12 octobre 2013

on ne rattrappe rien

Depuis quelques années, j'ai envie de faire plein de choses, alors qu'avant je végètais, je n'avais pas encore reconnu cette phobie sociale, je crois qu'à partir du moment où j'en ai eu pleinement conscience, les choses ont avancé. Petite, je n'en avais pas du tout conscience, j'avais seulement honte de ma situation sociale. Ado, c'est pareil, j'ai composé avec ma vie. Une fois adulte, c'est là où j'ai commencé à galérer me rendant compte qu'il y avait des étapes que je n'avais pas bien passées. Il me manquait le modèle.

Alors, au lieu de faire, j'ai fui. Combien de migraines sans doute psychologiques (enfin je ne sais pas) m'ont mises de côté. Combien d'excuses bidon j'ai pu trouvé. Je me souviens : on était en vacances (de ce temps là on arrivait à en prendre plus facilement) et nous étions invités à une fête juste le jour du retour, il aurait fallu donc revenir un jour plus tôt. Ah quel alibi j'avais là ! on ne va pas raccourcir nos vacances quand même, et le tour était joué, on n'irait donc pas à la fête. Ils ne nous ont plus jamais invités ! Je composais toujours pour éviter, mais tout cela presque malgré moi..... c'est difficile à expliquer. La peur prenant tellement de place que le cerveau était guidé de façon à éviter, sans que je sois totalement consciente.

Ce que j'ai fait malgré tout : j'ai assisté aux réunions d'école parce qu'intérieurement je m'étais juré de faire mieux que mes parents. Au moins j'étais vue, j'existais pour les profs, mais ça n'allait pas bien loin. J'ai fait partie de l'asso des parents, mais là j'ai bien galéré, je m'arrangeais encore une fois de ne faire à peu près que ce qui me convenait, donc rien de naturel. Et pas réussi à me faire de vraies relations alors que c'est le moment où j'ai contacté des gens de mon âge et de mon secteur. Et puis j'avais l'impression de ne pas avoir d'avis sur les choses.

Depuis qu'on m'a aidé à y voir plus clair, je tente de faire des choses : j'ai fait du développement personnel et j'ai vu que je pouvais avoir ma place dans un groupe. J'ai fait de la gym. J'ai fait de l'écriture. J'ai fait de l'anglais. Je prends des cours de photo. Je suis dans une asso pour l'anxiété et une asso pour ma commune. Tout cela bien sur c'est un long chemin de difficultés, mais au moins je suis sortie de mon trou.

Mais toutes ces années gâchées ne peuvent se rattrapper. Tout ce qui aurait pu naître et être encore aujourd'hui n'est pas au rendez vous. Même si je noue des relations aujourd'hui, il y a un grand vide d'une époque passée où je n'ai pas semé. Et je le sens.

 

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11 octobre 2013

je suis seule, ce soir .....

et même pas peur !!!!

J'arrive de mon second cours de photo, y a de la jeunesse qui débute, et moi c'est la "moins jeune" qui débute. Le groupe s'est divisé en deux avec les anciens et les débutants. On a abordé les bases et on a regardé nos appareils. J'ai avancé un peu car il y avait des fonctions que je n'avais même pas vues.

Mon homme était parti toute la journée, et ce jusqu'à demain soir. Mon jeune fils n'est plus à la maison. Je suis complètement seule. Aujourd'hui, ma fille est venue et notre salarié. Je suis seule depuis ce soir seulement.

Cà fait quoi d'être seule ? C'est très calme, j'ai mangé les restes du frigo ce soir. Comme je suis sortie cet après midi, je ne me suis pas bien rendue compte : j'étais chez le kiné, puis j'ai visité ma mère et fait quelques courses. Ensuite, le cours de photo.

Cette nuit, je vais dormir seule, enfin j'espère que je vais trouver le sommeil. Demain, j'aurai de la visite en fin de matinée, puis je déjeunerai seule.

