30 juin 2009
vrai partage
Hier soir, fin de saison de notre groupe de paroles. C'est un autre groupe que celui des anxieux. Cela fait 7 ans que je participe. Ce fut ma découverte en développement personnel. J'avais eu un premier rendez vous individuel avec l'animatrice qui me proposa aussitôt d'intégrer un groupe de paroles. J'en rêvais. Puis d'année en année, je reprenais avec des personnes différentes. Juste une seule comme moi participe depuis 7 ans. J'avais essayé une année d'arrêter puis face à une difficulté, j'avais repris en cours. Cette année, nous avons fait seulement 2 séances. En fait, nous n'avons plus vraiment d'enseignement. C'est plutôt du partage. Nous nous sommes retrouvées fin d'année et là, c'était la fin. D'abord, nous faisons une relaxation. On est tellement bien qu'on est prête à s'endormir. Puis, discussion, où nous en sommes dans notre chemin. Puis repas partagé. Que des bonnes choses à picorer. Finalement, l'animatrice annonce la fin du groupe puisqu'elle fait beaucoup d'autres choses. Mais on a toutes envie de se revoir et on parle de fixer quelques dates à l'année autour d'un petit repas commun. Je fais route avec 2 autres filles. On continue de parler et dire combien nous sommes attachées à ce groupe. Chacune ses difficultés, de tout ordre, écoute, respect, aide, rire, larmes, hier soir, j'ai parlé de moi plus que d'habitude, je dis la profondeur de mon mal être. C'est bon de parler vrai avec des gens vrais. Promis, on va se revoir !
28 juin 2009
bof bof !
Et oui, je ne sais pas faire durer le bon. Et puis, ce n'est pas moi qui l'ait obtenu ce diplome. Oui, je suis contente pour elle. Il paraît que son grand frère qui n'est pas très expressif a hurlé de joie au téléphone. Oui, c'est une étape.
Vendredi soir, nous avions un petit repas avec les gens de l'association des anxieux. Hélas, très peu de monde, c'est dommage, c'était l'occasion d'affronter. Je trouve ça extrêmement bizarre. D'un côté ils cherchent de l'aide et puis ils ne prennent pas au jeu. Si beaucoup ont du mal à aller au restau, c'était l'occasion rêvée de le faire avec notre groupe. Pas de jugement. Pour moi, j'adore ça aller au restaurant, sauf tout près de chez moi, mais sinon j'adore.
Et puis dès samedi on est parti pour un petit week end que j'ai improvisé. Bon, le moins drôle c'est que je pensais qu'on irait que tous les deux chez ma belle soeur mais un mail de sa part nous demandant si on emmenait les parents à chambouler le plan. Gentiment, je leur ai proposés avec l'espoir qu'ils disent non, c'était oui. Et je le comprends aussi puisque tout seuls ils ne peuvent y aller et qu'ils profitent de l'occasion d'une voiture. Mais c'est différent pour nous. Mon homme n'en disait rien du tout. Il n'a jamais d'avis là-dessus. C'est toujours bien comme c'est. On est arrivé et déjeuné. Puis direction kermesse de l'école des enfants. Cà c'était bien. Différent de chez nous. Toute petite école. En toute simplicité. Quand je me souviens le stress que j'avais pour aller à la kermesse de mes enfants........ Y a même une fois où j'avais pété un plomb parce que je m'étais pris la tête avec une bénévole. J'étais restée au lit toute la journée à pleurer et mon homme avait assuré pour ma fille qui dansait. Mauvais souvenir. Puis on est allé voir leur maison en construction. Bon, ce n'est qu'une maison. Une fois que j'en ai fait le tour, je commençais à m'ennuyer alors que les autres avaient toujours à regarder. Il y a aussi un frère de mon beau-f qui y est passé avec sa femme qui-ne-parle-pas. Jamais rien à dire celle-là. Je n'essaie même plus. On est revenu tous à la maison. Pourvu qu'ils ne restent pas diner. Ouf ils partent. On a fait des sardines grillées, trop bon. Là où ça se gâte, c'est mon beau-père est dans le canapé à regarder la télé et moi j'aimerais bien me coucher dans ce même canapé, car j'apprends qu'on dort dans le salon. Horreur de ça. Bon, on fait une ballade en bord de mer pour terminer. On regarde les belles villas, celle qui se vend 475 000 euros par exemple. Elle est pas mal en effet, enfin vu de dehors. On arrive. Toujours fort boyard, j'ai horreur de cette émission. Ouf c'est la fin. On fait notre lit puisque mes beaux-parents ont droit à la chambre, va falloir que je fasse avec. Je stresse pour le lendemain matin. Ils vont tous se ramener dans la cuisine-salon et moi, j'aime bien dormir le matin et je veux pas qu'on me voit. C'est raté. Je crois que ça me met de mauvais humeur. Ouf ils nous ont laissé jusqu'à 8 h 30. Vite dans la salle d'eau gant de toilette d'eau froide parce que le matin, c'est la tête du matin. Il faut conduire mes beaux parents à la messe, puis on retourne au chantier mesurer. Ma belle soeur part avec un enfant pour une autre invitation prévue depuis longtemps. Nous restons donc entre nous, heureusement mon beauf assure en cuisine. Puis petite ballade bord de mer. Et c'est le départ. J'arrive chez moi : vaisselle sale à laver, linge resté étendu depuis hier. Je ne suis pas contente. Mon jeune fils n'a pas assuré et c'est chaque fois pareil. Prochain week end à prévoir : ne pas emmener les beaux parents.
