Le dernier post date du 29 janvier. Mes écrits s'espacent. Le blog s'essoufle. Même s'il n'a jamais regorgé d'anecdotes croustillantes ni d'un grand savoir, il existait par mes petites histoires. Et là, soudain, je me demande bien à quoi cela sert. Je sais, je sais. Beaucoup de blogueurs se posent aussi cette question. C'est un passage à vide. C'est aussi un peu de difficulté à utiliser mon épaule droite, celle qui souffre... Peut être est ce juste ce léger handicap. Ce blog souvent me maintenait la tête hors de l'eau, parce qu'une fois posées là, mes difficultés me semblaient un peu plus légères. Il y a toujours des difficultés, peut être un peu plus de sagesse.... Je ne sais pas. Il y a la vie qui coule, il y a une part d'égoïsme en ce moment à penser beaucoup à moi parce que les gestes sont difficiles et qu'il ne s'agit pas de me disperser. J'ai abandonné mes séances de gym hebdomadaires, trop douloureux pour mon bras, j'ai suspendu mes cours de initiation yoga pour la même raison. L'écriture, non, j'essaie de garder, mais j'en ai fait moins que d'habitude, j'ai loupé deux samedis. Je me concentre pour faire en premier lieu mon travail de compta/secrétariat de nos différentes structures. Régulièrement, j'ai des séances de kiné. Régulièrement je visite ma mère, qui après avoir eu une bonne période d'accalmie, vient de redéclencher une infection. J'essaie de ne plus trop penser. Juste faire l'urgent. Et le soir, me poser devant le feu de cheminée, avec un mini tricot que j'arrive à faire de temps en temps sans bouger l'épaule quasiment. J'espère sincèrement que les beaux jours vont revenir. En vivant ainsi, je me protège de toute agression possible que je pourrais sentir en allant dans le monde. Je suis juste dans mon cocon.