12 février 2013

écrire

Je n'aurais pas du écrire le dernier post, je suis sure que ça vous ennuie, mais une fois déposés ici les mots soulagent ma pensée et je peux continuer mon chemin.

Hier j'ai repris le chemin de l'écriture, quel bon chemin ! les ateliers sont moins nombreux cette année, tous les quinze jours, et pas pendant les vacances scolaires. J'ai retrouvé J. qui a commencé cette année, qui ne dit pas grand chose, mais qui a l'air d'apprécier, il ne se livre pas plus que ça, j'ai retrouvé P. lui ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu, mais toujours le même oeil pétillant et cette joie à écrire, j'ai retrouvé R., la pauvre elle est venue en chaussons, elle a truc au pied, tout le monde parle de ça, un truc qui finit en "us" algus...., c'est une leçon pour moi, elle s'en fout, elle est venue en chaussons, moi je suis sure que je serais restée chez moi et je lui ai dit. On a ri. J'ai retrouvé M. la petite nouvelle, celle à qui j'ai proposé l'atelier et qui a l'air comblé, et elle fourmille de mots et d'idées, ça jaillit, ça jaillit, c'est jeune et neuf, elle est contente, c'est super, ma plus belle récompense, j'y ai retrouvé P. qui anime toujours aussi bien, quoique certains ne viennent plus car ce n'est pas assez pour eux, et bien pour moi c'est top. On a travaillé sur le sonnet. Je ne suis pas écrivaine avec des tas de mots savants et des descriptions abracabradantesques, mon écriture est simple, plutôt dans l'émotion et l'espoir de meilleur, ou de la nostalgie, y a un truc que je fais bien (quoiqu'on a le droit de déjouer les consignes parfois si c'est fait habilement) je respecte les consignes, si on me dit de faire comme ça, je fais comme ça, là on devait écrire deux quatrains et deux tercets, en 10 pieds, avec des rimes, c'est pas le moment de faire autre chose. Oui c'est un moment entre parenthèses où on part on ne sait pas trop où, dans notre tête, on s'évade et c'est bon. Et puis se tissent des liens entre nous, je ne parle pas d'une grande amitié, mais tout au moins d'un profond respect. Peut être ne le trouve t on pas facilement ailleurs ? faut il passer par nos mots écrits pour ressentir cela. Il y a surement des tas d'autres manières. Mais j'avoue que je cherche cela, que ça rassure, ça apaise, la bêtise m'effraie, me rend méchante et insupportable, je lutte, je lutte depuis toujours, je veux l'homme meilleur.

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11 février 2013

moche

je sais que je vais écrire des choses grises dès en démarrant. Le week end a été comme le temps : moche. Est ce en lien avec mon arrêt des anti dépresseurs. Je prends d'autres produits dont je ne saurais parler : des huiles mises au point par quelqu'un que nous voyons de temps en temps, nous n'avons pas de recul mais bcp de gens consultent et se sentent mieux, chez nous ce n'est pas encore le miracle. Ce n'est pas de la médecine classique bien entendu mais on cherche où on peut. J'ai toujours beaucoup à faire au bureau qui est loin d'être bien rangé comme j'aimerais et le pire c'est que ds quinze jours, il nous faut nous installer au sous sol car le haut est en réparation. Je devrais être contente, mais non, même pas, ça m'angoisse total d'avoir tout ça à faire avec un bras défaillant, tout devient compliqué avec un seul bras. Samedi, nous sommes allés finaliser l'achat de notre cheminée (enfin cheminée c'est un grand mot, c'est un foyer encastré : genre poêle encastré dans le mur).

Puis le soir nous fêtions l'anniversaire de mon beau père, et une nièce qui passait la journée la bas avec sa famille pour faire de la brioche avait demandé à fêter aussi en même temps son anniversaire à elle, et celui de son fils, qui sont à quelques jours. Cà l'arrangeait car la famille était sur place. Alors c'était menu très simple pour tous. Mais je me suis ennuyée à mourir dans cette soirée, aucune ambiance, la nièce en question s'est entourée de ses frères et soeurs autour de la même tablée, et les autres se sont débrouillés. Mon beau frère (le père de ma nièce) était là au début avant de souper puis d'un coup a disparu, parti chez lui sans doute regarder la télé (trop fort !!!!), puis a la fin du repas, ce sont mes deux autres beaux frères qui sont partis se coucher sans rien dire. J'étais complètement ahurie. Mes belle soeurs ne disent rien du tout. Tout va bien au pays des bisounours.

Mais comment tolérer tout ça ? cette impolitesse ! c'est moi qui déconne là ou pas ?

Du coup hier je n'étais pas remise de ce fiasco et j'ai passé une sale journée à ressasser et bien sûr on finit par se prendre la tête entre nous deux. Il voit bien que ce n'est pas top. Mais il passe à autre chose, il supporte, ça glisse. Pas pour moi. J'ai réussi par moments à me dire, ils font comme ils veulent, ce n'est pas ma vie. Mais franchement à d'autres moments je n'y arrive vraiment pas.

Aucune discussion intéressante. Je disais à mon mari que si je mourrais, mes belle soeurs ne me pleureraient sans doute pas. Je dois être une extra terrestre pour elles. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

NON JE N Y ARRIVE PAS - NON CA NE M INTERESSE PAS - alors faut il que je les zappe ? Je ne pourrai pas tant que mon beau père vivra.

Mes enfants n'en souffrent pas non plus et ne me comprendraient pas si je leur en parlais. C'est à dire que comme leur père ils passent à autre chose.

Je me sens vraiment triste, pas suffisamment entourée. Je pense que si les relations amicales étaient plus fortes, elles prendraient vite le relais et combleraient le problème. Hélas, ce n'est pas le cas. J'ai des connaissances mais peu de vrais amis, en ai je d'ailleurs ???????? tout ce vide ressenti fait mal.

Posté par melancolie85 à 10:40 - Commentaires [2] - Permalien [#]