01 août 2016

isolement

Même avec eux je me sens seule. Hier, il (un ami) avait prévu un pique nique et nous avait sollicités avec aussi un autre couple. Ceux avec lesquels nous sortons le plus souvent. Il avait envoyé un mail dans la semaine puis, plus rien. J'ai relancé lui laissant le champ libre pour le choix de l'endroit. Il a annoncé les couleurs. Nous connaissons. Il tarde à donner plus de détail. Nous convenons d'une heure et comme les autres semblent ne pas trop connaître la route, j'indique. Une fois arrivés là bas, finalement il s'est gouré de nom, ce n'est pas là qu'il souhaitait venir. Mais c'est quand même là que nous resterons pour la journée. Il fait toujours trop de soleil, ou trop d'ombre. Nous mangeons trop vite, lui souhaite manger pendant des heures, pas nous c'est sur. Je m'en accommode. Puis nous partons pour une très jolie ballade au bord de l'eau. J'ai l'impression d'être la seule à me soucier du chemin, à chaque fois où il y a hésitation, on se retourne vers moi, alors que je ne l'ai jamais fait ce sentier, j'ai juste regardé sur internet avant de partir pour voir ce qu'il y a à faire là bas. On s'écarte un peu du chemin pour visiter un bel endroit. Maintenant il faut le retrouver. Ils ont envie de rebrousser chemin alors que depuis le début je leur dis qu'on peut faire une boucle. J'ai l'impression de ne pas être entendue. Mon mari est dans leur camp, je le sens. A partir de là je me sens seule comme jamais. Avec toutes mes angoisses et mes inquiétudes. Eux marchent sans rien chercher, juste un pied devant l'autre. J'aimerais prendre des photos, mais je sens que je vais retarder le mouvement, et que personne ne prendra la peine de m'attendre. Je me sens à nouveau très seule avec mon appareil photo, les autres ne partagent pas ce goût là, ou du moins pas pour les paysages bucoliques que l'on a sous les yeux. Encore une fois, je constate à quel point je suis différente. A la fois, je veux être avec les autres mais ça me cause des soucis de comportement. Je dois tout faire pour garder mon calme et ne pas exploser. J'exploserai plus tard quand ils seront partis. Oui vous me direz que je dois tolérer les autres. Bien entendu. Mais malgré tout, je me trouve des excuses. J'ai eu peur de ne pas trouver le chemin tel qu'annoncé sur le net le matin. Nous l'avons enfin trouvé mais je n'étais déjà plus sereine.

Je continue de lire tranquillement le livre de Elaine Aron, il faudrait que j'en lise plus. Je suis d'une autre espèce, pas comme eux. Ils ne peuvent pas me comprendre, je ne peux pas expliquer. C'est sans lendemain. Parfois, j'aimerais ne plus me fatiguer à tenter de vivre avec eux.

Est ce que vous, chers lecteurs, vous vivez des moments où vous vous sentez complètement à côté ?

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05 mai 2016

la maladie

Aujourd'hui rien de prévu pour moi, l'homme a du travail dans les champs, c'est le plein boum ! Je prends ça très bien, hier soir je suis allée faire une petite répétition avec l'amie pour nos chansons, voir si on se dépatouille de nos paperasses, nos notes, on a bien ri et bien chanté que toutes les deux. Aujourd'hui je m'occupe au jardinage.

Cet après midi, j'ai une visite imprévue, elle passe à vélo et s'arrête, et là je me mets en mode écoute : sa santé, son stress, et tous ses problèmes.... ouh la la, ça fait beaucoup pour moi toute seule, j'avoue avoir du mal à tenir le coup.... elle est à la retraite et rien ne va plus. Je me dis que ce n'est pas une façon d'aborder les gens, je la connais depuis longtemps mais là c'est vraiment trop. J'attends qu'elle parte.

Puis presque aussitôt je reçois un coup de fil d'une amie qui enchaîne avec les problèmes de santé de son mari (assez graves apparemment) mais je suis désolée, je n'en peux plus, enfin je ne lui dis pas, je me mets également en mode écoute.

Quand c'est fini, je dis ouf.

