28 juillet 2009
Ils ont osé ....
Lors de notre voyage de février à la Réunion, nous avions rencontré 2 couples de bretons qui suivaient quasiment le même itinéraire que nous. D'ailleurs, on se retrouvait sans se le dire dans les mêmes endroits et du coup, on avait bien sympathisé autour de nombreux ti-punch. On avait le même vol de retour. Et une fois à Paris, nous avions échangé nos adresses, échangé aussi quelques mails avec photos. Puis silence. Il y a quelques jours, mon mari reçoit un coup de fil : c'était eux. Ils proposaient de venir nous voir avec leur camping car et passé le week end. Pour un couple, c'était leur départ en vacances et donc ils continuaient leur chemin, pour l'autre couple, c'était juste le temps d'un week end. On contacte nos amis, ils sont libres le samedi, ça va le faire. Mais j'avoue je ne suis pas trop habituée à me faire surprendre de la sorte. Allez, c'est oui. Ils arrivent samedi après midi. J'appelle nos amis pour nous rejoindre. Après évocation de nos chouettes souvenirs de vacances, on leur fait visiter autour de chez nous (oui, c'est historique auprès de chez nous, beau domaine avec forêt et étang, et de l'histoire du temps des guerres de v...) Quelques photos, un sauvetage de hérissons prisonniers (trop drôle), une belle promenade, retour à la maison, puis départ chez nos amis pour dîner (nous avons organisé le dîner mon amie et moi : elle l'apéro, l'entrée, et moi la suite). Pas de prise de tête. Avant, on fait le tour de la commune en voiture. C'est charmant aussi, d'ailleurs nous allons peut être devenir "cité de caractère". On rentre tard. Ils dorment dans leur maison ambulante. Et dimanche midi, repas simple chez nous. Pas de petit plat dans les grands. Mon homme a du travail, il ne sera pas très disponible ce jour là. L'après midi, je les emmène au festival, hélas c'est moyen le programme, le meilleur est pour le soir et nous devons rentrer avant. Un couple repart, l'autre dîne avec nous vite fait et reste encore une nuit. Mon mari leur offre une petite ballade à cheval lundi matin. Lundi midi, ils partent. Promis, on se reverra. C'est comme si on se connaissait depuis toujours. Et puis ils aiment la simplicité et moi avec, car comme ça le stress se gère mieux. Je suis quand même fatiguée depuis le week end. Manque d'habitude. Le plus drôle, c'est qu'on aurait pas du se rencontrer, puisqu'ils partaient en voyage en Guadeloupe quand il y a eu les évènements, et l'agence les a réorientés vers la Réunion. Ben, je progresse.
30 juin 2009
vrai partage
Hier soir, fin de saison de notre groupe de paroles. C'est un autre groupe que celui des anxieux. Cela fait 7 ans que je participe. Ce fut ma découverte en développement personnel. J'avais eu un premier rendez vous individuel avec l'animatrice qui me proposa aussitôt d'intégrer un groupe de paroles. J'en rêvais. Puis d'année en année, je reprenais avec des personnes différentes. Juste une seule comme moi participe depuis 7 ans. J'avais essayé une année d'arrêter puis face à une difficulté, j'avais repris en cours. Cette année, nous avons fait seulement 2 séances. En fait, nous n'avons plus vraiment d'enseignement. C'est plutôt du partage. Nous nous sommes retrouvées fin d'année et là, c'était la fin. D'abord, nous faisons une relaxation. On est tellement bien qu'on est prête à s'endormir. Puis, discussion, où nous en sommes dans notre chemin. Puis repas partagé. Que des bonnes choses à picorer. Finalement, l'animatrice annonce la fin du groupe puisqu'elle fait beaucoup d'autres choses. Mais on a toutes envie de se revoir et on parle de fixer quelques dates à l'année autour d'un petit repas commun. Je fais route avec 2 autres filles. On continue de parler et dire combien nous sommes attachées à ce groupe. Chacune ses difficultés, de tout ordre, écoute, respect, aide, rire, larmes, hier soir, j'ai parlé de moi plus que d'habitude, je dis la profondeur de mon mal être. C'est bon de parler vrai avec des gens vrais. Promis, on va se revoir !
28 juin 2009
bof bof !
Et oui, je ne sais pas faire durer le bon. Et puis, ce n'est pas moi qui l'ait obtenu ce diplome. Oui, je suis contente pour elle. Il paraît que son grand frère qui n'est pas très expressif a hurlé de joie au téléphone. Oui, c'est une étape.
