Le 6 mai, je parlais de calme et sérénité.... ce que j'apprécie profondément. Mais hélas ça ne dure pas. Il y a eu l'épisode "anniversaire" où je ne me suis pas appréciée dans ce que j'ai fait, je pense que ça m'a déstabilisée, car j'ai compris que je n'étais pas guérie !

Là c'est un grand week end une fois de plus, et je ressens le vide. Hier soir, je suis allée faire les courses et tout ce que je voyais dans le magasin parlait de voyage, de vacances, de grillades, de pique nique, de "foutez le camp de chez vous" .... Oui mais moi je reste ! Bien sur que ce n'est pas malheureux, bien sur qu'on est bien chez soi, je le dis si souvent. Mais un vent intérieur me dit qu'une fois de plus, je ne suis pas comme les autres. Les autres sont "presque" tous partis puisque c'est la vie d'aujourd'hui, puisqu'il faut aller voir plus loin si on y est.

Hier soir, mon moral était bas, j'aurais voulu des projets, je ne sais pas, un appel, que faites vous ? Peut on passer vous voir ? Voulez vous venir avec nous quelque part ? Bref, je ne sais pas. Me sentir reliée aux autres. Non, rien.

Tout à l'heure, une marcheuse arrivera. Ouf ! ce sera sans doute ma bulle du week end. Au moins, être utile à quelqu'un. Elle a réservé depuis déjà quelques semaines et j'avais hésité à dire oui, puis pensé que de toute façon rien d'autre n'était prévisible à cette époque. J'espère que ça va bien se passer.

Voilà le calme ne dure pas. Quand il est là, c'est vrai que ça fait du bien. Mais il part vite. Je finis par ne pas me sentir bien, oubliée, laissée pour compte, n'étant pas dans le coup.

Quand arriverai je à assumer d'être ce que je suis sans m'en vouloir ?