J'ai du faire comme elle sans doute parfois. Mais je me rends compte que trop c'est trop. Moi de ce temps, je suis en mode "mes chansons dans la tête" et ça me nourrit très positivement. Faut pas venir me pomper l'air avec des trucs négatifs.

C'est sans doute bien égoïste de ma part mais là ça m'empoisonne.

A l'avenir, j'éviterai moi même d'être une empoisonneuse. On peut quand même parler d'autre chose que de maladie, ou alors on fait court sur la maladie, puis après on parle des fleurs, des petits oiseaux, et de tas de trucs plus agréables.

Bon je dis ça, je sais c'est pas toujours facile.

Mais ça m'a vraiment dérangée aujourd'hui. Sans doute parce que là je vais plutôt bien.

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30 septembre 2015

les mauvaises nouvelles

Un coup de fil dimanche dernier pour annoncer le décès d'un ami de longue date de la famille.

Une annonce dans le journal dès lundi d'un décès de la fille handicapée d'un couple de la commune.

Ce matin, nous allons faire une visite. Je me sens capable d'y aller. Ces deux défunts sont au même endroit.

En arrivant, une affiche signale un autre décès d'une femme que je connais un peu, qui du fait du manque de place se trouve dans une autre commune. Nous sommes surpris, c'est un décès subit.

Il y a peu de monde ce matin, nous avons l'avantage de pouvoir discuter avec les familles de l'un et de l'autre après.

Nous apprenons également qu'il y a encore une autre personne de la commune qui vient de décéder, et puis l'espoir qui s'amenuise pour un autre ami d'ici.

Depuis juillet, je ne compte plus combien de défunts.

Est ce parce que nous vieillissons, est ce un vilain moment ?

Est ce l'automne ?

Ma mère me manque.

 

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06 février 2015

moins envie d'écrire

Le dernier post date du 29 janvier. Mes écrits s'espacent. Le blog s'essoufle. Même s'il n'a jamais regorgé d'anecdotes croustillantes ni d'un grand savoir, il existait par mes petites histoires. Et là, soudain, je me demande bien à quoi cela sert. Je sais, je sais. Beaucoup de blogueurs se posent aussi cette question. C'est un passage à vide. C'est aussi un peu de difficulté à utiliser mon épaule droite, celle qui souffre... Peut être est ce juste ce léger handicap. Ce blog souvent me maintenait la tête hors de l'eau, parce qu'une fois posées là, mes difficultés me semblaient un peu plus légères. Il y a toujours des difficultés, peut être un peu plus de sagesse.... Je ne sais pas. Il y a la vie qui coule, il y a une part d'égoïsme en ce moment à penser beaucoup à moi parce que les gestes sont difficiles et qu'il ne s'agit pas de me disperser. J'ai abandonné mes séances de gym hebdomadaires, trop douloureux pour mon bras, j'ai suspendu mes cours de initiation yoga pour la même raison. L'écriture, non, j'essaie de garder, mais j'en ai fait moins que d'habitude, j'ai loupé deux samedis. Je me concentre pour faire en premier lieu mon travail de compta/secrétariat de nos différentes structures. Régulièrement, j'ai des séances de kiné. Régulièrement je visite ma mère, qui après avoir eu une bonne période d'accalmie, vient de redéclencher une infection. J'essaie de ne plus trop penser. Juste faire l'urgent. Et le soir, me poser devant le feu de cheminée, avec un mini tricot que j'arrive à faire de temps en temps sans bouger l'épaule quasiment. J'espère sincèrement que les beaux jours vont revenir. En vivant ainsi, je me protège de toute agression possible que je pourrais sentir en allant dans le monde. Je suis juste dans mon cocon.

