Encore un peu fragile. Je resterai fragile. Parce que je suis comme ça.

Certes le week end dernier a été meilleur. Vous allez penser que je ne vis que pour les week end. Non, la semaine il y a mon job et quelques activités. Mais souvent le week end se joue plus de vie sociale et c'est là que ça coince.

D'abord vendredi après midi je me suis offert un soin chez un ostéo pour dénouer les tensions. J'ai pu parler et ressentir du mieux après le soin. Il pense que même les vertiges viennent du fait de petits muscles trop tendus au niveau de la nuque, il m'a indiqué quelques petites astuces. Pendant ce temps, mon mari avec un groupe était parti visiter une usine. J'aurais du y être mais j'ai privilégié ma santé. Je les ai rejoints le soir pour la fin de visite puis un repas au restaurant. Cà m'a coûté un peu de rejoindre le groupe mais finalement j'ai réussi et nous avons passé une bonne soirée.

Samedi, j'avais initié un atelier d'écriture découverte chez moi, avec mon animatrice préférée. J'avais convié des connaissances qui n'avaient jamais participé à un atelier mais qui semblaient curieuses de savoir ce que c'était, dont ma fille et une de ses amies, etc. Avant cela le midi j'ai reçu mon grand fils à table avec sa nouvelle amie. Puis l'animatrice est venue aussi pour déjeuner avant l'atelier. J'étais suffisamment bien pour gérer tout cela, même si émotionnellement ça faisait beaucoup. L'après midi nous nous sommes donc installées autour d'une table, onze personnes, c'était vraiment bien. Je passerais bien ma vie à faire des ateliers d'écriture. On a énormément ri, ce qui est très agréable. Elles ont fait ce qu'elles ont pu, certaines étant vite très à l'aise dans le sujet, d'autres moins. Mais bien entendu, aucun jugement, de la bienveillance, rien que de la bienveillance..... Mon idéal de vie quoi ! A mi-atelier, nous avons pris un goûter. Chacune est repartie hyper bien. J'étais vraiment contente mais crevée. Je dépense beaucoup d'énergie dans ces cas là. Le soir, heureusement, je me suis posée dans mon canapé. Dimanche, nous étions invités chez des amis et je me suis laissée vivre.

Et puis hier soir, à la chorale, j'ai usé également de mon énergie pour m'affirmer. L'une de notre groupe semble toujours tout savoir et tente de nous dire comment faire. Sauf qu'elle se plante régulièrement mais ne s'en rend pas compte. Et à la fin du chant nous dit qu'on s'est gouré si on ne chante pas comme elle. La plupart du temps je fais celle qui n'entend pas car je n'ai pas envie de lui dire que c'est elle qui se goure. Et bien hier soir, pour un chant j'ai dit que j'étais sure de moi que c'était comme ça, et une autre m'a rejoint, du coup elle s'est tue. C'est elle qui embarquait pour une autre voix. Et puis plus tard, dans un autre chant, même chose. J'ai forcé la voix pour donner et tenter d'être suivie, et ça a marché. Pas facile. J'ai beau faire des pieds et des mains, je ne me sens pas souvent crédible. Alors que celle qui se goure les autres ont tendance à la suivre, parce qu'elle est plus ancienne dans la chorale, donc plus crédible.

Et puis c'est bizarre. Certains veulent être crédibles à tout prix et finissent par l'être. Je me souviens une fois d'une discussion avec une cousine. Je lui disais que le 8 mai n'avait pas toujours été férié, que je me souvenais du début, j'avais juste commencé ma vie professionnelle. Elle ne m'a pas cru, et m'a certifié que cette date avait toujours été fériée. Je n'ai pas réussi à la faire changer d'avis. Une fois à la maison, j'avais vérifié sur le net et j'avais bien raison. Mais de toute façon, elle avait décidé d'avoir raison.

Vous en connaissez de ces gens là qui ont forcément raison ?

Aujourd'hui justement, à cause de ce petit heurt à la chorale, je me sens une nouvelle fois fragile. Je me demande pourquoi il faut que je me batte autant pour être entendue.