14 septembre 2014

Il serait temps

Il serait temps d'être grande

lâcher les mains

ne plus attendre

que son destin

 

    Il serait temps du pardon

    regarder l'horizon

    accueillir d'autres fleurs

    caresser ce petit coeur

 

        Il serait temps de rêver

        à des soleils plus doux

        à des sourires osés

        pour bien tenir debout

 

            Il serait temps de vivre

            au plus près de son âme

            jusqu'à devenir ivre

            du bonheur d'une femme

Posté par melancolie85 à 19:43 - Commentaires [6] - Permalien [#]


un mariage

C'est l'après midi. Le temps est magnifique. Un peu en avance. On attend sagement. D'autres aussi, inconnus. Un jeune nous reconnait, ça fait plaisir, il connait fiston. C'est l'heure d'entrer, trouver sa place. Les premiers à une des tables de dessert. Un couple nous reconnait, parents d'un autre copain de fiston. Nous sommes installés. Arrivent quelques couples connus, proches des parents de la mariée. Nous nous connaissons par le travail. Ambiance agréable, tout le monde discute avec tout le monde. Une assiette de hors d'oeuvre. Un plateau de fromages. Une assiette de desserts. Une ambiance festive de jeunes, diaporama et chansons en groupe. Pas de café, mince alors. Un verre cassé. Des discussions intéressantes. De l'humour. Sortir un peu le temps du rangement. Prendre l'air frais, ça fait du bien. Se sentir bien malgré qu'on se sente un peu isolé. S'asseoir sur un banc avec elles, qui se connaissent tant. Rentrer pour voir l'ouverture de bal. Réussie l'ouverture de bal, amusante. Avoir du mal à rejoindre la piste de danse. Y sauter au premier madison. Etre beaucoup restée sur sa chaise à regarder. Regarder les gens. La mamie qui danse au milieu avec tous les jeunes et moins jeunes. La mamie qui a une pêche d'enfer et qui savoure sa joie. Regarder les jolies tenues, les moins belles aussi, les sans complexes, les très beaux, les vieux, les jeunes, l'ancien stagiaire, les très grands, les petits, les gros, les chemises blanches, les chemises débraillées, les tongs, les chaussures aux talons perchés, les robes des soeurs de la mariée, la robe de la mariée, les déhanchements improbables, les merveilleux pas d'un danseur inconnu, les joyeuses bandes qui traversent la salle, le couple qui danse beaucoup..................... Regagner quelque peu la piste de danse. La musique est forte et pas forcément à mon goût. L'homme a passé beaucoup de temps au bar, non pas pour boire, mais discuter. C'est moins bruyant là bas. C'est l'heure de la danse de la brioche, oh la la, ils ne la dansent pas comme on aime, c'est quoi ça ? ce n'est pas la bonne musique. Tant pis. Il est l'heure de partir, ça suffira pour ce soir. C'était le mariage de la fille de collègue de travail. Elle aime la fête, elle a choisi le grand mariage, la belle robe blanche, les nombreux invités, la musique à tue tête. Le matin, il y avait la messe, nous n'y sommes pas allés. Nous avons pris l'évènement en cours................

Posté par melancolie85 à 19:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 septembre 2014

je n'y arrive pas

J'ai toujours eu beaucoup de mal avec les moqueries et avec les frustrations. Pas du tout blindée, la fille. Cette fois où je n'avais pas été invitée chez E. et que c'était parce que moi même je n'avais rien fêté, normal je ne pouvais rien fêter chez moi. Mes copines étaient invitées et pas moi. Ce fut une sacrée frustration à l'époque mais je m'en étais remise, et j'avais compris le sens de la réciprocité. Tout cela n'existait pas dans mon univers. Il n'y avait jamais d'invitation spéciale, la famille passait à la maison quand elle avait envie, autour d'un café-gâteaux secs, la simplicité absolue. Mes parents faisaient de même pour aller les voir.

Aujourd'hui, je vis une grande frustration dont je ne me remets pas. Ma fille m'a reprochée de ne pas faire d'effort, d'aller vers le clash avec cette famille. En bref, j'étais coupable. Alors que je patauge depuis plus de deux mois dans toutes ces émotions négatives, voilà qu'on me désigne coupable d'être comme je suis.