 

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28 janvier 2015

un ego surdimensionné

Shirokuma a surement raison, mon ego est trop important. Au fond je le sais bien, mais pourtant ça n'a pas de sens. Moi la grande timide, phobique sociale, celle qui la plupart du temps se rend invisible, celle qui a eu si peur des gens, celle qui n'ouvrait pas toujours la porte quand ça sonnait, celle qui évitait à tout prix d'entrer dans la grande salle de réunion, celle là aurait elle un orgueil démesuré ? Sans doute, même si ça ne me convient pas du tout. Sans doute, puisque je ne conçois pas qu'on puisse m'oublier, dans les pensées, dans les actes. Si on ne peut m'oublier, c'est que je suis très importante, et si je suis si importante, c'est que je me sens supérieure. Tout cela est bien compliqué. Je n'ai pas vraiment les mots. Moi qui souffre d'être invisible, elle est là sans doute là la clé. Rester invisible, se satisfaire du rien. Du coup, plus rien ne pourrait nous atteindre. Etre rien. J'ai lutté contre cela toute ma vie, pour essayer d'ETRE. Et j'ai du me tromper. Etre rien, c'est juste être, sans penser trop loin. Sans penser qu'on aurait du, qu'on devrait.

Juste ETRE.

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26 janvier 2015

la sensibilité

J'ai plus souvent parlé de mon anxiété, de ma phobie sociale..... je me déclare hypersensible, trop sensible. Il n'y a pas de docteur, ni d'association pour cela, enfin je ne crois pas. Je ne l'ai pas mesuré quand j'étais enfant. J'étais souvent malade, certes, mais de ces petites maladies insignifiantes, un vomi par ci, un mal de ventre par là, et les maladies que tout le monde a. Mais la maladie était assez vénérée chez nous, et lorsque ça arrivait, on était (enfin surtout moi) très protégé, on voyait le docteur qui donnait toutes sortes d'ampoules, de sirops qui allaient nous sortir de là. Il faut dire que mon père avait perdu sa mère tout jeune, et je suppose qu'il avait très peur des maladies. Ayant vécu dans cet atmosphère où le buffet était plein de médicaments, j'ai inscrit qu'on était très vulnérable, enfin je ne sais pas.

J'ai très vite remarqué que j'avais peur de beaucoup de choses. Je me suis fabriquée une petite vie sans risque.

Aujourd'hui ce qui me fait le plus souffrir, c'est ma sensibilité. Finalement c'est surement ce qui me conditionne depuis si longtemps. Ressentir tout beaucoup plus fort que tout le monde, et ressasser.

La lumière, le bruit, tout y passe.

Et puis les mots entendus, ou pas entendus d'ailleurs, ceux qu'on attend et qui ne viennent pas, les situations..... je m'embarasse de tout cela.

Peut être que ça me fait être assez seule.

Seule, finalement, je suis moins atteinte, il y a moins de flèches.

Hier encore, j'ai souffert. Nous visitons mon beau père. Celui ci évoque qu'il n'a pas pu se rendre à la cérémonie prévue pour une occasion bien précise (messe d'anniversaire) parce qu'il était malade à l'heure de partir. Mon cerveau aussitôt est en ébullition. Nous n'étions pas au courant. Comment aurions pu nous rendre à l'église sans savoir ? Comment se fait il qu'on ne soit pas prévenu nous aussi ? Comment dans une famille catholique, on ne communique pas à ce sujet ? Si nous allions régulièrement à la messe, bien sur nous aurions été présents. Mais nous ne sommes pas pratiquants. Si on l'avait su, on aurait pu décider d'y aller ou pas. Je le vois à côté de moi qui ne réagit même pas, mon mari s'en fout. Il entend. Il ne répond pas. C'est pourtant lui que ça concerne, les mots glissent. Je choisis de ne rien dire car surement que les mots auraient fusé, et auraient été peut être blessants.

Autrefois, ma mère nous signalait la messe d'anniversaire pour le décès de mon père, et nous nous y rendions. Maintenant plus rien parce que personne ne s'en occupe.

Là, le deuil est récent, celui de ma belle mère. J'aurais fait l'effort peut être, si j'avais su mais personne ne dit rien. Nous n'avons marqué que le premier anniversaire. Depuis, on n'est pas prévenu.

Mon cerveau ne veut pas comprendre qu'on puisse agir de la sorte, il se révolte, il est tout embrouillé......

Et là, c'est nous qui sommes brouillés. Parce qu'il n'a pas réagi. Parce que je voudrais qu'il se fasse entendre de temps en temps. Parce qu'il en marre que je sois si sensible.

