Je l'ai entendu cette phrase.

Un gilet. Un vêtement indispensable en toutes saisons. J'y pense parce que je l'ai remis ce matin car il fait plus frais.

Je parle du gilet qui se boutonne ou se déboutonne, ouvert devant, qu'on peut porter aussi sur les épaules, ou noué sur les fesses. Celui qui va nous sauver le soir d'été où la température a chuté brutalement, celui qu'on va enfiler vite à la sortie de la fiesta où on a tant dansé.

Des gilets, j'en ai eu plein. Beaucoup ont été tricotés par ma mère, elle avait du mal à acheter quelque chose qu'elle pouvait faire elle même. Il y avait les blancs, à jolis points de dentelle, pour les cérémonies, communions. Points de fougère en bordure sur le devant. Il y a eu le jaune et marron, avec le bonnet assorti. C'était plutôt pour le "tous les jours" comme on se plaisait à dire. Pas salissant. Pour l'école.

Ma grand mère avait quand même réussi à en acheter un gris, et un vert, en fin jersey. Ma mère était malade et ne tricotait plus beaucoup.

Il y en a eu des bleus, des beige, des rouges, des gris, des très fins, des plus épais..... Tant et tant.

Pas de veste, ni de blouson.

On ne sortait pas sans gilet. Fourré dans le cartable, ou dans la sacoche de mobylette, il suivait toujours.

Aujourd'hui j'achète mes gilets : 3 noirs, 1 marron, fins. 1 rayé aux couleurs d'automne plus chaud. 1 très long et épais noir. 1 mini noir chauffe épaules. 1 mini écru. Quelques uns bien rangés que je ne porte plus guère.

J'aime les gilets.