Je n'ai plus beaucoup de sujets qui m'inspirent pour écrire ici.

Il y a eu le temps de la phobie sociale, oser en parler, l'apprivoiser, la traiter, la voir diminuer d'intensité.

Il y a eu le temps de la maison de retraite, toutes ces années à voir ma mère entre ces murs là, avec tous les incidents de parcours, les incohérences, la dégradation, le personnel, les désaccords, les dysfonctionnements, et aussi tous les bons moments de partage avec elle et avec tous.

Il y a eu le temps de l'association où je me débattais comme je pouvais, en tentant d'exister un peu parmi les autres, surtout faire un bon travail, une bonne gestion pour que ça tourne, où je rencontrais beaucoup de problèmes de phobie sociale.

Il y a eu le temps des soucis familiaux, des frustrations, des sentiments.

Il y avait matière à écrire, à vider son sac comme on dit.

Aujourd'hui, je pourrais presque dire que tout est rentré dans l'ordre. Pourtant j'ai envie de continuer à écrire. C'est plus facile à l'atelier d'écriture car nous avons des consignes. Tenez, le dernier atelier a eu lieu un samedi après midi récemment, dans un bois. Il ne faisait pas trop froid au début, après c'était plus difficile. Mais comme à chaque fois, c'était magique.

Il y a eu l'après midi rando prévue avec l'association, gênées par la pluie, nous avons fait court, à 4 personnes, on a été plus actives à prendre le café et manger la galette plutôt qu'à marcher.

Il y a eu l'anniversaire surprise de ma belle soeur, nous sommes allés chez elle en tout petit comité la surpendre. J'ai moins aimé le fait qu'une d'entre nous ait apporté plein de cadeaux, tandis que j'avais juste une boite de chocolats. Cà fait quoi ? On se sent bête. Pourquoi ne pas s'être consultés avant pour offrir quelque chose en commun ? Je sais, je cogite trop.

Il y a eu le repas de famille qui n'avait pas eu lieu depuis quelques années vu les tensions du moment. Et cette année, j'ai repris le rituel. C'était crevant, je n'ai plus l'habitude d'autant de monde dans la maison. Le brouhaha, je ne suis pas à l'aise avec ça.

Reste encore un repas pour bientôt avec l'autre famille.

Est ce qu'on en profite vraiment ? Est ce juste un rituel ?

Pour le reste, je me sens privilégiée à rester bien au chaud pour mon travail. Je soupçonne un petit début de grippe, j'ai eu un peu mal partout aujourd'hui.