J'ai touché le fond aujourd'hui. Ils posent un acte et je deviens coupable de ne pas l'accepter. Leur décision me blesse. Décidément, tout cela est irréel.

Il s'agit de mon hypersensibilité qui est mise à l'épreuve. Tout le monde s'en fout qu'on soit hypersensible. Dans certaines occasions, on vous demande de ne plus l'être. Comme si on décidait de quelque chose.

C'est comme si je demandais à un diabètique de ne plus l'être sur le champ.

Elle me bouffe cette hypersensibilité, la vie est invivable quand on ressent tout multiplié par 1 000. Je n'ai pas choisi d'être comme ça, ça ne se gère pas si facilement. Apparemment ils en sont malades de l'autre côté. Je les embêtte, je le sais. Et cette situation s'est déjà produite il y a quelques années, ils ont osé recommencer.

Pourquoi suis je ainsi ? je ressens une immense frustration de ne pas vivre cet évènement avec eux parce qu'on a fait un grand bout de chemin ensemble où nous étions fusionnels et maintenant, ce ne serait plus comme ça.

Mon mari est le parrain, maintenant les jeunes s'en foutent des parrains, des marraines, ils veulent les COPAINS, c'est tout. Restez chez vous les vieux croutons.

Je sais, je ressasse sans arrêt les mêmes choses. Je souffre tellement. La douleur morale se transforme en douleur physique : oppression, boule dans la gorge et dans le ventre, envie de pleurer tout le temps.

J'avais besoin de l'écrire.

Parmi vous chers lecteurs, si certains sont hypersensibles, dites moi comment vous le vivez. La frustration actuelle me pourrit la vie. Je veux bien passer à autre chose mais malgré toute ma bonne volonté, je n'y arrive pas.

Posté par melancolie85 à 23:16 - Commentaires [18] - Permalien [#]

10 septembre 2014

Cette nuit

Cette nuit, je dormais mal, je pensais à ma mère. Je suis allée la voir hier. Je n'y étais pas allée depuis jeudi dernier. Je ne sais pas si elle me reconnait. Elle ne parait pas me considérer comme une étrangère mais il n'y a rien qui me dit qu'elle me reconnait. Elle avait un bleu au front. J'ai pensé qu'elle était tombée. J'ai sonné. Personne ne venait. Je suis sortie dans le couloir. Quelqu'un m'a vue et a appelé l'aide soignante. Je suis repartie dans la chambre sans dire un mot, mon visage devait être expressif avec l'air exténué d'attendre. M. est venue et m'a dit que ma mère était tombée dans la salle d'eau malgré qu'elle soit tenue par une soignante. Vu qu'elle ne s'aide pas du tout, elle lui a échappé. Cà m'a fait mal. Je ne sais pas qui est cette soignante, je n'ai pas osé demander. Ils ont mis un montauban en place pour que ce soit plus facile. M. m'a dit que ça devenait compliqué, elle ne répondait plus à aucune commande, ne savait plus ce que ça voulait dire. Ils devaient s'adapter. Sinon elle est calme dans son fauteuil. Pour se coucher, c'est difficile aussi d'après M. Elle se montre très nerveuse. De plus, dernièrement, j'avais vu le médecin coordinateur qui m'avait dit que l'oxygène était mis à ma mère à la demande, alors qu'à un moment, elle l'avait tous les jours un nombre d'heures prescrit. Hier j'arrive elle l'avait. J'en parle à M. qui me dit que c'est normal, elle l'a tant d'heures par jour comme prescrit. Je lui relate ce que m'a dit le médecin, qu'il n'y a pas de régularité, que c'est à la demande. M. n'a pas cette consigne. Deux discours différents dans l'établissement.

C'est quoi ce bazar. L'envie de se mettre en colère est là, bien présente, pour moi. Mais je vais me contrôler. Ailleurs, serait ce mieux ?

Nous allons voir ma mère, ma soeur et moi, chacune à notre tour, régulièrement. Que peut on faire d'autre ?

Parfois, je culpabilise. Nous aurions du nous en occuper. En étions nous capables ? cela fait 10 ans qu'elle est dans cet établissement. Elle y a eu une vie sociale au début. Maintenant, elle n'a que nos visites à nous.

Elle est en fin de vie. Elle s'accroche.

Cela m'a empêché de dormir, j'avais peur.

Posté par melancolie85 à 10:03 - Commentaires [10] - Permalien [#]