09 mai 2008

je les ai aimés comme j'ai pu .....

Aujourd'hui on en fait vraiment beaucoup pour les enfants. Les miens sont grands maintenant (presque 30 ans, 23, et 17). J'ai pas du faire tout ce qui fallait quand il fallait. Je n'avais pas le mode d'emploi, pas eu de modèle valable non plus. Alors ça n'a pas été facile. Je me suis souvent beaucoup énervée. J'ai pas pris beaucoup le temps de jouer, ou de les ballader. Je me sentais toujours dépassée. Le temps de l'école primaire, je suivais leur travail scolaire et j'étais intransigeante. D'ailleurs, je crois que j'étais intransigeante pour tout. Et ça n'arrangeait rien. J'étais aussi souvent malade (migraines à répétition) et là, Mamie prenait le relais  (ma belle mère), je n'avais qu'à passer un coup de fil.  Ou bien je désignais mon aîné pour s'occuper des autres (il me l'a reproché il n'y a pas longtemps). Puis il y a eu le temps de l'adolescence, pas facile non plus. Beaucoup de peurs bleues : accidents de cyclo, puis accidents de voiture. Oui oui, on a eu droit à pas mal de choses pas intéressantes du tout. On a eu aussi à gérer une relation amoureuse pas du tout, mais pas du tout convenable.  Ah la la   j'en passe et des meilleures.   En tout cas, nous avons fait comme nous avons pu. Avec le recul, je sais que j'aurais du être plus tendre, plus ceci, plus cela, mais c'est fait et maintenant que deux sont adultes, je réalise comment la vie passe vite et comme il faut profiter d'eux quand ils sont petits. Je n'en étais pas du tout consciente. Maintenant, ils font leur vie et ont beaucoup moins besoin de nous. Bien sur, s'il y a une merde, c'est nous qui sommes appelés les premiers. Pour le reste, ils me manquent. J'ai fait parfois des petites remarques mais ils m'ont dit que je devais les lâcher. Que c'était normal, que c'était la vie.

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08 mai 2008

une vie sociale à quel prix ?

Puisque je ne travaillais pas à l'extérieur, ma fille m'avait proposé un jour de m'occuper d'une association. Vu que souvent je m'ennuyais et voyais peu de monde, je pense qu'elle a cru bien faire. J'ai dit oui et me suis proposée pour succéder à une personne qui s'y dévouait depuis longtemps. Sans doute, je n'ai pas mesuré et je devais être dans une phase "haute" où je me sens capable de plein de choses. Une fois l'engagement pris, ça n'a pas été aussi simple. Il y a eu une représentation deux soirs avec les membres de cette asso (danseuses) et là j'ai senti à quel point j'avais du mal avec les gens. Après la première soirée, impossible de dormir, crise d'angoisse,  obligée de voir un médecin,   puis il y avait un deuxième soir. J'y suis allée. Cela remonte à quelques années. J'ai consulté ensuite mon médecin à moi qui m'a dit que je n'étais pas faite pour ça, que j'avais visé trop haut. J'ai été mal pendant quelques semaines. Puis la personne de l'asso (celle que je devais remplacer et qui était encore là pour faire la transition) m'a appelée et je lui ai tout dit. Elle a semblé comprendre. Alors on a convenu que je reste mais qu'avec les autres personnes de l'asso on allait répartir les tâches qui conviennent le mieux à chacune. Puis il y a eu des vacances et j'ai pu reposer mes esprits. Depuis je suis toujours dans cette asso (trésorière) mais il y a des fois où c'est très dur car nous avons une réunion mensuelle avec toutes les autres activités, puis de temps en temps nous nous retrouvons que pour notre activité. J'ai souvent des "prises de bec" avec les autres qui sont tellement cool que ça me désole, qui n'anticipent rien, qui laissent venir. J'ai l'impression de tout faire, mais ce n'est pas vrai, c'est seulement que souvent je les relance à propos de ci ou de ça. Bientôt je vais revivre les deux soirées de fin de saison. Je meurs de trouille à l'avance. Et si on n'avait oublié quelque chose ? Et si ceci, et si cela ? Et puis tous ces gens ? Que pensent ils de moi ? Je dois vraiment paraître ridicule. Je dois être rouge, extrêmement rouge.  Bien sûr, grâce à ce bénévolat, j'ai au moins une vie sociale mais quel bénéfice ? Je pourrais aussi ne rien faire et n'avoir aucun souci. C'est toujours très contrasté dans ma tête : le pour, le contre. Qui peut décider ? Qui peut me dire ce qui est bien pour moi ? Une personne qui fait du développement personnel (je la vois tous les deux mois avec un petit groupe) nous dit toujours : faites le si vous sentez que c'est bon pour vous.  Je ne sais jamais ce qui est bon pour moi. Mon coeur ne me le dit pas.

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un 8 mai bien ordinaire

Il fait gris, encore. J'avais ce matin plein d'idées de posts à mettre ici. Et puis tout s'est envolé. Je voudrais parler de tant de choses à la fois...

Je viens d'écouter une émission radio sur la psychogénéalogie. Cà me tenterait bien d'essayer. Peut être cela viendrait dénouer ce mal être. Je crois assez qu'on se trimballe l'histoire familiale.... J'ai un n° de tél., je l'ai déjà appelé et chaque fois suis tombée sur le répondeur. Ce n'était sans doute pas le bon moment pour moi.

Ce matin, j'ai bien glandouillé, un peu d'ordi, un peu de linge, un peu de cuisine   et visite de mon jardin et de mes poules.  Mon mari travaille. Je vais aller voir ma maman à la maison de retraite et si le temps le permet, quand je serai revenue, je tonds la pelouse.

Merci d'être venu me lire.

 

Posté par melancolie85 à 15:05 - - Commentaires [4] - Permalien [#]