10 juillet 2016

j'ai oublié de parler du foot

Sur FB certains préparent l'endroit, les verres, les gâteaux, et ils n'oublient pas de faire les photos qui vont avec. Les ongles. Les yeux. Les déguisements pas toujours top top. FB me sert à voir la société évoluer. Pas toujours aussi bien que je le voudrais. Mais chacun ses gouts n'est ce pas.

Ce soir, personne n'a pensé à nous inviter. Les enfants ne sont pas là. Les plus proches iront voir le match chez un copain, une bonne raison de rencontre car ils ne sont pas très fans de foot. Un autre est dans sa belle famille. L'autre je ne sais même pas où il est.

Nous n'avons pas de voisins proches. Les plus proches sont partis en vacances et même, pas sur qu'on se serait appelé pour ça, on s'appelle pour le trop de légumes éventuellement.

Les copains ? ben je sais pas où ils sont.

Les collègues ? ben je sais pas non plus.

Donc, nous regarderons "the match" tous les deux même si nous non plus ne sommes pas des footeux. Mais curieux malgré tout. J'ai dit que je boirai une bière en rigolant. Il m'a dit "chiche". Je vais surement boire ma bière, ça fera plus "foot".

Qui aurait pu penser à nous ? c'est un clan les footeux !

Tant pis, je suis en vie, pas trop malade, j'ai un job, de beaux enfants, ils ont une situation, j'ai un petit fils, j'ai la sécurité, j'ai un jardin, des poules, des oies, des matériels divers et variés, une voiture, quelques vélos, une brouette, un arrosoir, des potées de fleurs,    j'ai tant de choses finalement ! Je peux bien regarder le match dans mon salon avec mon homme et ma bière ! Enfin j'espère que ce n'est pas interdit de n'être que deux ou un, d'ailleurs. Il y en a qui seront "UN".

Et chez vous, vous appelez tout le quartier ?

 

Posté par melancolie85 à 17:50 - Commentaires [15] - Permalien [#]


Libre cours .....

Il est allé à la sépulture, je préfèrais m'abstenir. J'ai encore quelques soucis du "trop longtemps debout" et des vertiges qui vont avec. Et puis, c'est lui qui connaissait ces gens, moi pas tant que ça. C'est lui qui est d'ici. La pauvre, comme d'autres femmes, se retrouve seule à l'âge de la retraite. En un an, la maladie a eu raison de lui. Dans la commune d'à côté, beaucoup de gens de notre génération sont touchés, hélas. Il a emmené une voisine qui n'a pas de moyen de locomotion. Elle avait demandé pensant que c'était moi qui irait. Elle a hésité à partir avec lui, j'ai un peu insisté en disant qu'il rentrerait aussitôt, et a fini par dire oui.

Ensuite, nous avons pour une fois pris le temps de faire des courses ensemble : celles pour la semaine. Et puis en vitesse un magasin de meubles, juste pour voir. Nous avons besoin mais rien pris. Une jardinerie. Juste pour voir les tables. Et on revient avec un plant de lavande et un arrosoir. Nous avons rencontré une amie de toujours avec son mari, celle de l'école maternelle et primaire, qu'on a perdu de vue pendant longtemps, mais qu'on a plaisir à revoir dès que l'occasion arrive. C'est comme si on ne s'était pas quitté. Cà en reste là, on ne s'invite pas pour autant. Avec lui, c'est moins évident, il est spé.

Nous sommes passés voir mon beau père. Et nous sommes rentrés.

Rien pour ce samedi soir. Du calme, de la tranquillité. J'irai arroser les fleurs tandis qu'il a du travail à faire dans le champ.

Pas loin, la musique à fond. Une fête. Pourquoi les gens aiment tant les fêtes ? un anniversaire, je crois. J'ai vu les préparatifs en passant en voiture. Je pense même savoir quelle fête.

La musique à fond la caisse. Pourquoi les gens mettent la musique à fond la caisse ?

Dans le calme je rentre, et je me couche. Il rentre aussi.

Finalement nous sommes bien. Nous sommes tous les deux.

Posté par melancolie85 à 09:35 - Commentaires [2] - Permalien [#]

08 juillet 2016

J'ai mal dormi

J'avais accepté une proposition. L'amie d'une amie, celle qui m'a accompagné au spectacle récemment, m'avait demandé de refaire une rando déjà faite en groupe gym, près de chez moi. J'avais dit oui. Elle a fixé la date, nous avons proposé à quelques autres personnes. Nous étions 5, je me suis couverte car j'ai pensé aux moustiques. Elles, non. Short, jupe, débardeurs. Moi, pantalon, t shirt couvrant. C'était hier.

Cà fait environ 10 km. Nous partons, il fait très chaud. C'est une rando qu'il m'est arrivé de faire toute seule. C'est bien différent. Elles disent que jamais, au grand jamais, elles ne la feraient toutes seules. Bien trop peur. Je pense qu'elles me prennent pour une folle. Je les guide, elles ne sont pas bien sures du parcours. Les moustiques sont partout. Je me crois épargnée, tandis qu'elles sont piquées bien comme il faut. A un moment, on se trompe de quelques mètres. Comme nous parlons, je fais moins attention au chemin, elles ne semblent pas rassurées, manqueraient elles de confiance en moi. Je retrouve vite le sentier. A un autre moment, c'est impraticable, on passe par le sous bois, et là aussi je sens l'hésitation. Mais pas de souci, je retrouve vite mon chemin.

Elles en ont marre, trop de moustiques. Je leur propose à la fin de passer par un autre endroit de visite. Non, elles veulent rentrer pour mettre de la pommade. Je crois qu'elles n'ont pas aimé la forêt. Elles ont peu regardé. Elles ont beaucoup parlé.

