Période de noirceur. J'en ai connu beaucoup. A tous les âges. Aujourd'hui encore. Comment avoir le coeur léger quand la pensée s'est obscurcie ? Impossible. Secoue toi, bouge toi. Non. Il va falloir ramer.

Cette semaine, j'ai passé un jour aux urgences pour des coliques néphrétiques. Tiens donc, encore une fois. Deux fois en 2017. Je suis partie en début de crise et j'ai réussi à gérer, on m'a donné un peu de morphine, et j'ai eu tous les examens : urine, sang, prise de tension, radio, scanner, pour ne voir que de tous petits calculs, aucun ne semblait foutre le bazar, était il déjà parti ?   Je suis revenue de là bas encore plus faible, une journée sans rien prendre jusqu'au soir. J'y ai vu un médecin idiot. Jeune mais idiot. Enfin j'ai trouvé ses propos déplacés. J'étais bien heureuse de quitter les lieux le soir.

Depuis, j'ai bien du mal à refaire surface et tout devient noir dans ma tête. Autour de moi, ils semblent consternés. "Pourquoi attache t elle autant d'importance à tous ces petits faits, ces petits mots de rien du tout, certes ça ne fait pas toujours plaisir, mais vite passons à autre chose ?"

C'est que hélas, ces petits riens, ces petites choses, comme ils disent, sont beaucoup plus gros chez moi et prennent la place sans en laisser pour autre chose.

Et, vous dire que je ne suis pas du tout productive en ce moment, ça vous étonne ?

Vous qui me lisez, connaissez vous ce genre de période ? Pour quelques uns, je sais que oui.