Il y avait si longtemps que ce n'était arrivé. J'avoue avoir pensé que ça n'arriverait plus. Que désormais la sérénité avait gagné. Qu'enfin j'étais devenue raisonnable.

Et paf ! il suffit d'un week end. Il suffit d'avoir la tête près du bonnet. Un soir de réunion où je décide de ne pas aller. Aucun signe de personne. Aucune empathie le lendemain ni les jours d'après d'ailleurs. A l'époque des sms. Et moi qui en ai tant envoyés en d'autres circonstances....  Et puis le lendemain, lors d'une sortie, les propos d'un ami qui ne vous conviennent pas car ils contiennent des reproches pour pas grand chose. Et je ne suis pas disposée à entendre çà vu que la veille j'étais contrariée. Et ça finit en beauté le dimanche, comme je ne suis toujours pas disposée, et que nous rejoignons un repas de famille où je m'embêtte toute la journée, ça fait trop. On atteint le niveau de ma capacité à endurer. Et boum, je m'englue dans tout ce tourbillon de pensées négatives. J'ai mal partout. Du coup, je ne fais pas d'activité cette semaine. Je zappe la chorale, je zappe le yoga. J'ai toujours mal à la nuque, et au dos. Demain je tente de voir un praticien que je ne connais pas encore.

Alors voilà, j'en conclus que la menace est toujours là et que j'ai vraiment toujours la tête près du bonnet.

Et je n'en suis pas fière.