Vendredi soir, nous avions un petit repas avec les gens de l'association des anxieux. Hélas, très peu de monde, c'est dommage, c'était l'occasion d'affronter. Je trouve ça extrêmement bizarre. D'un côté ils cherchent de l'aide et puis ils ne prennent pas au jeu. Si beaucoup ont du mal à aller au restau, c'était l'occasion rêvée de le faire avec notre groupe. Pas de jugement. Pour moi, j'adore ça aller au restaurant, sauf tout près de chez moi, mais sinon j'adore.
Et puis dès samedi on est parti pour un petit week end que j'ai improvisé. Bon, le moins drôle c'est que je pensais qu'on irait que tous les deux chez ma belle soeur mais un mail de sa part nous demandant si on emmenait les parents à chambouler le plan. Gentiment, je leur ai proposés avec l'espoir qu'ils disent non, c'était oui. Et je le comprends aussi puisque tout seuls ils ne peuvent y aller et qu'ils profitent de l'occasion d'une voiture. Mais c'est différent pour nous. Mon homme n'en disait rien du tout. Il n'a jamais d'avis là-dessus. C'est toujours bien comme c'est. On est arrivé et déjeuné. Puis direction kermesse de l'école des enfants. Cà c'était bien. Différent de chez nous. Toute petite école. En toute simplicité. Quand je me souviens le stress que j'avais pour aller à la kermesse de mes enfants........ Y a même une fois où j'avais pété un plomb parce que je m'étais pris la tête avec une bénévole. J'étais restée au lit toute la journée à pleurer et mon homme avait assuré pour ma fille qui dansait. Mauvais souvenir. Puis on est allé voir leur maison en construction. Bon, ce n'est qu'une maison. Une fois que j'en ai fait le tour, je commençais à m'ennuyer alors que les autres avaient toujours à regarder. Il y a aussi un frère de mon beau-f qui y est passé avec sa femme qui-ne-parle-pas. Jamais rien à dire celle-là. Je n'essaie même plus. On est revenu tous à la maison. Pourvu qu'ils ne restent pas diner. Ouf ils partent. On a fait des sardines grillées, trop bon. Là où ça se gâte, c'est mon beau-père est dans le canapé à regarder la télé et moi j'aimerais bien me coucher dans ce même canapé, car j'apprends qu'on dort dans le salon. Horreur de ça. Bon, on fait une ballade en bord de mer pour terminer. On regarde les belles villas, celle qui se vend 475 000 euros par exemple. Elle est pas mal en effet, enfin vu de dehors. On arrive. Toujours fort boyard, j'ai horreur de cette émission. Ouf c'est la fin. On fait notre lit puisque mes beaux-parents ont droit à la chambre, va falloir que je fasse avec. Je stresse pour le lendemain matin. Ils vont tous se ramener dans la cuisine-salon et moi, j'aime bien dormir le matin et je veux pas qu'on me voit. C'est raté. Je crois que ça me met de mauvais humeur. Ouf ils nous ont laissé jusqu'à 8 h 30. Vite dans la salle d'eau gant de toilette d'eau froide parce que le matin, c'est la tête du matin. Il faut conduire mes beaux parents à la messe, puis on retourne au chantier mesurer. Ma belle soeur part avec un enfant pour une autre invitation prévue depuis longtemps. Nous restons donc entre nous, heureusement mon beauf assure en cuisine. Puis petite ballade bord de mer. Et c'est le départ. J'arrive chez moi : vaisselle sale à laver, linge resté étendu depuis hier. Je ne suis pas contente. Mon jeune fils n'a pas assuré et c'est chaque fois pareil. Prochain week end à prévoir : ne pas emmener les beaux parents.
23 juin 2009
dégoûtée
je reviens d'une réunion de préparation de la fête prochaine, et j'apprends que 2 des filles du bureau veulent arrêter l'an prochain. Une parce qu'elle invoque le manque de temps, elle a eu un bébé, elle ne fournit plus, l'autre je ne connais pas la raison. Elles mêmes dansent, alors que moi pas, je pratique la gym qui fait partie de la même asso. Cela fait seulement 2 ans qu'elles sont dans le bureau. Dégoûtée ! j'ai peur qu'elles partent à cause de moi, je me fais des films, peut être qu'elles ne m'aiment pas, qu'elles n'aiment pas ma façon de travailler. Comment savoir ? Et si je faisais fuir les gens ? J'ai un ton assez agressif ! Je ne ris pas pour des broutilles, quand je suis au boulot, je suis au boulot, elles c'est la clope à chaque instant, ça rit de tout et de rien, je ne suis pas comme elle. Pourvu que ce ne soit pas à cause de moi ! comment va t on faire, il reste juste une fille avec moi, mais elle ne se donne pas beaucoup. C'est vraiment trop chiant.