Ainsi, je pense à tous les gens qui sont seuls et ça doit pas être marrant tous les jours. Pour moi, c'est un peu rigolo pour une fois mais dans le temps, je n'aimerais sans doute pas ça.

Après avoir eu trois enfants, les voilà tous hors de la maison, je ne me suis pas encore bien rendue compte de ce changement, la vie va, c'est ainsi.

 

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10 octobre 2013

photos

J'ai remis le nez dans les vieilles photos : des très vieilles du temps de mes parents voire de mes grand parents, d'autres de mon enfance. Beaucoup de tout petit format, ça se faisait avec 1 grande et 2 petites et du coup on me donnait la petite. Y a t il des solutions pour les classer, les conserver, les numériser en les agrandissant, comment s'y prend on ? Elles sont dans des boites en carton tout en vrac et j'aimerais bien améliorer. Comment faites vous de votre côté ? Je suis sure qu'il y a des bonnes idées chez vous.

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ça chauffe

Je ne suis pas assez sure de moi pour prendre position. Selon la personne avec laquelle je discute, je me laisse influencer par ses arguments. Alors quand il y a de grand débat, ça me perturbe.

En ce moment, il y a un projet près de chez moi d'une usine et depuis quelques jours, les esprits s'échauffent. Ce soir il y a réunion publique. Je me sens trop fatiguée pour y aller et de plus j'ai peur que ce soit houleux. Je n'ai jamais été une grande combative. Peut être que mon mari va y aller, de plus c'est très technique, faut comprendre, j'ai des doutes que je comprenne.

La population habitant près du projet se rebelle à l'idée d'une telle usine qui générerait d'après eux des odeurs pas du tout agréables. Alors que certains disent que non, les autres ont très peur et le font savoir.  C'est une fois mis en place que cà se saura et ce sera trop tard. Dans tout projet il y a des pour et des contre. Comment trancher ?

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08 octobre 2013

se sentir universel

Toute petite j'ai un vague souvenir que, lorsqu'on me demandait mon nom, de suite je répondais pas timide à l'époque par mon prénom, mon nom, mon adresse avec le département qui se poursuivait par France - Europe - Terre - Monde. Et ça faisait rire !!!!!

Ainsi je me suis toujours sentie de partout, moi la sédentaire. Je n'aime pas l'idée des frontières. Je n'aime pas penser que l'autre, celui qui habite ailleurs, il doit rester chez lui. Je sais que c'est compliqué, je le sais bien, je ne sais quelles réponses avoir à cela. A l'école, la maîtresse nous avait demandé de peindre des africains et les autres élèves n'avaient pas obéi à la consigne, tandis que moi je m'étais éclatée avec mes pinceaux et la peinture bien noire.

Je ressens souvent comme une pointe de racisme dans les discussions au sujet des étrangers alors que chez nous, on n'est pas trop concerné.

Jamais je ne penserai qu'ils valent moins que nous, jamais.

Et je sais que j'ai cette capacité à me mettre à la place de l'autre. Ainsi si moi, j'avais été lui ou elle, j'aurais fait pareil, j'aurais cherché l'eldorado, j'aurais sauvé ma peau. En disant cela à une personne de mon entourage, elle m'a répondu qu'elle : NON, elle se serait laissée mourir. Mon oeil ? l'être humain cherche toujours à sauver sa peau. Faut pas croire.

Alors, à l'école, je n'ai jamais rien compris aux guerres. Pourquoi se battaient ils exactement ? quelles étaient les stratégies ? Impossible pour moi de comprendre. C'est toujours pareil d'ailleurs. Les conflits de pays, je n'y comprends rien.

A plus petite échelle, en ce moment, près de chez moi, il y a un conflit par rapport à un projet d'installation : les pétitions circulent. Je n'aime pas ça. Tout le monde s'enflamme. Je ne me sens pas bien là dedans.

Je suis peut être une extra terrestre.

Posté par melancolie85 à 15:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]