Faudrait il encore quelques comprimés pour calmer ce cerveau qui s'affole ? A l'époque où j'en prenais, j'avais du le calmer un peu. Je n'en prends plus, et il fonctionne trop. Il me complique tellement la vie.

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16 janvier 2015

lire mes commentaires

Si quelqu'un peut m'aider : quand je clique sur mes commentaires pour mon dernier article, ils n'apparaissent pas. Dans la liste à droite, je vois qu'il y en a. La seule solution pour les lire c'est d'aller dans Canalblog et mes paramètres. Je ne sais comment procéder.

Cà vous est déjà arrivé ?

J'ai tenté CTRL F 5, j'ai tenté "PUBLIER",   hélas toujours rien.... ça devient enquiquinant.

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14 janvier 2015

c'est quoi ce monde ?

Je reviens mais les mots sont difficiles à trouver.

Il y a eu cette déception un dimanche, de faire l'effort d'aller retrouver la belle famille, sans qu'elle s'intéresse à nous du tout, on était venu pour la galette, il y avait la télé, le foot qui prenait toute la place, aucune cohésion.... on est vite parti, on était d'accord tous les deux, ce n'était pas agréable, ils pourraient faire quelque effort, mais ce n'était pas la première fois que ça se produisait, on s'est dit que nous, nous n'avions plus très envie de faire des efforts.

Puis il y a eu l'attentat, les prises d'otages, tout ce que vous savez, et là, on s'est dit que vraiment le monde n'était pas beau. On a été scotché à la télé, aux infos. On est allé samedi à un rassemblement, dans la petite ville d'à côté. Dimanche, on n'a pas bougé, toujours devant la télé.

J'ai pensé à toutes ces religions qui prônent l'amour et le respect, et j'ai pensé que le monde devrait tourner sans religion.  On devrait croire en l'homme, seulement en l'homme....

J'ai lu, entendu, à la télé, autour de moi, de tout.

Je ne sais plus trop où j'en suis. Je rêve d'autres choses.

J'ai attrapé un bon rhume qui me fatigue tellement, et puis j'ai mon épaule qui déconne vraiment.

Alors pour l'instant, je m'occupe de moi et rien que de moi.

Il y a si longtemps que ce monde ne me va pas.

Seul bon moment récent, samedi après le rassemblement, un film : la famille Bélier. Super film. Et j'y ai rencontré deux cousines en plus, ça fait du bien. 

Comme je suis malade, je ne visite pas ma mère de peur de lui filer le virus. J'attends d'aller mieux. Je stoppe aussi la gym, trop dur pour mon bras droit. 

Je commence à espérer la naissance de mon petit-fils ou fille, espérer que le monde soit meilleur dans l'avenir.

Il parait que les gens sont en train de prendre conscience, il paraît ......

 

 

 

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31 décembre 2014

la main tendue

Tandis que ces derniers jours étaient des plus maussades, avec un coeur à l'envers, ressentant très fort ce temps de fête qui me parle des humains en général, je galère, je galère..... Je me perds dans mes idées de repas qui me tourneboulent et c'est le chaos. Aucun des mots qui me sortent de la bouche n'est bon et généreux, je suis la colère, toute entière, puissante et dévastatrice. Je le reconnais mais c'est comme si quelqu'un d'autre m'habitait. Tout le monde en prend pour son grade, enfin quand je dis tout le monde, c'est mon homme et mon grand fils qui sont présents. Parce que sinon c'est très vide. Aucun appel, aucun sms, aucun mail,  sauf les réponses à ceux que je fais de moi même. Je me méfie vraiment de la bonté de l'humain dont on parle si bien,

jusqu'à ce moment là ......    Je suis au plus mal, je ressens le désordre, je pleure.... Un appel, un, j'hésite à décrocher, c'est elle.... l'amie, celle qui a été ma voisine pendant longtemps. A t elle senti de loin ?  Elle me propose une petite rando.   J'hésite, je lui dis que je ne suis pas fréquentable en ce moment, qu'elle va y perdre, mais elle me rassure, elle connait ce genre de moment, elle s'en fout, elle veut marcher. Elle passe me prendre. Nous ferons 8 kilomètres en pleine nature, au soleil, les gros godillots aux pieds, l'épaisse polaire, le mouchoir dans la poche, et nos mots.

