28 décembre 2018

Entre les fêtes

Je ne vous ai même pas souhaité un bon Noël, c'est dire si les fêtes ne m'inspirent guère. Je dis ça tous les ans. Et ça ne change pas. J'aimerais tellement retrouver la magie d'autrefois, du temps où l'on se contentait de peu. Helas, c'est impossible. J'espère que tout s'est bien passé chez vous.

D'abord quelques vracs : 

Avant Noël, il y eut cette réunion d'association animée par une nouvelle personne que je connais. Aucun animateur habituel n'étant disponible, j'ai proposé quelqu'un avec qui j'ai travaillé il y a quelques années en développement personnel, méthode Lise Bourbeau. Notre thème était : le bonheur de donner. J'aime son enthousiasme, son ton léger et joyeux, sa positivité. Elle m'a fait du bien et cela a confirmé une fois de plus ma vision de la vie aujourd'hui. Nous n'étions que 6 personnes présentes hélas. Dommage.

Dernier entrainement chorale de l'année :

Il s'avère que notre dernier concert n'était pas bon. Même pas entendable soit-disant. Pour le telethon, nous nous sommes déplacés dans une autre commune pour chanter, invités par une autre chorale qui maintenant est dirigée également par notre chef. J'ai beaucoup de mal à me rendre compte de ce que ça donne. Je m'entends moi et mon groupe, stressée et concentrée. A priori, on était souvent décalé et je ne sais quoi d'autre. Est ce que c'est ça qui nous a empêchés de chanter ou l'humeur gilets jaunes, bref, après la répétition, nous avons pique niqué dans notre salle et même pas chanté. J'ai regretté d'avoir annulé mon atelier d'écriture ce soir là pour une soirée plus festive qui ne le fut pas.

Noël :

Des cadeaux tous faits en dernière minute. Mais bien gérés quand même et appréciés c'est le principal. Pour les filles, des stages couture et poterie. Pour les gars, une sortie à faire avec un engin articulé électrique. Pour les enfants, des jeux et livres. Pour nous, des pantalons (faut des paquets sous le sapin). Notre vrai cadeau c'est une nouvelle table de salon. Nouvelle, c'est peu dire. Trouvée sur le bon coin, la dame refaisait tout son intérieur et bazardait la table du grand père. Nous lui avons fait couper les pieds (non pas au grand père, à la table !) et un resserrage, un bon nettoyage, un cirage ! elle est très grande et pleine d'histoire, et j'adore ça. Noël chez nous c'était le 23. Pour avoir tout le monde, il faut faire des concessions. J'ai un peu raté mes pommes de terre que je voulais cuisiner comme ma mère autrefois. A part ça, les buches étaient bien bonnes et faites maison cette année. Le canard était juste à réchauffer. L'entrée, pain d'épices et foie gras,  crevettes et avocats, pamplemousses, oranges. J'ai oublié de sortir les chocolats. Du stress quand même pour dix personnes. Nous avons reçu des places pour un concert gospel à venir. La veille de Noël, nous avons retrouvé mon beau père, ma belle soeur et beau frère et leurs jeunes enfants pour souper et passer un moment avec eux. Pas de messe cette année. Le jour de Noël, chez ma fille, avec une partie de sa belle famille.

Et depuis, je rousine (vous ne savez pas ce que ça veut dire ?). Et bien, je ne fais pas grand chose. Je dors beaucoup. Je vois peu de monde. J'hiberne. J'accepte tout cela. Les jours coulent tout seuls. Le téléphone sonne peu. Le courrier arrive peu. C'est le repos hivernal. Et c'est bien comme cela.

 

Posté par melancolie85 à 10:44 - Commentaires [10] - Permalien [#]


04 décembre 2018

Que dire ?

Je n'ai quasiment jamais manifesté. Une fois au lycée, je ne sais même plus pour quelle revendication. On avait je crois sécher les cours, je suivais le mouvement sans conviction. Cà avait du se calmer bien vite.

Que dire ? que ça me dépasse totalement. Que je n'aime pas la violence. Que je n'aime pas ce qui se passe comme ça se passe. Que bien entendu ceux qui le font le font pour tous et nous en bénéficierons comme cela fut par le passé. Je n'y connais rien en politique. Jamais eu d'engagement de cet ordre, même petit.

Que dire ? que je sais d'où je viens et j'ai progressé. Que j'ai connu la misère (enfin presque), je n'ai pas manqué de nourriture, mais j'ai manqué d'hygiène, d'intimité, de confort, ça oui. Qu'aujourd'hui, je suis heureuse d'avoir ce que j'ai, je trouve même que j'ai beaucoup, et pourtant bien sur c'est si peu par rapport à d'autres qui ne s'arrêteront jamais de vouloir avoir.

AVOIR ne rend pas plus heureux. Mais bien entendu, il faut AVOIR le nécessaire.

J'espère que tous ceux qui manifestent sont vraiment crédibles. Je ne le sais pas.

Quant à désenrichir les riches, y a sans doute du boulot.

Mais méfions nous, en devenant riche, ne deviendrions nous pas comme eux ?

C'est l'histoire de l'homme. Il oublie trop souvent d'où il vient.

Tout ce que j'écris ne vaut pas grand chose, c'est bien entendu tellement plus compliqué que ça.

Finalement les communistes ont raison de vouloir tout partager, et pourtant ça ne marche pas non plus.

Alors qu'est ce qui pourrait bien marcher ? peut être l'intelligence, et la tolérance. Peut être ?

Posté par melancolie85 à 17:35 - Commentaires [19] - Permalien [#]