L'an dernier, c'était surtout le paysage qui me manquait aussitôt notre retour. Par la fenêtre le matin, je cherchais les montagnes. Cette année, c'est la quiétude de là bas qui me manque. Je me lèvais le matin en ne pensant à rien d'important à faire tandis qu'il allait à ses soins. Dès la première semaine j'étais en contact avec une dame rencontrée l'année dernière, une personne de notre région. J'ai marché quelques fois avec quelqu'un de sa famille venue prendre l'air. Nous avons profité également des animations proposées, pas toutes, pas les sportives mais de la danse, le ciné, les spectacles, conférence. Je suis allée à la bibliothèque toute seule assister à une lecture de textes. Je le ferais à peine chez moi. Nous avons rencontré des personnes connues l'an dernier, des nouvelles aussi. Il n'y avait plus les repas proposés aux groupes, cela manquait. Nous avons malgré tout connu quelques bons (voire très bons) restaurants. Je me sens vivre là bas, vivre plus libre. Forcément, pas de travail, pas d'obligation sociale.

Depuis notre retour, j'ai comme d'habitude bien du mal à me remettre à mes tâches. J'ai repris aussi l'écriture (nouveau thème sur l'eau) hier et la chorale également hier. Pour la chorale, c'était plus difficile à cause des trois séances manquantes. Et puis aussi cette transparence que je ressens dans le groupe, je me suis trompée plusieurs fois hier soir, j'avais un peu oublié les airs, j'ai vu des regards réprobateurs tomber sur moi. Cà ne convient pas aux gens sensibles comme moi mais elles ne savent pas tout ça.... Je n'ai pas aimé ces regards. Je n'ai pas aimé qu'elles/ils ne me demandent pas si mon séjour s'était bien passé. Mais je me répète, j'en demande beaucoup trop. Ils n'ont pas remarqué mon absence. On ne remarque pas la transparence.

Et puis il y a eu ces examens hier, aujourd'hui. Ceux pour les femmes. J'ai un peu zappé ça pendant quelques années et puis j'ai été ratrappée l'an dernier par quelques soucis. Et là quelques petits doutes encore. Rien de méchant pour l'instant. Affaire à suivre.

Décidément, la vie n'est pas un long fleuve tranquille.