Elle est la main tendue, celle dont on a besoin, si souvent. Elle me ramène, ce n'était pas joyeux, joyeux mais c'était la parenthèse, l'oxygène.

Depuis, nous avons pu rediscuter avec mon mari. Nous avons décidé de ne pas faire de repas, parce que l'un comme l'autre, nous n'en avons pas envie, nous sommes malheureux, et ne voulons pas affronter ceux qui nous ébranlent. Ils sèment la discorde même chez nous, parce que lorsqu'on est mal dans sa tête, on est mal n'importe où, avec tout le monde.

Hier, il est allé le dire de vive voix, et calmement, sans moi. Nous sommes trop malheureux, nous n'organiserons pas de repas pour l'instant.

Ce n'est pas très glorieux de notre part. C'est très certainement de l'orgueil. On pensait être important, on ne l'est pas. Je suis contre l'orgueil, je ne pensais pas être orgueilleuse, et tout me dit que je le suis.

Il paraît que nous sommes les seuls à réagir comme ça, que les autres familles n'ont rien dit, qu'ils se réjouissent. Ils sont bien plus forts que nous sans doute.

Même mon grand fils est malheureux, il l'a dit. Il ne comprend pas.

La main tendue, c'est celle qui nous apaise, nous fait du bien. Faut il avoir connu de grands précipices pour être à son tour la main tendue pour quelqu'un d'autre ? Mon amie a connu les grands précipices, c'est heureux qu'elle n'y soit pas tombée.

J'ai envie aussi d'être la main tendue quand je suis forte pour quelqu'un qui tombe.

Je voudrais que 2015 soit l'année de l'apaisement, celle où je noue de nouveaux contacts tout neufs et beaux et enrichissants, certes il y aura la naissance attendue, ce sera peut être le nouveau contact qui me fera passer à autre chose.

Je vous souhaite beaucoup de mains tendues et beaucoup de joie et d'entraide à recevoir et à donner.

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29 décembre 2014

les fêtes

Ah cette période, celle que je veux me persuader d'aimer et que je n'aime pas, surtout cette année. Je n'aime que le souvenir que j'en ai. Le 24 au soir, on se rassemblait avec mes enfants, c'était le seul moment possible, nous avons beaucoup trop mangé, ils souhaitaient une table copieuse, nous l'avons fait pour les satisfaire, mais ce n'était pas de mon goût. Et il y a eu l'échange de cadeaux. Mais je n'avais pas vraiment le coeur à ça.

Quelques jours avant j'avais consulté mon médecin, j'avais de plus en plus mal à l'épaule droite. Depuis j'ai passé une radio. Verdict : calcification tendon. Et voilà l'histoire qui recommence. J'ai connu la même chose il y a deux ans, de l'autre côté, qui a évolué en capsulite, qui m'a gâché la vie pendant deux ans. J'en suis à peine sortie. Et boum. Non ce n'est pas une maladie grave, c'est juste invalidant.

Depuis Noel, j'ai aussi eu une nuit gastro-ennuyeuse. Et l'homme avec. Et une journée sans rien manger, avachis dans le canapé à regarder la télé. Et hier aussi. J'ai passé ma journée à textoter afin de me sentir relier au monde.

Et hier soir, j'avais le moral en berne, nous reparlons de cet éventuel repas de famille qui n'arrive pas à se fixer, parce que le goût n'y est pas, parce que j'ai tenté de fixer une date qui ne colle pas pour un seul de mes neveux qui a daigné me répondre tandis que les autres restent muets. Parce que dès que j'ai fixé cette date, j'ai senti la douleur revenir, la douleur morale, celle qui est incomprise de la plupart des gens, parce que c'est pas grand chose pour beaucoup, et parce que pour d'autres, çà les brise.

Et voilà quand tout scintille autour, quand ça brille sur FB, que les mots sont joyeux, gentils, pleins de paix, moi je me retrouve le coeur en miettes. Et dans deux jours, je suis de réveillon.

 

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