Demain, ma fille passe son D.E. Il faut que je lui envoie des ondes positives. Cà va marcher !
12 juin 2009
Il faudrait que je démissionne
Je n'ai plus envie d'être dans cette asso. Je n'y trouve pas mon compte. Les gens ne sont même pas sympathiques. Ils n'ont jamais compris un tout petit peu de mes problèmes. Cà me prend tout mon temps et je n'ai pas le temps de faire mon travail à moi. Je me suis pris la tête avec mon homme hier soir car je me sens débordée et il n'a pas le temps de m'aider. Je suis passée voir une collègue de cette asso hier après midi, elle ne s'occupe pas de la danse, elle travaille pour une autre section, elle voit bien que ça ne va pas dans notre groupe. Moi je pense : c'est peut être à cause de moi que ça ne va pas. Je ne sais peut être pas y faire. Si je m'éclipse, ça ira peut être mieux. Comment leur dire ?
04 juin 2009
avis de recherche
Si par hasard vous aviez un grand (voire très grand) coupon de tissu madras dont vous vouliez vous débarasser, je suis preneuse rapidement car nous devons faire des compositions pour une soirée début juillet. Faites moi vos propositions avec détail couleurs, etc. Passé le week end si rien ne se présente, je pense chercher dans les magasins, mais sait on jamais ! il y a parfois de bonnes surprises ! J'en ai eu une aujourd'hui.
vivre avec les autres
J'ai du mal à supporter les autres parfois. Peut être est ce là le début de mes difficultés sociales ? Hier soir, réunion de préparation d'une soirée repas prochaine qu'on organise. Une des personnes est "la responsable", elle s'est proposée il y a déjà un peu de temps. Bon, comme personne d'autre n'est trop intéressé, on accepte. On ne se concerte même pas. Elle dit, moi je veux bien. Hélas, ce n'est qu'un nom sur un papier. Elle a d'autres activités bénévoles + 1 travail à plein temps + 3 enfants. Disons que c'est trop. Hier soir, elle donne l'inscription d'une amie à celle qui prend les inscriptions. On lui demande où la placer. "mais avec moi et mon mari bien sûr". Gros blanc. Je lui dis "tu penses t'assoir au repas ?" ben nous, pas car il faut bien qu'on travaille, ce sont nous les organisateurs, et on n'a pas prévu être à table, on mangera avant ou après mais pendant, ce n'est pas pour nous. Ben, elle n'avait pas vu ça comme ça. Sans doute, les plats allaient voler tout seuls de la cuisine à la salle, magie opérant. Cà a le don de m'énerver. Elle tombe de la lune, vraiment. Comment peut on se désigner responsable en étant aussi "...... ?" Oui, ça m'énerve. Et c'est souvent. Bien sur, ça n'a rien à voir avec mes expositions sociales difficiles. Mais sur ma sensibilité oui car j'ai vraiment du mal à supporter la bêtise. J'espère ne pas avoir été trop dure. Je m'en rends compte après souvent mais devant la connerie, je ne suis pas tendre.
02 juin 2009
je me traîne mais je vais y arriver
Dimanche, on est allé au marché, un petit marché chez un boulanger bio. Il y avait des produits de chez nous. C'était pour lui faire plaisir. J'étais crevée le soir, car j'ai passé une bonne partie de l'après midi debout. Il faisait très chaud. Le soir, j'ai regardé "Michou d'Auber". Bon petit film pour me changer les idées. Notre grand fils est bien rentré de son voyage en Ch.ne. Nous lui avons téléphoné. Hier, lundi, je n'ai pas fait grand chose. J'espérais que le téléphone sonne, ou que j'ai une visite imprévue. Non, j'ai donc repassé la pile de linge qui attendait. Cà, c'est bien. Puis, j'ai passé du temps sur le net à faire des recherches en généalogie. Ah, oui, je suis tournée plus vers le passé, que vers l'avenir. Mais la généalogie, j'aime ça. Je suis pas performante. Pour l'instant, je récupère des recherches faites par d'autres sur différents sites et qui me concernent également. Je n'hésite pas à laisser des messages aux personnes qui font ces recherches. Cà me plait. Hier soir, j'avais rendez vous avec Mireille D. sur la 3. J'aime bien cette femme. C'était intéressant. J'adore les histoires de vie. Je me retrouve toujours un peu quelque part. Allez, allez, faut que je bosse plus cette semaine.
Petite chose : dans les mots clés de mes statistiques, "phobie sociale" revient souvent. Par contre, peu de lecteurs laissent des commentaires. Je vous encourage à échanger. N'hésitez pas.
