Je vous écris de mon nuage en ciel d'orage.

Tout à l'heure les anges encore se Balançaient tout près de moi avant la pluie. Maintenant l'eau Coule à gros bouillon et les touristes Dévalent les rues pour un abri. Ils ne Fêteront pas ce soir, annulation.

Les oiseaux ne Gazouillent plus. Je suis Allongée là en observation du monde. Je vous Invite à réfléchir un peu. A quoi ça Mène ces vacances qui s'étirent si longuement finalement ? Ah je les Habille pour l'hiver les vacanciers !

Tandis qu'à la campagne juste au dessous de moi Jaillissent tant de travaux. Ca Klaxonne de partout. La pluie. Vite. Longer encore un peu le champ. Orienter les décisions. Pousser le tas. Tituber d'effort. Et eux les touristes ? Mais ils Nageront demain, ou bien après demain, pas grave. Ne pas Quitter la tâche, non. Ululer au collègue : « la remorque, non pas la petite, l'autre ! ».

Je Souris devant autant d'acharnement, un monde à part. Avec les vacanciers, ça Valserait sans doute. Dans ce métier, on Ronronne après, beaucoup plus tard. Pas la peine de Yoler, sinon vous êtes vite  Whitelisté. Demain, eux, ils Xylophoneront à fond : La pluie ceci, la pluie cela, sale temps.

Mon nuage en Zigzague, d'effroi.