On se quitte. Je pense être indemne.

Je rentre et j'appelle une amie pour la soutenir car bientôt son mari entre à l'hopital pour une lourde chirurgie et des soins pas rigolos du tout.

Je regarde à peine le match, j'entends plutôt.

Je vais au lit, et je ne dors pas, il fait trop chaud, l'homme ronfle, j'ai une crampe qui m'embêtte dans la cuisse, et ça commence à me démanger, en fait j'ai aussi été piquée à travers le t shirt, sur le visage, et sur les doigts.

Ce matin, je mets de la crème, je me gratte, j'aime moins la forêt d'un seul coup.....

Je ne vais pas au funérarium avec l'homme qui est pressé de faire une visite, je décline. Encore un de son âge qui disparaît. Cà n'arrête guère par ici.

Je garde mon petit fils qui est canaille ce matin, n'arrête pas de pleurer, ne veut pas jouer.

Alors cet après midi, je fais une mini sieste où je ne dors pas, mais je ferme les yeux, et ça fait du bien.

Cet été, je me donne le droit de faire la sieste. Et vous ?

Posté par melancolie85 à 17:15 - Commentaires [8] - Permalien [#]

06 juillet 2016

ECRITURE - se laisser vivre -

Clin d'oeil au post précédent.

Ecrivez comme vous voulez un petit texte à votre image qui inclut la phrase : "Il (ou elle) se laisse (au temps que vous voulez : présent, passé, futur) vivre......" en commentaire (10 lignes maximum)

Merci.....

Voilà les premiers textes, j'ajouterai les suivants

----------------------------

Parfois, quand il est las et qu'il ne travaille pas, il se laisse vivre.
Il renonce à cette vie avec ses codes stricts : heures fixes, alimentation stricte, tenues vestimentaires impeccables, hygiène parfaite, etc. il envoie promener toutes ces contraintes. Il oublie alors tout, le temps, la cohésion, la discipline... Il écoute ses sens : mangeant quand il a faim, buvant quand il a soif, dormant quand il en a besoin, se nettoyant quand c'est nécessaire... Il se laisse vivre.
Au diable du "qu'en dira t'-on", des jugements hâtifs, des ricanements d'autrui. Il ne se montre pas, ne sort pas ; il reste cloitré entre quatre murs, dérivant dans le "no man's land" : ni ordre, ni morale, ni civisme...
Hors de toutes contraintes : il se laisse vivre !

kakushiken

-----------------------------

Dans quelques jours elle va se laisser vivre...
Fini les déménagements, les angoisses de résultats d'examen, les réveils qui sonnent...
Elle va se laisser porter par ses envies, ses besoins, ses désirs...
Seule , juste avec son chat, elle pourra laisser couler le temps...ne rien faire...

------------------------------

D'abord il n'a pas demandé à vivre
Et puis on lui a appris à vivre
Il a voulu vivre à cent à l'heure
Il en a parfois oublié de vivre
Il a couru après le temps de vivre
Il a soudain réalisé le bonheur de vivre
Il a compris la fragilité de vivre
il sait u'un jour il cessera de vivre
Alors depuis, enfin, il se laisse vivre...

------------------------------

D'abord
Enlever de son trousseau de clé, les nombreuses clés du bureau si lourdes
Changer de sac pour un plus léger
Ne plus mettre ta montre le matin
Humer le jour qui se lève
Traîner le soir pour voir briller les étoiles
Respirer,
Respirer toutes les odeurs de la nature
Ecouter toutes les émissions de radio qui te plaisent et qui passent dans la journée
Quand d'habitude tu es au bureau
Manger quand tu veux
Ou ne pas manger
Partit le soir flâner au bord de la mer
Quand les autres quittent le plage
Lire
Lire ou ne pas lire
Ecouter de la musique
Rire avec des amis
Ou rester seul(e)
Ne rien faire
Contempler
Se laisser vivre
Enfin

---------------------------

Elle se laisse vivre, au gré du vent,
Elle flotte dans l’air parfumé du temps…
Rien ne la touche, elle a laissé derrière elle
Toutes les mouches et toutes les ailes
De corbeaux noirs, un peu louches, qui tournent
Autour des rues sombres du souvenir…
Rien ne la touche elle se laisse vivre
Dans les ruelles parfumées du présent
Elle flotte dans l’air parfumé du temps
Dans la brise fraiche de l’été maritime

------------------------------

Posté par melancolie85 à 10:40 - - Commentaires [15] - Permalien [#]

05 juillet 2016

Juin se termine déjà juillet

Rien d'exceptionnel.

Vendredi dernier, je suis allée au spectacle de danse... à la très très grande ville d'à côté.

Samedi, quelques courses. Pas d'autre sortie. Et m'en voilà ravie, pour une fois !

Dimanche, les enfants à la maison. Je cuisine "bon".

Le soir, je regarde le match. Cà, c'est un scoop.

Lundi, chorale pour la dernière de la saison. C'est fatiguant de rester debout, j'ai chaud, je me sens pas au top, pourtant ça chante bien.... je me suis assise plusieurs fois. Peut être la tension, il faut que je trouve un cardiologue, j'y pense, et puis j'oublie. Cà forme un peu des clans,   les anciens, les nouveaux ! Bon, on fait avec. Cà chante. C'est beau quand les voix se mêlent. Je m'en sors.

Je n'ai pas de grande envie de sortir, ni de recevoir, ni d'être reçue. Est ce à cause du temps ? Est ce que je vieillis sérieusement ? Est ce que juillet, bientôt un an que ma mère est partie, m'attriste un peu ? Peut être qu'inconsciemment c'est ça. Je me laisse vivre.

 

Posté par melancolie85 à 18:50 - Commentaires [4] - Permalien [#]