25 juin 2009
YOUPI TRALALA
Message heureux, ça y est, elle l'a, oui oui elle l'a, elles l'ont, toutes les 9, elle pleure, elle rit au téléphone, ça me donne envie de pleurer aussi. Tant de travail depuis 5 ans, voilà le fruit .....
Elle a son D.E.
23 juin 2009
dégoûtée
je reviens d'une réunion de préparation de la fête prochaine, et j'apprends que 2 des filles du bureau veulent arrêter l'an prochain. Une parce qu'elle invoque le manque de temps, elle a eu un bébé, elle ne fournit plus, l'autre je ne connais pas la raison. Elles mêmes dansent, alors que moi pas, je pratique la gym qui fait partie de la même asso. Cela fait seulement 2 ans qu'elles sont dans le bureau. Dégoûtée ! j'ai peur qu'elles partent à cause de moi, je me fais des films, peut être qu'elles ne m'aiment pas, qu'elles n'aiment pas ma façon de travailler. Comment savoir ? Et si je faisais fuir les gens ? J'ai un ton assez agressif ! Je ne ris pas pour des broutilles, quand je suis au boulot, je suis au boulot, elles c'est la clope à chaque instant, ça rit de tout et de rien, je ne suis pas comme elle. Pourvu que ce ne soit pas à cause de moi ! comment va t on faire, il reste juste une fille avec moi, mais elle ne se donne pas beaucoup. C'est vraiment trop chiant.
Demain, ma fille passe son D.E. Il faut que je lui envoie des ondes positives. Cà va marcher !
21 juin 2009
ce qu'elle veut !
Ne plus penser à moi, juste penser à "elles". Vendredi soir, avec elle, je suis allée voir la représentation de danse avec L. C'est magnifique, un boulot de fou. Elle, c'est ma fille. L. c'est sa prof d'avant, la prof de l'asso dont je suis trésorière.
Hier, avec mon mari, je suis à l'AG pour elle. Elle, c'est ma mère. On y va avec le pique nique, tous les résidents sont là et les familles qui le souhaitent. Ma soeur ou moi, tous les ans, on est présent. Ils nous ont placé tous les 3 en bout de table. Pas super placés, à côté de celle qui ressemble à Tatie Danielle, tant pis pour nous, mais juste de l'autre côté, d'autre personnes sympathiques. Cà va, ça se passe bien. Après il y a réunion extraordinaire, puis ordinaire. Puis vin d'honneur. Quelques figures connues. Quelques mots échangés.
Nous rentrons. Le soir, je repars avec elle, ma fille, elle a une piste d'emploi pour l'an prochain dans cette asso. C'est leur gala. Je l'accompagne à sa demande pour aller voir anonymement. C'est bien. L'asso est importante. Au retour, elle est à cran. Elle attend de moi des choses que je ne peux lui dire. Elle a vu plein de défauts que je ne sais voir. Elle exprime son stress pour mardi. Elle passe son diplôme mardi et se dit que si elle ne l'a pas, tous ces projets de boulot seront revus, donc c'est un moment très difficile pour elle. Moi, je parle comme si c'était fait, sans doute j'ai du mal à mesurer tout ça. Elle a besoin de mots, mais lesquels. Je suis perturbée. J'ai confiance en elle. On l'a toujours soutenue. Croisons les doigts pour mardi. TU VAS L AVOIR, TU ES TELLEMENT MOTIVEE, TU VAS L'AVOIR et TU POURRAS ENFIN CONCRETISER TON REVE.
