24 février 2018

sur un fil

La lumière a bien du mal à passer, de justesse, s'en va et puis revient. Pourtant elle est dans le ciel et ça me réjouit. Hier j'ai fait une marche avec une amie, j'ai dû la saouler de mes états d'âme, de ce que j'en ai dit, mais j'en avais besoin. 1 h 30 de marche dans la campagne froide et ensoleillée. Il va falloir que je songe à faire cela régulièrement quitte à le faire toute seule. Cette amie, c'est moi qui l'avait relancée et ça tombait bien elle avait une semaine de vacances. J'avais pensé aller à la réunion de l'association le soir, quand tout à coup, j'ai pensé que non, je n'irai pas. Je m'en suis tenue à mon intuition. Sans doute, ce n'était pas le moment.

Je me sens sur un fil, toujours prête à tomber. J'ai entendu François Cheng jeudi à la grande Librairie, quelqu'un a dit de lui qu'il était un écorché vif. Il a acquiessé, précisant qu'il n'avait pas de cuirasse. Je ne vais pas me comparer à cet immense poète, et pourtant je me sens moi aussi une écorchée vive. C'est bien là le noeud du problème. Pas de cuirasse. J'avais entendu aussi Isabelle Carré récemment et j'avais aussi eu cette sensation. Les artistes sont ils tous écorchés vifs ? ce qui ne veut pas dire que tous les écorchés vifs soient des artistes.

Je me sens sur ce fil, fragile petite chose. J'accepte pour l'instant malgré la colère intérieure d'être cette petite chose.

Tout à l'heure, j'ai travaillé dehors à nettoyer le poulailler, je me suis sentie vivante, c'est déjà ça.

Il y a les massifs à nettoyer. Je vais m'y appliquer. Les plantes et les poules sont gentilles avec moi.

 

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22 février 2018

quand revient la lumière ....

Après les noirceurs, s'infiltre un peu de lumière.... à la manière du soleil qui s'invite dans le ciel depuis peu. Sans doute, sa présence n'est pas négligeable afin de retrouver plus de légèreté dans ma tête. Dépression saisonnière, pourquoi pas ?   Pas une vraie dépression. Non.  Sinon je serais au fond de mon lit. Un beau ciel bleu et des rayons influencent notre moral à tous, c'est bien connu. Jamais entendu ce nom là dans mon enfance. Ni dépression, ni dépression saisonnière....

Samedi dernier, nous avions une soirée chez des amis, je m'étais promis de ne pas tout analyser, de me laisser vivre. Ce fut le cas et je n'ai pas été déçue. Nous avons joué, mangé et discuté. Je trouvais ma place. Dimanche, nous avons reçu en fin d'après midi nos fils avec leurs conjointes. L'aîné a une amie depuis peu. J'en suis ravie.

Lundi il n'y a pas eu de chorale, le chef était malade, j'étais déçue car pour une fois, je me réjouissais à l'idée d'y aller. Quand je dis pour une fois, c'est que la motivation était largement plus grande que d'habitude. Mercredi, après trois semaines sans, j'ai repris le yoga, pas plus stimulée que ça. Ma foi, j'en suis ressortie heureuse. Il va y avoir un break de deux semaines pour cause de vacances. Mince. Je suis allée faire les courses après le yoga, pour une fois je me suis sentie bien, pas de vertige, ça m'arrivait tellement souvent. Quelqu'un s'est occupé de ce souci, en médecine parallèle. Pour l'instant, je suis contente.

Que dire de plus. Que je continue sans cesse à parler de moi, moi, moi. Oui ce blog est fait pour ça. Moi et les autres, moi avec les autres, moi sans les autres. Ce n'est pas extraordinaire. C'est malgré tout une lutte de tous les instants.

Rien n'interdit de parler de vous.

 

 

 

Posté par melancolie85 à 11:55 - Commentaires [8] - Permalien [#]