16 juin 2009
où j'en suis !
Je me demande bien ce qui me pousse à raconter ma vie sur ce blog. Mais je ne peux m'en passer, c'est sur. Le thérapeute que j'ai vu hier me dit que c'est bien, que d'écrire ça peut aider.
Dimanche, nous avons fait un pique nique avec un couple d'amis et deux amies seules (une divorcée et l'autre dont le mari s'était fait mal la veille donc impossible de venir). Premier pique nique de la saison. C'était sympa. On a fait une ballade après et on est repassé chez le mari indisponible. Pour prendre un dernier verre. Voilà, j'ai donc une vie sociale, pas comme je le souhaiterais mais c'est mieux que de rester enfermée comme certains.
Hier, rendez vous chez le thérapeute. Truc bizarre. J'attends dans la salle d'attente. Il y a une mère et sa petite fille. Dans mon sac, j'ai un livre pour patienter : celui d'une journaliste : Memona x (je me souviens plus du nom). On me l'a prêté dimanche. Je commence et n'arrive pas à lire car il me faut le silence et elles parlent. La mère interpelle la fille qui sort de la salle pour aller téléphoner dehors. "..... Memona " je crois entendre. J'interviens "comment s'appelle votre fille ?" "Memona". Je lui montre mon livre. C'est bizarre. Il y a tant de prénoms. Ce prénom là est rare. Je trouve ça curieux. Cà m'interpelle. La maman ne connait pas ce livre et s'empresse de noter le nom car justement c'est son mari qui a choisi le prénom par rapport à cette journaliste. Je n'ai pas eu peur de lui parler, pas du tout. Ma phobie sociale à moi est particulière.
Avec le docteur, il me fait parler, comme je lui dis que je vais un peu mieux, des choses positives : je relate le gala de ma fille, le restau pour la fête des mères. On décortique. Les bons évènements me donnent confiance en moi et c'est très bénéfique. Est ce que j'ai rougi ? Non pas lors de ces évènements ou bien alors ça ne m'a pas gêné. Quand est ce que je rougis ? Surtout quand il y a connotation sexuelle, le midi même j'ai rougi chez moi à table pour une petite réflexion. Mais j'ai laissé passer comme il me l'a appris. On parle de tout ça. Il y a des faits dans mon histoire qui déclenchent ceci. Je n'en parlerai pas ici. Puis il me demande de faire des exercices : dans ma commune, là où j'ai le plus de mal. Est ce que je pourrai aller m'y ballader à pied ? Non sans but, c'est impossible. A vélo ? avec quelqu'un d'autre. Peut être, mais sans but, c'est difficile. Aller poster une lettre, à vélo. Je ne sais pas.
Si les gens savaient le malaise que j'ai parfois, je crois que c'est impossible pour eux à comprendre.
Bientôt, il y a cette fête, comment je vais faire pour m'en sortir, je sais que ça va être une torture.
Et pourtant, je n'arrive pas à décliner. Je pourrais leur dire : c'est au-dessus de mes forces. Mais je n'ose même pas. Je veux penser que je suis comme tout le monde. Je veux penser que j'ai le droit d'être parmi tout le monde. A quel prix, mon dieu ?
Commentaires
c'est vrai que c'est difficile à comprendre la souffrance de la phobie sociale...
mais on la saisit un peu en te lisant
J'espère que tu auras des témoignages de gens qui en souffrent comme tu le demandes...
Merci pour ta visite...bon courage!
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