18 juin 2009
les idées s'emmêlent
Ne pas dire il faut. Ne pas dire je dois. Ce sont les conseils de la sophrologue.
Donc il me reste à faire :
les paiements de facture, les écritures de compta, le ménage très mal suivi, le linge à repasser, les confitures, les récoltes aux jardins, les courses, aller acheter aussi du tissu, des nappes et serviettes en papier, aller chez le coiffeur, aller chercher un document dans l'ancienne école de mon fils, réunion vendredi pour mon fils, samedi A.G. maison de retraite avec pique nique avant, dimanche pique nique souhaité par un couple d'amis, lundi réunion pour la prochaine fête, faire les décos (serviettes et compo pour cette fête), des démarches administratives aussi...................
Mon cerveau va exploser.
Hier, rendez vous l'ostéopathe avec mon homme. J'arrive à Nantes avec mal à la tête, en effet, nous sommes partis un peu tard, et avec la circulation en ville, on ne sera pas à l'heure. Mon stress est intense. Voilà, dès en arrivant, y a matière à discuter sur le stress. Il me dit ce que je sais déjà, mais que j'ai besoin de réentendre tout le temps. Puis, quelques manipulations sur tout le corps, une ventouse, des respirations, des conseils. Après c'est le tour de mon homme. Puis il nous préconise quelques compléments alimentaires, tout ça pour se refaire une bonne santé physique et psychologique, tout étant lié. Nous repartons et là, j'ai toujours très mal. J'arrive et je me couche. Je me relève, j'ai faim. Puis on se couche chacun de notre côté, pour bien dormir, car depuis quelques nuits, ça ne va pas, je dors mal, lui aussi, il ronfle, je n'entends que ça, malgré mes boules quiès. Je suis seule dans mon lit, et je ne dors pas avant 1 h, 1 h 30. Mon cerveau est actif, il rumine tout ce que j'ai noté au-dessus, ce que j'ai à faire. J'ai peur de ne pas y arriver, ça c'est sur. Le pire, c'est cette putain de fête où si je ne suis pas à la hauteur, j'ai l'impression qu'elle sera complètement ratée. Alors que je ne suis pas toute seule, alors que ça ne dépend pas de moi. Mais mon cerveau voit ça autrement. Se calmer, bon sang, respirer, respirer, respirer .........
16 juin 2009
Spécialement pour vous phobiques sociaux
Mon but quand j'ai créé ce blog, c'était de partager avec d'autres gens comme moi. Vu mes statistiques et les mots clés de recherche, je pense que vous passez par là mais vous laissez peu de commentaires, voire pas. Je suis très contente d'avoir des commentaires de toute part, bien entendu, de ceux qui n'ont pas ces problèmes là, qui en ont d'autres certainement, mais j'aimerais échanger aussi avec vous. Alors, écrivez, ça me ferait plaisir, témoignez. Merci.
où j'en suis !
Je me demande bien ce qui me pousse à raconter ma vie sur ce blog. Mais je ne peux m'en passer, c'est sur. Le thérapeute que j'ai vu hier me dit que c'est bien, que d'écrire ça peut aider.
Dimanche, nous avons fait un pique nique avec un couple d'amis et deux amies seules (une divorcée et l'autre dont le mari s'était fait mal la veille donc impossible de venir). Premier pique nique de la saison. C'était sympa. On a fait une ballade après et on est repassé chez le mari indisponible. Pour prendre un dernier verre. Voilà, j'ai donc une vie sociale, pas comme je le souhaiterais mais c'est mieux que de rester enfermée comme certains.
Hier, rendez vous chez le thérapeute. Truc bizarre. J'attends dans la salle d'attente. Il y a une mère et sa petite fille. Dans mon sac, j'ai un livre pour patienter : celui d'une journaliste : Memona x (je me souviens plus du nom). On me l'a prêté dimanche. Je commence et n'arrive pas à lire car il me faut le silence et elles parlent. La mère interpelle la fille qui sort de la salle pour aller téléphoner dehors. "..... Memona " je crois entendre. J'interviens "comment s'appelle votre fille ?" "Memona". Je lui montre mon livre. C'est bizarre. Il y a tant de prénoms. Ce prénom là est rare. Je trouve ça curieux. Cà m'interpelle. La maman ne connait pas ce livre et s'empresse de noter le nom car justement c'est son mari qui a choisi le prénom par rapport à cette journaliste. Je n'ai pas eu peur de lui parler, pas du tout. Ma phobie sociale à moi est particulière.
