Pas d'énergie. J'essaie pourtant de voir le verre à moitié plein. J'avais promis d'écrire des messages plus légers. C'est un exercice difficile quand c'est lourd à l'intérieur. Oui c'est lourd. Lourd d'émotions. Je repousse l'heure du lever au maximum car je suis bien dans mon lit, si protégée de tout.

Dimanche, c'était la messe du souvenir et revoilà les larmes. Repas partagé avec la famille. Je me suis sentie toute la journée en dehors, comme pas de la famille. Personne n'y a rien vu. L'après midi, les plus vieux ont joué aux cartes et ont semblé oublier un temps leur chagrin. Je ne sais pas jouer aux cartes, ainsi je ne peux oublier mon chagrin et tout ce qui va avec.

Lundi, je me trainais. Mais j'ai eu quelques éclaircies : un coup de fil de C., un coup de fil de O. et un de R. Cà n'arrive pas souvent, trois amies la même journée qui s'inquiètent de mon sort. Cela me rassure. Ainsi donc j'existe quand même un peu. Et le soir, j'ai rejoint le groupe de l'écriture pour mon plus grand bonheur. J'avais peur de reprendre mais ça s'est bien passé. Ce groupe est vraiment apaisant.

Mardi, E. est venue me rapporter un foulard prêté. Nous avons fait une petite marche autour de chez moi, le soleil s'était invité aussi. Puis un café - madeleines nous a réconfortées. E. connaissait bien ma belle mère, nous en avons reparlée.

Voilà, je me rends compte que j'ai des petits moments douceur comme j'aime, qui font se sentir exister.

Niveau boulot, je ne suis pas motivée. Cà s'accumule. Je procrastine.

Mon beau père ne viendra plus faire le jardin. Il nous faut rechercher quelqu'un pour le faire. Cela m'inquiète. Trop de choses dans la tête.