25 mai 2009
l'enfant du milieu
Samedi soir, mon mari est passé inviter ses parents pour hier. J'ai trouvé la force ce même soir de faire un pain de thon. Il fallait prendre un peu d'avance. Le matin, je me lève tard. Il n'y a plus beaucoup de temps pour faire un repas. Hier donc, il me restait à faire un crumble, cuire le poulet, préparer les pommes de terre et la salade. Ma fille m'a aidée à mettre en place. Nous avons mis le couvert dehors, elle a fait une jolie table. C'était donc son anniversaire. Son grand frère est en voyage. Son petit frère avait un match de foot. Nous étions les grands parents, nous les parents et elle. Son ami était aussi parti de son côté en vacances avec des amis. Elle est l'enfant du milieu. La seule fille. J'ai toujours senti que cette place n'avait pas été la meilleure. Petite, elle n'était pas facile. Il faut dire qu'elle avait de l'eczéma, puis de l'asthme. Elle travaillait bien à l'école, avait des amies, puis quand elle a grandi, à l'âge de l'adolescence, tout s'est compliqué. Ses amies l'ont lâchée, elle s'en ai fait de nouvelles, ça ne durait pas. Ses relations aux garçons étaient aussi très compliquées. Plusieurs cas difficiles. Je l'ai toujours senti forte et fragile à la fois. Demandeuse de je ne sais quoi de notre part. De plus d'amour sans doute. Elle fait ce qu'elle souhaitait au niveau études et va avoir bientôt terminé. Avec son ami, ce n'est pas calme non plus. Je ne sais pas si ça durera. Quand elle va rentrer dans la vie active, elle ne verra plus beaucoup ses amis actuels car ce sont en fait ceux qui sont à l'école avec elle. Ils sont de partout et chacun va repartir. Je m'inquiète une fois de plus : pour moi, pour elle, pour eux, pour nous. Elle travaillera quand les autres ne travaillent pas. Puisque son travail est un loisir pour les autres. Je sens pourtant que sa passion l'anime. Cette place d'enfant du milieu, c'était celle de mon frère mort-né, celle d'un neveu du côté de mon mari mort à 4 ans noyé, plusieurs autres cas de mort se retrouvent dans ma famille mais plus loin dans le temps. C'est morbide. Pour elle, je sens que ça n'a pas été facile de trouver sa place entre deux garçons. Et je pense qu'elle criait pour exister. Je pense qu'elle était contente qu'on lui fête son anniversaire juste nous et ses grands parents qu'elle aime beaucoup. A sa place, j'aurais souhaité être plus entourée mais je sens qu'elle n'est pas comme moi de ce côté là. Son jeune frère et une de ses tantes sont arrivés pour le goûter : un énorme gâteau fait par la mamie. Après le repas, on est allé faire une petit ballade. Il faisait très chaud. Elle nous accompagnait à vélo, comme quand elle était petite. Le soir, quand tout le monde était parti, elle a ramassé ses affaires et est repartie aussi. Physiquement, je me sens toujours aussi mal. J'ai rendez vous aujourd'hui chez mon thérapeute.
23 mai 2009
Je commence à accepter
J'avance tout doucement, l'impression que le frein à main est resté, et je dois forcer pour avancer. Je n'ai pas d'énergie. Je n'ai pas fait tout ce que je voulais. Un peu de ménage mais pas tout, loin de là. Cà ça me crève, le ménage ! les fleurs, pas touché. J'ai fait l'urgent, c'est tout. Hier, je suis allée voir ma mère. J'ai vu du monde, c'est important. Je me dis, il y a des gens qui ne voient personne, moi je vois du monde, je commence même à compter ceux avec qui je parle. Donc je ne suis pas aussi seule que je le dis. Mais ce ne sont pas des amis. C'est mieux que de ne parler à personne. Je suis sortie avec ma mère, j'ai rencontré d'autres résidents, des soignants, un ancien collègue de travail. Puis j'ai fait des courses : trouvé quelques connaissances, échangé quelques mots. Je n'ai rien fait de plus. J'ai grand besoin de dormir car je suis épuisée. Aujourd'hui, je ne suis pas sortie. J'ai pris le temps de téléphoner à une connaissance, elle était heureuse, elle m'a dit qu'elle avait justement pensé à moi ce midi. Bizarre. Nous n'avons rien de prévu ce soir heureusement d'ailleurs car je crois que je n'en serais pas capable. Demain, c'est l'anniversaire de ma fille, nous ferons un petit repas entre nous peut être avec les grands parents. Hélas, je n'ai pas fait de cuisine, je voulais m'avancer, non je n'ai rien fait. Il faut que l'énergie revienne. Putain, quand la tête ne va pas, le reste est complètement à plat. En tout cas, je suis bien contente de vous avoir, chers lecteurs, merci.