Avec le docteur, il me fait parler, comme je lui dis que je vais un peu mieux, des choses positives : je relate le gala de ma fille, le restau pour la fête des mères. On décortique. Les bons évènements me donnent confiance en moi et c'est très bénéfique. Est ce que j'ai rougi ? Non pas lors de ces évènements ou bien alors ça ne m'a pas gêné. Quand est ce que je rougis ? Surtout quand il y a connotation sexuelle, le midi même j'ai rougi chez moi à table pour une petite réflexion. Mais j'ai laissé passer comme il me l'a appris. On parle de tout ça. Il y a des faits dans mon histoire qui déclenchent ceci. Je n'en parlerai pas ici. Puis il me demande de faire des exercices : dans ma commune, là où j'ai le plus de mal. Est ce que je pourrai aller m'y ballader à pied ? Non sans but, c'est impossible. A vélo ? avec quelqu'un d'autre. Peut être, mais sans but, c'est difficile. Aller poster une lettre, à vélo. Je ne sais pas.
Si les gens savaient le malaise que j'ai parfois, je crois que c'est impossible pour eux à comprendre.
Bientôt, il y a cette fête, comment je vais faire pour m'en sortir, je sais que ça va être une torture.
Et pourtant, je n'arrive pas à décliner. Je pourrais leur dire : c'est au-dessus de mes forces. Mais je n'ose même pas. Je veux penser que je suis comme tout le monde. Je veux penser que j'ai le droit d'être parmi tout le monde. A quel prix, mon dieu ?
13 juin 2009
l'enterrement
M. est le père de mes amies. Il est aussi mon ancien voisin. On l'enterrait aujourd'hui. J'y suis allée seule. 1 h 20 de cérémonie. Une église pleine. Comme sa vie a été pleine. Pleine d'enfants, pleine de travail, pleine d'amour, pleine de douleurs, pleine d'engagements, pleine d'amis, pleine d'ouverture. Ils ont tout déballé : dès le début, le jeune fils fait le topo de toute sa vie en détail. Et puis il y a tous les rituels. A la fin, les petits enfants reprennent la parole pour dire toutes leurs anecdotes avec leur papy. C'en était trop. J'ai failli avoir un malaise. Si longtemps debout, j'ai commencé à avoir chaud et voir trouble, j'ai fait la respiration par le ventre, j'ai lutté, j'ai tenu, mais j'ai eu peur. Je me suis déjà évanouie dans cette église quand j'étais jeune, c'était presque au même endroit. Que dirons nous quand ce sera notre mère, que dit on pour les gens de l'ombre ? On n'aura rien à dire. Qu'elle a eu une vie de misère, soumise, malade, effacée, sans ami quasiment, anonyme, presque quelqu'on ne voit pas. C'était trop. N'en jetez plus, la cour est pleine. Peut être c'était important pour eux de dire tout ça. Mais pour moi c'était trop.
apprendre
Hier je suis allée à la séance de sophro, celle de l'association des anxieux. Une fois par mois. Je n'y allais pas dernièrement, l'horaire ne me convenait pas. Mais vu que j'étais mal, j'ai fait l'effort. J'aime bien les personnes qui y vont régulièrement, je les connais, je me sens bien avec elles. Je ne me sens jamais jugée. C'est la dernière séance de la saison. J'ai du en faire deux en début de saison puis j'ai abandonné. On fait donc le bilan. Chacun s'exprime. Je suis ébahie. Ils ont tous bien avancé, se sentent de mieux en mieux. Et moi qui suis là avec mon fardeau du moment. J'aurais bien du venir à chaque séance. J'en profite pour exprimer mes difficultés à supporter les autres. Et voici que je comprends que tout vient de moi, qu'il faut que je travaille encore beaucoup sur moi, que ça réveille plein de choses de chez moi, que c'est le fameux EFFET MIROIR. Sinon, j'accepterais volontiers que les autres soient ce qu'ils sont et je n'aurais pas de difficulté à accepter leurs différences, leurs façons de penser autrement. Cet effet miroir. Il est très compliqué pour moi. J'ai du mal à comprendre. Je vais en parler avec le thérapeute, j'ai un rendez vous lundi. Enfin, ça m'a fait du bien de pouvoir parler. La séance s'est poursuivie par de la sophro, puis ils ont offert une plante, je n'étais pas au courant et me suis sentie un peu mal car je n'ai pas participé, puis on a mangé un gateau et bu du jus de pomme. J'espère que je vais réussir à travailler encore et encore sur moi. Et ne plus accuser les autres de tous mes maux. Et ne plus les envier. Et ne plus être jalouse. Vivre, enfin vivre libre car là, je suis enchaînée.
