tellement de chance et les autres personnes aussi, elles ont vu la scène, c'était sur moi. J'ai fui vite l'endroit, je ne voulais plus y marcher. Je me suis calmée. La vitesse était limitée à 50, il y a des virages qui se succèdent. Les jeunes se sont excusés mille fois et je les ai engueulés mille fois. Je pensais ne plus pouvoir continuer à marcher, je voulais retourner à l'hotel.  J'ai repris la marche, nous avons parlé avec les gens. Nous en avons trouvés pour nous ramener plus tard pour ne pas avoir à marcher sur ce bas côté. Le soir, nous avons trouvé un merveilleux petit restau à la divine cuisine, et nous sommes allés au cinéma tout proche voir Marguerite, avec une belle surprise, puisqu'un gars faisant quelques apparitions dans le film animait la soirée, c'était un gars originaire d'ici.

Et puis nous sommes rentrés dimanche en découvrant la vallée des saints et la chapelle à côté, en passant encore par une crêperie, en chassant les images que j'avais de cette voiture folle.....

Je suis là, je n'ai pas encore envoyé mes petites graines, je suis encore un peu tourneboulée !

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19 octobre 2015

Me revoilà !

Je n'étais pas partie bien loin ... Une petite escapade de quelques jours à quelques heures de chez moi. Je remercie les personnes qui se sont inquiétées. Je reviens vous raconter tout ça, pour l'instant je file à mes framboises .....

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08 octobre 2015

prenez en de la graine ....

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Vous vous souvenez de cette fleur ? comment ça s'appelle ?

Si vous en avez envie, je peux vous envoyer quelques graines .... il me faudra juste votre adresse postale et hop, dans une enveloppe .... 

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07 octobre 2015

Bientôt trois mois

Depuis qu'elle est partie, même écrire est devenu difficile. Parfois, aller la voir donnait lieu à des écrits, des révoltes sur ce que je voyais là bas ou aussi quelquefois des bonnes choses, des émotions. Ce matin j'ai écrit le souvenir, j'ai eu du mal. J'ai trouvé ça d'une platitude, j'ai failli le supprimer, et puis je l'ai laissé, ça confirme l'état du moment. Des souvenirs qui reviennent et disparaissent aussitôt. Des tracas liés à la succession car systématiquement, quand quelqu'un de proche meurt, c'est tout ça qui nous pend au nez. Ne restent plus que des pierres et des lopins de terre. Se mettre d'accord. Pour l'instant pas de désaccord, pas d'accord non plus. Elle ne veut rien conserver, alors soit c'est moi qui garde, soit on vend tout. Encore faudrait il pouvoir vendre des choses quasi invendables. On me dit que tout est vendable, enfin ce n'est pas le notaire qui le dit, ce sont les gens à qui j'en parle.

Mon cerveau est embrumé, je loupe plein de choses, je note des dates avec des animations qui m'intéressent et soudain je m'aperçois le lendemain que c'est passé. Est ce que je suis devenue elle ? elle dont la mémoire flanchait depuis si longtemps, au début sans doute très doucement. Cà me fait peur. Je mets ça sur le compte de l'émotion pour l'instant. J'ai juste repris l'écriture avec moins d'enthousiasme à cause des nouveaux, je crains la nouveauté. Mais je m'en sors malgré tout. Finalement je n'ai même pas repris le yoga, pas plus envie que ça, et les heures ne sont pas très intéressantes, j'attends. J'apprends que d'autres personnes sont très mal en point autour de moi, une tante, un ami. C'est très gris. C'est l'automne et sa mélancolie. L'automne de nos vies aussi.

Cà s'est connu au mariage, je n'étais pas joyeuse. Du coup, c'est difficile de voir les autres qui le sont. Mais ils ne sont pas responsables. Je n'ai pas envie de grand chose, je fais ce qu'il y a à faire.

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